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30.05.2014

Rallye du Chablais 2014

Le 11e Rallye du Chablais allait pour moi fortement ressembler aux 2 éditions précédentes ; Chef d’ES sur la 1-6 d’Evionnaz de 5km540 le vendredi, avec mon adjointe habituelle pour la 3e année de suite, ainsi qu’un nouveau ayant déjà fonctionné. Pour le samedi, adjoint sur la Super ES de Collonges ; une équipe de 3, plus ma collègue et moi pour le jour J. Pour la 10e fois en 21 rallyes dans les responsables d’Epreuve, je me retrouve avec la gestion de l’ES 1, celle qui doit être parfaite aux yeux de tous.

Plaque Chablais 2014.jpgJuste avant les recos, réception de la liste des commissaires, avec une belle info ; l’équipage Blanchard/Helfer, voiture H1 au dernier Crité, ne courant malheureusement pas au Chablais, se sont annoncés pour intégrer les commissaires durant les 2 jours, et seront aussi bien à Evionnaz qu'à Collonges. Pour l’ensemble, un nombre juste suffisant, mais une répartition à réflexion, du fait qu’il faut prendre en compte les personnes inscrites ensemble, et les postes demandant justement un minimum d’une ou deux personnes. Le fait également que 4 personnes arriveront tardivement pour diverses raisons. Complexe… un minimum de 10 postes sécurité sur 16 à couvrir impérativement, avec à disposition… 8 groupes de 1, 2 ou 3 personnes. Autant dire qu’une adaptation doit être faite… Une solution sera trouvée, mais en faisant le départ à seulement 2, pour pouvoir couvrir un poste en attendant l’arrivée du 1er renfort.

Les cordes se sont faites le vendredi soir, avec la pose de 13 flèches directionnelles, 2 panneaux de chicanes, et 3 de courtoisie, pour un total de 29 piquets. Un travail effectué seul et tranquillos en tout de même en 3h de temps.
Le samedi des recos, avec mes 2 adjoints et 3 commissaires, la journée s’est très bien passé, sous le soleil, mais avec une bise pas des plus agréable, et une affluence dira-t-on moyenne, de plus de 140 passages. Dimanche, nettement plus chaud et surtout plus calme, avec moins de 50 passages ; de quoi trouver le temps assez long… Raisons principales ; une épreuve connue depuis longtemps, et une ouverture libre des recos le jeudi… pas très pratique du fait que nous serons sur le terrain pour le montage, et que certains secteurs sont étroits.

Mercredi, prise du bus après le boulo, et retour par l’ES, où l’un des deux principaux ennemis va se faire sentir… le vent ! Plusieurs éléments sont en train de se balader, ça promet un montage compliqué pour le lendemain, puisqu’on annonce de 70 à 110km/h jusqu’en fin d’après-midi… suivi d’un fort orage. Du côté de la Balmaz, je profite de poser les barrières vaubans que j’ai demandé vers la cantine VIP, vu que l’an passé, s’emblerait-il, c’était un peu le zoo dans cette zone…

Jeudi, la prise du matériel se fait à 8h, pour un montage à 5 le matin, et 4 l’après-midi grâce à des aides spontanées. Une pause pique-nique basique se fera sur le coup de 12h à la compression de Miéville, soit à mi-montage. Le temps devient gris et quelques gouttes se font sentir, il ne faut donc pas trainer. Mais étonnamment, pas d’averse… L’ensemble sera terminé à 16h. Après une pause invitation chez l’agriculteur de la zone de l’arrivée, il ne reste que la pose du filet vers la chicane de l’autoroute. Une fois effectué, je libère mon équipe et fait une dernière fois le parcours seul, avant une bonne et haut combien utile douche, après une journée à la poussière et au vent, puis direction la présentation de l’organisateur, endroit où l’on y apprend les dernières infos entre nous. J’apprends là par téléphone, qu’un des deux commissaires du STOP ne viendra pas pour raison de santé. D’entente avec le Commissaire Général, un membre de l’organisation va accepter d’effectuer le remplacement. Un gros poids en moins vu mon effectif déjà limité.

Affiche RdCH 2014.jpgVendredi, les stores ont vibrés toute la nuit… quelles surprises va-t-on découvrir ?... Départ à 6h45 sous la pluie pour un contrôle général. Une rubalise, une seule à rattacher, et encore, c’est une vieille publicitaire. Un travail bien fait et de la banderole solide, auront permis au dispositif de tenir à 100%, alors que le ciel s’ouvre d’un coup avant même le rendez-vous commissaire de 8h30. Quelques minutes avant, le responsable des plongeurs me demande dans quel état est le Rhône ; sale, haut, rapide, et surtout contenant du bois sous forme de branches et de perches, mais aucun tronc trop volumineux. Selon la liste commissaires, 1 seul est manquant, et celui qui devait être remplacé le temps d’arriver est là. On pourra donc bien effectuer le DES à 3. Ouf ! Parce qu’avec une table déplacée pour raison de flaques d’eau, et une radio avec laisse, c’est quand même plus pratique d’avoir l’effectif idéal.
Le 1er passage va bien se passer, malgré un avis des plongeurs que la situation n’évolue pas du bon côté, mais le dispositif est toujours garanti. Seul un équipage va être contraint à l’abandon au début de la berge. Après avoir accueilli 3 commissaires supplémentaires venus en renfort, et mangé le ravitaillement fourni par l’organisation, au vu du temps disponible, j’ai repris la piste pour la contrôler, et profité d’aller aux nouvelles vers une commissaire, car son collègue s’est blessé à une cheville et a dû quitter l’ES. De constater également, qu’un balisage de prévention, mis tout particulièrement pour les équipages, a été retiré… Probablement un mauvais geste irresponsable d’un média, qui n’a pas à l’esprit que les équipages inscrivent ce genre d’éléments dans leur note, puisque posés déjà au reco, leur faisant ainsi risquer une sortie de route suite à l’absence du repère en question. Et comme en quittant la zone, personne ne l’a remis en place, cela crée donc en plus, un problème de sécurité et de responsabilité en cas d’incident avec du public... Pour rappel à messieurs les chasubles vertes ou bleues, le tribunal a dit entre autre que : "Si l'on veut véritablement organiser des rallyes en améliorant la sécurité, il faut au contraire inclure comme règle d'organisation la sous-estimation du danger par le public." Alors si les médias ne veulent pas être soumis aux mêmes règles que le public, qu’ils respectent celle du bon sens, ainsi que notre travail ! Au retour, on m’informe que le Rhône est de plus en plus chargé en bois, la sécurité même des plongeurs devient donc critique, et une décision interviendra au plus tard à 16h, soit 1h avant la H1.

Sur le coup de 15h10, la DC m’informe qu’elle a pris l’option de raccourcir l’ES, avec une AES au km 2.33, et un STOP sur le pont à la sortie des tunnels de la Balmaz. En gros, la suppression de la moitié du parcours directement en contact avec le Rhône. Je donne les directives de suite, le compte à rebours est lancé. Mon adjointe prend le bus et part au STOP accompagnée de la commissaire starter et d’une personne des chronos, tandis que le responsable chrono lui, présent à ce moment-là, part s’occuper de son équipe de l’AES. Il faut déplacé et reposé en priorité la tente du STOP ainsi que les panneaux officiels de la zone. De mon côté, il faut penser à tout, un point après l’autre, en restant clair d’esprit, parce que chaque changement entrainera une conséquence. Pas facile d’établir un plan B lorsque l’on n’y est pas préparé, mais une bonne connaissance de son ES permet d’agir avec un bon instinct. Et tout c’est magnifiquement passé. Pour une fermeture de route à 15h15, le STOP a été avisé par téléphone à 15h12, pendant que le bus était en route afin qu’ils puissent déjà se préparer. A 15h40, soit au départ du drapeau rouge, l’ensemble du dispositif était opérationnel ! J’ai à mes côtés une équipe d’enfer ! Dans ce laps de temps, j’ai également dû organiser le reste ; une partie des commissaires a été rapatrié pour renforcer le passage de la Balmaz, d’autres ont commencé le démontage de la partie supprimée, avant de fonctionner comme "point stop" à la compression de Miéville, afin d’éviter que tout promeneur, vélo ou autre, ne remonte sur le nouveau STOP, pendant que mon 2e adjoint s’est proposé pour finir le ramassage du matériel. Nous avons également mis en place, un commissaire muni d’un drapeau jaune dans la zone de décélération et en sécurité, afin de prévenir tout oubli d’un équipage de l’additif distribué au CH. Très bonne collaboration également avec l’adjoint DC de la Centrale, avec qui j’ai toujours beaucoup de plaisir à travailler.
Durant le 2e passage, il m’a informé que l’ES ne devait pas être démontée à son terme ; celle-ci restant une option pour le lendemain si celle de Collonges ne pouvait pas avoir lieu. Autant dire que c’est une situation peu agréable, vu que l’organisateur a dû prévenir pas mal de monde afin d’éviter tout problème. Reste l’inconvénient des promeneurs et autres… Décision serait prise sur le coup de 9h le lendemain, car on prévoit encore des orages durant la nuit… En attendant, le Chef d’ES de Collonges a dû repasser au matériel et récupérer des éléments des autres ES terminées, car les panneaux et les tentes sont habituellement rocadés de mon ES… Un plan B parait simple de l’extérieur, mais de l’intérieur c’est autre chose… A 20h30, fin de journée pour nous, et retour des radios, en constatant que le Rhône est toujours agité, mais plus vraiment encombré.

Samedi, le rendez-vous à Collonges est à 8h. A 7h, téléphone de la DC ; la Super Spéciale est validée. Ouf ! L’eau est plus clair, et surtout libre de tout bois. Comme la préparation est quasi terminée, le Chef d’ES récupère des affichettes supplémentaires, et nous laisse partir directement avec mon adjointe effectuer le démontage d’Evionnaz. Un travail qui se fera en 2h à 2, suivi d’un petit rangement du bus, y.c. la confection des paquets de 10 pour les piquets. Dès lors, nous passons à la suite. Pour elle, préparation de son poste, soit le CH, et pour ma part, mise en place du barrage avancé devant ce dernier, car un peu spécial, vu qu’il est en zone de parcage public et bordier. A mon retour, la tente du DES n’ayant pas encore trouvé preneur, alors que l’heure avance et que le vent augmente, j’ai pris les devants, en l’agrémentant de suite d’un haubanage adéquat sur des piquets plantés en diagonales. Une fois les commissaires en place, j’ai fait le tour pour un contrôle, et au vu des sorties de l’an passé, j’ai rajouté de la banderole sur la zone de la chicane, afin qu’elle soit bien visible pour les équipages, surtout qu’il y a un petit affaissement du bitume juste avant, et qui peut surprendre en pleine vitesse. Pendant les 2 passages, je me suis occupé de la traversé public entre le CH et le DES. Un endroit sensible, vu que le public se retrouve exceptionnellement à traverser une zone interdite, qui l’est autant pour des raisons de sécurité, que de règlement, puisqu’il s’agit d’une zone de non-assistance. Il faut donc avoir l’œil partout, et cela n’est pas évident avec le bruit des voitures qui tournent déjà sur le parcours, et celui du vent claquant les banderoles. Beaucoup ne comprenaient pas pourquoi je leur demandais d’attendre en les bloquant, mais en voyant passer une voiture qu’ils n’avaient pas entendu arriver, très régulièrement un "Merci" m’a été retourné. Une zone que j’avais déjà couverte, mais en plus mobile, lors des venues de Sébastien Loeb, afin d’éviter des mini-émeutes, et que j’apprécie assez bien. Il avait de toute façon été convenu dès le début, que nous laissions, ma collègue et moi, les 2 autres adjoints s’occuper du DES, et que j’étais là uniquement pour remplacer le Chef d’ES en cas de besoin… voir d’effectuer le CH de sortie, si la 2e personne prévue n’avait pas pu venir. Dans les commissaires rocadés arrivés en renfort en cours de 1er passage, ma collègue des Rangiers est venue m’aider, les autres ayant été répartis sur le parcours. Nous avons remarqué à ce sujet, que le nombre de rocadés avait été un peu trop nombreux, mais il est difficile de prévoir si les commissaires venant dès le début, seront présents ou pas, car malheureusement certains désistements ne s’annoncent pas toujours. La chose sera adaptée selon possibilité pour la prochaine édition. Entre les deux passages, j’ai effectué un contrôle de piste, surtout sur les zones où des sorties de route ont eu lieu. Dès la fin du 2e passage, démontage jusqu’à 20h, retour du matériel, nettoyage du bus, et fin de soirée au Centre du Rallye.

Dimanche matin, impossible de dormir plus que tant… Je suis donc parti sur l’ES pour effectuer le contrôle final, remettre en tas les vaubans à la Balmaz, vider la voiture… dans la chambre, et… ranger la chambre... A noter qu’au débriefing, j’ai fait la proposition d’une numérotation différente des postes, sachant que seules les équipes de secours ont l’utilité de travailler avec le kilométrage, et que pour nous et les commissaires, il est plus facile d’avoir les numéros traditionnels.

Merci à mes 2 adjoints pour cette très belle collaboration et cette parfaite gestion du plan B vendredi - à nos 3 aides montage/démontage - aux chronos pour avoir également collaboré activement à la modification de l’ES, et le tout, dans une ambiance qui fait dire : vivement le prochain !

www.rdch.ch
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Prochaines participations :

Slalom de Romont – 7 et 8 juin
Slalom de Chamblon – 21 et 22 juin
Course de Côte La Roche - La Berra – 5 et 6 juillet

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