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30.06.2017

Slalom de Chamblon 2017

Le Slalom de Chamblon s’annonçait, une fois n’est pas coutume, calme, très calme. Non non, je n’ai pas changé de poste, je suis bien pour la 12e fois en 12 édition à la fameuse chicane derrière la bosse, mais j’ai juste eu la chance d’avoir avec moi un volontaire, que j’ai pour une fois laissé courir à volonté ; c’est plus de mon âge ces conneries…

Vendredi… heu non samedi 0h05, retour du souper du Chablais, portail de la caserne : « Vous ne pouvez pas entrer c’est fermé, les gens dorment. » « Oui, mais moi aussi j’aimerai aller dormir… » Comme si ceux qui étaient déjà dedans n’allaient pas en faire, du bruit… Bref, j’ai tout juste pu rentrer en confirmant que le responsable commissaire étant au courant, et en laissant faire une photo de ma licence et de ma carte d’identité. Je n’ai pas souvenir d’avoir eu autant de réticence en visitant une centrale nucléaire durant mon apprentissage…

Affiche Chamblon 2017.jpgSamedi en arrivant sur le poste, le terrain à gauche, du côté habituel, est déjà en train de bien repousser et les bordures n’ont pas été faites, alors que du côté droit, il est pour la 1ère fois en 12 ans fraichement fauché, ce qui m’a fait découvrir que cette butte protégeant la fosse du stand, fait un bon 4m de large et bien plat. Au niveau du visuel sur le poste précédent, il est meilleur puisque debout, nous voyons l’entier des véhicules, alors que d’en face, seul le toit était visible. L’emplacement est donc bon, et nous le gardons. Vis-à-vis de notre chicane, nous sommes un peu plus loin, moins haut, et le talus est moins difficile ; c’est donc moins impressionnant, puisque la porte du milieu n’est plus de notre côté, mais un peu plus pratique et sécuritaire. La commande du feu tournant quant à elle, restera bien évidemment de l’autre côté.
Le temps est nuageux jusqu’à 10h, et l’air va alors vite se réchauffer. 10h30, la botte de paille marquant la grille se fait explosée, la voiture glisse sur l’herbe côté droite et reprend la piste au fond de la descente et continue, mais connait des problèmes derrière le virage suivant ; grosse flaque d’huile et une belle trainée jusqu’au poste encore d’après… chouette… Nous allons aider à nettoyer, et du coup loupons le passage du ravitaillement… dommage, on l’aurait bien apprécié après cette intervention. 12h, la nouvelle botte de paille est éventrée, cette fois la voiture est partie côté gauche avec un gros travers, heureusement en passant à cheval sur la grille d’en face ; quelques mètres dans l’herbe haute et c’est reparti, en nous laissant quelques cailloux en bordure. La pause qui devait se faire de 12h50 à 13h25, sera décalée de 13h35 à 14h.
Et patatra… d’entrée de jeu, gros nettoyage sur le dernier tiers de la piste suite à un problème d’une démo, la 1ère manche course ne débutera qu’à 14h45. Malgré un léger courant, on passe de 21 à plus de 31°C, ce qui va faire tourner la tête à certains commissaires… les interventions et les re-départs s’accumulent, on se parle les uns sur les autres, aux questions de la Centrale on répond par autre chose, et alors que l’on a 1h30 de retard, on bloque le canal radio pour faire des scandales parce que les feuilles pénalités ne sont pas dans l’ordre, alors qu’il y a des voitures en course, comme si c’était vital, et que ça allait nous faire gagner du temps… T’as juste envie d’aller vers eux, de leur foute une baffe en lui disant « TA GUEULE ! ». Désolé, ça c’est dit, mais venant en plus de commissaires expérimentés, ça dégoûte de donner du temps comme instructeur si c’est ça qui en ressort… Et après on s’étonne que les nouveaux ne restent pas... ils doivent se demander dans quel zoo ils ont atterri… Heureusement, comme dans les stades ou les patinoires, c’est une minorité, mais bon... 17h30, fin de la 1ère manche course. 19h, le caillou du poste 3 est en arrêt cardiaque, tout comme leur feu tournant. Bref, fin de journée à… 20h10 !!! Mentalement je m’étais préparé à plus, donc ça va encore, mais ça devenait quand même longuet, surtout avec certaines théories à la radio... Ha ! Si l’Ecurie Performance pouvait expliquer à leurs pilotes la signification des drapeaux, ça pourrait aussi le faire. Situation ridicule, tout comme les décisions qui ont suivi à mon sens d’ailleurs…

Chamblon Gilet.jpgDimanche, la journée est bien plus fraiche, et le pull apprécié. Sur ma proposition, notre feu tournant a été réquisitionné pour le poste 3, bien plus utile là-bas, car de notre côté le pré intérieur étant fauché, le visu est bon. Le pilote de la BMW M2 reprend ses bonnes habitudes, et me fait 2 cônes à son 1er passage. Tout comme la veille, un pilote de coupe va partir du mauvais côté au fond de la rampe, malgré la mise en place d’une bâche avec flèche directionnelle… au-se-cours… Le poste d’avant nous fait aussi pas mal peur, avec des déplacements pas rapide du tout, le commissaire se retrouvant quasi à chaque fois avec la main encore sur le cône au moment où arrivait… voire passait la suivante, et cela en pleine trajectoire en sortie de courbe masquée par les hautes herbes… Faire une erreur de gestion ça arrive, mais se mettre en danger alors que plusieurs voitures ont manqué la porte en passant justement là où il se trouve… comprends pas… Dans la matinée, la botte de paille que j’hésitais à faire remplacer se fait une nouvelle fois éjecter. La voiture part également sur la gauche mais va plus loin dans le talus, et s’arrête tout juste devant un socle de chambre en béton, en l’évitant aussi grâce à une judicieusement marche arrière pour revenir sur la piste. A 12h, 4e dérapage incontrôlé, la voiture passe par-dessus la botte en la prenant avec, avant de percuter le talus du stand sur la droite, mais lui ne repart pas. Pendant que mon collègue fait du drapeau, je m’empresse de démantibuler la botte coincée derrière la roue avant, afin d’éviter qu’elle ne prenne feu. Une fois retirée, le pilote quittera la piste tout seul par le poste suivant.
L’après-midi sera tout comme les autres quarts de journée, bien animé pour mon collègue, que j’ai évidemment aidé lors des doubles touches. Pour ma part, je n’avais jamais eu plus de 3 sorties à cet endroit.

Le week-end aura été très sympa, avec un emplacement différent qui finalement semble plus agréable. La statistique quant à elle m’a surprise, car elle a été battue, avec 114 remises en place, soit 8 de plus que l’an passé. Si les chiffres sont assez identiques, il y a une grosse augmentation des cônes non comptés, 41 contre 27, peut-être dû au fait que nous étions du côté intérieur de la 2e porte, et que nous avions ainsi mieux à l’œil, malgré la présence d’un marquage au sol pas très consciencieux effectué il y a quelques années. Fin de week-end avec un retour très ensoleillé dans les rétroviseurs, pas des plus pratique… mais moins contraignants que les multi-centaines d’automobilistes bloqués à Glion dans le sens opposé suite à un accident dans une zone de chantier.

www.ecuriedunord.ch

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Prochaines participations :

Stop it Reitnau !

Slalom de Genève – 8-9 juillet
Autocross de Bure – 15-16 juillet
Course de côte Ayent - Anzère – 22-23 juillet

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