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07.09.2016

Slalom de Genève 2016

Le Slalom de Genève s’annonçait comme la 1ère manche officielle complètement au sec, pour autant que la pluie ne prenne pas d’avance dimanche soir. Enfin !

Contrairement aux courses au Jura, le départ c’est fait samedi matin, car ne souhaitant pas trop affronter la circulation valdo-genevoise du vendredi soir, et j’ai plutôt bien fait au vu des infos routes… Debout donc à 3h45, avec le grand plaisir de retrouver sur l’autoroute, le génie du service des routes vaudoises : les ralentisseurs de parking de supermarché en zone 60km/h, qu’il faut éviter de prendre à plus de 40… En gros, le même effet qu’un radar, mais sponsorisé par les fabricants d’amortisseurs. Je retrouve donc pour la 3e année consécutive le poste 13, soit le portail au fond de la rampe pour l’accès au P49, avec sa chicane à 3 portes dont la 3e décalée, suivi de la somptueuse porte en diagonale, et d’une dernière afin de rediriger les pilotes dans le droit chemin. Point positif, les numéros des concurrents sur la vitre avant, très pratique. Le point négatif, des extincteurs au… CO2… que selon moi, ni les pilotes, ni les moteurs n’apprécieraient en cas d’utilisation… Après 10 concurrents, le cône du portail a déjà volé à 4 reprises, moment où je décide d’entreprendre une petite statistique, tout comme à Chamblon. En même temps, les départs étant donnés toutes les 45 secondes, suite à une zone du parcours effectuée dans les deux sens, j’ai largement le temps de remettre le cône en marchant, tout en les notant, et les chiffres ont vite grimpés. Autre mission pour moi, la gestion de la remontée des voitures depuis le parc d’arrivée, une affaire qui roule parfaitement, malgré quelques soucis de liaison radio, récurrents de course en course, qu’il serait bien de régler avant que cela n’entraine un accident.

Plaque Genève16.jpgDimanche, le réveil va être plutôt étonnant. Pour un rendez-vous de 6h le samedi, allongé à 6h30 le dimanche, sachant qu’il faut 10 minutes pour rejoindre Palexpo, nous nous sommes fait expulser de l’abri PCi par un commissaire, gardien de la clef pour l’occasion, à… 5h30 ! Sympa le collègue… j’ose espérer ne jamais l’entendre se plaindre d’un manque de commissaire, parce que lui n’a en tout cas pas vraiment le tact de l’accueil… Le soleil lui est toujours de la partie, et pour ma part, même à l’ombre, l’air est très lourd. Le collègue prévu avec moi n’est pas présent, je serai donc tout comme la veille seul en poste, pas grave au vu de l’écart entre les départs. Et de l’action, il va y en avoir par les deux co-leaders du championnat, en débutant par la Dallara durant la 1ère manche essai, partant de l’arrière à la hauteur de la 3e porte, se retrouvant quelque peu en face du montant du portail, avant de redresser. Caché dans l’angle arrière d’une cabine de caisse pour Palexpo dans l’axe d’arrivée des voitures, car difficile de se mettre ailleurs, je fais un pas en arrière par sécurité sans être vraiment en danger vu la trajectoire, mais entend subitement le cône percuter le plexiglas de la cabine, puis rebondir devant moi. Une belle marque à 1m20 de haut, à 15m de son emplacement initial… En 2e manche essai, c’est au tour de la Polo, dont le travers sera beaucoup plus prononcé, percutant ainsi la 3e porte, ainsi que la 4e au niveau du portail. Une récupération in extrémiste, lui évitant les glissières provisoires. Et puis, il y a cette formule, qui va tenter le passage à fond de la chicane précédente au milieu de la rampe, percutant les 2 cônes de gauche et grimpant sur l’un deux, la voiture décolle légèrement et la moustache se tord, mais il continu tout de même. D’autres ont essayé, avec succès ou non, mais je suis comme toujours, et encore plus là, sur mes gardes, car ceux qui y parviennent arrivent très vite.
En début d’après-midi, il fait 29°C à l’ombre et très lourd. Plus tard, alors que le ciel commence à se teinter de trainées noires, entre deux concurrents, je range quelques affaires personnelles inutiles dans la voiture au cas où, puis reprend ma position, quand soudain… un concurrent ayant passé la rampe à fond, atteint l’entrée de la chicane sans avoir encore freiné, c’est sûr, il ne passera pas comme les autres… alors que j’entame ma procédure d’évacuation d’urgence,  il passe la 1ère porte en commençant à taper sur les freins, là c’est sûr, il ne passera pas, et ne relâchera sûrement pas le pied, donc je me retourne et décampe vers l’arrière, entend un gros choc, puis… glisser la cabine qui n’était pas fixée, mais juste posée sur des carrelets en bois. Je me dis subitement que si la voiture est en train de suivre la cabine, je suis plutôt mal… et puis d’un coup, plus rien, je m’arrête et me retourne, tout en stoppant les départs. La cabine est déplacée de 10m, la voiture immobilisée sur le trottoir après avoir percuté la bordure et le candélabre, ce dernier à qui je n’avais plus pensé, et qui du coup m’a été salvateur. Tout s’est passé bien évidemment en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je prends contact avec le pilote et annonce qu’il est ok, alors que plusieurs collègues ont accourus, car n’ayant de visible que le sommet du candélabre et de la cabine, craignant ainsi pour moi. Etre attentif et réactif, en ayant un chemin de fuite, sont les règles indispensables d’un commissaire en poste, et cela se confirme une nouvelle fois. Contrairement à Bière, la peur a surgit l’espace d’une fraction de seconde, à l’entente du glissement de la cabine, mais la réaction a été parfaite, suivi d’une décompression qui a pris quelques minutes. Le pilote quant-à-lui… le même à qui j’ai fait peur à Bière (chacun son tour :-) a été assez content de ne pas taper plein centre, le moteur n’ayant selon lui pas grand-chose. Son erreur, ne pas avoir réussi à rétrograder alors qu’il était en fond de 4… Heureusement seul en poste, tout a été percuté par la cabine, le calepin méchamment griffé, et l’arrière de la tête crépi d’absorbant, sont les éléments visibles qui montrent que l’espace aérien de Cointrin n’était pas occupé que par des avions ce jour-là…

Côté statistique, c’est 141 (!!!) cônes qui ont dû être replacés, dont 109 uniquement pour celui à la hauteur du portail. A noter tout de même que j’ai demandé à la DC pour l’an prochain, pour des raisons d’équités sportives, que ce cône soit légèrement déplacé, afin qu’il ne soit plus à cheval sur le rail, permettant ainsi de gagner en stabilité, car sur les 40 cônes que je n’ai pas comptés, n’étant pas déplacés de plus de 5cm, soit la largeur d’un marquage standard, 36 (!) concernaient ce même cône du portail.

www.slalom-de-geneve.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Drognens – 1er-2 octobre
Fête de la Châtaigne Fully (circulation)  – 15-16 octobre
Rallye Int. du Valais – 21-22 octobre

Commentaires

Hello JF
Merci pour ta participation toujours très appréciée à notre manifestation.
J'avais bien pensé que tu avais eu chaud avec la Clio, les dégâts sont conséquents entre le candélabre et la guérite Securitas avec son mobilier et matériel. Mais ouf plus de peur que de mal.
Pour la porte sur le rail du portail, on va voir pour la remonter un peu.
Pour votre réveil du dimanche, d'autres de tes collègues s'en sont plein envers moi dimanche matin. Ce fonctionnement m'a surpris et ne correspond en aucun cas a la façon de fonctionner de l'organisateur. Nous allons bien entendu reprendre cela pour 2017.
Encore merci pour tes retours toujours constructifs et au plaisir de te revoir l'année prochaine.
J.Monnay

Écrit par : Julien | 08.09.2016

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