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24.06.2015

Slalom de Chamblon 2015

Le Slalom de Chamblon a connu une nouvelle sueur froide : les inscriptions commissaires ont eu beaucoup de mal à rentrer. Sur un nombre idéal de 50, il n’y en avait que 27 le week-end précédent. Suite à un appel relayé par la > page FB du blog <, le chiffre est monté à 35 en 24h, puis 42 au final, permettant tout de même d’effectuer le parcours dans sa totalité. En plus des différents messages de la responsable, celui du blog a été partagé à plus de 64 reprises (car je ne les vois pas tous), pour plus de 5500 personnes touchées. Merci à vous. C’est donc 15 réponses positives qui ont ainsi pu être récoltées, merci à eux ! Mais ne pas oublier que la situation n’est pas toute rose non plus pour les autres courses à venir… Pensez-y !

Seul slalom que je n’ai jamais loupé en 10 ans, et surtout seule course où je n’ai jamais changé de poste, je retrouve donc le 10, la fameuse chicane en descente derrière la bosse, où il ne faut pas avoir peur de faire des allers-retours entre la piste et le poste qui est à 2m en dessus de celle-ci. La statistique de l’an passé, qui avait vu 74 cônes déplacés, a d’ailleurs été reconduite, histoire de voir si c’était effectivement une année calme, ou si cette impression était due au fait que l’on était 2 en poste.

Gilet Chamblon.jpgSamedi matin, je suis seul, car les effectifs ne permettent pas de trop de faire différemment, mais cela ne me dérange pas, car en 10 ans, je ne dois y avoir été accompagné que 3 ou 4 fois. Le lieu, les variantes et risques sont connus, et je suis conscient de l’ordre des priorités à donner en cas d’incident, indispensable à cet endroit. La seule fois où j’ai connu des soucis, était du fait que la radio était parasitée, et que je n’entendais plus arriver les voitures de derrière la bosse : une situation résolue après échange de la fréquence avec la DC. Le reste, c’est sport, très sport, mais c’est le job, et le poste me plait, car c’est rare de voir une chicane d’en haut. Le ciel est couvert et frais, mais je me suis très vite réchauffé, en replantant quasi tous les piquets de la limite public dans le pré derrière mon poste, ceux-ci ayant été planté d’à peine 15cm, et tombant par l’emprise du vent sur les banderoles. Côté botte de paille, c’est l’inverse, c’est plutôt le réchauffement climatique, car il manque celles pour signaler les grilles, et les manches reco étant déjà annoncées partantes, j’en ai récupéré une moins importante pour marquer la 1ère grille, car malmenée chaque année. Une autre me sera amenée plus tard. Mon collègue du bas aussi va se réchauffer en agitant les bras, car lui aussi, chaque année, a le plaisir de signaler à certains que la piste ne tourne pas à gauche, mais à droite… Il y en aura 5 (!) le samedi, dont 2 en manche course, et 2 le dimanche malgré l’ajout d’un cône couché au sol. A 10h, le soleil pointe enfin ; les bataillons de scarabées sautent alors sur tout ce qui est jaune, et les escadrons d’hirondelles font du raz motte. La 1ère cabriole sera l’œuvre d’une Mini, partie en glisse derrière la chicane et pouvant repartir après un petit tour dans le pré. A noter l’excellent comportement des Loco qui ont parfaitement tenu leur rôle, aussi bien samedi que dimanche, ça change d’il y a 2 week-end…
Les stat des manches essais sont dans l’esprit de 2014, et celles des manches courses seront un peu plus élevées, avec notamment 4 cônes de suite (!) en L2… et 3 en L3. En temps normal ce n’est pas trop un souci, mais là pas vraiment le temps de remonter le talus entre deux, il faut donc mémoriser les numéros… c’est chaud ! J’ai même attendu 20min pour récupérer un rétroviseur en bordure de bitume, trop en contre bas pour avoir le temps d’aller le chercher en étant seul. En 2e manche essai, la botte sera belle et bien percutée de plein fouet, mais par chance pas de casse vis-à-vis de la grille, je l’ai donc à nouveau échangée et demandé une autre.

Affiche Chamblon 2015.jpgDimanche au réveil, il pleut, mais cela va vite se calmer à l’heure du rendez-vous, pour reprendre légèrement une fois en poste. Avec moi un aide bienvenu, même si le dimanche est en principe nettement plus calme que le samedi. A 9h, la trajectoire est déjà séchante, soleil discret, vent frais jusqu’à midi. La stat du dimanche matin va plus que doublée sur 2014, merci les OPC… A noter qu’en 2e manche essai, un rallyman à pot de yaourt va perdre la maitrise avant même la 1ère porte en la percutant, ramassant la 2e, et montant le talus de travers… Il a failli nous faire peur… De la chance pour lui, car il n’a pas été loin de partir en tonneau(x). Du coup, comme si le fait de descendre et remonter le talus tout le week-end n’était déjà pas assez fatiguant, il nous y a fait plein de trous…
L’après-midi sera nettement plus calme, avec seulement 1 cône. Malheureusement avec tout de même plus d’une heure de retard sur l’horaire, qui nous a fait terminer tout comme la veille, après 18h30.

Et la statistique alors ? 21 de plus que 2014, soit 95 cônes ! Si l’on tient compte des 4 puis 3 de suite, et de 4 doubles, cela fait 86 descentes de talus, pour autant de remontées...

www.ecuriedunord.ch

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Prochaines participations :

27-28 juin – Slalom de Bière
4-5 juillet – Course de Côte La Roche - La Berra
11-12 juillet – Course de Côte Massongex - Vérossaz

11.06.2015

Slalom de Romont 2015

Le Slalom de Romont s’annonçait chaud, il l’aura été dans tous les sens du terme… Ici, tu sais d’office que le lundi sera pénible. D’un autre côté tu gardes espoir en te disant que tu as déjà fait Bure, donc tu es déjà dans le coup et rodé. Mon œil…

Romont.gifSamedi
, posté pour la 5e fois de suite (y.c. avec Drognens) au portail, la matinée sera comme de coutume fraiche, grâce aux arbres. La mise en place sera faite très rapidement, car la journée s’annonce chargée. Manque de chance, des problèmes radio vont nous retarder d’une 20aine de minutes. Suite à un effectif limité, la responsable commissaire est en poste, et comme moi, seule ; de mon côté, ce n’est pas des mieux s’il y a des interventions, car cela rendra difficile la gestion de la traversée public, mais le samedi n’est encore pas trop encombré. Et l’animation ne va pas tardée, car le cône extérieur devant la bordure a été resserré, et il n’aura pas fallu 10 voitures, pour que celui-ci se fasse emmené jusqu’au bout de la 2e place… Dans cette même 1ère manche essai, un concurrent arrive bien trop vite et tape le talus herbeux, laissant une garniture, redonne plein gaz, passe sur le cône, et frotte la bordure… pas fute-fute le garçon. Entre temps, on m’a appris la triste nouvelle du décès d’un collègue commissaire, des suites d’une courte maladie… :-(
En 2e manche essai, une voiture tombe en panne dans la montée vers la place, elle parviendra tout juste en haut, puis sera poussée en sécurité par la collègue du poste suivant. En 2e manche course, un concurrent frotte la bordure en y laissant de ses gentes, une belle trace orange… c’était au poil. La journée a été très chaude, les interventions minimes, le public présent mais sans plus, les pensées… ailleurs…

Affiche Romont 2015.jpgDimanche, il fait un peu plus frais, car un léger courant est présent, et une averse est prévue dans l’après-midi. Cela n’empêche pas que, dès que le soleil a eu grimpé sur la pointe des arbres, il ne s’est pas gêné de nous arroser de ses rayons. Côté effectif, les 2 postes des chicanes supprimées sont équipés de feux tournants, ce qui permet de repositionner ces commissaires. On m’a attribué un collègue de poste, qui roulait le samedi, lui laissant la radio pour la journée. Et là aussi, cela va commencer très fort. Arrivant trop vite, Yann Rohrbach (N/ISN – 106 1.6) va taper sur les freins tout en essayant de braquer, la voiture finit à quelques centimètres des cailloux par-dessus le cône, la roue avant droite dans l’herbe, la gauche sur la bordure. Etant aux drapeaux, j’envoie mon collègue pour stopper les envies de marche arrière du pilote, car la roue bien que droite, est visiblement défaillante. Bien vu, roue désarticulée, et cardan coulant à flot. Le nettoyage sera fait avec le super absorbant nommé béton… et du côté des constructions, ni absorbant normal, ni pelle… espérons donc qu’il n’y ait pas de casse plus conséquentes dans la journée… Par contre leur ‟délicatesse‟ d’envoyer du ciment sous la voiture à coup de 1/3 de bidon à moyennement été apprécié par le pilote, qui est venu se plaindre d’avoir dû nettoyer plus que prévu… Désolé tu n’es pas au bon guichet. Du côté de la chicane précédente, dans la cuvette, sa court après les cônes, mais aussi après les pièces, une voiture étant sorti de la chicane un peu en travers, elle a passé par-dessus une grille et y a laissé des morceaux de son fond plat, dont un jusque chez moi. Plus tard, c’est Michael Kuster (E1 – A.R. Alfasud Sprint) qui a percuté le 3e cône d’un bruit violent. Le disque du numéro de porte collé en guise de phare, je lui ai ouvert l’échappatoire, et nous avons ensuite ramassé plus d’une 20aines de morceaux de fibre et autre grilles éparpillés sur la piste, et le plus vite possible, pour éviter que les suivants ne roulent dessus. A côté de cela, il faut rappeler à l’ordre bien du public qui ne sait toujours pas à quoi sert une banderole qui barre un accès. Je tenterai de créer des affiches avec des logos pour la prochaine fois ; l’espoir fait vivre.

En 1ère manche course, Stephan Burri (E1), notre cascadeur des derniers Paccots (qui pour rappel s’était méchamment envoyé en l’air avec sa 106 MLP sous mes yeux), sort de la chicane et voit sa roue arrière gauche dépasser sa nouvelle Polo. Le portail me masquant une partie de la vue, je me déplace drapeaux en mains pour être en face de l’objet, mais m’aperçois rapidement que ce dernier arrive à grande vitesse, impossible donc de l’arrêter, et me décalant, je décide de ne pas lui donner de coup de pied latéral, car sa trajectoire stable jusque-là, pourrait en étant changée à cette vitesse, créer un rebond inattendu et encore plus dangereux. Alors qu’elle est déjà à ma hauteur, je me retourne face au public et hurle une mise en garde. Je vois alors la foule s’écarter en créant un couloir au font duquel, je n’y vois plus qu’une seule personne assis sur une chaise !… Vision dantesque ! Heureusement attentive, ou alertée par les cris, elle parviendra à éviter l’objet in extrémis. La roue, dont la trajectoire n’a subi fort heureusement aucune modification, finira sa course de quelques 180m (!) dans la zone interdite crée avec des filets, en dessous du virage du menhir. D’un soulagement énorme d’avoir évité le pire, je me déplace pour drapeauter les suivants en leur faisant signe de ne pas rester sur la zone, afin de ne pas gêner le dépannage, mais ils n’ont pas tout compris et l’on largement quittée… Bref, une fois fait, je me retourne vers le pilote qui attend à côté de sa voiture, qui de son accent bernois et parfaitement bilingue, me dit avec un énorme sourire : ‟Salut ! C’est encore moi !‟. Gros éclat de rire qui fera relâcher la pression :-) Le dépannage va être long, car le coffre ne permet pas d’y mettre deux personnes pour faire contrepoids, car tout est en carbone, et la lame avant, frottant au sol au levé de grue, le véhicule étant en plus à la montée, ne peut pas être retirée car rivetée au fond plat… Une solution sera trouvée en la prenant par les gentes, avec une variante vers la roue manquante, et en mettant une demi-planchette en guise de cale à l’arrière restante, car la carrosserie dépasse largement la roue, créant ainsi un risque de briser le tour de roue évidemment lui aussi en fibre. En fin de manche, alors que le ciel devient gris, le public s’amasse au portail pour traverser. A la chicane, la formule de Roger Rey (E2-SS), qui par chance porte le dernier numéro, laisse échapper une fumée bleue qui me fait instantanément dire ‟Ha non !‟, avec la confirmation à son passage devant moi. Je dis alors au collègue, porteur de la radio, de le faire stopper par les prochains postes, car il laisse une trainée d’huile. Sorti 2 postes plus loin, on a évité le pire, mais il y en a quand même sur 9 (!) postes… Et comme si cela ne suffisait pas, malgré mes gestes de tout arrêter, il a encore fait des boucles dans l’échappatoire, et a regagné le parc comme si de rien n’était… par la zone public ; attitude décevante et incompréhensible… Bref, entre temps, la piste a été nettoyée au mieux juste avant la grosse averse, qui a rendu la piste très glissante. La 2e manche, sous drapeau de changement d’adhérence, aura donc été une manche test, dont tout le monde n’a pas souhaité.

Un gros week-end comme souvent à Romont, mais dont les interventions directes, n’avaient pas été aussi nombreuses depuis quelques temps, et pas prêt d’oublier cette frayeur du dimanche…

A Renato

www.course-romont.ch

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Prochaines participations :

20-21 juin – Slalom de Chamblon
27-28 juin – Slalom de Bière
4-5 juillet – Course de Côte La Roche - La Berra

02.06.2015

Slalom de Bure 2015

Après 4 ans d’absence, j’ai enfin pu retourner au Slalom de Bure, pour ma seulement 3e participation, après 2008 et 2010, les dates étant souvent coïncidentes avec le rallye du Chablais. Bien évidemment, j’ai effectué le trajet le vendredi soir, car cela aurait impliqué un réveil à 1h45 samedi matin… et avec le cumul de 2 journées au bord de la piste, la rentrée du dimanche soir aurait été très difficile. Le logement est dans un gîte au village voisin.

Bure.jpgSamedi matin, le temps est couvert, et le vent va être présent toute la journée, puis le soleil va bien réchauffer l’air, mais les nuages sont également régulièrement de la partie, il est donc difficile d’enlever des couches. Je suis avec un collègue français au poste 21, la chicane au milieu du rectiligne avant la place de lavage, où il n’est pas possible d’y laisser la voiture, car les prés ne sont pas fauchés. Je savais ce slalom très rapide, et je vais en avoir la confirmation de très près. Largeur de piste 9m, largeur de porte 4m50, profondeur de chicane 2x… 20m ! Enorme ! A droite, un pré en dévers contre le bas, à gauche l’inverse, mais avec une grosse rigole créant un vide d’1m entre la bordure de route et le talus, et quand ça tape, ça peut faire mal, et… ça a fait mal… En 1ère manche course des L4, c’est une Saxo VTS jurassienne qui est partie de l’arrière déjà en sortant de la 2e porte, et la correction l’a entrainée en gros dérapage les deux roues dans l’herbe, avant de traverser la piste en travers, pour percuter le talus en frontal, éjectée en l’air et finissant sur le toit. Un gros choc, surtout pour une voiture sans arceau… dont le pilote en est ressorti seul par le coffre. Quelques belles contusions garanties ces prochains jours… Malgré une grosse journée au niveau concurrents, elle s’est terminée à 17h30, au vu du peu d’intervention, avec pour nous une dizaine de cônes, dont 1 qui nous a été sauvagement dérobé par un parechoc.

Dimanche, le rendez-vous est conservé à 5h30, et l’horaire avancé comme la veille d’une demi-heure. En poste, changement de collègue, avec un ancien compétiteur, actif actuellement dans les voitures officielles du Crité. Voyant les appels de renfort, il a répondu présent, effectuant ainsi son 1er slalom en tant que commissaire. Et à Bure, un pilote ou un navigateur dans cette fonction est affaire courante : bravo !!! Ici, beaucoup de Français, des gens du coin, mais les habituels de la saison romande se comptent sur les doigts d’une main ; pas facile les courses ‟décentralisées‟. Il y aura bien plus de déconnades que de travail, puisque nous n’avons remis que quelques cônes ayant glissés sans même être pénalisés. Le timing, là aussi par peu d’intervention, aura été aisé : fin de la matinée à 11h15, la DC n’ayant pas prévu de 3e manche facultative. Sous un beau soleil, mais toujours dans le vent, une panne tout de même en 2e manche course, pour une boite de vitesse bloquée. J’ai ainsi fait signe au pilote de se plaquer contre le bord avant la chicane pour ne pas gêner les suivants : si le 1er a tout de même ralenti et repris le départ, le 2e n’en a pas fait de cas.

cone double.jpgCôté cônes justement, l’ASS n’a toujours pas répondu à ma demande de précision sur ce qu’est un cône pénalisé ou non. Et à voir samedi matin, il était déjà mentionné 3 versions différentes, dont celle de certains organisateurs suisses-alémaniques, qui apparemment mettent un point au centre du carré (si visible = pénalité), bien plus que du 50%, et encore plus que la directive du week-end, qui voulait que cela compte dès que la moindre partie dépassait de la marque, qui a mon avis et au vu du texte de la bible, est la règle à appliquer. Mais mes exemples avec simples cases à cocher reviendront peut-être comme mes précédentes demandes… dans 3 ans… En attendant, les cônes, les marques, et les façons de pénaliser, diffèrent de partout, et l’équité sportive n’est donc pas respectée…

Petit clin d’œil à Jean-Marc Salomon qui apparemment apprécie ma venue au Jura, puisque depuis 2005, il a obtenu 3 victoires, soit à chaque fois que j’étais là ;-)

www.slalomdebure.ch

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Prochaines participations :

06-07 juin – Slalom de Romont
20-21 juin – Slalom de Chamblon
27-28 juin – Slalom de Bière