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19.11.2015

Rallye International du Valais 2015 - ERC

Ma 12e participation au Rallye International du Valais, la 8e dans les responsables d’ES, met un terme à un grand millésime, soit ma 1ère participation complète aux 3 Championnats Suisses Rallye, Montagne, et Slalom, en terres romandes, soit 14 manches nationales, plus tout le reste, pour un nouveau record inattendu.

Plaque RIV 2015.jpgAvec la reprise du WRC en Corse suite au retrait de l’Alsace, le RIV, inscrit comme manche de réserve, a pu organiser une 7e manche ERC. Prévu d’avance avant même l’Alsace 2014 ? Allez savoir… Il se dit aussi que le RIV était ouvert et prêt à reprendre la manche WRC… La Vallée du Rhône et ses latérales peuvent donc respirées, elles ne seront pas saturées cette année. En même temps, avec les problèmes que l’on rencontre sur les ES avec moins de 500 personnes, la réjouissance est plutôt contenue d’imaginer d’en mettre 5000 (pour dire un chiffre), et tout ce qui va avec, face à de moins en moins de commissaires, d’une PCi qui n’est pas spécifiquement formée, et d’une politique de sécurité dont on a toujours pas compris où elle veut aller.

Au niveau organisation, la très légère amélioration 2014 n’était comme pressentit qu’une accalmie, et certaines décisions font presque espérer que l’on sorte des calendriers FIA, car cela va de mal en pire… sans même savoir si cela vient de la FIA, de l’ERC, ou du RIV. Pour éviter des départs manqués, bien que pas souvenir d’en avoir vu, on nous demande après l’ouverture du portail aux 30 secondes, de donner avec les deux mains ouvertes la marque des 10 secondes ; en gros, de perturber et semer le doute aux équipages… car pas du tout selon les standards. Les reco du ‟National‟, organisées le week-end précédent, feront office de dérogations, donc pas de préparations avancées au vendredi nécessaire… et alors ?! Les notes ne se prennent pas de la même façon au National ?! Après la 2e séance, ces deux consignes sont annulées, la procédure de départ étant inscrite au règlement particulier selon la méthode classique, et avec un montage à faire le vendredi précédent, mais… tout comme l’an passé, pas de corde en piquet métal considéré comme dangereux, mais uniquement en balise de chantier, que nous devrons amener… nous-même ! Et la marmotte elle prend l’hélico pour aller traire ses vaches au Mayen ? N’ayant pas pu participer à cette séance, j’ai avisé lors de la dernière, que mes cordes seront faites en piquets et remplacées par les balises livrées par la PCi lors du montage. Pas question de mettre 6 pièces pour 170km sur des sièges de voiture privée, et pas question non plus de ne plus mettre de corde, et ainsi risquer un caillassage de route dangereux pour les concurrents. Pour les 4 panneaux d’arrivée, ils seront rocadés, car (toujours) pas assez… et on nous demande de ne mettre plus qu’un seul panneau STOP ; et si la tente ne peut pas être mise ? Bref, décision, ordre, contre décision, nouvel ordre… désordre. 3 rallyes romands, 3 manières de travailler…
Ce même soir, passage au matériel pour prendre ce qu’il faut pour le montage des reconnaissances, et surprise… pas de flèches directionnelles sur ma palette, il n’y en a pas assez, elles seront rocadées : et on les mets comment pour les reco ? Les anciennes flèches ont été bazardées au container, alors que d’1 on en a besoin… et que de 2, elles auraient éventuellement pu servir à d’autres organisateurs ayant moins de moyens. Quand on pense que les anciens gilets (tissu et polyamide), et autres, ont subi le même sort… En séance, l’ambiance n’y ait plus, l’esprit d’équipe entre les responsables d’épreuve est toujours aussi bon, et on a plaisir à se revoir, mais pour le reste, je me dis que dans ces conditions, autant tout recevoir par e-mail, et ne faire qu’une seule séance début octobre.
Côté parcours, la réduction du kilométrage entraîne la suppression de l’ES de Lourtier, celle du Col des Planches ne se fera qu’une fois, et les casernes uniquement de jour. Pour moi et mon équipe, on repart pour un copier-coller de l’an passé, avec une 5e fois Bruson, et 3 adjoints, dont 2 sont à nouveau incertains au niveau professionnel, difficile donc de prévoir les choses. Il est clair que sans la PCi, les préparatifs seraient ainsi très compliqués.

Affiche RIV 2015.jpgMercredi, changement de programme. Alors que l’an passé j’avais gaspillé un jour de congé pour la séance d’essai au Gd-St-Bernard, dont la météo était prévisible bien avant, j’en ai à nouveau pris un cette année, mais cette fois au dernier moment, pour aider mon adjointe, qui elle fait le montage de son ES mais seule avec la PCi, ses adjoints étant également retenus pour raisons professionnelles. Je me suis donc retrouvé sur Loèche, une ES impressionnante, passant d’un secteur étroit à un large et rapide. Si le job n’a pas été énorme, le montage d’une ES inconnue est tout de même particulier, mais constat que les problèmes de l’an passé ne sont pas réglés, car le nombre de panneaux de danger ne correspond pas, mais alors pas du tout à la commande… du coup à de nombreux endroits il a fallu bricoler avec les moyens du bord. De retour au matériel avec elle pour prendre un complément, je contrôle mon propre tas, également complètement loufoque : commandé 48, reçu… 19 ! Visiblement, on modifie nos listes, en négatif vis-à-vis du dossier de sécurité, alors qu’il y a bien assez de panneaux sur les étagères ! Pour moi, c’est incompatible avec de la sécurité, et bien qu’on mette des pansements lors de chaque organisation, ici on commence à en mettre des boites et des boites… il faudra donc à nouveau le rappeler au débriefing, mais différemment.

Jeudi matin, passage au matériel à 10h pour le chargement avec la PCi. A 13h, rendez-vous à Ayent pour l’ES 3 où je serai commissaire au même poste que l’an passé, soit au dernier SARA à l’étang de Botyre, l’entrée dans la dernière zone de forêt. Alors que le brouillard reste scotché à mi-hauteur, le soleil va pourtant être bien présent dès notre arrivée en poste, puis disparaitra derrière les nuages, avant que la fraicheur et la nuit nous tombent dessus, rendant ainsi difficile, voire impossible le suivi des voitures sans un équipement lumineux adéquat… Une vingtaine de voitures avant la fin, le rocher du poste 3 de la course de côte à encore fait des siennes, étant donné que la corde en gravier n’est à nouveau pas protégée. Interruption, puis départ en routier, car l’heure de réouverture de route approche. Nous quitterons d’ailleurs le poste avant même le passage du balai, le suivi n’étant plus nécessaire. Une situation qui me réconforte sur mon point de vu concernant les cordes, et l’importance de les conserver, alors que la Direction de Course ne nous y oblige pas, mais tout en les laissant sur le dossier de sécurité.

Vendredi, c’est jour de montage sur l’ES de Bruson, avec mon adjointe et la PCi coupée en 3 groupes. Dès 9h15, un groupe débute par la zone d’arrivée, y.c. la 50aines de vaubans pour fermer les places, puis remontera à l’envers. Un autre débutera le renforcement de la zone de départ, car un poil envahie l’an passé suite à la suppression de la fin du parcours côté Versegères, où il y avait une zone public pratique et bien occupée. Il suivra le 3e groupe, sous ma conduite, qui débute lui depuis le CH jusqu’au point haut du parcours, où nous nous retrouverons tous pour casser la croûte. Et le timing est plutôt bon, puisque nous nous sommes tous rejoint en même temps à midi. En redescendant sur le STOP, quelques compléments ont été effectués, mais dans l’ensemble, je suis très satisfait du travail, et dans un excellent délai. D’entente avec la police municipale, un parc spectateur a été improvisé en bordure de route avant même le barrage lourd du STOP, afin d’éviter les problèmes de l’an passé, qui gênaient les concurrents. Et comme ni la police, ni le RIV ne souhaitent mettre du personnel de parcage, il faut bien que quelqu’un fasse quelque chose… Fin de journée par un repassage au matériel pour récupérer les panneaux rocadés, et sans remonter inutilement à Sion juste pour manger, la soirée s’est terminée par l’aide au match des Juniors Elites B.

Badge RIV 2015.jpgSamedi, diane 5h pour un tour de contrôle, et la pose des panneaux manquants avant le rendez-vous des commissaires de 7h40. Sur les 24, une personne est absente et inatteignable, mais le SOS lancé par inforallye.ch fait que tous les postes seront couverts, et c’est rare. Après le départ de 15 concurrents, le 1er poste annonce une sortie de route en contre bas, et d’après les infos, au même endroit que l’an passé, ce qui se confirmera : ayant pris trop à la corde, un rocher l’a renvoyé coté aval dans une cuvette. Mal pris, il est annoncé comme possible abandon, mais tente tout de même de sortir du trou. 3 voitures plus tard, le second poste demande l’arrêt des départs, une autre bloque complètement la piste après avoir dévalé un talus. La voiture médicale sera envoyée, car un des équipiers subit le contrecoup. Peu après, le 1er sorti est annoncé comme repartant, ayant pu par chance se dégager et reprendre la piste, arrivant ainsi sur la zone neutralisée avec 8 à 10 minutes de retard, et obtenant du coup un miraculeux temps forfaitaire. Après 20 minutes d’interruption, l’ordre est donné de partir en routier, dès que les 4 bloqués seront revenus à contre-sens. Pour faciliter la manœuvre, les voitures ne feront pas demi-tour par le CH, mais sortiront de l’ES juste après le départ, pour rejoindre le routier classique.
Lors du 2e passage, le public est encore plus présent, et le PCi’ste de la sortie du Châble a de la peine à gérer, car tout le monde est obligé de passer par le pont de la parcours pour accéder aux prés du dessus. Il a donc fallu lui demander de géré au mieux, tout en sachant que les passages étant réguliers vu qu’il était à 200m du départ, et qu’une interdiction absolue n’était pas la meilleure solution à cet endroit. Un exemple typique d’une personne non formée, à un endroit où la DC ne souhaite plus mettre de poste commissaire suite au manque d’effectif. Mise à part quelques abandons, tout va bien se passer, et l’ES se terminera à 17h30. A 18h45, tout est de retour, et la PCi prend la route du local matériel, alors que j’attends mes deux adjoints postés au STOP à qui j’ai demandé de balayer la descente bitumée, car il n’est pas question de risquer la vie de quelqu’un. Si l’organisateur nous dit qu’aucune Commune ne facture ce nettoyage, je préfèrerai pour ma part savoir si, et surtout quand ils le feront, mais apparemment nous n’avons pas les mêmes préoccupations. Nous quitterons ainsi l’ES à 19h15 pour la fin de soirée au CERM. Un regret, comme chaque année, de voir sur les photos et vidéos d’après rallye, que certains commissaires ne respectent pas les consignes de bases, et rappelées le matin même : fort dommag(abl)e.

Dimanche, dernier passage avec la récupération de 3 piquets, du nettoyage de la zone de la sortie, avec la récupération de multiples pièces restées dans les buissons, et d’un panneau d’interdiction qui a ‟visiblement‟ été caché, probablement par un média plus intelligent que les autres…

Une édition où il est à nouveau constaté les incohérences entre le dossier de sécurité, la liste matériel modifiée, et le terrain, incompréhensives, juridiquement insensées, et que dans la logique, beaucoup d’ES ne serait pas sensées débuter si nous ne sortons pas des boîtes et des boîtes de pansements. J’ai donc à nouveau mis la chose en avant lors du débriefing, et cette fois de façon un peu plus vigousse, et qui sera rappelée lors des séances 2016, si… car il a aussi été rappelé qu’il ne pourrait pas manquer que des commissaires l’an prochain, certaines choses faisant du mal non seulement au RIV, mais à tout le milieu. Que le sens du message ai été compris ou pas, il fallait le faire, depuis le temps. Pourquoi n’étaient-ils que 60 les commissaires, avant le SOS lancé par inforallye 5 semaines avant, alors que le délai était échu ? Qui sont les 80 qui ont répondu en 2 semaines (retardataires, indécis, nouveaux) ? Les reverra-t-on ? Et nous, responsable d’ES, dont les heures ne sont pas comptées, dont un merci sincère et sans bla-bla ferait du bien, car si nous sommes toujours là, c’est par passion, uniquement par passion, et avant tout pour ceux pour qui nous travaillons, soit les équipages, avec toutes les contraintes d’une course auto. D’autres auraient déjà claqué la porte, comme certains l’ont déjà fait, ou y pensent depuis quelques années. Ils ne courent pas les rues les fous qui sont prêts à reprendre notre job. Ma 1ère passion n’est pas la course, mais la sécurité, et celle-ci n’est pas un jeu, ni un business, ni des bla-bla de séance, mais des responsabilités, des engagements, et des actes. La mission a été acceptée, effectuée, et réussie, car nous connaissons le terrain et notre job… heureusement. Rare sont les dicastères que l’on n’a pas entendu se plaindre cette année : où va-t-on ? Le Crité progresse, le Chablais est au top, le RIV régresse, le St-Cergue est le bienvenu !

Pour 2016, le RIV est à nouveau en ERC comme manche de réserve, mais la situation est toute autre, car si une manche ERC est en sursis, 2 du WRC, et pas des moindres, le sont aussi. Officiellement, il aura donc lieu le dernier week-end d’octobre, avec un probable retour en Coupe d’Europe, renommé ERT depuis l’an passé, pour European Rally Trophy. Deux rumeurs circulent tout de même : une possible avancé d’une semaine, suite à un conflit dans le calendrier de la FIA [Edit JF: confirmée], et un changement majeur au niveau du programme. A suivre donc…

www.riv.ch
www.inforallye.ch
www.fiaerc.com

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La saison s’est terminée avec la 40e Corrida d’Octodure, effectuée avec le service du feu pour la 3e fois après 2008 et 2012. Une course à pied en boucle se disputant dans les rues du centre-ville.

Corrida.jpgContrairement à une mission de circulation/parcage comme effectuée à mi-octobre pour une manifestation locale, je considère qu’elle est tout à fait en rapport avec une fonction de commissaire, la sécurité y étant très importante, car nombreux sont malheureusement les personnes qui traversent la route, même sur un passage piéton, sans même tourner la tête pour voir si un coureur est en approche, et un choc entre personnes, cumulé à une chute sur le bitume ou contre un trottoir, pourrait avoir de graves conséquences, aussi bien pour les adultes que les enfants. La course à pied représente aussi mes tous premiers débuts dans la sécurité, puisque c’est sur le cross Finhaut - Emosson dans les années 90, que j’ai collaboré pour la première fois à cette mission sur le terrain, raison pour laquelle je considère cette manifestation comme les autres, au même titre par exemple qu’un contre-la-montre cycliste, mais au combien plus contraignante qu’un simple planton d’une course en ligne.

www.corridadoctodure.ch

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Fin d’une saison complète, extraordinaire, qui m’aura notamment permis de constater les différences entre les organisations (préparation, prestation, participation, …), avec un double record pas forcément prévu de 48 jours ! pour 22 manifestations !

Cours et calendrier 2016 : > cliquez ici <

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