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13.11.2017

Rallye International du Valais - ERT-TER - 2017

Au terme du dernier Rallye International du Valais, les nouveaux organisateurs se sont fait connaitre, et s’ils maîtrisent la partie événementielle, la partie technique est toute nouvelle pour eux. Soutenus bien évidement par une organisation bien posée, et dont les principaux piliers restent en place, ils n’ont pas tardé à plonger directement dans le sujet, avec notamment, une visite lors du cours de commissaire de piste, et une participation à la spécialisation rallye.

Plaque RIV 2017.jpgPour ma part, la probabilité de repasser comme simple commissaire, à l’occasion de mon 50e rallye moderne, était bien présente. En effet, 5 ES différentes le même jour, et de plus un vendredi, choix dont les limites étaient courues d’avance… condamnait donc l’une d’entre elle, et autant dire que la victime était déjà toute trouvée, l’ES du Val des Dix ne faisant pas le poids face aux stations. De plus, ayant été adjoint sur l’ES de Champex uniquement pour le jour-J en remplacement d’un absent, là aussi cela semblait incertain.

Durant la préparation du cours AOR, on m’a avisé à ma grande surprise, que l’ES du Val des Dix avait des chances de se refaire, et la confirmation est belle et bien tombée fin mars, lors de la présentation du nouvel organisateur, alors que les ES ont été présentées telles les étapes du Tour de Romandie, dont celle de Veysonnaz était… sautée, m’offrant ainsi une 20e ES en tant que Chef d’Epreuve. Malgré l’avis en novembre d’une inversion des étapes, elle se fera toujours le vendredi, me permettant ainsi de fonctionner également le samedi. La date étant durant les vacances scolaires, pas de bus perturbateur. Le centre de la manifestation quant-à-lui, sera de retour au coude du Rhône avec le 100% des infrastructures, la 1ère participation officielle des VHC, un vendredi animé aux casernes, et autres projets nous ayant été dévoilés. Côté administratif, une dénomination complète avec un nouveau logo, ainsi qu’un deuxième pour les historiques.

Concernant mon équipe, je repars avec les mêmes, plus une 3e adjointe encore novice. Les avants-préparatifs seront moindres que l’an passé, et en juillet après un passage de routine sur l’ES, soit 100 km tout rond, rien à signaler, le dossier et la liste matériel seront un copier-coller. Pour le samedi, la Cheffe d’ES de Champex m’a à nouveau demandé d’intégrer son équipe comme 3e adjoint. Lors des bordiers début octobre, coup double : une ES le matin, l’autre l’après-midi. A J-18, réception de la répartition des commissaires, qui est bien meilleure que l’an passé ; la réduction à 4 ES le vendredi y est bien évidemment pour quelque chose. Côté nouvel organisateur, on fait un effort recrutement, avec un pack habillement, qui sera transmis par nos soins aux commissaires. Les effectifs du vendredi sont bons, ceux du samedi sont plus que complets ! Le recrutement est donc un succès. Côté séance, de la paperasse, souvent à double et pas très utile sous cette forme, par contre, celle dont j’ai vraiment besoin n’est pas correcte, à l’image du dossier sécurité demandé à l’identique de 2016, mais qui ne l’ai pas du tout. Pour nous ce n’est pas un problème, car nous savons ce que nous avons à faire, mis à part que cela pourrait poser un souci juridique en cas d’incident. Par contre pour la PCi, il faudra tout modifier à la main, et avoir obligatoirement un adjoint par groupe lors du montage, car eux ne connaissent pas les méthodes, et se basent uniquement au dossier. Des problèmes datant de plusieurs années, et qui m’avaient fait hésiter à continuer ainsi après 2013, et donc toujours pas réglés... … Malgré cela, rien ne se voit en dehors ; la mission a été acceptée, nous la mènerons à terme quoi qu’il arrive, selon l’humeur des soupapes en serrant les dents, ou en s’en foutant royalement, mais sans jamais la négliger. Fils conducteur cette année, les 3 R : Respect, Reconnaissance, Remerciements. Par notre fonction, nous le faisons déjà, car dans cette chaîne, chaque maillon compte. Un regret tout de même, qu’après son retrait des plaques rallyes, la mention de la fonction ait aussi disparu des badges…

Le samedi précédent, les cordes ont été faites en posant les flèches et les panneaux des postes principaux. Un tour effectué en 1h30, où nous avons discuté des éléments à ne pas oublier le jour du montage. Le lendemain, changement des pneus, car les températures baissent, aussi vis-à-vis du job. Au niveau des téléphones, un venait de la Commune d’Orsières, qui s’étonnait de ne pas avoir vu arriver de commande de vauban ; merci à eux ! Info transmise à qui de droit. Si non, principalement des personnes voulant s’assurer que la route des Masses était bien ouverte cette année.

Jeudi, le montage s’effectue avec la même PCi que l’an passé, et selon la même pratique : répartition du matériel et des hommes en 3 groupes, avec pour chacun un responsable d’ES, en leur fournissant cette année donc, un dossier comprenant mes correctifs à la main. Le tout a été fait en 2h30, super rapide, mais une façon de faire qui ne me satisfait pas complètement, car si ma 1ère adjointe connait non seulement le terrain, mais est également une expérimentée, l’autre adjointe est encore nouvelle, et seule avec un groupe, il n’était pas possible de la sensibiliser aux méthodes de montage, selon la configuration, par exemple, des différentes épingles (entrée droite ou en courbe, avec ou sans talus, échappatoire ou accès, etc…). Une fois terminé le 1er secteur, j’ai parcouru le reste de l’ES pour contrôler le montage, où j’ai corrigé trois zones. Mais… sur les photos d’après course, je me suis rendu compte, qu’en tout cas l’une d’entre elle, avait été remise comme avant par l’homme de la PCi présent au poste. De mon avis, cette façon de faire avec autant de PCi est une aide appréciable, mais n’est pas bonne pour former des adjoints, contrairement à ce que l’on fait au Crité et au Chablais. Je préfère largement monter une ES en 7h en voyant ce que je fais, tout en ayant un dialogue constructif avec mes adjoints, que faire du montage industriel chacun de son côté, et qu’il faut de toute façon contrôler après coup : où sont la formation continue et l’esprit d’équipe là-dedans ? Au final, 1 panneau ne peut pas être posé tout de suite car gênant pour la route, et 1 est manquant ; la liste matériel ayant été, cette année encore, modifiée on ne sait pourquoi par un intermédiaire.

Affiche RIV 2017.jpgVendredi, date particulière pour moi… la 8e fois qu’elle tombe durant le rallye. Nous effectuons un tour de contrôle à 6h30, tout est prêt. A 7h20, les commissaires sont quasi tous déjà là, y.c. le bus avec les tentes et extincteurs, et celui avec les packs et lunchs offerts par l’organisateur. Sur les 28 personnes, une est arrivée en retard, deux sont excusées et une manque à l’appel, alors qu’un groupe de 8 n’est pas divisé selon leurs véhicules, j’ai donc effectué une nouvelle adaptation de la répartition. Nous fonctionnerons donc avec 4 postes principaux, et 7 secondaires sur 11, soit 5 postes de plus que l’an passé. Le timing est bon, et le départ est prêt avant l’heure de fermeture, pendant qu’une des adjointes est allée retirer les numéros de postes non couverts, et a dû remettre en parc quelques chèvres égarées. Et la journée va commencer fort, puisque la #1 est annoncée en tête à queue à la compression. Malgré une flèche avancée, il y aurait eu erreur dans leurs notes… et en voulant éviter l’échappatoire, il a traversé l’intérieur du carrefour avant de percuter le grand mur, tout en pouvant repartir. Une zone que je n’aime pas trop dans ce sens de course, et qui a été montée en conséquence, avec très peu de public possible, du dégagement et une longue échappatoire. De plus, les flèches ne sont pour moi pas optimales, car ayant un graphisme peu visible. Et puis… plus rien, tout c’est très bien passé, même avec l’arrivée non programmée d’une petite pluie, si ce n’est en vrac, un navigo voulant que je corrige son pointage de CH (!), deux casques non attachés, quelques portes mal fermées, deux équipages donnant plus d’importance à allumer leur caméra que de s’attacher correctement, quelques comportements non adéquates en zone, mais aussi quelques navigo en pleine forme :-) , un contre ordre DC qui a électrisé l’ambiance, une voiture en panne sur la montée des mayens, les horaires des ouvreurs à recalculer, et surtout… une voiture civile engagée sur la route entre les modernes et les VHC ; pas pour rien que sur les autres rallyes ces derniers sont lancés devant… Une fois l’ES finie, démontage du départ, et déplacement au lieu de réédition, où il est difficile d’avoir un retour d’impression des commissaires, qui ont plutôt l’envie d’aller manger et dormir, avant une nouvelle longue journée. Puis, retour sur la plaine, avec la satisfaction d’une ES qui s’est parfaitement bien passée.

Samedi, je suis donc adjoint sur Champex, que nous contrôlons en 2 groupes à partir de 6h15. A la station même, il fait -1°C, le bord de route brille par endroit. Tout est ok, et on redescend pour le rendez-vous commissaires de 7h15. Les postes sont sur-occupés, nous sommes quasiment 60, soit de 2 à 4 par poste. Une fois tout le monde équipé, je pars sur mon emplacement, soit comme l’an passé, l’intermédiaire médical avec également les plongeurs, au départ du lac. Arrivé au sommet, mauvaise surprise… l’entrée de la grande place du téléski est verglacée, l’ABS n’ayant aucun effet, et je tiens tout juste debout. Idem sur la descente et le replat du camping, où j’aurai probablement léché la glissière s’il n’y avait rien eu avant. J’averti ma cheffe, qui fera de même vers la DC, signalant quant-à-elle que le délai est trop court pour intervenir. Une fois à mon poste, petit couac, le parking pour le dispositif d’intervention n’a pas été réservé, je place donc les véhicules au mieux. Puis, sur décision de la DC, le soleil n’étant pas sûr d’arriver à temps, et en tout cas pas pour les véhicules DC, des points de repère ont été posés. Au passage du « drapeau suisse », le soleil est voilé, et le plat du camping encore très mauvais, mais apparemment, les équipages n’ont pas été gênés, même en fin de journée, malgré la disparition du soleil à 15h. Entre les deux passages, la réouverture prévue de seulement 10 minutes, va poser quelques problèmes de circulation et de communication, plusieurs postes posant malheureusement à tour de rôle les mêmes questions auxquelles il avait déjà été répondu, car un peu partout des voitures veulent se déplacer. Malgré cela, le timing a été respecté, mais ces complications étaient prévisibles dès la sortie des horaires. Si de mon côté les 2 passages se sont bien passés, une sortie de route a été annoncée à l’arrivée dans les dernières modernes. On m’a ainsi demandé de lâcher le médecin dans les ouvreurs VHC, afin d’aller faire un contrôle. A la fin des concurrents, le reste du dispositif s’est également déplacé pour intervenir, et en tant qu’adjoint, je me suis rendu sur place pour avoir une vue de la situation, et effectuer quelques petites aides aussi bien au dispositif, qu’à l’assistance de l’équipage déjà sur place. Un emplacement de l’intervention qui à mon sens, aurait mérité un arrêt de course, puisqu’une voiture avait déjà failli dévaler dans ce talus au 1er passage, faut-il encore que l’on nous remonte la situation avec plus de détails, afin de savoir quoi faire et quoi envoyer sur place. Une fin d’ES dangereuse ? Après réflexion et vision de vidéos embarquées, pas forcément si les équipages prennent correctement leurs notes jusqu’au STOP, comme cela doit se faire. De là, vu que ce n’est pas la 1ère fois, on pourrait éventuellement y rajouter un banderolage pour les reco. Pour moi ensuite, retour par l’ES pour un constat des dégâts, et retour au CERM pour une fin de soirée conviviale avec les amis.

Si côté organisateur tout semble s’être bien déroulé, il va de soi que quelques ajustements "de jeunesse" seront effectués, mais le bébé a été très bien repris en mains. Côté exploitation, très bonne entente avec les collègues que je remercie encore, ainsi qu’à toutes ces personnes et bénévoles que j’ai plaisir à côtoyer sur le terrain ou ailleurs. Pour ce qui est de la montagne de pénalités aux CH, j’ai reçu plusieurs informations car le mien est concerné, mais il est difficile de cibler les faits sans être sur le poste en question (problèmes de procédure, de concentration ou de distraction ?...). Côté technique, une nouvelle fois de la déception, car chaque année 3 séances de préparation et 1 débriefing, débouchant sur les mêmes soucis de préparatif... A nouveau, 2018 n’est pas garanti pour mes fonctions, car on ne sait pas si et quand, des ES en pause reviendront. Je ne sais pas non plus si j'ai l'envie d'en changer, car il y a des propositions. A noter qu’après les organisateurs, c’est la DC qui devrait subir des changements.

Fin de saison, avec pour la 2e fois après 2015, un 100% de participation aux manches romandes des Championnats Suisses Rallye, Côte et Slalom, malgré l’annulation de deux courses. Chose qui n’arrivera pas l’an prochain, car Bure est annoncé durant les reco du Chablais. Une saison qui a passé vite, tout en étant assez longue, c’est-à-dire bien remplie : 46 jours pour 23 manifs (contre 50/23 en 2015 lors de ma plus grosse saison), avec la découverte de 3 nouvelles organisations, dont 1 nouvelle discipline.

www.riv.ch
www.terseries.com
www.inforallye.ch

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Cours (provisoires) et calendrier 2018 ci-dessous 

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