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04.10.2017

Slalom de Drognens 2017

Le Slalom de Drognens s’annonçait lui aussi automnal. Si le samedi a été bien mieux que prévu, le dimanche n’a pas été aussi bien qu’annoncé. Mais on ne va en tout cas pas s’en plaindre.

Samedi, nous sommes deux au portail. La journée va être assez calme, mais va débuter par un drame… un piti zozio coincé dans un pare-choc va terminer son voyage chez nous au moment du freinage… Plus tard, une BMW arrive trop vite et part dans le talus herbeux, s’arrêtant à quelques millimètres des pierres. Après une marche arrière et deux calages, il pourra reprendre la piste, alors que le suivant sera ralenti aux drapeaux. Il y aura aussi une panne directement mis en sécurité dans l’échappatoire, des séances de drift sur les places, et quelques gouttes de pluie.

Affiche Drognens 2017.jpgDimanche, la journée aura été bien plus mouvementée. Un quart d’heure avant le début des hostilités, et encore dans la pénombre et la brume des pluies de la nuit, arrivent derrière nous 2 chevreuils. Probablement entrés par le portail de la pré-grille, ils longent le grillage en y frottant la tête afin de trouver une ouverture. A notre proximité, ils repartent en arrière, mais j’y garde un œil. Et en effet, ils reviennent. Je les suis donc afin de les canaliser pour qu’ils retrouvent leur chemin. Arrivés au portail, ils butent contre les angles, tels des aveugles… et manque de chance, l’un part en direction de l’entrée principale, l’autre revient contre notre poste. Je le suis une nouvelle fois, et parvient à revenir au même point, mais nouvel entêtement dans les angles. Je tente alors de l’attraper, mais il s’enfuit encore, cette fois en direction des cantines, en traversant la piste du côté de la station-service. Les collègues n’y feront rien non plus, appelant l’organisateur à l’aide. Finalement, annoncé revenant sur le même point de base, j’y retourne. Il est alors couché dans l’herbe, le palpitant à 200km/h… pas de bon augure pour un animal sensible au stress. Nouvelle tentative pour l’attraper, et nouvelle fuite, mais en trouvant finalement la sortie. Prévenu, le garde faune n’a pu que constater le décès du premier suite au stress, et devait pister le second, car ses chances de survie n’était pas bonnes. Dommage de ne pas pu les avoir attrapés, car ils n’étaient pas grands, mais bien agiles. Après cela, avec déjà un peu de retard, les manches essais ont débutée dans le brouillard, avec des interruptions, et une fois dissipé, le soleil est arrivé, mais pas pour très longtemps, laissant place à un ciel couvert et frais. Puis, alors que la piste est encore bien mouillée, c’est la grosse tuile… enfin… fuite ; une perte de liquide sur les places va demander un gros nettoyage, car avec l’eau, il s’est dispersé, passant par endroit de 20cm à 3-4m de large. Essence ou autre qu’importe, c’est extrêmement glissant, et l’intervention est indispensable. Constatant une situation qui va durer, les collègues sont déjà au travail, mais les plus jeunes d’entre eux ont besoin qu’on les aide, car ces situations ne sont pas toujours évidentes à prendre en mains lorsque l’on n’y est pas habitué. Voilà encore un sujet qui mériterait d’être abordé durant le cours commissaire, mais a-t-on encore suffisamment de temps pour le faire ?...

- Poudre de béton grise : pour les petites surfaces, à bien balayer car nocif pour certains moteurs. Gros inconvénient, cela ne pompe pas, mais crée plutôt une croute qui peut être encore plus glissante qu’avant.
- Sable à chat blanc : à mettre en trainée pour les taches en écrasant, et en quantité pour les grosses flaques en laissant pomper, puis à enlever complètement, avant de remettre du neuf.
- Sable fin rouge : un peu idem, mais pour les taches à mettre en projetant avec la main, sans en mettre trop. Le surplus pouvant être repris pour la suite s’il n’est pas humide.
Dans tous les cas, on peut tester rapidement sur 50 cm : mettre, écraser, enlever/balayer, et constater. Puis y aller gaiement…

Bref, après cette séance de physique à la queue-leu-leu, on peut enlever une couche d’habit. Par contre mettre des changements d’adhérence durant la manche sous conduite qui suit, et les faire tous enlever de suite après, même le premier en début de zone… je trouve ça assez bof… Le public lui est présent en nombre pour dire que nous sommes en automne, où contrairement de l’édition estival, c’est en principe bien plus calme. Plein de monde aux cantines, et plein de monde voulant passer le portail pour aller sur la butte. Le drift y est probablement pour quelque chose, mais la séance du matin va être annulée, suite à l’horaire. La pause de midi sera légèrement réduite, mais sans que l’on soit véritablement à la bourre pour manger à la salle. Alors que les interventions se multiplient ailleurs, ça sent la fin de saison niveau mécanique, et disant à mon collègue que ça fait longtemps que le poste 9, la chicane dans la cuvette avant le portail, n’a plus été le théâtre d’un incident. Début d’après-midi, nouvel optimiste en Porsche, qui arrive bien trop vite, et part lui aussi dans le talus herbeux, sans pouvoir véritablement freiner. Alors que je pense qu’il va logiquement se laisser téléporter directement sur la place du haut, coup de folie et bien inutile puisque la porte est manquée, il donne un coup de volant sur la gauche, et traverse carrément l’empierrement ! Heureusement pour lui, il n’y restera pas pendu, et n’heurtera pas directement de pierres, car sur cette trajectoire, elles sont toutes rondes et aucune plus hautes que les autres. Pour moi un petit nettoyage, et pour lui une suite comme si de rien n’était. Plus tard, une Golf passe la chicane du 9 à Mac 12, et percute avec l’arrière la 3e porte, partant ensuite dans l’herbe, en tapant dans la 1ère grille, passant par-dessus la 2e, et tapant à nouveau la 3e, se dirigeant alors pile dans ma direction, mais avec le montant du portail entre deux… la seconde la plus longue du week-end !… Une fois à nouveau sur le bitume, il parvient à reprendre la bonne trajectoire, avec un gros bruit de frottement au sol. La voiture passe alors devant nous avec encore une bonne vitesse, percute les cônes directionnels de l’échappatoire et s’immobilise devant le public. C’est alors que je constate que la roue avant gauche est brisée, et la jante arrière également touchée. Une chance inouïe d’avoir pu garder la trajectoire dans l’herbe mouillée, d’avoir pu la corriger par la suite, et surtout, d’avoir pu s’arrêter avant la banderole… Grazie il quadrifoglio ! De là, tout a été bien plus calme, et la dernière manche débutée à 16h45, finira à 18h15.

Fin de la saison piste sur un gros coup de chaud, et quelques discutions ont déjà eu lieu afin de voir s’il faut modifier cette zone public. En 5 ans à cet endroit, soit 10 manifestations, 3 événements auraient pu avoir des conséquences, pas énorme, mais 2 sérieux en 3 ans ça fait réfléchir. Mais même en cas de modification, le risque zéro ne sera pas supprimé, car chaque incident entraine des situations différentes.

Pas de site internet (problèmes)

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Prochaines participations :

Fête de la Châtaigne Fully – 14-15 octobre (circulation)
Rallye Inter. du Valais – 27-28 octobre

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