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25.08.2014

Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers 2014

La Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers, avec les deux Valaisannes, sont les 3 seules courses, hors rallye, auxquelles j’ai participé sans interruption pour la 10e fois cette saison. Elle est de plus, ma 40e Course de Côte officielle. Et aussi étonnant que cela soit, j’en suis également très exactement à 40 officielles au niveau des slaloms, et des rallyes. Vous ajoutez 40…et 1 manifestions hors ASS, et vous avez le total de mes activités. Et toutes ces manifestations, cela en représente 40…et 1 différentes.

Affiche Rangiers 2014.jpgVendredi, en arrivant, je me déplace vers mon poste, que j’occuperai avec ma collègue habituelle ; le 28, soit le dernier avant la sortie de la forêt. Un poste que nous allons retrouver pour la 4e fois après 3 ans passé sur des postes alentours. Il va donc falloir s’y refaire, car à cet endroit, il fait très froid, et le soleil en direct n’arrive que très tard dans la journée. Mais il en vaut la peine, car c’est un passage extrêmement impressionnant et ultra rapide, dans un secteur où si ça sort, la signalisation aux autres pilotes est primordiale. Le poste est ok, j’ai juste fait un peu de nettoyage sur le chemin où nous mettrons les voitures, car des mini-arbustes y poussent chaque année, cela évite ainsi d’arracher les plastiques sous la voiture. Puis, visite traditionnel des parcs, qui sera plutôt courte, car le pré principal est quasi vide. Le peu ayant pris place, ont dû être sorti au tracteur, du fait d’un terrain très humide. Les pilotes ont été placés de l’autre côté du Doubs en quartier industriel. La soirée sera rythmée aux passages successifs de grosse pluie, et de ciel bleu.

Samedi, le rendez-vous est à 5h à la Caquerelle, il fait 10°C. Le brouillard est présent uniquement à partir de l’arrivée. Le nouveau Président nous salue, le nouveau responsable sécurité nous donne les instructions ; il y aura notamment des observateurs FIA en voiture et à pied, afin de contrôler que tout fonctionne. Arrivés en poste, avec sur-pantalons et multicouches, nous nous installons à la lampe frontale sous une fine pluie. Une fois tout bien installé, il fait jour, et froid… S’assoir car le week-end va être long pour les jambes, ou rester debout pour rester chaud… dilemme… Sur une route détrempée, la course commence enfin, ou presque… et pourtant, pas de brouillard, pas de problème radio, pas de problème chrono, juste la 1ère intervention pour… la voiture sécurité, tombée en panne 3 postes avant le nôtre, victime semblerait-il de siphonneurs. A chaque passage de voiture, un courant frais ne nous fait pas trop de bien. La 1ère attention sera pour Fabrizio Lovacco (E1 – Lancia Delta S4), montant au ralenti ; bien de côté, il sera dépassé après notre poste par son poursuivant. Dans les formules, on trouve plein de téméraires en pneus slick. Les quelques interventions du matin ont retardé l’horaire, y.c. la sortie de l’ambulance pour la chute d’un spectateur. En 2e manche, repasse Lovacco en mode rapide, avec une grosse glisse de l’arrière en sortie de virage. Puis ce sera un gros nettoyage de piste sur le bas du parcours, avant que ne sonne 13h30, fin de la… matinée, et donc la reprise de l’après-midi avec 15min de retard, et bien évidemment sans pause, que nous avons fait pendant les interruptions et la redescente des voitures.
Lors du 3e essai, Joan Liechti (IS – Kadett C-city) est annoncé comme ayant perdu de l’huile. Il débouche de notre visuel avec une grosse fumée et une grosse perte de puissance. Lui faisant signe, il s’arrête chez nous afin de rester dans un endroit visible. Je contrôle le dessous de la voiture, qui perd chez nous du liquide de refroidissement. Une fois les 2 poursuivants passés, le pilote sort du véhicule et ouvre le capot, dont une flamme s’échappe, probablement dû aux vapeurs d’essence ; un bref coup d’extincteur sera utile. Le soir au parc, il n’a rien trouvé, la voiture chauffe tout simplement ; ça promet pour le lendemain… mais il me remercie de ne pas en avoir mis partout. Après ça, la pluie revient, mais le soleil réapparaitra pour la dernière série.

Dimanche, nous allons directement en poste pour 6h, il fait jour, très frais avec un léger vent pas du tout agréable, et comme la voix en a déjà pris un coup (vive l’été), je rajoute une veste office de 6e couche. Encore plus humide, le brouillard est présent. Après 10 voitures, la course est interrompue de 8h à… 9h30 ! Entre temps, nous avons fait quelques aller-retour pour se réchauffer, et moi de sortir le bonnet ; j’adore cette forêt ! A 11h, le soleil est enfin là et on en profite durant les interruptions, car il n’est présent qu’en face ou au milieu de la route. Début de la 2e série de la 1ère manche à… 11h45 ! Pause de midi oublie-moi… Sur le coup de 12h20, un long crissement de pneus se fait entendre 2 postes avant en entrée du secteur, suivi d’un puissant impact, un nuage de poussière de paille, la voiture apparaissant en chandelle, traversant la piste en vrilles, s’écrasant sur la glissière, et disparaissant en tonneaux contre les arbres. Effrayant ! Dan Blaho (N – Evo X) vient d’effectuer une sortie qu’on ne voit qu’en vidéo, la plus grosse pour moi au niveau du visuel. A peine la voiture immobilisée, je descends sur place et demande les secours de suite après la confirmation de l’arrêt des départs. Sur la piste, bottes de paille explosées et blocs de rocher. Personne n’intervient avant que la suivante soit arrêtée, car c’est un endroit dangereux ; une courbe en dévers ultra rapide et sans visibilité. Ensuite tout le monde s’y met ; prise de contact avec un pilote en état de choc, déblayement de la piste et déplacement des véhicules pour faciliter l'accès des services de secours, puis balayage complet, remplacement des bottes et des glissières, et récupération des pièces éparpillées. Une intervention intensive qui m’a fait enlever des couches pour la 1ère fois du week-end, d’environ 30 à 40 minutes [edit JF : 60 selon la DC..., comme quoi...] , et qui restera gravée autant, mais quand même différemment, que celle d’Eric Berguerand au même endroit il y a 7 ans déjà... Les traces de frein sont impressionnantes, surtout par rapport à où elles commencent, à croire que quelque chose a bloqué dès le début à l’entame du virage... Le job en finition par les ‟ponts et chaussées‟ avec la glissière, j’échange deux mots avec une autre collègue un peu marquée par l’événement, puis je rejoints mon poste, l’estomac vide, et surtout, la boule au ventre… Difficile de manger après ça… Début de la 2e manche course… 14h35 ! qui se finira à 18h ! Les voitures redescendent sans que l’on ne connaisse la suite du programme. Le speaker a soit disant déjà annoncé que c’était la fin, alors que pour la Centrale la 3e manche est toujours à l’ordre du jour, de quoi poser des problèmes de sécurité avec les spectateurs. 45min plus tard, et après une nouvelle intervention de l’ambulance pour un spectateur, l’avis est officiel, la 3e manche est annulée, mais il faudra attendre 19h30 pour être libéré, car 2 voitures sont encore à descendre au parc fermé, et cela sur route fermée. Une situation que l’on connait sur cette course, mais qui dérange quand même un peu, surtout pour 2 voitures…

Une course qui restera principalement pour la sortie de dimanche midi, pour l’avoir vu en direct, avec tout ce qui s’est passé durant les 2 premières minutes… Malgré cela, et malgré n’avoir obtenu des nouvelles du pilote que le lundi soir (il a été libéré par le médecin qu'après quelques heures seulement), j’ai très vite récupéré. Probablement que les expériences vécues ces dernières années m’ont renforcé, et c’est tout bonus pour la suite.

> www.rangiers.ch <
> Championnat d'Europe <

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Prochaines participations :

Slalom de Genève – à suivre…
CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 20 et 21 septembre (à confirmer)
Slalom de Drognens – 27 et 28 septembre (à confirmer)

 

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