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23.05.2017

Slalom de Bière 2017

Le Slalom de Bière avait une priorité pour moi cette année, celle de retirer la partie public en bout de place au niveau des colonnes à essence ; une demande d’il y a deux ans restée vaine, mais qui coûte que coûte, et au vu des événements de l’an passé, trouverait son épilogue avant même le passage du drapeau rouge. Un week-end marquant mon 400e jour officiel ASS-FIA (y.c. reco et montage rallye), représentant un 85% dédié à la licence.

Affiche Bière 2017.jpgSamedi, le brouillard est au porte de la place d’arme, la température est de 2°C, avec des pluies annoncées en matinée ; rien d’encourageant, si ce n’est qu’il fera beau dimanche. Après ma frayeur et une voiture en panne non vue, le vase avait largement débordé l’an passé, raison pour laquelle, d’accord ou pas, la zone devait être modifiée impérativement, afin de retrouver un poste commissaire fonctionnel, soit avec de la visibilité. Et la chose a été plus facile à faire que je ne le pensais. Au lieu d’avoir les vaubans revenant en oblique vers l’extrémité de la glissière séparant la piste de l’accès au parc, je les ai mis en ligne droite en direction de l’angle du grillage du bassin de décantation placé pile où il faut, avec une ouverture au milieu, agrémentés des affiches personnelles « stop public » que je mettais déjà depuis quelques années sur la zone, et d’une rubalise sur les vaubans pour bien marquer le changement. Du coup, un sérieux plus sécurité pour nous, pour les pilotes et pour le public ; une visibilité retrouvée, un accès au parc et une sortie des véhicules de dépannage plus aisé, et plus personne à proximité de la glissière mobile). Restait à délimiter le bord de l’accès vis-à-vis de la piste, qui a été effectué par le reste des vaubans ainsi que des cônes. Et je peux vous dire que je suis extrêmement satisfait de la modification, car nous avons ainsi retrouvé un max de sérénité sur le poste, qui ne demande même plus de sécuritas, et dont seuls 3 à 4 personnes ont été priés de faire le tour par le terre-plein. L’organisateur a compris et apprécié l’initiative, qu’il ne m’a pas garantie pour l’an prochain, mais qui est très vite mise en place. A noter que la glissière de séparation a été déplacée d’un bon 60 cm côté piste cette année, afin d’élargir le couloir d’accès au parc, une bonne chose en soi, mais qui peut-être, ne permet plus de voir aussi bien les cônes de droite, dont bon nombre de pilotes ont failli, ou ont manqué la 2e porte le samedi. Autre modification, la 1ère porte du poste suivant, pile en face de la cantine principale, a été ramenée d’une longueur vers l’intérieur, obligeant ainsi les pilotes à prendre une courbe plus directe en sortie de chicane. Mise à part la pluie retardée, et revenue légèrement en fin de journée, pas grand-chose à signaler, si ce n’est un concurrent revenant à contre sens devant les colonnes à essence, malgré que j’avais rajouté 3 cônes couchés au sol, justement par manque de botte de paille, dont la fonte est toujours d’actualité, car plus du tout présentes contre les candélabres ou autres signalisations. L’organisateur a également réduit considérablement le nombre de pneus aux chicanes, car certains pilotes se plaignaient d’avoir des dégâts aux véhicules en cas de choc. Conséquence directe ou pas, nombre de portes ont été manquées. A quand un marquage au sol comme sur les marathons ?......

Dimanche, il fait 6°C, mais la bise plus forte, le pavillon ne sera donc pas de sortie cette année, car impossible à fixer au sol. Très vite, première frayeur… la voiture 203 arrive à vitesse réduite, et s’immobilise quasiment devant la 1ère porte, alors qu’arrive à haute vitesse le suivant… elle continue, et se perd littéralement sur la place, revenant à l’envers… Mise en sécurité, il s’agit d’une dame effectuant sa première course. Après l’aide sur une sortie de route au poste précédent (ben oui, quand il pleut et que ça tient bien, la transition bitume/béton en courbe… ben ça tient moins bien), la pause de midi sera retardée d’une heure, suite à plusieurs dépannages. L’après-midi, le chaud se fera bien sentir, malgré la présence d’un arrière courant frais ; l’habillement n’est donc pas aisé. A noter le ramassage d’un pot d’échappement, sans les gants de soudeur que j’avais pour une (mauvaise) fois, laisser dans la voiture. Du coup, il a été retiré avec un double gant de désincarcération usagé, dont celui en contact direct avec le métal à évidemment fortement souffert… Je le conserverai pour le montrer au cours commissaire ; un bon exemple pour les encourager à s’équiper correctement, et surtout, à s’équiper tout court, et ne pas intervenir à mains nues…

Fin d’un chouette week-end, avec surtout le soulagement d’un poste sécurisé, même si les 100m précédents, une zone public sous les arbres en sortie de virage à proximité de la piste, ne me plaisent pas trop…

www.slalom-de-biere.ch

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Prochaines participations :

Rallye du Chablais – 02-03 juin
Slalom de Romont – 10-11 juin
Slalom de Chamblon – 24-25 juin

16.05.2017

Slalom de Bure 2017

Ma 5e participation au Slalom de Bure, la 3e de suite, a été le théâtre d’un gros changement. Ne pouvant plus utiliser la partie bâtie de la place d’arme, l’organisation était condamnée à trouver un parcours de substitution, pour ne pas devoir carrément aller ailleurs, mais dans tous les cas, revoir ses infrastructures. Chose faite sur le même site, avec un départ sur le secteur de l’AutoCross, pour reprendre la même montée du Tcherteau, et finir au-dessus de la place de lavage. De plus, la manifestation a été avancée de 2 à 3 semaines, tombant sur… les Saints de Glace…

En arrivant vendredi soir, j’en ai profité pour donner des instructions à un de mes adjoints du Rallye du Chablais, car cette année, la situation sera un peu particulière… Nous logeons toujours à l’auberge de Mormont, avec en plus cette année toute l’organisation.

Bure.jpgSamedi, le rendez-vous est à la cantine du FC Bure, à quelques pas du départ. L’effectif incomplet, contient plusieurs nouveaux commissaires, et comme sur plusieurs couses, le briefing vis-à-vis d’eux, n’a pas été assez détaillé. Pour ma part, je suis au poste 15, soit à mi-parcours, avec un des 3 drapeaux rouges que compte le parcours. Il s’agit des portes 55-56-57, dans ce que l’on pourrait considérer comme la dernière courbe avant le secteur en ligne droite menant au pied du Tcherteau. Seul en poste, je me suis mis en place sur le mini talus à la hauteur de la… très large chicane placée entre une courbe à gauche et une à droite, avant de m’en retirer. En effet, l’emplacement prévu ne permet pas de voir le poste suivant, et aussi bien pour mes collègues que pour les pilotes, j’ai préféré me mettre 20m après la dernière porte, sur un chemin d’accès à la piste de char. L’emplacement pourrait comporter un petit risque, mais si besoin, j’ai tout de même le temps de voir venir, ainsi que du dégagement. Pour ce qui est des portes, la piste est large de 9m, un côté béton, l’autre bitume, largeur 4 à 4m50, profondeur… 54m ! (31 à l’entrée, 23 à la sortie). Autant vous dire que c’est très rapide, et à Bure c’est du connu. L’ancien parcours de 4 km 033 passe à 5 km 509, et la moyenne de 114 km/h à… 125 ! Où sont les limites ? alors que les slaloms en côte ont été supprimés car trop dangereux pour les LOC. Pour comparaison, la moyenne de Bière était de 103 durant le 50e. Le parcours est sympa, mais quand même.
Malgré l’orage de la veille, la piste est humide mais propre, la balayeuse ayant dû faire quelques heures supplémentaires. Au matin, la bise est bien présente, mais dès 10h, un bon vent va permettre au soleil de faire sa place, et ce jusqu’à 15h. De là, le ciel devient orageux, et de gros nuages noirs avec éclaires s’approchent, bien que voulant passer plus loin. Certains cônes bougeant tout seul, il est demandé de retirer les palettes numérotées ; pas des plus pratique pour le repérage des pilotes, qui en loupent déjà. Mais le bord de l’orage, enfin… ce qu’on pensait être le bord, soit un peu cool, va bel et bien nous atteindre à l’entame de la 2e manche course : forte pluie, grêle, et… grosses coulées d’eau sablonneuse venant de la piste de char, dont une sort directement des buissons. Par chance, la neutralisation avait déjà eu lieu. Un orage de 20 bonnes minutes, qui après s’être calmé, laissera la DC dans l’embarras… surtout vis-à-vis des coulées, dont la mienne mettra bien 1h avant que l’on puisse à nouveau re-distinguer quelque peu les aspérités de la piste. Fin de journée prématurée par l’annulation de la seconde manche, avant un lendemain qui s’annonce avec le même risque durant l’après-midi.

Dimanche, la piste est sèche avec quelques tâches d’humidité. Le retard est d’entrée de jeu de 45 minutes pour diverses raisons. Alors que les formules viennent de passer en manche sous conduite, la pluie fait son arrivée… pas très fiable ces prévisions… Et elle va s’amplifier, neutralisant ainsi la course. Alors que mes 3 canalisations se gonflent en eau, la montée du Tcherteau est annoncée comme dangereuse, et surveillant mes arrières, la mini crue est à nouveau sortie de la forêt. Nous avons alors été voir au-dessus avec la DC, mais impossible de faire quoi que ce soit, le ravinement vient de tout en haut, s’écoulant dans les pierres lavées de toute terre. Une fois la situation calmée sur les autres emplacements, c’est le mien qui reste le plus gênant, bien qu’il soit moins violent que la veille, mais la DC a décidé de relancer la course, avec la pose d’un changement d’adhérence, que j’ai placé au niveau de la chicane, déménageant ainsi juste avec l’ensemble des drapeaux. Et comme les deux postes précédents étaient aussi sous drapeau, j’ai accompagné le mien de gestes adéquats signalant une traversée. La pause sera ainsi décalée à 13h, alors que le ciel se dégage enfin. Au retour, la trace d’eau coulant toujours, et allant surement se propager sur la partie béton avec le passage des véhicules, le drapeau a donc été conservé, placé cette fois entre la dernière porte et la coulée, juste pour leur rappeler l’emplacement, puisqu’en virage et à la ré-accélération. Grâce à un retour du soleil, il a pu être retiré pour les formules. J’aurai bien voulu le faire avant, mais au départ des E1, assez nombreux, l’eau coulait encore bien à vue d’œil, et n’était pas très favorable aux propulsions. Malgré tout cela, la journée c’est terminée avant 18h, les interventions n’ayant pas été très nombreuses.

Un week-end sympathique, et heureusement pas trop frais durant les averses, avec un emplacement de confiance qui m’a été attribué par l’organisateur, dont le rouge aura été présenté quelques fois suite à des incidents plus loin. Il est de là à constater que la généralisation du drapeau rouge à tous les postes, ne peut selon moi, être envisagée pour l’instant, car le langage radio est malheureusement encore loin d’être maitrisé... Par contre comme ici à Bure, en avoir quelque uns tenus par des adjoints DC ou des personnes averties, permet d’éviter des sur-accidents et autres prises de risques inutiles.

www.slalomdebure.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Bière – 20-21 mai
Rallye du Chablais – 02-03 juin
Slalom de Romont – 10-11 juin