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28.05.2015

Rallye du Chablais 2015

Pour mon 45e rallye, mon 37e du Championnat Suisse, le Chablais annonçait la couleur avec comme invité Yvan Muller, multiple Champion WTCC, remplaçant son co-équipier Alsacien indisponible. Une 12e édition qui s’annonçait donc probablement avec une belle affluence public. Alors que certains ne l’ont pas vu, nous, deux fois ;-)

Plaque RdCH 2015.jpgPour ma part, le dossier 2014 a été mis sur le photocopieur, sauf que la secrétaire s’est plantée… aussi bien l’ES d’Evionnaz que la Super ES de Collonges, ont été imprimées en mode miroir… Après une ES disputée telle quelle pendant 3 ans, dont la 1ère partie n’avait pas subi de modification depuis la 1ère édition du rallye en 2004, c’est la révolution ! L’ES se fera à l’envers, soit dans une, sauf erreur, 6e version, histoire de changer cette ES de mise en jambe, enchainant parties rapides et carrées. Si le terrain est connu, tout doit être ré-analysé ; corde, équerre, public. Pour l’organisateur, chicanes et protections lourdes, sans oublier le plan B… en cas de problème avec le Rhône. L’ES perd ainsi 250m, car il est impératif d’avoir une zone tampon avant le CH, vis-à-vis de la route cantonale. Un joli petit casse-routine également pour mon équipe inchangée, dont l’ES reste la 1ère du rallye, et la seule en plaine le vendredi.
Pour Collonges, avec un départ sur la berge et une rotation dans le bon sens, comme disent certains, cela permettra d’avoir une zone de sortie moins cassante, mais modifiera la gestion des parkings et des accès public. Côté responsables, une personne passe sur une autre ES, mais sa remplaçante connait déjà les lieux, ce qui donnera 4 personnes à 100% et moi en plus le samedi. Comme il n’y aura plus de contact direct entre les concurrents et le public sur la zone de départ, je risque de me retrouver sur le parcours, soit pour le Y de sortie, soit pour le CH de sortie, ceci se décidant peut-être au dernier moment selon les effectifs commissaires. La visite sur le terrain avec le responsable d’ES et celui des infrastructures, nous a fait constater les quelques inconvénients sécurité de cette boucle inversée. Idem pour moi sur l'ES de Vernayaz quelques jours auparavant.

Sur le dossier, les postes sécurités ne changent pas, mais il y a quand même des éléments quantitatif à revoir, et de plus, les éléments de ralentissement ne seront définitifs que juste avant les recos, car il faut les avoir sous la main pour décider de comment les poser, afin qu’ils jouent leur rôle, et ne créent pas un danger supplémentaire. En espérant que l’emplacement du CH et du DES ne soit pas mis à mal par la météo, car prévu en plein couloir venteux, au milieu des prés entre les deux éoliennes… Le dossier est passé de 29 à 19 pages ; seuls les postes y sont dès à présent mentionnés, tout le reste qui sont principalement des accès est à faire selon les coutumes. Durant la tournée des bordiers, le constat est que le long de la route en terre côté Evionnaz, le canal est à son niveau maximal, et même le bas-côté opposé s’est transformé en étang. Côté panneaux de fermeture de route, 2 annoncent le rallye le… 27 mai ; petit bricolage donc avec scotch et couteau suisse. Nous bénéficieront de 3 nouveaux type de signalisation : des flèches directionnelles en bâches, bien plus visible, qui seront ajoutées à certains endroits chauds, bien que si la route est très large, pas évident à poser ; des panneaux d’interdiction public double face, un poil petit, mais très pratique pour créer des zones et non plus des limites avec de la balise, bien que selon les endroits l’ancienne méthode reste nécessaire ; et des avis de sortie d’urgence, idem qu’en France, ainsi plus d’excuse, si ça gêne, on pousse ! Pendant ce temps, du côté du Val d’Illiez, c’est le stress, car suite aux intempéries, une ES va devoir être modifiée avec l’accord des autorités. Mes commissaires uniquement sécurité, avec les 2 supplémentaires annoncés en dernière semaine, seront 16 pour 15 postes, dont 4 groupes de 2. En supprimant les 5 postes qui ne sont que rarement couverts, j’arrive donc pas trop mal à assurer les 10 restants et indispensables, y.c. en étant bien sur la zone de la Balmaz, en espérant qu’il n’y ait pas d’imprévu. Dans le lot, très peu ont déjà fait cette ES et plusieurs me sont inconnus, voire peut-être nouveaux, la répartition n’est donc pas évidente, sur une ES avec bon nombre d’accès public et zones techniques.

Le jeudi des recos, dans une température estival, tour de piste pour voir comment ont été posés les éléments lourds (une chicane en moins, mais le rajout de 3 secteurs de ralentissement et des protections de terrains privés), et faire le compte des piquets qu’il faudra planter le lendemain pour les cordes et les flèches directionnelles. En discutant avec le gérant des cantines de la Balmaz, malgré qu’il est prévu de poser 2 balles de protection, il ne souhaite pas installer celle côté Vernayaz, car étant en pleine trajectoire dans cette version ; pour lui, il prend également des responsabilités en cas d’incident, il a de la peine à trouver des bénévoles, et il ira aider à gérer celle de Collonges le lendemain, donc bien assez occupé. Une bonne nouvelle pour moi, mais cela pourrait créer des mouvements de personnes d’un côté à l’autre. Autre élément encore à gérer, le bistro du rendez-vous habituel est toujours fermé, sans délai et téléphone coupé, il faudra ainsi trouvez une autre enseigne et avertir les commissaires du changement.
Le montage des cordes s’est donc fait le vendredi, sous la flotte ! et le vent !! Après avoir juré sur le premier km et demi, j’ai réussi à canaliser mon énergie ;-) et faire abstraction (aussi facile à dire qu’à faire…). Pas sûr que le siège de la voiture sèche en une nuit… Dans cette configuration, il y a eu tout de même plus à faire qu’habituellement. Arrivée en bout d’ES, la pluie s’est évidemment arrêtée, mais bien plus vite que ce qu’il était prévu.

Durant les recos, samedi la neige n'est pas loin, forte bise le matin, puis l’air s’est bien réchauffé avant que le ciel ne se couvre, avec une bonne affluence de 133 passages. Dimanche, comme les ES, l’inverse ; le matin température agréable sans vent mais couvert, puis soleil et fort courant l’après-midi, alors que l’affluence n’a été que de 44 passages, le temps a plutôt passé long. Samedi, il a fallu préciser un dessin du roadbook, car un ralentisseur portait à confusion chez plusieurs équipages, et dimanche matin, refaire un banderolage pour remplacer une balle de foin ayant été trainée sur 30m (plus loin t’arrivais pas ?) probablement par un véhicule agricole selon les traces. Il faudra donc tenter de la remettre le jeudi à mains… en faux plat montant et légèrement déchirée, c’est pas gagné… L’occasion de profiter aussi d’une dédicace sur une casquette Citroën, de la part de notre dernier concurrent dimanche soir, celui de la star du rallye… Sandra Arlettaz ;-) Côté météo, ce n’est pas folichon, mais à voir l’évolution, cela pourrait être mieux que prévu…

Mercredi soir, mise en place des vaubans sur la zone VIP à la Balmaz, et constatation qu’une grosse cassure a été re-goudronnée sur le parcours… une bonne idée mais un peu tardive et ennuyeuse, car après les reco, dans un gros freinage, probablement avec de la pluie, et avec du public en face… cette zone ne me plait déjà pas vraiment… Pour certaines choses, on sait assez dire ‟c’est du rallye‟…
Jeudi, montage, heureusement bel et bien avec mes 2 adjoints, ce qui n’était pas forcément assuré pour raison personnelle, mais sans autre aide. Avec un nouveau parcours, pas de temps à perdre ; prise du matériel à 8h, avec à chaque zone cette remise en question face à une nouvelle configuration, avec une fin de montage à 17h30, y.c. la remise en place de la balle de la chicane de la forêt ; merci à mon adjoint pour avoir eu une idée qui nous a grandement facilité la tâche. Sur la zone du goudronnage, le rajout d’un signal de danger, et une zone public inchangée à l’idée du montage initial, puisque la météo s’annonce finalement sèche. Le soir, apéro de présentation, avec une belle rétro des 40 ans du Championnat Suisse des Rallyes.

Affiche RdCH15.jpgVendredi matin, rien n’a bougé, mise à part la balle de la berge, qui a été avancée de 25 cm, peut-être touchée par le camion des barrages lourds, que nous décidons de ne pas remettre en place. Le Rhône quant-à-lui est calme, et aucune précipitation n’a eu lieu sur le Haut-Valais, malgré les incertitudes de la DC. Au rendez-vous de 8h30, 3 commissaires sont manquants, dont 2 excusés ; pas de chance, ce sont ceux qui devaient être avec des novices. Etant sur des postes sans trop de risque, je décide de ne rien changer. Au DES, le montage des tentes va pouvoir se faire sans que le vent ne soit déjà trop conséquent, mais il va gonfler assez rapidement, de quoi bien agité le matériel, qu’un motard de la sécurité belge nous a spontanément aidé à haubaner, étant donné que nous n’étions que 2, avec mon adjointe pour tenir le poste, accompagné d’une personne des chronos. Pour ma part, carnets, mouchard et annonces radio en ‟en one to one‟, et attaché à la laisse de l’antenne ; peu de manœuvre donc, et il a même fallu écrire 3 rapports en même temps... mais le casque sur les oreilles permet de rester concentré. Le seul incident déclaré, est la disparition d’une voiture sur la terre, et déjà dans ma tête une idée d’amélioration… Durant la pause, vu sa durée, tour de piste pour faire un petit état des lieux, et de constater qu’effectivement elle aurait passé au canal dans le virage du rocher, j’ai donc remis en état le banderolage de sécurité puisque installé pour les reco. Constat également que le vent a été violent, car des piquets de cordes se sont déplacés d’ 1 mètre de leur trou initial... certains photographes ont encore sévis… de quoi ravir les propriétaires des terrains… Un coucou aussi à ma commissaire de la chicane de l’autoroute, qui apparemment, bien que seule et un peu à l’étroit, apprécie beaucoup le poste. Le 2e passage se fera sans aucun souci, mise à part qu’en fin de journée, de nombreuses voitures arrivent avec des pointages à 2 minutes d’écart... ça devient longuet… Après rangement du DES, je rejoints les commissaires pour leur remettre les prix souvenir et les libérer, pendant que mes adjoints effectuent le ramassage du matériel, que nous amènerons directement au local, en ne gardant que les tentes et quelques panneaux pour la Super ES.

Samedi, départ vers cette dernière, sur laquelle je suis adjoint pour la 5e année, pour terminer le montage de la zone du STOP, préparer le montage des tentes, et aider à l’accueil et la mise en place des commissaires. Une équipe pour le CH de sortie ayant été trouvée, j’ai effectué les quittances de passage sur le Y de sortie, et de constater que la corde n’ayant pas été piquetée, la route est rapidement devenue caillouteuse… que nous avons libérer des plus gros morceaux de temps à autre. A noter 3 incidents, dont le 2e est une sortie sur le poste précédent, pendu sur le bas-côté après avoir taper un rocher. L’équipage repart, aidé par des spectateurs, en étant au préalable sorti du véhicule pour le contrôler, mais après 1m seulement, perd la roue arrière et continu, pour s’immobiliser vers le départ, et tant mieux ainsi, car la perdre dans la descente rapide et bosselée ou en bord de zone public, n’aurait été agréable pour personne… Excellente gestion des commissaires sur place qui n’ont mis aucun drapeau, mais uniquement fait des gestes claires puisque cela passait, évitant ainsi des rapports et temps forfaitaires. A la pause, tour de piste pour ramener la roue à son propriétaire, contrôler la piste, et par la même occasion, éjecter sans compromis un photographe placé derrière la chicane, dans l’axe des traces d’une précédente sortie, se disant protégé derrière un arbre d’un diamètre de… 20cm… et sans chemin de fuite… faut pas abuser non plus. En fin de 2e passage, rangement du matériel depuis le CH de sortie jusqu’au Y de sortie, et de constater que tout le reste a déjà été retiré. Super boulot qui nous a permis de finir rapidement, et à 21h le bus était propre et de retour chez son propriétaire. C’est pas souvent qu’on arrive à finir aussi bien les 2 jours de suite.

Dimanche, dernière ronde avec arrêt à chaque poste, pour la recherche des derniers piquets, ainsi qu’observer aussi bien les traces de roues que de pieds dans l’herbe, histoire de savoir quoi améliorer l’an prochain, en croisant même le chemin d’un serpent non identifié… La vision des caméras embarquées aussi est précieuse, elles montrent de belles choses, mais également ce que l’on n’aurait pas voulu voir… L’accès public me gênant le plus est celui coté Dorénaz, il faudra donc le préparer différemment. De plus, une demande a été faite pour rajouter un poste sécurité sur la terre dans le secteur de la sortie de route, mais faut-il encore que les effectifs commissaires permettent de le couvrir.

Un grand Merci à mon équipe avec qui j’ai eu à nouveau beaucoup de plaisir. Cette édition a été excellente, comme souvent au Chablais. On peut donc mettre les bras au repos jusqu’en octobre, et commencer à chauffer les cuisses… ;-)

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Prochaines participations :

30-31 mai – Slalom de Bure
06-07 juin – Slalom de Romont
20-21 juin – Slalom de Chamblon 

13.05.2015

Tour de Romandie 2015

Pour ma 5e participation au Tour de Romandie, ma 10e course cycliste sur route, deux choix se présentaient. Soit m’engager avec le service du feu pour la traversée de la ville, mais les inscriptions n’étaient pas assurées, car cela dépendait si le dispositif de base de l’organisateur était suffisant ou pas, et cela a d’ailleurs été annulé. Ou alors attendre l’habituelle demande aux commissaires de piste par le responsable sécurité, le même qu’au RIV, car il le fait généralement pour couvrir certaines descentes, comme celle du Col des Planches l’an passé. Pour cette édition, il a besoin de 20 personnes sur le secteur de Vérossaz, pour couvrir la descente entre Les Giettes et Daviaz. Vu que c’est un samedi, je me suis engagé avec ce dernier.

Affiche TdR15.jpgDe là, on peut atterrir n’importe où, aussi bien dans un village, que perdu dans la forêt, et ce genre de planton n’attire pas les foules. Pour ma part, je préfère effectuer le job des quelques 170 motards de la sécurité, en gérant un carrefour ou rond-point, avec en plus, du directionnel pour les concurrents, être actif quoi, mais voilà… la sécurité demande de tout, et je ne suis pas motard. Mais je me rattrape en effectuant des courses en local, comme le mois passé avec le Grand Prix Valloton. Après être partis de Fribourg, les coureurs effectuent les Mosses, les Giettes, le Fays (la petite Forclaz par l’ancienne route du Col), et Champex, soit 4 passages de 1ère catégorie. Le rendez-vous avec le groupe est à 14h au point haut des Giettes, auquel j’accède en sens inverse depuis Massongex, et de constater qu’il n’y a pas de dégât dû aux intempéries de la nuit précédente, mais tout de même bon nombre de traversées d’eau, et de secteurs mouillés et sales, sans compter ces virages très serrés ; une descente qui s’annonce donc périeuse, avec de multiples panneaux « épingle » et bloc d’isolation installés. Le matériel nous est amené par deux amis motards de la FMVs, et le groupe est pris en charge par un responsable d’ES rallye. Le passage des coureurs est prévu entre 15h30 et 15h45, avec une fermeture de route 10 à 15 minutes avant la tête de course. Mon emplacement est le 387e (!) poste du dossier de sécurité de l’étape, le 1er accès 300m après le sommet des Giettes, un chemin donnant sur des habitations dans… la forêt. Alors qu’habituellement dans ce genre d’endroit je ne vois pas même un écureuil, sort un bordier en voiture 30 minutes avant, et plus tard d’autres à pied pour venir voir le Tour. Le passage se fera à l’horaire lent, soit dès 15h45, puis l’air se rafraichi, et quelques gouttes tombent. Avant même la queue de la course, arrive un automobiliste que j’arrête sur le côté, alors qu’il a quitté une place en terre en suivant une voiture d’équipe isolée, qui ne ressemble pas vraiment à un balai, malgré ses dires… A sa suite, un groupe de papy à vélo puis 2 jeunes du coin avec à leur suite, les derniers coureurs. Malgré une bonne gueulée, tous n’ont pas respecté mes consignes, et c’est une moto avancée qui les a éjectés à coups de klaxon.

TdR15final.jpgUne fois le balai passé, je prends la route à sa suite, après avoir rendu la chasuble officielle à un collègue, pour regagner l’autoroute, et aller au rond-point de la Porte d’Octodure pour y donner un coup de mains spontané, tout comme je l’avais fait l’an passé. Le timing le permet tout juste, car l’horaire prévoit un décalage d’1 heure entre Les Giettes et la redescente du Col de la Forclaz, alors qu’il faut un temps de trajet de 30 minutes plus le quart d’heure de course. Par chance, j’arrive en même temps qu’un groupe de motards, du coup, on m’autorise à traverser le tunnel du Mont-Chemin, qui est déjà fermé à la circulation dans ce sens. Erreur ou volontaire, cette fermeture a été effectuée bien trop tôt à mon sens, d’au moins 20 minutes, tout ça de circulation en direction de l’Entremont bloquée en ville pour rien, et doublement, puisque qu’après le passage du 1er balai, ils ont été à nouveau stoppés quelques centaines de même plus loin pour le 2e passage… Clairement stupide, puisque le parcours ainsi dessiné en traversant le centre de Martigny-Croix, devait à mon sens justement éviter que l’axe du Gd-St-Bernard ne soit coupé 2 fois ou trop longtemps. Arrivé sur place, soit de l’autre côté du tunnel, la tête de course est tout juste en train de traverser Martigny-Croix en parallèle à quelques 100m de là. Après prise de contact avec un agent de la Cantonale, je mets ma veste pluie vue que celle-ci s’amplifie, et je donne un coup de mains pour gérer la zone, car ces 100m sont vite bouchonnés, il faut donc faire signe aux automobilistes, palette en main, de passer par le tunnel, pour ne pas bloquer le secteur. Je prends également contact avec le chef du groupe des motards de la zone qui est une connaissance, à qui j’offre ma disponibilité, et il en est très content, car la sortie des stations-services n’est pas encore bien couverte, et il y a pas mal de monde, poste que j’occuperai dès le passage de la moto de fermeture. La coupure va durer assez longtemps, les retardataires étant de plus en plus distancés.

Fin de mission vers 17h15, un peu humide… mais en ayant été doublement utile, et surtout un peu plus actif sur le 2e poste.

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Prochaines participations :

22-23 mai – Rallye du Chablais
30-31 mai – Slalom de Bure
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10.05.2015

Critérium Jurassien 2015

Le Critérium Jurassien a commencé en début d’année par une assemblée, où nous sommes arrivés 30 minutes en retard… vive la neige sur le contournement de Lausanne… et forcément plus tu roules moins vite, moins la neige tient pas au sol…… logique ;-) La Blécherette - Cossonay : 1h15 ! avec 10 à 15cm… Merci au comité de nous avoir attendu pour commencer.

Plaque Crité 2015.jpg11e participation, la 7e dans les responsables d’ES du Crité, et après 2 ans sur le Col des Rangiers, l’équipe des Valaisans retrouve la spéciale de Alle, et pour ma part, dans une 3e version, soit un départ de Vendelincourt pour 8km810 sur les bétonnées, toujours en 3 passages. En gros, la même qu’en 2011, sans la première partie sur Cœuve, mais avec une chicane supplémentaire juste avant le fameux croisement en ‟X‟, histoire de couper la vitesse avant ce passage un peu exclusif. L’ES s’était effectuée la dernière fois en 2012 mais à l’envers, année inoubliable, puisque nous avions repris seulement 3 mois avant et pour 1 édition, la grande de St-Ursanne avec deux autres collègues de la région le vendredi, et que j’avais rejoint l’équipe de Alle le samedi, sous une pluie a-bo-mi-nable !… Le rendez-vous commissaires a été difficile à organiser, le bistrot habituel semble en vente, les autres soit fermés, soit pas ouverts avant 9-10h, et une demande pour 5h15 leur a fait très peur... C’est finalement à l’hôtel de la gare de Vendlincourt que nous trouverons un sympathique patron, venant de reprendre l’activité de son fils, prêt à nous accueillir.

Le samedi des recos, le temps se gâte, nous avons droit à un rafraîchissement et quelques averses, qui ne donnent pas du tout envie... déjà que je ne suis pas très impatient de retrouver ces bétonnées… Une journée assez calme, mise à part l’arrêt d’un équipage, à qui j’ai (à nouveau) rappelé pourquoi les recos n’étaient pas autorisées ici le dimanche. De ce jour unique, je suis rentré samedi soir, ayant prévu une autre manifestation de sécurité active le lendemain (voir la note précédente).

Jeudi, programme habituel : départ avec mon chef, prise du bus que je garderai, chargement, repas, et montage à 3, plus 2 aides. Et comme la météo ne s’annonce pas terrible, nous décidons de faire le plus possible, sous une température élevée et lourde, qui n’annonce rien de bon… Là aussi un équipage nous a fait une variante, plutôt gonflée, la DC a donc été avertie de suite, et je me réjouis de les retrouver au Chablais pour un petit tête-à-tête… En soirée, prise du dortoir à l’abri PCi, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y fait pas chaud… et donc mal dormi.

Affiche Crité15.jpgVendredi, pluie et température en chute libre sont bien au rendez-vous. Nous effectuons des rajouts après avoir récupéré quelques piquets au matériel, le dispositif lui n’a pas bougé. Gros point négatif, seuls les barrages lourds de fermeture de route de la cantonale Alle-Coeuve ont été posés, et encore moyennement bien, tous les autres manquent à l’appel, ce qui signifie un risque de blocage des sorties de secours, et des embêtements supplémentaires pour les commissaires, qui ne seront que 16 pour 12 postes, ayant déjà pas mal à faire en effectif limité, vu les nombreux accès public. A l’accueil de 15h, nous décidons donc de ne pas couvrir 3 postes, secondaires selon notre connaissance du terrain. Après la mise en place, retour sur le DES où j’ai fait starter, pas la meilleure place lorsqu’il pleut, mais les commissaires sont sûrement moins bien que nous… Décidément, Alle m’en veut… Ronde 2004, Crité 2011, 2012 et 2015… 4 présences sur cette ES, 4 fois la pluie à ficelle… Sur la ligne de départ c’est un peu le stress du côté équipages, le routier est apparemment un peu limite, et certaines Slowly (voitures anciennes parties avant les VHC) et ouvreurs ne sont pas équipés correctement. C’était également l’occasion de tester les ‟mickey‟ sur le DES, et mise à part que cela limite un poil les discutions entre nous sur le poste, c’est tout de même idéal pour ne pas être gêné par le bruit des moteurs, être toujours à l’écoute des postes, et en plus garder les oreilles au chaud ;-) Au terme de l’ES, après un tour de circuit en guise de contrôle, souper au centre du rallye, mise en charge des radios et remise en état des dossiers commissaires détrempés, pour se coucher après minuit, dans des locaux toujours aussi frais, pas top après une telle journée.

Samedi, après une petite nuit de 4h, les souliers, pantalons, casquette, gants,… sont encore bien humides. Les 20 minutes de bus avec chauffage à fond, vont assez bien passer. Le rendez-vous est à 5h15, soit 1h avant au lieu d’1h30, car nous n’avons que 3 nouveaux commissaires par rapport à la veille, un gros avantage, mais 1 seul de plus sur le nombre total. Sur le terrain, pas grand-chose à refaire, mise à part un poste qui a vu ses panneaux cassées ou disparaitre… et impossible de les remplacer. Très vite, malgré le soleil, une bise transperçante va faire son apparition et ne pas nous lâcher. Le visage déjà marqué par la météo de la veille, la journée va être longue, et déjà une Slowly a besoin de la dépanneuse sur la piste. Après le 1er passage, tour de piste pour un contrôle, la remise en place de piquets de cordes, car devenus dangereux, et la reconstruction du panneau de l’AES avancé, ayant été percuté et en 4 morceaux : ou comment faire un puzzle avec… le peu qu’il reste dans le bus… D’abord il faut retrouver le morceau qui se promène dans le champ de colza… Par chance, les panneaux sont en bois compacté, et non en plastique, donc il est encore possible de le faire tenir. Le piquet cassé, un piquet tordu récupéré précédemment, de la rubalise pour serrer le tout, et hop ! sauf que la bise n’aide pas… au pire comme les panneaux sont doublés, et le colza pas encore en fleur, pas trop de risque de danger, tout est bien visible.
Après une petite grillade, le 3e passage va voir une voiture tomber en panne en bord de piste, j’ai ainsi avisé tous les équipages suivants de son emplacement, élément qui m’a fait du bien, vu qu’il m’a fait bouger, et un peu oublier la météo. A noter qu’un navigateur a réussi à se présenter ce jour-là 2 fois sans avoir le casque attaché. Au terme de l’ES, récupération de l’ensemble du matériel que les commissaires ont réuni à chaque poste, et balayage de principalement 7 zones, car nous devons rendre les routes en ordre. Déchargement au matériel, lavage du bus, allégement de l’équipement personnel, souper et remise des prix, puis dodo mérité, où pour une fois la fraicheur de l’abri ne s’est pas fait sentir, au vu de la bise toujours bien présente à l’extérieur…

Le retour s’est fait dimanche matin, comme depuis quelques années, histoire de ne pas prendre de risque. Merci aux commissaires qui ont rempli leur engagement malgré cette météo, expérimentés ou novices. Souvenir de ma 1ère course au Jura, le 25 septembre 2004, avec 3 passages le même jour, sous une pluie battante…

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Prochaines participations :

2 mai – Tour de Romandie (à suivre…)
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30-31 mai – Slalom de Bure