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25.04.2016

Slalom de Bière 2016

Tout comme en 2014, le Slalom de Bière a été avancé au mois d’avril. De ce fait, pas de reco du Crité pour moi. C’est ainsi que ma 13e saison débute, n’ayant pu participer à la démo d’Orsières.

Il est donc temps de réattaquer, après une belle saison de hockey, garnie de 73 matchs, dont mes 1ers internationaux au tournoi du Chablais – www.hockeychablais.ch – avec les M18. Une belle semaine qui je l’espère me laissera à nouveau une petite place cet hiver. Si la Première et la Deuxième équipe (LNB et 2e Ligue) ont fait un beau parcours, vis-à-vis des effectifs et de débuts discrets, jouant tous les deux les demi-finales, les Juniors (Elites B) quant-à-eux ont déçu. Après une saison 2014-15 plus qu’exemplaire pour un néo-promu… patatra… pour une relégation, qui était prévisible depuis bien longtemps ; état d’esprit et carte joker restés au vestiaire… un gros gâchis.

Affiche Bière 2016.jpgMais retour sur le bitume, ou plutôt le béton, puisque posté à l’entrée de la place, à la barrière d’accès au parc. Le premier slalom de la saison, c’est évidemment le réflexe à reprendre, d’observer les numéros des concurrents en cas de pénalité. Ici pas de soucis, avec mon collègue, on a toute la place pour le voir. Comme le samedi n’est déjà pas assez long, les manches sous conduite ont débutée avec 30 min de retard, juste après que le Président d’organisation ait enfin fini de promener son 4x4 sur la piste, alors que les commissaires sportifs et le drapeau rouge avait déjà passé… allez comprendre… J’aurai préféré qu’il fasse ce que je lui avais transmis l’an passé, soit boucher le trou au beau milieu de la piste, réparer la bordure d’accès au parc formule pour éviter que les remorques ne crèvent un pneu, et revoir les problèmes publics du secteur. Si c’est comme à l’ASS où il faut 3 ans pour se rendre compte de l’importance des infos que j’envoie, il va falloir le faire soi-même, mais en avril, je me suis dit pas trop de monde, et surtout avec cette météo d’enfer annoncée, donc je n’ai pris aucune mesure. J’ai critiqué l’ASS ? Mince, désolé, mais j’attends toujours un retour concernant les directives pour les pénalités, envoyé le 9 avril 2015… L’équité sportive attendra, apparemment il y a plus important. Avant cela, j’ai immédiatement couché les bottes de paille, afin de limiter leur déplacement suite au vent, qui ne nous permettra pas de monter la tonnelle tout de suite, et entre elles, ajuster dans le bon sens les cônes directionnels couchés, pour que ces messieurs des coupes ne se perdent pas… … … bon… voilà quoi… du coup, dès la 1ère manche essai, on a rajouté des cônes et des bottes, parce que l’espoir fait vivre, mais si on peut éviter un contre sens, ça nous arrange aussi. 8h le déluge, il fait 6°C. Les pilotes arrivent très fort, mais ne prennent pas le risque de corriger en partant en glisse dans ma chicane, laissant le véhicule manquer la 3e porte en percutant la botte de paille, que j’ai remise à 5 ou 6 reprises. A 9h, le collègue du poste suivant vient pour me dire qu’ils n’ont plus de radio, et le poste contigüe en fin de parcours non plus. Je tente de l’annoncer à la Centrale, mais rien… je cours vers un du matériel qui lui est sur le canal DC… rien non plus. J’ai donc avisé l’adjoint de DC présent pour passer l’annonce par téléphone portable. La course a ainsi été neutralisée pour 20 à 30min, suite à un problème électrique en caserne. Après de nouvelles averses, le temps va s’éclaircir, et le soleil va être généreux dès 11h, mais la bise va s’amplifier. La pause sera décalée à 13h15, avec le maintien d’une coupure d’une heure, ce qui va me permettre de faire sécher quelque peu les chaussures et surtout, me réchauffer les mains, complètement humides. Fin de la journée à 19h30.

Dimanche, j’ai pris les devants, en mettant sous mes gants, une paire en latex, évitant du coup qu’elles soient mouillées, et c’était une excellente idée. Mais sous une pluie quasi continue, la fatigue arrive bien plus vite. La matinée a d’ailleurs été catastrophique… avec 2 énormes frayeurs. Après un cône percuté à la 3e porte, je l’ai remplacé rapidement par un autre, ramassant ensuite la plaquette et l’autre cône plus loin sur la piste. J’ai alors remonté la glissière provisoire pour me mettre en sécurité, en attendant le concurrent suivant, puis dès son passage, après un rapide regard sur la gauche, je m’engage, mets la main sur le cône pour le remplacer et le remettre précisément dans sa marque. C’est alors que j’entends le public crier… Comme de coutume face au danger, je lève la tête et vois une Clio bleue déjà à la hauteur de la 2e porte (!) m’arrivant dessus, glissant freins enfoncés. D’instinct je me retire du bon côté. Le pilote a probablement eu plus peur que moi. Il est d’ailleurs venu me voir en fin de journée. Pour ma part, aucune peur, mais j’étais surtout furax que cette zone n’ai pas été modifiée, car avec un trop bref coup d’œil, c’est bien trois personnes du public qui m’ont masqué la vue juste au mauvais moment. En y repensant, c’est vrai que c’était moins une… et c’est rare, si ce n’est la 1ère fois. Merci au public d’avoir sauvé mes jambes… et mes fesses… et ma tête… alouette. Vaut mieux en rire, mais une chose est sûr, c’est que l’an prochain, la zone sera modifiée quoi qu’il arrive dès le samedi matin, et à ma façon.
La 2e frayeur a fait bien plus parler. Alors qu’arrive la dernière voiture fermée de la 2e manche essai, il manque lui aussi la 3e porte de la chicane, mais contrairement aux autres, garde la pédale de frein au plancher, et part s’écraser contre la glissière provisoire. Je stoppe les départs et vais sur place, alors que mon collègue reste en poste drapeaux en mains. Après quelques secondes, le concurrent repart en direction du poste suivant, qui lui disent d’aller se mettre en sécurité vers la station-service, info qui sera d’ailleurs donnée à la radio. Comme il n’y a plus de gêne et aucune pièce sur la piste, aucun drapeau n’est sorti, alors qu’arrive après un mini trou la première voiture fermée. Intervention pico bello. C’est alors qu’en demandant le camion pour remettre en place la glissière, je lève la tête et vois la voiture accidentée passer devant les commissaires du poste de la station au ralenti et… traverser la piste devant le museau du concurrent suivant, qui ne le verra qu’au dernier moment, car masqué par un car parqué en bordure de piste… effrayant… Le pilote se met alors en sécurité et sort de la voiture, bien évidemment fou furieux. Voyant que la situation pourrait ne pas aller dans le bon sens, je me suis empressé d’aller lui parler afin qu’il comprenne ce qui s’était passé, et de dire ce que je pensais à qui de droit. Enfin voilà ce qui peut arriver, lorsque l’on est pas complètement à son affaire, et conscient de ce qu’est et implique une fonction dans la sécurité. Et quand vous devez à plusieurs reprises leur signaler qu’une voiture n’est pas passé du bon côté d’une porte, alors qu’ils sont juste en face… au secours ! Ce n’est pas mon genre de balancer des collègues, car cela fait du tort au milieu, mais là s’en est trop, car ce n’est pas leur 1ère fois. Eject please !
Enfin bref, après un festival de portes manquées, ce week-end ne restera donc pas dans les bons souvenirs. De plus, le froid et la pluie m’ont à nouveau fait ressortir mon mal de vertèbre, de mauvais augure pour le Crité qui suit…

Mission 2017, l’interdiction du public vers la barrière d’accès au parc, pas évident puisqu‘il faut penser au trafic des remorques, et compléter la délimitation physique du tracé sur la place, afin que ces retours ou contre-sens n’arrivent plus.

www.slalom-de-biere.ch

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Prochaines participations :

Critérium Jurassien – à suivre…
Tour de Romandie – 30 avril
Rallye du Chablais – 27-28 mai

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