05.06.2026
Rallye du Chablais 2026 - EHRC, ERT --- Karting Levier 2026
Pour sa 22e édition, le Rallye du Chablais a décidé d’innover, en lançant un 3e jour de compétition, organisant ainsi une épreuve le jeudi soir. Pour l’occasion, il retrouve le Championnat d’Europe des Rallyes Historiques (nouvellement séparé en 3 catégories), avec les véhicules de 1992 à 1999, et ouvre également la régularité sportive aux énergies nouvelles (ENRS). Au niveau du visuel, il effectue un léger rafraichissement de son logo, et sort (enfin) une nouvelle plaque rallye.Au terme de la dernière édition, et après plusieurs années où le plaisir et la motivation pour les montages ont progressivement disparus, je souhaitais me retirer des Responsables d’ES, mais j’ai accepté de rester pour la transition avec mon adjointe. Ainsi, après 2008 et 2009, je repars pour un 3e Chablais comme Adjoint, par contre non plus sur l’ES de la Comballaz qui est retirée, mais sur celle de Panex, la petite nouvelle qui ouvrait l’édition précédente. Se déroulant toujours le vendredi, le montage se fera donc la veille, mais avec ce jeudi soir, une mission particulière, puisque je réitère comme Starter sur la Super ES, remise au goût du jour après 2 ans d’absence ; après avoir fonctionné sur Vérossaz et Collonges, voici Leysin. Pour ce qui est du samedi, reprise d’une table tout comme au Crité, avant de partir le soir même en France pour une autre compétition le dimanche.
En séance, j’ai senti une impression de déjà vécu ailleurs. Avec l’évolution des directives de la FIA, dont on ne sait pas trop si ce sont des obligations ou des bonus, vu que les 2 rallyes FIA romands n’ont pas les mêmes, ici aussi, on ne donne plus des informations, mais des justifications ; ça en dit beaucoup. Pour ce qui est de Panex, l’ES sera réduite suite à des restrictions de l’Etat de Vaud. Pour la Super ES, la configuration du départ est particulière, avec un virage en angle négatif, et une absence de visuel déjà constatée sur les vues internet. On cherche ainsi une solution avec un feu ou une palette de signalisation ; je ne serai donc pas maître à bord et dépendrai d’une tierce personne, chose dont j’espérai à ne jamais être confronté, car la mise en application est délicate.
A J-27, visite sur place. L’ES de Panex est assez étroite, et en cas de sortie, soit ça bloque, soit on va rechercher assez bas. La zone public quant-à-elle, n’est pas faite pour être mise en avant, car peu de place, et surtout beaucoup de ronces. Sur la Super ES, et surtout sa zone de départ, bien que mon visuel soit court, celui de la personne qui me fera le relais est bon, je suis donc en partie rassuré, mais reste à connaitre le temps qui sépare les deux zones de sortie et de départ, où seront rajoutées 2 chicanes de ralentissement, car idéalement il faut au moins 10 secondes. De plus, je ne sais pas si je pourrai rester à gauche du véhicule, ou s’il faudra me mettre exceptionnellement à droite. Pour les avants préparatifs, ils ont été minçolets, étant sur une autre épreuve durant les bordiers, et sur une autre manifestation durant les reconnaissances, que je manque ainsi une 2e fois en 22 éditions. Je n’ai donc participé qu’à une entrevue avec ma cheffe pour la liste matériel, et au montage des reconnaissances le vendredi après-midi, durant lequel, nous avons à nouveau constaté un écart avec la réalité du terrain.
En seconde séance, en plus d’un sermon limite école primaire, on nous annonce la venue de Michelle Mouton, déléguée sécurité à la FIA, qui serait assez stricte. Vue qu’elle en était jusqu’à pas longtemps la responsable en WRC, c’est assez logique, mais élément intéressant, elle aurait été surprise par l’ampleur des montages prévus, ce qui voudrait dire que, oui on est bon en Suisse, mais que… contrairement à ce que l’on nous dit, ce n’est pas une obligation de faire ainsi, mais un choix de l’organisateur qui doit ensuite l’assumer… par nous… qui sommes au bout de la chaîne, mais que l’on écoute que pour ce qui arrange depuis 6 ans.
Jeudi, nous avons effectué à 4 le montage de l’ES de Panex, soit 4 km 600, entre Huémoz et Plambuit. La prise du matériel s’est faite à 9h, avec l’ajout de matériel encombrant non prévu. Il fait déjà chaud, et cela s’est ressenti dès le début avec le balisage de la zone CH-DES bien plus grande qu’habituellement avec ses 250m. Si la suite est en grande partie en zone forêt, le final AES-STOP a été épuisant. A 16h, alors qu’il reste une 15aines de piquets à poser ainsi que quelques panneaux, j’ai laissé les collègues pour rejoindre la Super ES de Leysin, qui ouvre le rallye avec une boucle autour du centre sportif, d’environ 1 km 800 à effectuer 4 fois, pour y fonctionner comme Starter, pour la 5e fois au Chablais. Il fait aussi chaud en altitude, mais par chance le DES est à l’ombre d’un bâtiment. Petits changements, en Super ES de manche FIA, le départ n’inscrit plus de temps sur le carnet, j’ai donc demandé au CH d’en informer les équipages à l’avance, et les Historiques Helvétiques devront attendre que leurs homologues Européens soient tous sortis pour s’élancer ; malheureusement pour le spectacle, ils ne sont que 2. Plus tard, au moment d’envoyer la 1ère moderne, j’ai eu la bonne idée d’attendre vraiment jusqu’au bout, car la voiture 0 a effectué un tour de trop. A noter que mon binôme munie d’une palette de chantier (vert-rouge), a parfaitement respecté mes consignes avec une concentration sans faille, ce qui a permis d’effectuer les départs de façon optimale, et ce jusqu’à la dernière moderne, les Régularités Sportives ne pouvant bien évidemment pas s’engager sur une telle ES.
Vendredi, diane 3h15, avec seulement 3h de sommeil. Notre ES est la 1ère du jour, le rendez-vous commissaires est à 5h, alors que ma cheffe m’a épargné le tour de contrôle. Alors que nous devrions avoir 19 commissaires, 2 sont excusés sur place par leur accompagnant, 4 sont absents et inatteignables, et 2 se sont perdus, mais ramenés par un commissaire général ; la répartition doit donc être une nouvelle fois modifiée, et 2 postes sur 7 ne seront ainsi pas couverts. Je fonctionne comme starter, et j’y ai trouvé 3 casques non attachés, 3 harnais mal mis, 1 boucle de Hans non clipsée, 2 portières et 1 goupille de capot mal fermées. Le pull n’a été lâché qu’à 12h, moment où le soleil est arrivé sur le poste, alors que pour la suite, j’étais à l’ombre d’un arbre, conditions donc au top. Par contre, les nouvelles voitures ont des aérations sur le capot très mal placées et gênantes, car en faisant le contrôle de sécurité par l’avant, y.c. l’annonce des 30 secondes, on a tendance à se faire brûler les yeux par la chaleur. Malgré un retard de 8 minutes suite à une rectification de sécurité, ainsi qu’un contrôle de public mal placé, l’ES s’est parfaitement déroulée. Le second passage a lui été perturbé par des sorties de modernes sur d’autres ES, nous avons ainsi laissé 2 minutes entres les premiers concurrents, avant d’avoir deux trous de 18 et 11 minutes. A 16h30, en compagnie d’une collègue, nous avons suivi le balai pour le démontage complet depuis le STOP, perturbé à cet endroit par des bordiers, car il est difficile de croiser avec le bus. Fin du démontage à 19h25, et du retour du matériel à 21h15.
Samedi, diane 3h50, 4h30 de sommeil. Je suis commissaire sur l’ES 10-13 de Muraz qui ouvre la dernière journée avec 18 km 010, et fonctionnerai au STOP avec une collègue, qui l’avait déjà faite l’an passé par une météo exécrable. C’était déjà une envie d’en faire depuis quelque temps, et l’expérience du dernier Crité a été très bonne. Par contre, le matériel du prestataire est conséquent (mallette PC, imprimante, génératrice, jerricane, enrouleur,…) et doit être pris par les commissaires la veille. L’ES m’est bien connue pour y avoir été Chef durant 2 éditions, mise à part que la zone d’arrivée a été prolongée pour éviter un afflux de spectateurs, et que l’AES ne soit en plein virage. A la mise en place, les cordes sont déjà bien entamées, et les problèmes dus au public et déjà connus, n’ont pas été gérés à l’avance. Alors que ma collègue remplissait mouchards et carnets, je lui passais ces derniers tout en suivant un mouchard de sécurité, et annonçait les voitures passées par groupes de 10 à la DC. Il a aussi fallu régulièrement balayer, car en s’arrêtant, les voitures déchargeaient de la caillasse. Si le 1er passage s’est bien déroulé, il a fallu rassurer un équipage, qui en panne, a réussi à repartir de justesse sans avoir été aidé par l’organisation, et donc toujours en course. Le second, sans surprise, a été un peu plus mouvementé ; 1 VHC sorti tout droit en face de nous après l’AES, heureusement sans tonneau, un trou de 18 minutes, 4 crevaisons, dont 1 pneu avec des trous comme si on lui avait tiré dessus…, avant une sortie en début d’ES demandant une précaution médicale. Au vu du nombre de véhicules restant, la suite a été neutralisée, et nous avons commencé le démontage, avant d’avoir la validation que l’évacuation de la voiture avait été effectuée. Le retour au DES a été un peu plus long que d’habitude, par une route complètement caillassée, tout en croissant difficilement des véhicules encombrant de l’organisation. Fatigué de ces 3 jours, y.c. par la chaleur régnant en plaine, j’ai ramené les mouchards et rapports à la DC, puisque le balai n’a pas pu effectuer l’ES. A 20h15, avec une énergie retrouvée, départ pour une 10e manifestation sur territoire Français.
Dimanche, nouvelle découverte avec la piste de karting de Levier, à l’occasion de la 3e manche du Championnat Suisse, pour une 6e participation en tant que responsable de la pré-grille. Précédemment, la manche avait lieu le week-end des Rangiers, mais avait été retirée l’an passé. Comme la piste est très appréciée, j’avais l’envie d’y aller, et comme c’est la manche étrangère la plus proche, et encore plus en partant d’Aigle, je n’ai pas hésité longtemps à m’inscrire. Après donc Wohlen et Mirecourt, je découvre Levier et ces spécificités : la pré-grille est situé après la ligne de départ, et la moitié de la piste n’est pas visible car bombée. Ma zone est grande, et les différents sas techniques clairs, avec un balcon pour les mécano ; une bonne infrastructure. Petit hic… la participation est en baisse.
Après une manche d’essai libre où il faut surtout contrôler la conformité des transpondeurs, et des numéros de départ, il faut tout au long de la journée contrôler qu’ils arrivent à l’heure, l’équipement de sécurité des plus petits, l’absence de caméra et de mécanique, et d’assistance au départ pour 2 catégories, tout cela sous un soleil tapant fort, et sans abri pour moi ; l’hydratation est importante, tout en profitant que les histokart (hors CSK) partent de l’autre côté des box, donc pas sous mon contrôle, pour aller aux toilettes. Après une 2e manche dédiée aux qualifications, place à la 1ère manche course, au début de laquelle, soit à 10h30, décision a été prise d’annuler la pause de midi aux vues des conditions météo attendues en milieu d’après-midi. En 2e manche, soit dès 12h, le ciel se charge et la température redevient agréable, mais surtout, dès cet instant et jusqu’en fin de manche finale, les mécanos ont parfaitement joué le jeu, chaque série ayant débuté avec 20 à 30 minutes d’avance, pour un dernier drapeau à damier à 15h, alors que la première averse tombait à 15h30, étant en bordure d’un très gros orage que l’on voyait à l’horizon. Fin d’un superbe week-end que j’ai bien fait de prolonger.
Depuis quelques années, le travail des responsables d’ES a bien changé. Alors qu’il fallait avoir une excellente vision de la sécurité avec réflexion et logique, tout cela ne semble plus être une priorité, il faut "juste" faire comme certains médias sportifs, qui passent leur temps à faire du copier-coller, sans que l’on sache si le match était bien, ou que le score reflète ce qui s’est passé. A côté de cela, on veut en plus nous redonner d’autres missions avancées. Si l’on dit avoir atteint les limites du bénévolat, est-ce la bonne solution pour cultiver la motivation ? Ainsi, et malgré une très bonne ambiance d’équipe et au-delà, après 50 manches du CSR dans les Responsables d’ES, soit 25 comme Adjoint et 25 comme Chef, tout en ayant doublé les missions à 6 reprises, je vais continuer en tant que commissaire, par la tenue de postes où il manque du personnel formé, et ainsi me détacher de tous ces préparatifs et montages, tout en restant à disposition comme Starter sur les Super ES. J’en suis désolé pour les Commissaires Généraux qui peinent à clore leurs contingents de responsables d'ES, mais cela fait plusieurs années que je sensibilise, malheureusement certaines choses ne se stabilisent pas, et s’empirent ; pour combien de temps je ne sais pas, mais il est temps. Le Chablais aura ainsi été ma 1ère comme Adjoint en 2008, ma 1ère comme Chef en 2010, et à ce jour, ma dernière comme Chef en 2025, et ma dernière comme Adjoint en 2026, en ayant collaboré durant ces 19 années, directement avec 54 (!) responsables d’ES, dont seulement 13 le sont encore, dont 1/3 partiellement.
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Prochaines participations :
13-14.06 – CCôte la Berra
20-21.06 – Slalom Chamblon
04-05.07 – AutoCross Bure
11-12.07 – UCI Gran Fondo & Gravel Suisse Villars
25-26.07 – CCôte Anzère
21:48 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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