Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24.08.2016

Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers 2016

La Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers, représente mon 8e déplacement au Jura de la saison. Après 2 éditions bien mouillées, le samedi s’annonce à nouveau humide, mais le dimanche ensoleillé, même si la piste risque de prendre du temps à sécher.

Vendredi, comme de coutume, petit passage sur le poste et vers le chemin où l’on y laisse nos véhicules, pour voir si les emplacements sont prêts à nous accueillir très tôt le lendemain. Cette année, il y aura toujours 3 manches d’essais, mais plus que 2 manches courses, les organisateurs d’entente avec la FIA, ont anticipé un changement de règlement intervenant pour 2017. Une bonne chose, mais qui signifie que le droit à l’erreur n’est plus permis pour les concurrents. Pour nous, une adaptation des horaires de rendez-vous pourrait se faire : actuellement 4h45 le samedi, 6h en poste le dimanche.

Wet Race.jpgSamedi, ma collègue et moi sommes confirmés à notre poste habituel, soit le 28, le dernier avant la sortie de la forêt. Plusieurs feux jaune en pavé à leds ont été ajoutés, dont 1 au poste précédent le nôtre, où le plancher est à 4m au-dessus de la route. Sur le chemin, une voiture tessinoise avec 2 dormeurs, qu’il a fallu surveiller, puis demander d’aller en zone public de l’autre côté de la forêt, car se déplaçant toujours plus, en signalant qu’il fallait prévoir d’aller ailleurs le lendemain. La journée va être plutôt rapide à résumer. 1ère manche essai sur le sec, avant une petite pluie, d’un passage en mode feu d’artifice d’une formule réglée un poil bas, suivi d’une grosse averse lors de la descente du 2e groupe, et ainsi une pause pour permettre un changement de pneu. 2e manche sur une route détrempée, et retour de la pluie pour les formules, avec un ciel soudainement très sombre, il est 19h… à non 14h. 3e manche toujours sous la pluie, avec le passage d’un concurrent soudainement en manque d’accélération, il parviendra à se mettre en sécurité plus haut malgré un câble des gaz hors service. Un samedi plutôt calme, qui n’inspire rien de bon pour le lendemain. A noter que 2 commissaires ont quitté la manifestation au terme de la journée, ne respectant ainsi pas leur engagement, pour des sautes d’humeur pas très dignes pour des licenciés ; acte lâche et égoïste.

Affiche Rangiers 2016.jpgDimanche, la route est évidemment bien mouillée, mais le ciel s’annonce bleu, mise à part quelques passages nuageux poussés par le vent, et du coup, comme souvent aux Rangiers, il pleut une 2e fois… vive la tonnelle de jardin sous les branches d’arbres en bois de forêt. Après la pose d’un drapeau pour une casse à la sortie de la forêt, tout va s’enchaîner… La R5 lance-flammes part en glisse dans la compression avant notre poste, et percute la double glissière, le parechoc enfoncé contre le pneu et le radiateur percé, elle partira sur le plateau. Une multitude d’interventions va avoir lieu, et notamment le changement d’une glissière sur la zone du départ effectué en 40min, et chez nous, un pilote s’arrêtant gentiment sur la place en herbe suite à une casse moteur, mais il est trop tard pour laisser passer les suivants sans signalisation. S’en suivra également un intervalle afin d’organiser le remplacement d’un commissaire, devant quitter le poste précédent pour un imprévu, et c’est ma collègue qui y est allée, avant que le responsable trouve une autre personne n’étant pas gêné de rester seul. Fin de la 1ère manche du 1er groupe à… 12h25 ! Dans le 2e groupe, vilain cliquetis d’un concurrent, qui juste après avoir passé devant nous, voit son pot d’échappement se transformer en torche, puis un gros bang, une vilaine fumée noire et de grosses flammes sous la voiture, avant de disparaitre de notre visuel, alors que j’ai déjà stoppé les départs et avisé les postes suivants d’un probable départ de feu. Fin de la 1ère manche course à… 13h50 !!! avec un gros nuage gris et une petite pluie au passage des derniers.
La 2e manche va être heureusement moins agitée, et le temps rattrapé. Alors que plusieurs se sont fait balancer en sortie de courbe sans conséquence, un concurrent s’arrête chez nous car drapeauté plus bas, gêné par un caillou en pleine trajectoire. Plus tard, un bout de courroie est éjecté sur la piste, le pilote là aussi pourra se mettre en sécurité plus haut. Fin du 1er groupe à 15h55. Tout roule tellement bien qu’à 17h15, c’est quasi fini, moment où malheureusement l’avant dernier parti s’en va méchamment jouer au flipper aux Grippons, impliquant une dernière interruption de 55min, heureusement sans grand mal pour le pilote, rapidement pris en charge aussi grâce au déplacement de la ligne de départ de 11m afin que le dispositif puisse partir au-delà des cellules.

Fin déjà, et malheureusement, d’une saison Côte microscopique, la seule discipline qui n’atteindra pas cette année le chiffre 50. Ayant 2 matchs de hockey le week-end des Paccots, je dois faire la part des choses vis-à-vis de mes collègues de la cabine chrono, car les laissant déjà pendant Drognens, où contrairement aux Paccots, j’y ai un poste fixe avec mission particulière. Ha oui… Drognens, et non le Tour de Corse WRC… car en France, l’organisation a une nouvelle fois déçu, et avant même que ça commence…

Un bon week-end de course malgré les aléas et un réseau radio pas top, où je commence gentiment à m’habituer à ce coin de forêt complètement fou. Un secteur qui laissera malheureusement un vide et une grande tristesse, d’une personne qui aimait justement ce milieu des courses et cette nature, une battante des plus sympathiques.

A Gaby

www.rangiers.ch

***   ***   ***

Prochaines participations :

Alpine Challenge (by RdCH) –  26-28 août
Slalom de Genève –  3-4 septembre
Slalom de Drognens – 1-2 octobre

16.08.2016

Dates 2017

Dates 2017 provisoires d'ores et déjà annoncées par les organisateurs romands :

Rallye (CSR) :
07-08.04 - Critérium Jurassien (reco ...) 
02-03.06 - Chablais (reco 27-28 mai et 1er juin) 
...            - Valais 


CCôte (CSM) :
...            - La Berra 
22-23.07 - Anzère 
...            - Massongex 
19-20.08  - Les Rangiers 
...            - Les Paccots 

Slalom (CSS) :
20-21.05 - Bière 
...            - Bure 
...            - Romont 
...            - Chamblon 
...            - Genève 
...            - Drognens 

Autres :
...            - Bas-Monsieur 

02.08.2016

Johannis Grand Prix Chamoson - - Cyclosportive Valaisanne

Après avoir effectué plusieurs mémoriaux auto-moto, j’ai eu l’envie d’aller voir ce que cela donnait avec uniquement des motos, bien que, également présents, c’est un peu plus les side-cars qui m’ont motivés à participer au Johannis GP à Chamoson, pour ma 200e manifestation, la 10e 100% moto.

Affiche GPJohannis 2016.jpgDimanche donc, je suis au poste 7 que je rejoins avec le collègue du 6, car il n’y a pas trop de place pour les voitures. Du coup, j’ai balancé ce que je pouvais dans un sac, avec priorité aux habits de pluie. Sur place, on constate que la pose d’une seconde voiture est tout de même faisable. Une épingle dont la pente de sortie est bien plus inclinée. La pluie ne va pas tarder, mais les feuillus vont m’être assez bénéfique. Equipé du gilet des escortes de la FMVS, et en tant que non motard, ça donne assez envie, étant donné que je fais aussi de la sécu sur route ouverte pour quelques manifestations cyclistes locales. La 1ère montée va être assez calme, route mouillée oblige, avec quelques tâches d’essences et autres liquides par-ci par-là, mais rien de glissant. La 2e montée se fait sous le soleil, et un chevreuil en a profité pour se glisser juste après le passage d’une moto. En avance sur l’horaire, probablement dû à quelques motards n’ayant pas voulu prendre la piste par cette météo, l’organisateur a lancé une montée supplémentaire avant midi, qui s’est faite avec un mixte de route sèche et humide. A son terme, nous avons mangé en commun à la salle de fête.

L’après-midi, j’ai donc pris la voiture au poste, bien qu’il fallait encore pouvoir sortir du parc, vu que le chauffeur d’une camionnette ne s’est pas gêné de bloquer plusieurs voitures, sans même laisser un numéro sous la vitre… Arrivé donc sur place dans les derniers, la 4e montée s’est faite sur une route complètement sèche, avec des vitesses nettement plus rapides, et l’enfilade avec cassure du poste précédent était assez sympa à voir, tout comme l’impressionnante reprise de certaines machines sur la rampe entre mon poste et le suivant. Alors que le soleil tape fort, j’arrive à avoir un coin d’ombre sous les branches, tandis que ma radio commence à biper… elle ne sera d’ailleurs jamais changée, mais tiendra jusqu’au bout. Puis un side-car est contraint de s’arrêter pour un probable problème de bougie. Après quoi, un passage nuageux fera à nouveau place à un beau soleil. La fin de la 5e montée verra un ciel de plus en plus menaçant. Alors que l’organisateur s’interrogeait sur une 6e montée, la pluie faisait un bref mais bien réel retour, alors que les samaritains étaient appelés pour un coup de chaud d’une concurrente à l’arrivée. Fin de manifestation, redescente à la salle, où il a fallu attendre un peu la responsable, mais la journée c’est très bien passée. Je ne suis pas un mordu de motos, mais cela change, et la présence des side-cars était ma motivation.

A noter qu’à la base, Chamoson devait avoir lieu le samedi, suivi (peut-être) le dimanche de Champex, en alternance 1 année sur 2 avec Grône. Champex n’ayant pas fixé la date (?), Chamoson a reculé au dimanche, voulant éviter le cumul avec la Rétro de Bière organisée le samedi. Champex ayant ainsi, et aussi d’autres contraintes de date, la 2e édition a été fixée au 4 septembre (nouveau site : www.memorial-oc.ch). Ils sont toujours en quêtes de commissaires.

www.johannisgp.ch

***   ***   ***

CyclosportiveVS.pngLe lendemain lundi, jour de Fête Nationale, j’ai participé pour la 2e année consécutive à la Cyclosportive Valaisanne, occasion d’effectuer de la sécurité en pleine circulation, chose que j’apprécie particulièrement. Le responsable m’a placé au même endroit que l’an dernier, soit la traversée d’une épingle à Venthône, sur la route entre Sierre et Montana. Un poste que j’ai à nouveau tenu seul, car ayant avec moi un peu de signalisation, et la palette que j’ai copié des escortes de la FMVS, le tout aidant grandement la manœuvre, surtout sur des routes fréquentées, et où à cet endroit, la visibilité n’est pas immédiate. Si ce n’est pas une course, il faut tout de même faire comme si, au niveau arrêt de la circulation, parce que dès que les participants voient qu’un carrefour est surveillé par du personnel de sécurité, pour eux c’est une garantie de pouvoir passer, et qu’ils soient en groupe ou en solo, les "merci" ou "bonjour" sont quasi continus. Un agréable moment au soleil où je suis arrivé comme de coutume pour ce genre de sécurité, avec une bonne avance pour m’installer, et la tête de course emmenée par Steeve Morabito en avait aussi, soit 20min sur l’horaire de base.

www.lacyclosportivevalaisanne.ch

***   ***   ***

Prochaines participations :

CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 20-21 août
Alpine Challenge (by RdCH) – 26-28 août
Slalom de Genève – 3-4 septembre

30.07.2016

Course de Côte Ayent - Anzère 2016

La Course de Côte d’Ayent-Anzère est malheureusement la 1ère de la saison, sous un week-end qui s’annonce en partie pluvieux le samedi, et orageux le dimanche. Pour rappel, La Berra (début juillet) et Massongex (début août) ont été annulés.

Anzère2.jpgSamedi je retrouve pour la 10e année le poste intermédiaire des Flans. Suite à la rénovation de la fin du parcours, un poste a été supprimé, ainsi qu’un autre en contre bas pour des raisons de sécurité. Le nouveau plan de sécurité a été validé pour 5 ans, l’intermédiaire ne contenant ainsi officiellement plus de S+R, mais une dépanneuse… fantôme, et toujours une ambulance, qui n’a pas le droit de sortir en urgence car pas de drapeau rouge. Le cas d’un "toit" dans le dernier secteur donne donc toujours la possibilité aux pilotes suivants de s’envoyer inutilement en l’air avant même avoir vu le 1er drapeau jaune, alors que l’on pourrait en arrêter 2 à 3 à l’intermédiaire : pour la Xe fois, stupide ! Et d’après les échos, certains pilotes n’apprécient pas non plus la chose. Peut-être que le jour où… mais ce sera trop tard… Comme l’a dit le Directeur de course lui-même au briefing commissaires, "à Anzère on ne fait pas comme les autres" : merci on avait remarqué. Les effectifs commissaires sont par contre excellents, la moyenne de 2 personnes par poste étant dépassée. De notre côté, nous sommes 4, et tout le monde va avoir l’occasion de mettre la main à la pâte. A leur arrivée, les ambulanciers vont avoir de la peine à écouter mes consignes pour placer leur véhicule, car trop en avant. Afin de pouvoir conserver au moins une place de parc concurrent en sécurité, je l’ai faite reculer, tout en coupant, mais également pour nous, quelques branches d’arbuste, parce que oui, ces gens veulent, en cas de pluie, pouvoir regarder la course depuis l’intérieur du véhicule… … …
Entre deux arrêts de concurrents pour des pannes, dont l’un s’est fait tirer par le camion (très sécurisant si le pilote à un problème durant le tractage), le brouillard va faire son apparition, avec même une légère bruine, mais trois fois rien, contrairement à ce qui était annoncé. Alors que le retard s’accumule, la pause de midi va être balayée, tout comme les nuages, probablement grâce au traditionnel balai des voitures DC (ils sont tout de même montés à 4 lors de la 1ère intervention). À 12h20, légère fuite d’huile, mais bien glissante, extrêmement mauvaise dans notre zone où l’appui est au combien important. Nettoyage donc, encore habillé en mode "froid", alors que le soleil va commencer à taper d’un coup pendant le job… En début d’après-midi, nouvelle fuite, cette fois du liquide de refroidissement d’un bon mètre de largeur. Pose du drapeau de changement d’adhérence à la va vite pour le suivant, se faisant méchamment déporté contre le chalet du bord de piste… chaud patate, heureusement sans dégât, suivi d’un double jaune par mes collègues précédents, et d’un très long nettoyage d’une surface glissante comme du verglas. Après un 3e arrêt pour panne, la dernière manche des formules a été repoussée au lendemain matin.

Affiche Anzère 2016.jpgDimanche, grand beau, mais la fin d’après-midi devrait être moins radieuse, surtout que la journée commence déjà avec du retard. Nous sommes deux commissaires de plus, car le responsable ne sait plus trop où les mettre, surtout vis-à-vis des véhicules privés, et même du temps où il y avait les S+R au poste, on a jamais été autant. A l’arrivée des ambulanciers, je leur ai demandé de reculer plus que la veille, pour avoir 2 places libre, important en manche course pour gagner du temps : que dalle ! Ils ont même été à téléphoner à leur chef pour approbation… ridicule pour des professionnels de la sécurité. Ayant une autre solution en cas de besoin, j’ai laissé tomber, mais elle demanderait tout de même un bref arrêt de course. Après discussion entre nous des interventions du jour précédent, gros passage en glisse d’un jurassien, étant contraint de faire le sanglier sur la bordure… grosse frayeur aussi bien pour nous que pour lui, qui heureusement a tenu la pédale, si non le poteau électrique n’aurait peut-être pas apprécié… Un coup de balai entre deux voitures a tout de même été nécessaire afin d’enlever quelques cailloux et morceaux de goudrons. Plus tard, c’est le choc à l’entrée du hameau. J’envoie mes collègues avec les balais, attendant les infos à la radio concernant l’état du pilote vis-à-vis des ambulanciers, avant de me déplacer pour donner un coup de main. Le concurrent a perdu l’arrière à la sortie du mini-S et taper le mur. Le moteur se vidant sur la piste, un nettoyage a dû être effectué à plusieurs reprises, afin que l’absorbant face son effet jusqu’au bout, et n’en face plus justement. Le nettoyage suivant aura lieu au terme de la descente des formules, dont l’une nous a aspergé la piste d’huile. Comme le 1er de samedi matin, pas grand-chose, mais très glissant, et sur la trajectoire de l’appui. Et puis une nouvelle sortie en contre bas, annoncée de suite comme sérieuse. Même principe, et à mon arrivée, la voiture est sur le côté, le pilote debout à l’ombre. Allant vers lui, il me dit qu’un cardan a lâché, avant qu’il ne s’écrase contre le coin du mur, et de partir en tonneaux. Un gros choc, et de multiples pièces à ramasser. Une fois le médecin à ses côtés, pivotage de la voiture avec les collègues de la zone afin de pouvoir la remettre sur ses… 3 roues, sans qu’elle ne touche la glissière, ni ne bouge une fois à plat, avant que le camion ne la charge. A noter que les S+R, postés au départ, n’ont pas été engagés… on se demande à quoi ils servent si on ne les utilise même pas lors d’une annonce de grosse sortie, alors qu’en Suisse-Alémanique, ils sont en renfort sur quasi toutes les interventions. En fin de 2e manche, alors que la pause de midi a à nouveau été balayée, une formule arrive au ralenti, je la mets donc en sécurité, mais son pilote me dit s’être arrêté car ayant vu le feu tournant en contre bas allumé. Après contrôle, le commissaire en question confirme qu’il n’est pas allumé, mais qu’avec le reflet du soleil, une confusion est effectivement possible. La DC n’en tiendra pas compte, manche donc foutue pour lui… Quand on sait qu’un pilote a été menacé d’exclusion pour non-respect d’un autre feu le même jour, je me pose quand même la question de la rigidité de cette décision… Il serait peut-être temps que les organisateurs se procurent des feux flash ou des pavés à led, bien plus compréhensibles au soleil. La dernière visite sera un pilote dont le moteur a cédé et a pu se mettre en sécurité chez nous, et par chance pour la place disponible, nous n’avons jamais eu 2 véhicules arrêtés en même temps. La journée s’est terminée juste avec quelques maigre gouttes de pluie, alors que l’orage était bien visible au sommet de la station, et dans la vallée d’en face. Si l’heure de fin a étonnamment été bonne, pour une course à "domicile", je suis tout de même arrivée à la maison à la même heure qu’après l’autocross de Bure… allez comprendre... Mise à part (tout) ça, ce fût un bon week-end, avec bien du travail.

"A Anzère on ne fait pas comme les autres", étonnant principe d’un Directeur de course, ancien et excellent pilote. Le blog non plus ne va pas changer, parce que son auteur travaille avant tout pour la sécurité, et donc pour les pilotes.

www.ayent-anzere.ch

***   ***   ***

Prochaines participations :

GP moto Johannis Chamoson – 31 juillet
Cyclosportive des Vins du Valais – 1er août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 20-21 août
Alpine Challenge (by RdCH) – 26-28 août

20.07.2016

Autocross de Bure 2016

"On sent un certain raz-le-bol dans tes écrits", les mots d’une amie et fidèle du blog, échangés lors de la dernière manifestation. Comme un claquement de doigt ne peut pas changer grand-chose si personne ne fait rien plus loin, un week-end de libre, puis un week-end de piquet, suivi de l’Autocross de Bure tombant assez bien, histoire de se changer les idées. Après une année d’absence suite au cumul avec Massongex l’an passé, une manifestation qui fait du bien à la tête, pour autant que l’on y reste concentré à 100%, cailloux volants obligent. Après avoir passé les 50 slaloms, place à ma 50e manifestation "divers", soit hors des 3 catégories du Championnat Suisse.

Logo AutoCross Bure.jpgPour cette 6e participation, je retrouve mon poste habituel, soit le 4, une courbe à droite en monté goudronnée, juste après la ligne droite du départ, suivi d’une épingle serrée à gauche, puis d’une descente dans notre dos, que nous couvrons également suivant les événements, notamment pour le drapeau bleu. Bien que sur un talus, une visite d’un concurrent reste chose habituelle, tout comme ceux à remettre sur les roues en pleine course, pour autant que les conditions nous permettent de le faire avec sécurité. Et c’est pour cette raison de confiance qu’en 2009, la famille Gassmann m’avait invité à la manifestation, et mis à ce poste.

Affiche AutoCross 2016.jpgSamedi, je suis avec un des deux collègues de l’épingle, ma collègue habituelle ne pouvant être présente que le lendemain. Mais il ne restera que le matin pour les manches de qualification, avant de me laisser seul pour la 1ère manche course de l’après-midi, car l’épingle étant plus importante à gérer à deux. Impossible donc dès ce moment de quitter mon poste pour éventuellement remettre une voiture sur les roues, mais de tout le week-end, il n’y en aura pas chez nous. Et tant mieux, car je suis en pleine remise en état de mon dos et de ma nuque, dont l’ostéo semble avoir ciblé mes soucis. Le matin aura tout de même été assez mouvementé par la caillasse, la corde dans la montée large d’1m50 nous en ayant ramené un voyage sur la piste, alors que de l’autre côté dans la descente, les 4 roues motrices et les buggy les font voler. L’endroit est stratégique, il faut avoir l’œil partout, car aucun centimètre carré n’est sans risque. Le buisson, légèrement ébranché afin de mieux voir les autres postes, fait effet de protection contre les projectiles de la descente, mais nous masque cette dernière vis-à-vis des voitures en perte d’adhérence, par contre il nous permet d’avoir quasi toute la journée une belle place à l’ombre, dont s’était la 1ère course de l’année avec un soleil de bout en bout : enfin ! Avec les divers drapeaux rouges pour faux-départs et obstructions de la piste, il y avait 1h30 de retard à la pause de midi, ramené à 45min vers 17h, avant un nouveau drapeau rouge pour l’intervention des ambulanciers vers la cantine, pour la blessure d’un enfant, dont il faudra attendre l’héliportage. La journée se terminera à 20h, avec entre autre, la perte d’un échappement, à ne saisir qu’avec des gants doublés de gants de soudeur ou équivalent, ainsi que le montage de talus d’un concurrent, ayant subi un retour de volant dans un poignet, et un mini départ de feu, car le pot d’échappement touchant le sol dont l’herbe fauchée n’avait pas été ramassée.

Coupe3nations.jpgDimanche, tout comme l’après-midi du samedi, la corde s’est abaissée de 20cm et les cailloux ne bougent quasi plus, mis à part les plus gros que nous retirons du bitume dès que possible. Le temps est sec, la terre fine, et donc les arrosages de piste fréquents. Le spectacle est bien présent, même si l’intensité des courses n’est pas aussi vive que par le passé, avec moins de bagarres directes. A noter une belle nouveauté, l’ouverture d’une catégorie junior, ouverte aux 12-16 ans, après un cours de formation de 2 jours. Et ça y va !

Au final, un magnifique week-end, dont tout a passé très vite, trop vite, alors vivement juillet 2017.

www.3-nationen-cup.com
Sur FB : > Autocross Jurassien <

***   ***   ***

Prochaines participations :

CCôte Ayent - Anzère – 23-24 juillet
GP moto Johannis Chamoson – 31 juillet
Cyclosportive des Vins du Valais – 1er août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 20-21 août

28.06.2016

Slalom de Chamblon 2016

C’est toujours avec un grand plaisir que je me déplace au Slalom de Chamblon, car je sais d’office que je ne vais pas m’ennuyer, et que l’accueil et les ravitaillements y sont excellents. Malheureusement, la pluie est à nouveau annoncée, mais ce n’est pas, et de loin, le point négatif du week-end.

Chamblon Gilet.jpgSamedi, je retrouve donc mon poste, celui qui fait souffrir les jambes toutes entières, jusqu’aux bouts des orteils, où j’y suis depuis ma 1ère participation en 2006, sans interruption, et sans avoir malgré tout voulu un seul instant aller sur un autre poste. Perché sur le talus, avec une vue restreinte mais magnifique sur la fameuse chicane 30-31-32, que peu maîtrisent avec vitesse et agilité, ou alors avec une 500 ou une mini… :-) et encore… Et même si certains délaissent le Slalom pour la Côte, il y a encore de sacrés numéros ! Arrivée sur place, tous les prés n’ont pas été fauchés. Si la partie gauche entre la bosse et le poste est faite, tout le reste ne l’est pas, soit la partie d’avant (me masquant l’arrivée des voitures sur le poste précédent, seule partie visible pour nous, pas top pour notre propre sécurité), la partie à droite (cachant le visu aux concurrents, pas top si une formule tombe en panne derrière la bosse, raison pour laquelle j’avais fait rajouter le feu tournant), la partie devant le poste (soit le talus à descendre pour remettre les cônes), et la partie d’après (me masquant la route jusqu’au poste suivant, pas top en cas de perte de pièces ou autres). Le campement posé entre la 2e et la 3e porte, j’ai ainsi fait les foins, en fauchant deux tranchées dans le talus, afin de pouvoir accéder rapidement aux 2 portes. Les cônes quant-à-eux sont tout neuf, mais pas pour longtemps… Les numéros en tôle ont fait place à des "assiettes" en plastique, plus fragile mais moins dangereux, surtout pour les pilotes de formules, et qui pourraient éviter que trop de rétroviseurs ne souffrent. Une des priorités a été de monter la tonnelle, car la pluie a assez vite fait son apparition, après quoi, j’ai décalé le feu tournant, car caché derrière les hautes herbes, je l’ai ainsi rapproché de la piste, afin qu’il soit dans l’axe de visu des pilotes. Nous avons néanmoins évité un drame de justesse… si notre copain Bamby a traversés les 2 fois durant une interruption, un mulot a bien failli se faire aplatir comme un vulgaire bout de gomme perdu sur la piste. A 12h, alors que se termine le 3e dépannage, une méga averse nous tombe dessus, la piste en pente se transforme en un toboggan de parc d’attraction, heureusement inoccupé. La pause de midi se fera de 13h40 à 14h !
A 14h20, une rafale subite va faire décoller un pied de la tonnelle, puis deux. Les fixations au sol, et les 4 haubans, plus 2 rajoutés car ayant vu précédemment que le courant tournait, n’ont pas fait long feu. Je m’empresse de la retenir, ma collègue faisant de même, mais la rafale dure, et surtout s’amplifie, faisant décoller les 2 autres pieds ; la grosse cata, non seulement car nos voitures sont dans l’axe, mais la grosse crainte est que nous sommes en pleine manche course, et qu’elle pourrait s’envoler sur la piste… et très vite, le toit se brise et s’affaisse, nous permettant ainsi de détacher immédiatement la toile. Ouf… elle est "mourue", mais on a évité le pire. C’est alors que l’on constate qu’un cône avec numéro, heureusement un extérieur, s’est renversé suite au vent, tout comme les deux bottes de paille. Après quelques nouvelles pluies éparses, fin de journée à… 19h35 !!! La faute selon moi, principalement à des communications radios absolument pas optimales, puisque 2 fois le camion a été demandé pour rien, car seul le plateau de dépannage pouvait charger les véhicules, demandes faites en plus par des commissaires habités. Ajoutez à cela tous les événements qui n’ont pas été annoncés clairement, comme ne pas faire stopper les départs et ainsi devoir refaire plus de re-départs que prévu, etc… y.c. le voyage inutile de sur-quittances entre la Centrale et les postes, qui en plus fatigue tout le monde… Si la responsable commissaire a eu le très bon réflexe de prendre à part les nouveaux après la distribution du matériel du matin, il serait à mon avis fort nécessaire d’effectuer un briefing de 5 à 10 minutes pour tous comme en rallye, afin de rappeler les bases de la gestion de piste pure, car ce samedi n’a pas été très reluisant.

Affiche Chamblon 2016.jpgDimanche, le soleil est présent mais voilé, puis fera de très beaux passages, tout comme les concurrents. Nous n’aurons eu que 2 réelles frayeurs, dont celle de l’avant dernière formule en fin de 1ère manche course, qui, perdant l’arrière avant même le passage de la 2e porte, percute la 3e, puis la botte de paille de la grille, glissant dans l’herbe avant de s’arrêter par chance juste contre le talus sans faire de casse. Calé, puis ne trouvant plus sa marche arrière, j’ai fait mettre un drapeau au poste précédent, car la zone est longue, très rapide et vraiment difficile au niveau visibilité pour les formules, sans compter que certains n’ont pas encore compris que le feu tournant remplace un drapeau jaune, voire un double. La voiture repartie, le suivant était déjà à l’arrêt, et nous avec un cône et une botte de paille au milieu de la piste.

Comme personne ne me croyait quand je leur disais que je n’arrêtais pas du week-end, j’avais effectué une statistique en 2014, qui avait donné la remise en place de 74 cônes ! En 2015, seul en poste, elle avait passé à 95 !! Cette année, heureusement à 2 en poste, les chiffres sont assez équivalents, si ce n’est le 2e cône qui a un peu plus souffert, et n’est donc pas resté neuf très longtemps, passant le total à… 106 !!! dont 2 doubles, et 2 fois avec en plus la botte de paille. Comme cela ne fait que 3 ans que je compte, difficile de savoir s’il s’agit d’un record, mais en tous les cas, ça fait pas mal. Ce slalom est également l’occasion de mettre un terme à mon 2e carnet d’activité, qui ne contient que des courses officielles, finissant ainsi sur une très belle note.

www.ecuriedunord.ch

***   ***   ***

Prochaines participations :

Auto Cross de Bure – 16-17 juillet
CCôte Ayent - Anzère – 23-24 juillet
Johannis GP moto Chamoson – 31 juillet