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30.05.2014

Rallye du Chablais 2014

Le 11e Rallye du Chablais allait pour moi fortement ressembler aux 2 éditions précédentes ; Chef d’ES sur la 1-6 d’Evionnaz de 5km540 le vendredi, avec mon adjointe habituelle pour la 3e année de suite, ainsi qu’un nouveau ayant déjà fonctionné. Pour le samedi, adjoint sur la Super ES de Collonges ; une équipe de 3, plus ma collègue et moi pour le jour J. Pour la 10e fois en 21 rallyes dans les responsables d’Epreuve, je me retrouve avec la gestion de l’ES 1, celle qui doit être parfaite aux yeux de tous.

Plaque Chablais 2014.jpgJuste avant les recos, réception de la liste des commissaires, avec une belle info ; l’équipage Blanchard/Helfer, voiture H1 au dernier Crité, ne courant malheureusement pas au Chablais, se sont annoncés pour intégrer les commissaires durant les 2 jours, et seront aussi bien à Evionnaz qu'à Collonges. Pour l’ensemble, un nombre juste suffisant, mais une répartition à réflexion, du fait qu’il faut prendre en compte les personnes inscrites ensemble, et les postes demandant justement un minimum d’une ou deux personnes. Le fait également que 4 personnes arriveront tardivement pour diverses raisons. Complexe… un minimum de 10 postes sécurité sur 16 à couvrir impérativement, avec à disposition… 8 groupes de 1, 2 ou 3 personnes. Autant dire qu’une adaptation doit être faite… Une solution sera trouvée, mais en faisant le départ à seulement 2, pour pouvoir couvrir un poste en attendant l’arrivée du 1er renfort.

Les cordes se sont faites le vendredi soir, avec la pose de 13 flèches directionnelles, 2 panneaux de chicanes, et 3 de courtoisie, pour un total de 29 piquets. Un travail effectué seul et tranquillos en tout de même en 3h de temps.
Le samedi des recos, avec mes 2 adjoints et 3 commissaires, la journée s’est très bien passé, sous le soleil, mais avec une bise pas des plus agréable, et une affluence dira-t-on moyenne, de plus de 140 passages. Dimanche, nettement plus chaud et surtout plus calme, avec moins de 50 passages ; de quoi trouver le temps assez long… Raisons principales ; une épreuve connue depuis longtemps, et une ouverture libre des recos le jeudi… pas très pratique du fait que nous serons sur le terrain pour le montage, et que certains secteurs sont étroits.

Mercredi, prise du bus après le boulo, et retour par l’ES, où l’un des deux principaux ennemis va se faire sentir… le vent ! Plusieurs éléments sont en train de se balader, ça promet un montage compliqué pour le lendemain, puisqu’on annonce de 70 à 110km/h jusqu’en fin d’après-midi… suivi d’un fort orage. Du côté de la Balmaz, je profite de poser les barrières vaubans que j’ai demandé vers la cantine VIP, vu que l’an passé, s’emblerait-il, c’était un peu le zoo dans cette zone…

Jeudi, la prise du matériel se fait à 8h, pour un montage à 5 le matin, et 4 l’après-midi grâce à des aides spontanées. Une pause pique-nique basique se fera sur le coup de 12h à la compression de Miéville, soit à mi-montage. Le temps devient gris et quelques gouttes se font sentir, il ne faut donc pas trainer. Mais étonnamment, pas d’averse… L’ensemble sera terminé à 16h. Après une pause invitation chez l’agriculteur de la zone de l’arrivée, il ne reste que la pose du filet vers la chicane de l’autoroute. Une fois effectué, je libère mon équipe et fait une dernière fois le parcours seul, avant une bonne et haut combien utile douche, après une journée à la poussière et au vent, puis direction la présentation de l’organisateur, endroit où l’on y apprend les dernières infos entre nous. J’apprends là par téléphone, qu’un des deux commissaires du STOP ne viendra pas pour raison de santé. D’entente avec le Commissaire Général, un membre de l’organisation va accepter d’effectuer le remplacement. Un gros poids en moins vu mon effectif déjà limité.

Affiche RdCH 2014.jpgVendredi, les stores ont vibrés toute la nuit… quelles surprises va-t-on découvrir ?... Départ à 6h45 sous la pluie pour un contrôle général. Une rubalise, une seule à rattacher, et encore, c’est une vieille publicitaire. Un travail bien fait et de la banderole solide, auront permis au dispositif de tenir à 100%, alors que le ciel s’ouvre d’un coup avant même le rendez-vous commissaire de 8h30. Quelques minutes avant, le responsable des plongeurs me demande dans quel état est le Rhône ; sale, haut, rapide, et surtout contenant du bois sous forme de branches et de perches, mais aucun tronc trop volumineux. Selon la liste commissaires, 1 seul est manquant, et celui qui devait être remplacé le temps d’arriver est là. On pourra donc bien effectuer le DES à 3. Ouf ! Parce qu’avec une table déplacée pour raison de flaques d’eau, et une radio avec laisse, c’est quand même plus pratique d’avoir l’effectif idéal.
Le 1er passage va bien se passer, malgré un avis des plongeurs que la situation n’évolue pas du bon côté, mais le dispositif est toujours garanti. Seul un équipage va être contraint à l’abandon au début de la berge. Après avoir accueilli 3 commissaires supplémentaires venus en renfort, et mangé le ravitaillement fourni par l’organisation, au vu du temps disponible, j’ai repris la piste pour la contrôler, et profité d’aller aux nouvelles vers une commissaire, car son collègue s’est blessé à une cheville et a dû quitter l’ES. De constater également, qu’un balisage de prévention, mis tout particulièrement pour les équipages, a été retiré… Probablement un mauvais geste irresponsable d’un média, qui n’a pas à l’esprit que les équipages inscrivent ce genre d’éléments dans leur note, puisque posés déjà au reco, leur faisant ainsi risquer une sortie de route suite à l’absence du repère en question. Et comme en quittant la zone, personne ne l’a remis en place, cela crée donc en plus, un problème de sécurité et de responsabilité en cas d’incident avec du public... Pour rappel à messieurs les chasubles vertes ou bleues, le tribunal a dit entre autre que : "Si l'on veut véritablement organiser des rallyes en améliorant la sécurité, il faut au contraire inclure comme règle d'organisation la sous-estimation du danger par le public." Alors si les médias ne veulent pas être soumis aux mêmes règles que le public, qu’ils respectent celle du bon sens, ainsi que notre travail ! Au retour, on m’informe que le Rhône est de plus en plus chargé en bois, la sécurité même des plongeurs devient donc critique, et une décision interviendra au plus tard à 16h, soit 1h avant la H1.

Sur le coup de 15h10, la DC m’informe qu’elle a pris l’option de raccourcir l’ES, avec une AES au km 2.33, et un STOP sur le pont à la sortie des tunnels de la Balmaz. En gros, la suppression de la moitié du parcours directement en contact avec le Rhône. Je donne les directives de suite, le compte à rebours est lancé. Mon adjointe prend le bus et part au STOP accompagnée de la commissaire starter et d’une personne des chronos, tandis que le responsable chrono lui, présent à ce moment-là, part s’occuper de son équipe de l’AES. Il faut déplacé et reposé en priorité la tente du STOP ainsi que les panneaux officiels de la zone. De mon côté, il faut penser à tout, un point après l’autre, en restant clair d’esprit, parce que chaque changement entrainera une conséquence. Pas facile d’établir un plan B lorsque l’on n’y est pas préparé, mais une bonne connaissance de son ES permet d’agir avec un bon instinct. Et tout c’est magnifiquement passé. Pour une fermeture de route à 15h15, le STOP a été avisé par téléphone à 15h12, pendant que le bus était en route afin qu’ils puissent déjà se préparer. A 15h40, soit au départ du drapeau rouge, l’ensemble du dispositif était opérationnel ! J’ai à mes côtés une équipe d’enfer ! Dans ce laps de temps, j’ai également dû organiser le reste ; une partie des commissaires a été rapatrié pour renforcer le passage de la Balmaz, d’autres ont commencé le démontage de la partie supprimée, avant de fonctionner comme "point stop" à la compression de Miéville, afin d’éviter que tout promeneur, vélo ou autre, ne remonte sur le nouveau STOP, pendant que mon 2e adjoint s’est proposé pour finir le ramassage du matériel. Nous avons également mis en place, un commissaire muni d’un drapeau jaune dans la zone de décélération et en sécurité, afin de prévenir tout oubli d’un équipage de l’additif distribué au CH. Très bonne collaboration également avec l’adjoint DC de la Centrale, avec qui j’ai toujours beaucoup de plaisir à travailler.
Durant le 2e passage, il m’a informé que l’ES ne devait pas être démontée à son terme ; celle-ci restant une option pour le lendemain si celle de Collonges ne pouvait pas avoir lieu. Autant dire que c’est une situation peu agréable, vu que l’organisateur a dû prévenir pas mal de monde afin d’éviter tout problème. Reste l’inconvénient des promeneurs et autres… Décision serait prise sur le coup de 9h le lendemain, car on prévoit encore des orages durant la nuit… En attendant, le Chef d’ES de Collonges a dû repasser au matériel et récupérer des éléments des autres ES terminées, car les panneaux et les tentes sont habituellement rocadés de mon ES… Un plan B parait simple de l’extérieur, mais de l’intérieur c’est autre chose… A 20h30, fin de journée pour nous, et retour des radios, en constatant que le Rhône est toujours agité, mais plus vraiment encombré.

Samedi, le rendez-vous à Collonges est à 8h. A 7h, téléphone de la DC ; la Super Spéciale est validée. Ouf ! L’eau est plus clair, et surtout libre de tout bois. Comme la préparation est quasi terminée, le Chef d’ES récupère des affichettes supplémentaires, et nous laisse partir directement avec mon adjointe effectuer le démontage d’Evionnaz. Un travail qui se fera en 2h à 2, suivi d’un petit rangement du bus, y.c. la confection des paquets de 10 pour les piquets. Dès lors, nous passons à la suite. Pour elle, préparation de son poste, soit le CH, et pour ma part, mise en place du barrage avancé devant ce dernier, car un peu spécial, vu qu’il est en zone de parcage public et bordier. A mon retour, la tente du DES n’ayant pas encore trouvé preneur, alors que l’heure avance et que le vent augmente, j’ai pris les devants, en l’agrémentant de suite d’un haubanage adéquat sur des piquets plantés en diagonales. Une fois les commissaires en place, j’ai fait le tour pour un contrôle, et au vu des sorties de l’an passé, j’ai rajouté de la banderole sur la zone de la chicane, afin qu’elle soit bien visible pour les équipages, surtout qu’il y a un petit affaissement du bitume juste avant, et qui peut surprendre en pleine vitesse. Pendant les 2 passages, je me suis occupé de la traversé public entre le CH et le DES. Un endroit sensible, vu que le public se retrouve exceptionnellement à traverser une zone interdite, qui l’est autant pour des raisons de sécurité, que de règlement, puisqu’il s’agit d’une zone de non-assistance. Il faut donc avoir l’œil partout, et cela n’est pas évident avec le bruit des voitures qui tournent déjà sur le parcours, et celui du vent claquant les banderoles. Beaucoup ne comprenaient pas pourquoi je leur demandais d’attendre en les bloquant, mais en voyant passer une voiture qu’ils n’avaient pas entendu arriver, très régulièrement un "Merci" m’a été retourné. Une zone que j’avais déjà couverte, mais en plus mobile, lors des venues de Sébastien Loeb, afin d’éviter des mini-émeutes, et que j’apprécie assez bien. Il avait de toute façon été convenu dès le début, que nous laissions, ma collègue et moi, les 2 autres adjoints s’occuper du DES, et que j’étais là uniquement pour remplacer le Chef d’ES en cas de besoin… voir d’effectuer le CH de sortie, si la 2e personne prévue n’avait pas pu venir. Dans les commissaires rocadés arrivés en renfort en cours de 1er passage, ma collègue des Rangiers est venue m’aider, les autres ayant été répartis sur le parcours. Nous avons remarqué à ce sujet, que le nombre de rocadés avait été un peu trop nombreux, mais il est difficile de prévoir si les commissaires venant dès le début, seront présents ou pas, car malheureusement certains désistements ne s’annoncent pas toujours. La chose sera adaptée selon possibilité pour la prochaine édition. Entre les deux passages, j’ai effectué un contrôle de piste, surtout sur les zones où des sorties de route ont eu lieu. Dès la fin du 2e passage, démontage jusqu’à 20h, retour du matériel, nettoyage du bus, et fin de soirée au Centre du Rallye.

Dimanche matin, impossible de dormir plus que tant… Je suis donc parti sur l’ES pour effectuer le contrôle final, remettre en tas les vaubans à la Balmaz, vider la voiture… dans la chambre, et… ranger la chambre... A noter qu’au débriefing, j’ai fait la proposition d’une numérotation différente des postes, sachant que seules les équipes de secours ont l’utilité de travailler avec le kilométrage, et que pour nous et les commissaires, il est plus facile d’avoir les numéros traditionnels.

Merci à mes 2 adjoints pour cette très belle collaboration et cette parfaite gestion du plan B vendredi - à nos 3 aides montage/démontage - aux chronos pour avoir également collaboré activement à la modification de l’ES, et le tout, dans une ambiance qui fait dire : vivement le prochain !

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Prochaines participations :

Slalom de Romont – 7 et 8 juin
Slalom de Chamblon – 21 et 22 juin
Course de Côte La Roche - La Berra – 5 et 6 juillet

08.05.2014

Tour de Romandie 2014

Le mois de mai s’annonçait difficile au moment d’effectuer mon programme de la saison, suite aux problèmes des services de piquet mentionnés précédemment. Après avoir sauvé le Rallye du Chablais en échangeant avec un collègue, que faire du reste ?… La date de Moudon, difficilement échangeable, mais finalement remis, donc affaire réglée. Un retour éventuel à Bure ? Qui n’aura pas lieu puisque remis début août, je ne pourrai pas y participer, étant de service pour le 1er Août et pour le Mémorial Orsières - Champex. Et le Tour de Romandie ? Au début, j’avais prévu de l’effectuer en ville avec le service du feu, mais les inscriptions ont été retirées, je me suis donc finalement inscrit via le responsable sécurité, le même qu’au RIV, vu que l’heure de passage n’est qu’en début d’après-midi. C’est donc l’occasion de prendre sur les quelques heures surnuméraires, et espérons-le, en les passant sous le soleil.

Affiche TdR14.jpgSo… quoi ? Ce vendredi matin, il pleut à ficelle !… Mais par chance, tout c’est arrêté à midi, et arrivé sur place à 12h30, même la température n’est pas trop mal. L’endroit quant à lui, est le moins sympathique de mes 4 participations au TdR, et de mes 6 participations en tout pour une course cycliste d’ailleurs, vu qu’il s’agit d’un chemin qui ne mène nul part, mais dont une présence est demandée, à Sembrancher en fin de descente du Col des Planches. L’étape elle, la 3e du Bouveret à Aigle, se compose de 4 cols, tous de 1ère catégorie ; Col des Planches, Champex-Lac, Les Giettes et Villars. Sur place, ma voiture est prévue pour bloquer un chemin, et moi gardant celui juste au-dessus. 1h avant, et avec 30min d’avance sur l’heure indiquée à la base, le responsable sécu passe et m’informe qu’il va faire venir un motard, afin de signaler le dernier pont en bois, 30m plus haut, car il est extrêmement glissant et surtout en pleine courbe. J’ai de plus posé un triopan à bonne distance pour sensibiliser les coureurs. D’entente avec le motard, car lui aussi c’est fait peur, nous avons bloqué mon chemin avec sa moto, et pendant que lui signalait le danger à la hauteur du pont, je me suis placé plus haut pour déjà faire ralentir non seulement les vélos, mais également les motos. Une bonne, voire idéale solution au vu du risque assez grand encouru.

Une fois le balai passé, je suis redescendu sur la plaine pour les voir passer. En face de la gare de Martigny-Bourg, un motard seul devait visiblement gérer à la fois un carrefour et signaler un îlot. Lui signifiant que j’avais déjà fonctionné, je lui ai donc proposé mon renfort, qu’il n’a évidemment pas refusé. Vu qu’il ne fait pas trop mauvais, que j’en ai le temps et que je suis encore chaud, autant se rendre utile. Et il y a eu pas mal de voitures, cherchant un endroit par où passer. Motard très sympa avec qui j’ai pu faire causette avant la fermeture stricte. Chef de groupe, ayant 10 collègues, c’était leur 3e mission du jour, après Aigle, puis la montée de Chemin (stresse pour y arriver car une échappée leur a fait prendre du retard). Pour la suite, 4e et dernière mission du côté d’Ollon. Les motards de la sécurité FMVs sont quelques 150 sur le TdR !

Une après-midi qui aurait été mieux sous le soleil, mais au vu de ce qui tombait le matin… j’ai eu de la chance. Et puis ce n’était pas si mal, avec en plus, 2 emplacements importants.

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Prochaines participations :

Slalom de Moudon – Reporté !
Rallye du Chablais – 23 et 24 mai
Slalom de Romont – 7 et 8 juin
Slalom de Chamblon – 21 et 22 juin

06.05.2014

Critérium Jurassien 2014

Après une grosse année 2013, le Critérium Jurassien a décidé de reprendre une édition un peu plus légère. Les fermetures importantes des grosses liaisons routières de l’an passé, ont dû être revues à la baisse, ce qui a impliqué une adaptation du parcours. Question dates, c’est un peu plus tôt, suite à Pâques et au Tour de Romandie. Alors que le Championnat Suisse des Rallyes fête ses 40 ans, j’effectue pour ma part, mon 40e rallye, le 20e dans les Responsables d’ES. Pour les reco, j’ai privilégié la sécurité active du côté du Slalom de Bière. La météo quant à elle, s’annonce parfaite, malgré une incertitude samedi en fin de journée.

Plaque Crité 2014.jpgCette année, on repart quasi à l’identique de notre côté, et c’est une 1ère pour moi au sein des responsables d’ES au Crité ; après les Matériaux, la Zone Industrielle de Delémont, Coeuve, Courtemautruy, et Bassecourt, rebelotte une 2e fois sur cette dernière ES, toujours en 3 passages sur 2 jours (ES 1-5-9), avec la même équipe de 3 responsables, toujours comme adjoint au Chef d’ES, mais cette année uniquement en version courte, soit des Lavoirs à Asuel. Un mal pour un bien, car cela permettra entre autre, la suppression de 2 zones public sensibles constatées l’an passé. On repart aussi, mais malheureusement, avec des problèmes administratifs qui d’année en année, n’ont pas l’air de vouloir s’améliorer ; mon Chef et moi sommes convoqués vendredi sur l’ES… 2 ! On se dit qu’au fond, on devrait y aller, on serait peut-être plus tranquille là-bas comme simples commissaires... Mieux, alors que le lieu et l’heure de rendez-vous de ses derniers ont été transmis comme prévu, cela ne correspond pas du tout à ce qui a été envoyé ! On pourrait en rire… mais jaune, très foncé… car cela touche d’autres ES, et à force, cela fait plutôt… … ! Triste, alors que les effectifs ne sont déjà pas au beau fixe…

Jeudi, arrivée sur le coup de 10h30, avec prise du bus, chargement du matériel, et l’après-midi, début du montage avec mes deux collègues, 2 aides, plus les 3 responsables du shakedown, qui aura lieu sur la partie finale de notre ES. De ce fait, nous avons donné priorité à ce secteur, en commençant par la montée de la Caquerelle depuis Boécourt, puis arrivés au terme de l’ES, nous avons repris au point initial à contre sens sur la 1ère partie, pour arrêter le travail au poste 3, et… en t-shirt ! Côté numérotation des postes, ils restent au numéro, et non pas au kilométrage, cette fabuleuse idée sortie dont on ne sait toujours pas d’où et de qui, introduite au dernier RIV, qui génère bien plus d’inconvénients qu’autre chose, et malheureusement soutenue un peu précipitamment à mon goût par l’AOR. Comme dit après le RIV, un plan général avec les deux infos, aurait été bien plus logique qu’un remaniement complet, qui nous supprime tous nos repères. Les soirées se passeront du côté de St-Ursanne, où nous logeons au calme et près de l’ES.

Aff Crité 2014.jpgVendredi matin, prise des radios, puis montage de la partie manquante. A 14h, récupération du matériel du shakedown, et finition des panneaux, suivi du rendez-vous des commissaires. Au moment de distribuer le matériel, mon collègue, qui m’a empreinté la clef du bus, ne la retrouve plus… il est sûr de l’avoir posée sur la table… grand moment de solitude… Elle sera finalement retrouvée dans la poche d’un commissaire, et en plus accrochée à son trousseau de clef à lui !... Pfff… A l’heure de fermeture de route, j’ai tracé avec le bus pour fermer les accès, et renforcer quelques endroits couverts ou non, pour sortir au Col des Rangiers et rejoindre le départ, pendant que l’autre adjoint fait de même sur la descente du Col, avec en plus la mise en place des chicanes avec l’agriculteur concerné. Les effectifs commissaires sont limites ; 4 inscrits sur notre liste ne viendront finalement pas du week-end, et 1 seule personne est prévue au STOP, que nous avons dû compléter avec un commissaire de notre liste. Sur 15 postes sécurité, 4 n’ont pas été couverts, et 7 n’avaient qu’1 seul commissaire. Pas terrible sur une région aussi fréquentée et facile d’accès. Sans compter que l’autre adjoint était mentionné comme commissaire… Il nous manque également des documents… plutôt essentiels, que nous n’obtiendrons pas ; nous avons finalement dû faire au plus simple avec les moyens du bord, comme des responsables d’ES expérimentés, pour ne pas dire démerdes, que d’infliger à la personne responsable un pénible déplacement, afin de combler l’oubli d’une lourde et pénible tâche d’environ 3 minutes, qui aurait dû être effectuée depuis plusieurs jours... Mon coup de gueule de 2012 n’a apparemment pas eu l’effet escompté… Durant mon trajet, j’ai également constaté que la gestion des panneaux de fermeture avancée n’était pas optimale… du coup c’est un peu la grogne du côté des automobilistes… Sans compter qu’un panneau du Canton, comporte une plaque horaire complètement absurde du côté de Develier, je l’ai donc retirée. Plusieurs problèmes vont être constatés durant les deux jours à ce niveau, et c’est malheureusement des ennuis en plus pour les commissaires, qui n’en sont absolument pour rien, mais sont aux premières loges… Entre oubli 2013 signalé et non corrigé, et élément posé au niveau de l’ancien départ de la version longue, on a quand même l’impression de rêver…

Pendant l’ES, j’ai fonctionné comme starter, pile 2 ans après ma dernière fois, celle où l’horloge avait tiltée… Le seul gros incident est intervenu assez rapidement, avec l’abandon de l’équipage Schmidlin/Götte (Evo X R4), sorti dans la montée de la Caquerelle, dans un long gauche fermant. Selon les infos, la voiture gêne sur la route, mais comme cela passe et que l’équipage peut signaler la chose, la DC a décidé de ne pas interrompre (un très bon exemple de la nouvelle règlementation, privilégiant l’usage du triangle de panne et d’une signalisation humaine, plutôt qu’un drapeau jaune et de temps forfaitaires). Une fois la situation connue avec certitude, nous avons informé tous les concurrents au départ. L’équipage, ayant le no 7, n’a donc pas eu trop le temps de s’ennuyer en attendant son assistance… A noter que plus les voitures étaient petites, plus les pilotes au départ ont eu une fâcheuse tendance à me serrer sur leur gauche, comme si la tente n’était pas assez grande. Comme quoi, même pour un départ large, rectiligne et propre, les cônes sont utiles. Bien que… j’ai mis l’extincteur en remplacement, mais on l’a retiré car on s’est dit qu’il pourrait encore servir… A la fin de l’ES, soit pas très tard vu le peu de concurrents, et après s’être peu à peu rhabillé une fois le soleil derrière les arbres, nous avons démonté les tentes et rouvert les routes, sans pour autant débanderoler, puisque qu’elle se fera dans la même configuration le lendemain. Sur la zone de l’accident, la voiture est en cours de chargement. La glissière a été percutée violemment et est dans le vide sur plusieurs longueurs. Des traces d’huiles sont présentes en plein virage, j’ai donc traité la chose, car la route est très prisée des motards, rajoutant également une banderole sur les piquets de clôture, pour signaler quelque peu le danger.

Samedi, le rendez-vous commissaires est à 5h15, avec quasi les mêmes personnes, du coup la mise en place est bien plus rapide. Reste que… l’un d’entre eux n’a pas été averti de l’erreur de convocation, comme nous l’avions demandé, et il a poiroté pour rien devant donc… le faux bistrot, et… 45 minutes trop tôt. Un autre, mentionné sur notre liste, et qui nous aurait bien rendu service, a été convoqué sur la Super ES… Après une seconde fermeture des routes en bus, où j’ai à nouveau retiré l’horaire farfelu de fermeture du Col, retour au DES et échange de place avec mon collègue, pour prendre la fonction de secrétaire, pour le remplissage des mouchards et carnets, y.c. le contrôle de l’équipement, des portières, et des attaches.
Après une pause de midi de 3h et une grillade (au Crité svp…), rebelote pour le contrôle des accès dans la bonne humeur, jusqu’à… la confiscation (!) du panneau d’horaire, vu qu’il a une nouvelle fois été remis, et mission identique au DES pour ce dernier passage. Dès le départ de la voiture balai, repli général du CH et du DES, puis ramassage du matériel en mode "Tetris" jusqu’au STOP, avec un arrêt à la jonction de la route de la Caquerelle, où un concurrent s’est visiblement arrêté dans l’échappatoire en laissant de grosses traces de liquide visqueux, rendant la chaussée "verglacée". Désolant, et grave que personne ne nous ait averti. N’ayant pas assez de produit absorbant, nous avons décidé de faire appel au service des "Ponts et chaussées" du Canton, afin d’éviter un accident. Après avoir ramené le matériel, pour une fois le samedi soir et non le dimanche, puis nettoyé et rendu le bus au garage d’un pilote qui manque de temps pour s’y remettre, soit David Corbi, fin de mission à 19h30, et déplacement pour la 1ère fois de la semaine à Porrentruy ; souper, remise des prix, et repos apprécié, avant un retour dimanche matin.

Avec l’occasion d’avoir revu les malheureux de l’édition 2013 en pleine forme, qu’ils aient roulés ou non d’ailleurs, ce fut une belle édition, sans avoir vraiment vu le temps passé, sous un temps grandiose et dans une superbe ambiance, et heureusement qu’on rigole bien sur l’ES, parce qu’au vu du travail léger et non structuré de certains, cela fait longtemps que nous aurions arrêté, mais vu que nous sommes gravement atteints par ce virus, nous y serons quand même en 2015, parce qu’au cas où, ce serait dommage de louper l’année du miracle... Bien que certains éléments ont été corrigés, plusieurs de leurs copies restent à revoir, et le répéter chaque année devient lourd, mais lorsque l’on se vante personnellement, et ouvertement sur les réseaux sociaux d’avoir bien travaillé, je ne suis pas sûr, entre autre, que les commissaires qui se sont levés 1 heure trop tôt samedi matin soient du même avis…… En espérant un changement de situation radical l'an prochain, que ces derniers se réjouissent de fonctionner au Chablais, ils auront l’occasion d’effectuer un rassurant retour dans le futur.

Merci à tous ceux qui ont contribué à nos côtés, activement et consciencieusement, à la réussite de la manifestation !
 
www.criterium-jurassien.ch
www.inforallye.ch

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Prochaines participations :

Tour de Romandie – A suivre…
Slalom de Moudon – Reporté !
Rallye du Chablais – 23 et 24 mai
Slalom de Romont – 7 et 8 juin