Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08.10.2014

Course de Côte Châtel-St-Denis - Les Paccots 2014

Après 2 ans d’absence suite à des matchs de hockey, me voilà de retour sur la Course de Côte Châtel-St-Denis - Les Paccots, dernière manche du Championnat Suisse de la Montagne. En 10 saisons ‟piste‟, c’est la 6e dont je parviens à participer à toutes les manches de Côtes Romandes.

Paccots-blanc.jpgSamedi, le rendez-vous n’est qu’à 11h, avec au programme 3 manches essais. L’organisateur nous a invité à diner dans un restaurant des Paccots, qui a la base n’était pas prévu, merci donc à eux. Un changement que le responsable commissaire n’a pas signalé à tout le monde… dommage pour ceux qui ont pris du pique-nique à double inutilement. Mon poste sera le 18, vers l’avant dernier pont, avec un collègue. Nous sommes impérativement deux, car nous devrons effectuer le 200m, c’est-à-dire annoncer au bus de chronométrage de l’arrivée, tous les véhicules passant devant nous afin qu’il puisse les valider avant qu’ils ne franchissent la ligne. Afin de garantir le suivi, un protocole écrit sera effectué, de quoi rester bien attentif tout au long du week-end. Pour ma part, je m’y colle sans autre, laissant la radio sécurité à mon collègue. La météo est excellente, et la journée va parfaitement se passer, et terminée par une fondue sous tente.

Dimanche, à la sortie de l’abri PCi, il pleuvine, et alors que nous sommes sous la cantine, il commence à tomber des cordes… l’écoulement de jonction entre les deux tentes a du mal à suivre. De quoi se remémorer l’annulation de la course moto en 2011… Par chance, cela s’arrête au moment où nous devons rejoindre notre poste, mais la piste va rester très mouillée, et la pluie revenir, humidifiant mon mouchard de passage, malgré l’installation d’un abri. Dans ses conditions, la participation aux deux manches essai du matin sera assez basse. La sortie de cette matinée sera l’œuvre de Roger Savoye (E1 – Swift B16), partie dans les balles de paille carrée 100m avant l’arrivée. Ces dernières ont reculé d’1 bon mètre, éléments qu’il faudra remettre en place avec la grue du camion pour éviter un angle vif. Pour notre part, étant 3 postes avant, nous avons mis un drapeau fixe, puis sommes aller donner un coup de mains.

Après une pause pris au soleil, l’après-midi va voir un événement peu commun. Un concurrent s’arrête au poste précédent, disant avoir été gêné par des… cailloux. Après discussion avec la Direction de course et le Jury, il sera autorisé à refaire sa manche. En fait, sur un poste, une voiture est restée en panne sur un dégagement, signalée par un drapeau fixe, car pouvant gênée les pilotes au visuel. A un moment, les commissaires ont dû balayer la piste, et le concurrent voyant à la fois des commissaires sur la piste et un drapeau jaune, il a lâché le pied. Comme quoi, il est préférable de retirer dès que possible les voitures gênant le visuel, mais aussi, que les commissaires s’expriment un peu mieux à la radio lors des événements de course. La piste étant sèche, les passages en léger travers vont se succéder. Lors de la 3e et dernière manche course, sort du double ‟S‟ Stephan Burri (IS – 106 MLP) en travers plus prononcé, qui va le faire sortir de la trajectoire idéale, et venant méchamment faire une énorme lèchouille aux glissières du pont. Alors que l’on se tourne pour se protéger d’éventuels éclats, pied au plancher, cela le propulse du même côté en sortie de celui-ci contre le talus. La voiture décolle en toupille pour percuter une deuxième fois le talus cette fois par l’arrière. La vitesse de rotation est multipliée et la voiture effectue un tonneau à 3m de hauteur. L’image arrêtée de celle-ci, le toit dans notre direction, est ineffaçable… Les dents se serrent, juste avant que la voiture ne s’écrase lourdement sur l’angle supérieur du coffre, avant de s’immobiliser sur les roues, enfin ce qu’ils en restent, après une dernière toupie. J’empoigne l’extincteur et pique un sprint de plus de 30m, au milieu des mottes de terre, et des multiples morceaux de plastique qui jonchent le bitume. A mi-parcours, je vois le pilote qui sort de lui-même. Il est sous le choc, ne comprenant pas ce qu’il vient de se passer. Je le fais assoir gentiment, histoire de gagner du temps, alors que mon collègue demande à ce que le médecin vienne sur place. Il faudra alors remettre la piste en état, avant même que le camion ne puisse s’approcher pour éviter que la terre ne soit écrasée. La voiture est en piteuse état, l’avant et l’arrière défoncé, 1 roue arrachée, 3 tordues, et les 2 attaches avant du siège… arrachées… Je pensais en avoir eu pour mon grade pour quelque temps avec la sortie de l’Evo aux Rangiers, et bien pas du tout… probablement le plus gros crash que j’ai vu en direct jusqu’ici.
Alors que la 2e série de cette dernière manche est prête, la pluie réapparait, et cela ne s’annonce pas bien… la DC décide d’annuler la suite, et le temps de ranger les affaires et de se mettre dans la voiture pour attendre le drapeau vert, c’est le déluge !

Lundi soir, Stephan Burri répond à mon message, un gros mal de crâne et des contusions, mais rien de plus. Ouf…

www.ecuriedeslions.ch

***   ***   ***

Prochaines participations :

Slalom de Drognens – à suivre…
Rallye de France WRC Alsace – à suivre…
Rallye International du Valais – 23 au 25 octobre (fin de saison)

Les commentaires sont fermés.