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19.07.2014

Tour du Val d'Aoste 2014

Affiche TourValAoste.jpgLe Tour du Val d’Aoste n’était pas prévu à mon programme. Pour ma 9e participation à une course cycliste, la 3e cet été, je m’y suis intéressé après le passage du Critérium du Dauphiné, sachant qu’avec un triple passage dans la région, c’était l’occasion idéale de pouvoir faire plusieurs postes de suite, chose que j’ai proposé d’entrée de jeu au responsable sécurité, histoire que cela en vaille la peine. Dans le coup également, deux collègues de travail, un comme concurrent, et l’autre dans l’organisation. Manche UCI des moins de 23 ans qui n’avait plus roulé en Valais depuis 10 ans, l’étape part de Martigny pour St-Maurice via La Rasse (passage de 3e catégorie), puis Lavey jusqu’à Chamoson via l’arrière Saillon et surtout Produit (3e catégorie), avant un retour par Riddes, Saxon, le col du Lein (1ère catégorie) et ses 2km de terre battue, descente sur Vollèges, le Col des Planches (1ère catégorie), descente sur Martigny et finalement les Marécottes (1ère catégorie), au terme de 121km d’un parcours très complet et physique pour ces M23, disputé selon programme en 3h30, et sous une météo qui s’annonçait très chaude.

Mardi soir, une séance pour les bénévoles de la sécurité a été organisée. Nous serons tout comme les motards d’escorte de la FMVs, répartis par groupes, qui auront 1 à 2 missions selon les endroits, plus la possibilité d’une supplémentaire pour la traversée de Martigny en fin de journée. Pour ma part, connaissant mes fonctions de commissaire, et comme demandé, on va me faire confiance et m’attribuer à l’avance des postes d’importance. Il était prévu 4 emplacements ; St-Maurice, Saillon (comme chef de groupe), Riddes et Martigny-Bourg. Saillon va être annulé, car le temps de déplacement n’est pas assuré, je serai donc remplacé par un motard de la FMVs. Quant à Martigny-Bourg, cela correspond au passage de la voie ferrée du TMR, car bien que l’horaire de course ait été prévu en fonction de ceux des trains, un planton doit être installé au cas où ; j’aurai donc la mission de stopper les coureurs si... Dans les instructions, on nous a informé du dispositif ; des ouvreurs pour contrôler l’accessibilité de la chaussée, une voiture d’avertissement à -10min pour que les carrefours puissent bloquer les accès faisant face à la course, et la moto 0 de fermeture avec la police cantonale à -8min,  prenant de l’avance dans les descentes. Espérons qu’ils tiendront mieux les distances que lors du Dauphiné… On nous indique que s’il y a des trous entre des groupes de coureurs, on peut en les avertissant, faire passer des véhicules dans le sens de la course… pour ma part, c’est une chose que j’évite, car laisser passer une voiture, c’est le risque de donner envie aux autres, et tant pis si la fermeture doit durer plus de 20 voire 30min, il y a quand même des vies humaines en jeu. Et comme il n’y a pas que des habitués de ce type de course dans les bénévoles, il faut faire attention à ce genre d’instructions… Pour le matériel, distribution à chacun, d’un sifflet, d’un gilet officiel, et d’un petit drapeau rouge pour le trafic civil. En plus pour moi, un petit drapeau jaune pour l’arrêt des coureurs au passage à niveau, ainsi qu’une palette, jaune d’un côté, et avec le logo « STOP » de l’autre, idem que les motards de la FMVs.
 
Palette.jpgVendredi, le rendez-vous est à 12h à l’entrée de St-Maurice, nous avons une 30aine de minutes pour la mise en place. Le chef de groupe nous distribue les postes, et nous donne le point de rendez-vous pour le secteur suivant. Je vais gérer le 1er rond-point après l’autoroute coté Martigny. La course arrivera du sous voie vers le L2, pour partir à gauche direction St-Maurice. Un rond-point très grand avec une visibilité de dernier moment, mais la flèche directionnelle est très bien placée. Comme il s’agit d’une extrémité de route principale, la police est présente, et de plus avec 3 agents, en complément d’un collègue bénévole et moi ; un agent à la fermeture coté Martigny, un pour les deux accès secondaires, et un dernier avec le collègue en sortie de rond-point pour bloquer les véhicules qui arriveront à contre sens. Pour ma part, je gère le blocage du contre sens en direction du L2, puis effectue la signalisation pour indiquer aux concurrents la direction à prendre avec la palette, outil vraiment pratique. Le chef de secteur quant à lui, surnuméraire, va se mettre au carrefour devant le L2, car personne n'est prévu. Avant que la route ne soit fermée, on a quand même un bus d’équipe, qui a suivi les flèches et pris les ilots à l’envers, et voulu faire de même dans le rond-point au moment où je l’ai stoppé… N’importe quoi ! Et ce qu’il manquait durant le Dauphiné, va nous démontrer toute son importance : la voiture de tête avec un gyrophare, signale que la fermeture approche, ce qui nous permet d’avoir du temps pour bloquer et vider les rues avant la moto de fermeture complète. Autres véhicules très appréciés après cette dernière, des véhicules avertisseurs avec gyrophare et signalétique sur le toit, « Course cycliste » et « Prudence ». C’est visible, c’est clair, c’est net. Au terme de ce 1er passage, le balai a pris un peu de retard, parait-il suite à une chute. A la suite des voitures civiles, une voiture d’équipe, probablement retardée par la chute, débouche en donnant des coups de klaxon, et passant lui aussi les ilots à contre sens ; l’agent de police l’a tout de suite remis en place. Mais pas le temps de refaire le monde, il faut se déplacer de suite sur le 2e secteur via l’autoroute, car si elle est encombrée, le timing pourrait aggraver le dispositif de sécurité.
 
Le point de rendez-vous est à l’entrée de Riddes au pont métallique coté Sion, nous avons là aussi une bonne 30aines de minutes pour nous mettre en place. J’hérite pour ma part, de la gestion du carrefour à la sortie du village coté Martigny, où les coureurs partiront sur la gauche direction la Tzoumaz, et longer le pied de coteau entre Ecône et Saxon. Et je comprends mieux pourquoi on m’avait prévu à l’entrée de Saillon, vu que les deux postes étaient rapidement facile d’accès, mais ça roule fort, et en cas d’échappée, cela n’aurait pas permis d’être en place avec une petite marge, vis-à-vis d’une extrémité de route principale. Après avoir averti le chauffeur du trax de la gravière, et un chauffeur dont son camion dépassait sur la route vers un chantier, j’arrive au poste en prenant mes précautions, en prévoyant de bloquer deux accès avec des mini cônes. Avec moi, un motard de la FMVs. Dès le passage de la voiture avancée, nous fermons la route, c’est là que décide une femme de dépasser les 1ères voitures encolonnées. La voyant au dernier moment, je me mets devant en opposition palette « STOP » en avant, et lui dit sèchement de reculer, et de la chance qu’elle s’est arrêtée, non pas pour mes chevilles mais pour son capot, qui n’aurait pas trop apprécié le contact avec la palette. Discuter pour trouver une entente vu qu’on avait un peu de marge oui, mais forcer, il n’en n’ait pas question ! Bloquant complètement le carrefour alors que l’on devait vider la rue principale, il a quand même fallu plus d’une minute pour la faire bouger. « Les coureurs vont arriver, maintenant tu recules ou c’est la police ! ». Voyant mon collègue dans son rétroviseur : « Et je fais comment pour reculer ? ». Moi voyant qu’il était parfaitement à attentif à la situation : «  T’as fait ton permis où bien ? ». Grand moment de délire dans ma tête :-) Au même moment arrivent la moto de fermeture avec les feux à led rouges. Sous une dernière menace de dénonciation, elle a donc compris qu’elle n’avait pas d’autre solution, et a réussi comme une grande fille à faire ce que je lui avais demandé à au moins 8 reprises. Mon collègue motard connaissant la région, l’a ensuite laissé partir, ainsi que d’autres véhicules, dans le sens de la course pour qu’ils puissent contourner par l’arrière village. Au passage des cyclistes, nous avons tous les deux signalé à la palette la direction à prendre. Au terme d’un 2e passage, où un groupe d’attardés a fait klaxonné un impatient, sous un soleil et une chaleur écrasante, nous reprenons l’autoroute.

Arrivé à Martigny, j’ai une bonne heure devant moi, et ne vais pas au point de rendez-vous, ma mission est spéciale et déjà connue. Je monte jusqu’à la première épingle de la route du Col des Planches en direction de Chemin, puis redescend, cela me permet d’avoir un visuel sur que verront les cyclistes en arrivant sur la zone, et ainsi me mettre à leur place. La mission, stopper les coureurs si le train devait passer, mais surtout, les faire ralentir, car derrière le passage à niveau, une grosse courbe serrée puis un rond-point, et ça arrivent très… très vite. Avant cela, petites consignes avec un collègue commissaire et l’agent de la police municipale, car nous constatons qu’idéalement il manque une flèche directionnelle, il faut donc que mon collègue se positionne au centre du rond-point pour signaler la direction à prendre, par mesure de sécurité. En cours de discussion avec un employé des TMR dépêché sur place, la moto de fermeture arrive comme prévu avec bien de l’avance, et avant même la voiture avancée, je prends donc ma position, quelques 40m avant les rails, distance que j’augmenterai s’il y a lieu de bloquer la course, mais au vu des horaires, et malgré des attardés annoncés à 30 minutes, cela devrait jouer. Dans la zone, 3 motards italiens avec des drapeaux triangulaires, pour également signaler le ralentissement. Debout sur la glissière pour être bien visible, et appuyé contre un panneau de signalisation, pas le temps de dormir, les coureurs arrivent dispersés mais régulièrement. Par contre, je suis en train de griller au soleil, et plus de boisson depuis la fin de Riddes… Surtout que ce 3e passage va durer… 1h !!! du fait que les derniers sont complètements éparpillés après ces deux cols successifs. Alors que la circulation a été rouverte sous contrôle en contre-bas, je suis le 1er, à coups de sifflet d’une chaîne qui va parfaitement se faire d’instinct, à avertir les collègues que des cyclistes arrivent encore. Niveau train, deux passages se sont fait juste avant la fermeture de route, et celui qui a eu lieu 10min avant la voiture balai, n’a gêné personne. Timing parfait !

En fin de course, départ pour Les Marécottes, où nous avons eu droit à une assiette, et surtout, s’hydrater ! Magnifique journée qui a été bien remplie, en faisant ce que j'apprécie également ; de la sécurité en pleine circulation. Très bonne organisation aussi bien du Tour que des responsables de l’étape ; le dispositif d’avant course m’a vraiment plu. Pour ma part, je vais me fabriquer une palette, car c’est un outil de travail vraiment bien.

www.girovalledaosta.it

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Prochaines participations :

CCôte Ayent - Anzère – 26 et 27 juillet
Mémorial Orsières - Champex – 3 août
CCôte Massongex - Vérossaz – 9 et 10 août

16.07.2014

Autocross de Bure 2014

Pour ce 2e week-end de juillet, il y avait un choix à faire entre deux manifestions, enfin… le choix était surtout de confirmer ou non, une date que nous réservons d’une année à l’autre avec une collègue commissaire, et comme prévu, nous y sommes allés, non pas parce que c’est la plus éloignée, enfin surtout pour moi, mais parce que c’est la plus riche en émotions, celle qui demande un maximum de concentration et de rigueur, qui use l’énergie, celle qui me faisait le plus envie, un de ces bonus annuels qu’il ne faut pas louper, et qui fait un bien fou, idéal pour un milieu de saison, qui devrait à nouveau dépasser les 40 jours d’activité. Certains vont se faire plaisir aux 24h du Mans, nous nous allons à l’Autocross de Bure.

Logo AutoCross Bure.jpgPour la 5e fois, j’ai ainsi couvert mon poste habituel, le 4e sur 12, avec 2 collègues ; l’extérieur d’un virage bitumé en montée, en bout de ligne droite après le départ, et juste avant une épingle serrée, avant de les voir redescendre juste derrière nous. Un poste que nous gérons des deux côtés,  où il y a régulièrement de l’ambiance, où les voitures viennent de temps à autre nous rendre une petite visite sur notre petit talus, et où les projections de terre ou cailloux sont à surveiller autant que les voitures… Une épreuve de malade pour les malades :-) hautement appréciée des pilotes, car ici à Bure, on gère, on remet les voitures sur les roues dès qu’on le peut, et les drapeaux rouges ne sont mis qu’en dernier recours. Bref, une épreuve qui roule, mais qui demande un minimum de 100% ! Pour ma part, je laisse les drapeaux jaunes à mes collègues, et m’occupe uniquement du bleu, ainsi que du rouge dans le 1er tour au cas où… Cela me permet justement d’être un peu plus libre pour intervenir directement sur la piste. Un drapeau jaune n’est agité que pendant 2 tours, cela permet aux pilotes de situer l’incident, et en cas de besoin, d’en signaler un nouveau en tant que tel plus tard.

Coupe3nations.jpgSamedi matin, les qualifications se font par groupes de 3 à 4 voitures, sous une légère pluie. L’après-midi, la piste sera sèche pour la 1ère manche essai, disputés en 11 séries pour la Coupe des 3 Nations, plus 4 pour les manches jurassiennes. La série 2 se fait avec… 29 concurrents ! Et elle sera animée… 2 pannes coup sur coup, puis un toit 2 postes plus loin, un 2e à l’autre bout du parcours, et soudain au virage précédent, un pilote trop rapide et trop à l’extérieur par en glisse, percute le talus, et fait le grand saut dans les arbres… Sur place, pas de voiture ! Reparti ? Non, bel et bien dans les arbres mais pas où je pensais. Du pilote sortant du véhicule : "Putain c’était bô ! Mais ça fait chier…". La voiture s’est encastrée sous un rail d’une installation militaire, après un vol plané de 10m ! L’arrêt a été rude, je l’ai donc mis en garde vis-à-vis de sa nuque. Pour lui, quelques coups de masse, et la voiture sera à nouveau compétitive.
Cette 1ère journée va être bien animée ; multiples pannes, véhicules pendus ou en visite sur les talus, même une perte de maîtrise en voyant un drapeau jaune (et après tu dis que les commissaires n’ont pas fait leur travail pour… essayer… de ne pas être ridicule… loupé… cohérence saute-moi dessus !),  et sur d’autres postes une première : 2 ambulances en 15min ; une fissure à une épaule suite à des tonneaux, et un dépassement au-delà des piquets délimitant la piste… résultat, l’un d’en eux a traversé ca coque, et… sa jambe. Une grosse frayeur, une médicalisation sur place, un peu de couture à l’hôpital, mais rien de grave selon les nouvelles de la famille le lendemain.

Dimanche, il fait chaud pour la 2e manche essai, et le gros orage de la pause de midi n’a pas beaucoup rafraîchit l’atmosphère pour la manche course de l’après-midi. Entre voitures sur le toit, pendus, ou en pannes en et hors trajectoire, il a eu bien à faire, sans compter la manche jurassienne où le principal est d’arriver au bout…

Une belle édition, avec un peu moins de grosses batailles, mais qui nous à ravie, et nous donne toujours une envie de reviens-y, car le déplacement en vaut vraiment la peine !

Autocross Jurassien (Facebook)
www.3-nationen-cup.com
www.autocrossverband.ch

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Prochaines participations :

Tour du Val d’Aoste – 18 juillet
CCôte Ayent - Anzère – 26 et 27 juillet
Mémorial Orsières - Champex – 3 août

10.07.2014

Course de Côte La Roche - La Berra 2014

La 1ère manche Romande du Championnat Suisse de la Montagne faisait escale entre La Roche et la Berra, avec pour moi, une 5e participation. C’est aussi 1 an après ma coupure au doigt, un index auquel il a fallu du temps pour réussir à se plier. Le but, et heureusement atteint, pouvoir poser le poing fermé à plat sur la table sans gêne. Mais ça s’arrête là…  Il subsiste une perte de 25% de pliage, des tensions et des raideurs après l’avoir mis à contribution, une cicatrice sensible au choc et surtout au froid… pas pratique l’hiver à la patinoire… Ayant arrêté le tambour juste avant l’incident, je ne sais pas ce que cela aurait donné si j’avais continué…

Au vu de l’effectif restreint, je me suis retrouvé seul en poste, ou presque, puisque l’on m’a mis cette année, un adjoint de Direction de Course, afin de gagner du temps sur les dépannages rapides. C’est surtout une personne sur qui je peux compter en cas d’incident, afin de ne pas intervenir seul sur un virage dont la visibilité est réduite, et où la sono pour le public, masque le bruit des voitures qui arrivent. Le poste est donc le même que l’an passé, soit l’ancien intermédiaire, une épingle droite précédée d’un léger gauche, où la plus grosse gestion sera les bus navettes. Par contre la zone de freinage justement en légère courbe, devient piégeuse, car elle subit un affaissement, ce qui pourrait bien en surprendre quelques-uns.

Affiche Berra 2014.jpgSamedi, le montage du pavillon se fera sous la pluie. La 1ère manche a donc plus ressemblée à une grosse manche reco qu’une manche essai. Pour la 2e, la piste s’assèche, mais la sortie de l’épingle reste humide, de quoi voir quelques jolis travers à la ré-accélération, tout en essayant pour eux, de ne pas aller trop léché la bande caillouteuse extérieure, voire la glissière. La matinée sera calme, avec un balayage, le ramassage de deux petites pièces, et le parcage d’Adrian Bieri (E1 – Scirocco), tombé en panne quelques postes avant. L’après-midi ne sera pas plus animé, avec à nouveau un balayage, et l’arrêt de Pierre Tinguely (Reg-E1 – Kadett C GT/E), victime d’un arrêt moteur qui ne laissait rien à présager de bon. Avec 3 bus navettes déjà le samedi, la gestion a été bonne, car pas plus de 2 restaient sur place, et avec nos deux voitures, il y avait toujours un emplacement pour un véhicule en panne, afin de ne pas créer de gêne au concurrent suivant.

Dimanche, il fait frais mais sans plus, la journée s’annonce magnifique, jusqu’à… un orage pouvant être violent, annoncé vers les 16h. Et la matinée va être sportive. Qui a dit que la Côte était plus tranquille que les slaloms ? 5 remises de bottes de paille, une juste devant moi à la corde de l’épingle, et quatre 50m avant l’entrée du virage. Et à chaque fois, il a fallu la tourner, voire la changer avec une autre à proximité, pour éviter qu’au coup suivant, la botte déjà déchirée, n’éclate complètement sur le parcours, et que la paille ne perturbe l’adhérence au freinage. Dans les accusés, entre autre, Frédéric Neff (E1 – 911 GT3), Niki Zlatkov (E1 – Audi Quattro S1), et Eric Berguerand (E2-SS – Lola B 99/50) pas encore remis de son travers et son loupage de vitesse des virages précédents… Il faut également agir vite et retourner en poste, car mon collègue de la veille, a été remplacé pour les dépannages par une personne des constructions, qui lui ne gère pas la piste. Il y a également eu la redescente solitaire, contraire aux directives, de René Ruch (E1 – F355 Berlinetta) que j’ai stoppé, car les voitures doivent descendre accompagnées vu qu’elles ne sont pas assurées, et que beaucoup de bordiers circulent entre les manches. Une chose qu’il n’a pas appréciée : "Ha les Welsches !" m’a-t-il dit en secouant la tête et les mains. Désolé Monsieur, nous n’avons pas les mêmes valeurs… La matinée se termine avec 20 minutes d’avance, on tente alors de faire passer la 1ère manche course des SuperSérie pour gagner du temps sur la météo, mais tous ne sont pas prêts… tentative avortée et ainsi finalement annulée à 12h.
Après une pause effectuée à l’ombre des arbres, les manches courses seront à nouveau calmes, mais l’air ambiant de plus en plus lourd. Coté piste, mise à part un nouveau balayage et une botte de paille, on notera un arrêt de course suite à un problème public sur le bas du parcours. Pour ma part, je me suis permis, chose rare, d’effectuer une photo de l’Audi Quattro S1, dans le but de renouveler la photo de ma > page Facebook <, dans le même esprit que celle faite en 2011 au même endroit avec la Porsche 906 de Siffert. Opération réussie lors de son dernier passage, avec une photo enfin à la fois, nette, pile dans le bon angle, et avec le soleil au bon endroit. Mais il a fallu poser l’appareil assez vite, car sa sortie de virage était par contre nettement moins radieuse. Un frein à main et une ré-accélération inappropriée, et le voilà parti de l’arrière, le nez dans la botte de paille marquant la grille à la corde. Mais pas de quoi l’effrayer, il garde pied au plancher, laboure la partie terreuse et reprend la piste comme si de rien n’était. La journée se finira avec de l’avance, et… sous le soleil. A l’heure de la remise des prix par contre, c’est le gros déluge ! On a eu chaud dans tous les sens du terme, et aussi du fait que la foudre est tombée à quelques pâtés de maisons, alors que nous remisions le matériel de poste avec la responsable commissaire.

Un très bon week-end, malgré quelques actions ci et là, au détriment de la sécurité ou du respect, mais comme dit le Président de l’ACAF, "la passion fait oublier les quelques odieux". Et la bonne ambiance et l'accueil très apprécié prime. 
 
PS : Merci Yannick ;-)

www.acaf.ch

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Prochaines participations :

Auto-Cross Bure – 12 et 13 juillet

Tour du Val d’Aoste – 18 juillet
CCôte Ayent - Anzère – 26 et 27 juillet