05.11.2025
Rallye Int. du Valais 2025 - ERT, Mitropa
C’est au Critérium Jurassien qu’une demande m’a été faite pour reprendre une épreuve au Rallye du Valais, soit l’ouverture du jeudi, et donc, le retour officiel d’une compétition sur 3 jours. Ayant décliné l’offre, je m’y suis tout de même intégré comme adjoint, étant donné qu’elle sera composée de la même équipe que l’ES de Champex du samedi, sur laquelle je continue.
Le programme nous a été dévoilé lors d’une 1ère séance retardée, et détail important, il ne s’agira pas d’une ES classique, mais d’une épreuve en boucle, chose dont mon Chef n’est pas un grand fervent. J’ai alors demandé si un starter nous était fourni, ou si l’on gérait nous-même, étant donné que je l’ai déjà fait au Chablais, en précisant que le départ devait être au plus proche de la boucle pour avoir un bon visuel ; proposition acceptée, je serais donc starter sur une Super ES pour la 5e fois, la 1ère au RIV. L’horaire quant-à-lui sera tardif, car la boucle est en zone industrielle, et là, c’est moi qui n’en suis pas fan ; dommage d’apprendre les bases après coup. Pour ce qui est de Champex, même ES, mais nous serons cette fois-ci la dernière de la journée, et donc avec ces deux ES, notre équipe ouvrira et fermera le rallye ; à la veille du changement d’heure, les journées risquent d’être longues… d’autant plus que le nombre de concurrents sera au-delà des 120, limite de l’époque. Autre info importante, la FIA ne serait pas favorable aux points de repère, comme les doubles banderolages, signaux ou autres, pouvant avoir été la raison d’un accident mortel en Hongrie, après une double sortie de route en un même endroit. Le plus gros de la séance visait surtout des généralités. La 2e d’août a quant-à-elle été annulée. Pour notre équipe composée de 4 personnes, nous aurons une collègue en formation, et une passant l’an prochain comme Cheffe, nous lui avons donc laisser gérer les préparatifs de Martigny, afin qu’elle se mouille, et dans tous les sens du terme.
Le week-end des reconnaissances ne s’est pas déroulé dans un esprit très posé… Beaucoup de choses se sont cumulées. La météo est top, mais cela ne va pas durer, la semaine s’annonce mitigée voire mauvaise, et la gestion des habits sur 4 jours va être très importante, car il se pourrait que veste et chaussures ne sèchent pas d’un jour à l’autre. Le vendredi, j’ai effectué le montage dit des cordes, pour la préparation des reconnaissances, par la pose des panneaux des postes SARA et des tables, les flèches, et les panneaux des chicanes, dont il a fallu jouer à M. Bricolage, puisqu’il n’y en avait pas assez, au milieu d’autres choses qui malheureusement ne changent pas. Alors que les 2 autres adjointes préparaient l’ES de Martigny en même temps, arrivé sur la zone finale, mon Chef d’ES m’a rejoint, et nous avons effectué les finitions ensemble. Le soir, 3e… 2e séance une fois de plus très légère, et dépourvue des gens qui ont réponse à nos besoins, présence pourtant essentielle à une telle échéance. Samedi, participation facultative aux recos, que je n’avais plus effectuées ici en l’état depuis 2012, mais de façon partielle, étant donné qu’il y avait le dépôt de l’urne funéraire au cimetière, juste avant que le soleil ne s’en aille. Le but de la journée était surtout de contrôler certaines choses avec les collègues, et d’aller observer la zone de départ de la Super ES, pour ma fonction de starter : emplacement, dégagement, axe, etc… et c’est court… très court… Cela a également permis de répondre à des questions ou remarques d’équipages, car le roadbook manque de précision. Dimanche, tour de la Super ES pour replacer des éléments de guidage, et rebelotte là aussi avec une présence partielle sur les 2 ES, car la tête est ailleurs. Par contre mauvaise nouvelle, le froid m’a fait ressortir le mal de dos et de nuque, pas de bon augure pour le montage.
Mercredi matin, nous avons perdu 1h par manque d’information pour la prise du bus matériel, que j’ai dû prendre alors que ce n’était pas prévu à la base, et de ce fait, nous n'avons débuté le montage de la Super ES que l’après-midi, sous la pluie, avant que celle-ci ne s’arrête, avec un mixte de chaud-froid. A 17h30, fin du 1er tour, après la pose des panneaux pour le public, et le déplacement des vaubans dans les carrefours.
Jeudi, suite du montage, par la pose des panneaux de postes et de toutes les banderoles sous une grosse pluie, où nous avons dû modifier les balises de corde, car considérées comme très éblouissantes en nocturne, et après les avoir pivotées de 30°, nouvel ordre a été donné de les tourner à 90°, soit pour ne voir que la tranche. Dès l’après-midi et jusqu’au terme de la journée nous avons été suivis par un reporter de Rhône TV. Le travail va se terminer pour l’heure du rendez-vous commissaire, soit 17h, où j’en ai profité pour me déséquiper afin de me mettre à l’aise avant le gros boulo du jour, soit donner les départs, et il faut bien choisir les couches d’habits, car il ne faut ni avoir trop chaud, ni trop froid, ni être trop serré.
Alors qu’un collègue effectue l’alignement, je suis 5 à 8m plus loin pour avoir une vue maximale sur la boucle qu’empreinte les concurrents, dans des conditions difficiles : pluie, éblouissement, emplacement tout de même à risque, etc… Par chance, n’ayant que 5 secondes de visuel direct, un bâtiment est éclairé par les voitures avant que je ne les voie, ce qui me permet d’être bien plus serein que prévu, et n’ayant dû interrompre qu’un seul décompte. Si d’autres ont attendu parfois plus d’une minute supplémentaire, le timing a été à chaque fois rattrapé. J’ai ainsi pris énormément de plaisir, mais cette configuration ne serait pas adaptée pour un départ de jour. Coté course, le départ des modernes a été retardé, suivi d’un drapeau rouge pour une sortie de route à l’arrivée, nous ayant fait rouvrir la route à l’heure de base, soit 23h, avec une fin de démontage à 1h du matin, sans détour par le matériel, puisque nous le conservons pour la suite.
Vendredi, après une courte nuit, où des douleurs à un genou sont réapparues après bien des années de répit, nous nous retrouvons à 9h pour le montage de l’ES de Champex, avec un bus… en pneus d’été. Le temps est sec, mais très frais, avec même le soleil sur le haut, sous 3°C. Comme nous avons du renfort, cela va bien se passer, et malgré que les vaubans de la zone d’arrivée sont à l’opposé complète d’où nous en avons besoin, nous clôturons avec quasiment 2h d’avance, soit 16h15, et une redescente dans des portions de brouillard serré.
Samedi, le rendez-vous est à 6h30, soit 1h avant celui des commissaires, afin de contrôler que rien n’a bougé, et d’ajouter les bâches-flèches sur les balles rondes, ces dernières n’ayant été posées qu’en début de soirée par l’agriculteur. Il fait 2°C à l’arrivée, et la pluie va refaire son apparition. Avec la fonction de starter, le premier passage s’est bien passé, mise à part un arrêt d’une minute suite à une sortie, qui n’aurait pas été nécessaire, car on confond encore rallye et course de côte. A noter que les pilotes allemands (entre-autres…) sont un peu des sauvages à l’alignement... Au second passage, les modernes ont une nouvelle fois été en retard avec un trou de plus de 50min, et la route a été libérée peu après l’heure prévues de 19h. En compagnie d’une collègue et avec les mêmes aides que durant le montage, nous avons ainsi suivi la voiture balai afin d’effectuer le démontage depuis le haut, où il fait 1°C et commence à neiger, avant de prendre plus bas une grosse averse. Fin du travail à 21h20, retour du matériel puis du bus à 22h15, mouillé jusqu’aux coudes.
Comme de coutume, une excellente ambiance d’équipe. Les missions de jour J m’ont bien convenu, mais les préparatifs me démotivent d’année en année, voire, de rallye en rallye, car il n’y a pas beaucoup d’amélioration notable dans les façons de faire. Les bons chiffres sont pour les médias, à l’interne, on attend autre chose, mais à force... et comme le physique et le plaisir baissent, il faudra une fois de plus réfléchir pour la suite…
A Serge
www.riv.ch
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08.11 – Corrida d’Octodure
21.02 – Cours commissaires piste (ASS)
07.03 – Cours spécialisation rallye (AOR)
21:15 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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19.10.2025
Fête de la Châtaigne Fully 2025
La Fête de la Châtaigne de Fully est un rendez-vous devenu incontournable depuis 10 ans, car non seulement je suis avec une chouette équipe, mais j’ai l’occasion d’effectuer une mission de régulation de circulation routière, chose que j’apprécie. La mission est toujours la même, gérer un carrefour de route cantonale à 3 branches, où pourrait s’acculer en même temps, cette année, de 7 à 9 bus (!) navette et ligne.
Samedi, la journée a commencé avec un sentiment assez bizarre, prédisant à mes collègues que nous allions être confronté à des situations encore non vécues. Et ça n’a pas tardé… "On n’a jamais eu un bus en panne, ça serait moche suivant l’heure…", et paf ! Un bus en panne, et même celui de remplacement a eu un souci. "Si le chauffeur continue à frôler le signal, il va se le faire…", et paf ! Heureusement pas de blessé à l’intérieur suite au bris de glaces, mais comme il n’a pas senti le besoin de limiter la casse, il a continué à avancer, et s’est fait toute la longueur du bus… "Bon JF, maintenant tu te tais !". Durant l’intervention, on a bloqué la rue latérale afin que les pompiers puissent nettoyer les vitres pour que le bus puisse rouler jusqu’au dépôt, mais quelqu’un n’a pas respecté les consignes et a forcé le passage. M’interposant pour le faire ralentir afin de protéger les intervenants, il est sorti de la voiture et m’a poussé à deux reprises. Présent, un agent de police est intervenu. Autre variante, les chauffeurs de lignes, qui tout à coup, alors que tu as tout prévu pour eux, s’arrêtent sur la voie de gauche… bloquant ainsi tout le monde, y.c. un éventuel passage de feux bleus. Pour parfois démêler un nœud ou surtout éviter qu’il ne se crée, je bloque les piétons pour purger l’attente, mais certains bipèdes s’en moquent complètement, traversant même juste devant le bus. Une automobiliste s’est d’ailleurs arrêtée à ma hauteur me disant qu’il serait mieux de faire passer les piétons avant les voitures, lui répondant que de toute façon, quoi que l’on fasse, personne ne respecte ou ne connait les gestes de police, donc je donne priorité à ma mission première. Avec un plafond à mi-hauteur le matin, le soleil et un léger courant ont dominé par la suite, puis une fois le soleil caché, les couches ont été nécessaires. Fin de mission à 20h10, qui m’a permis d’aller voir le dernier tiers du match de hockey de la première équipe.
Dimanche, alors que j’avais hésité la veille, j’ai décidé de mettre des pantalons un peu plus visibles. Après un nouveau bus de ligne s’arrêtant à gauche, "Dans un moment y’en un qui va passer au canal…", et p… louf ! Un gamin dans l’eau… mais que le bas des jambes, embourbé mais retiré par sa mère avant l’arrivée des pompiers. La journée a été un peu plus chargée en trafic, mais les 2 passages de feux bleus n’ont pas subi de gêne. Si aucune recherche d’enfant n’a été lancée cette année, c’est un n° de plaque que l’on m’a transmis… au cas où je le verrai… Fin de mission 19h30.
Bien que légèrement entaché par le comportement d’automobilistes, qui seraient beaucoup plus respectueux de la LCR si ma place était tenue par un agent de police… fin d’un bon week-end, par une nouvelle invitation des pompiers à souper avec eux en guise de remerciements pour la collaboration, que nous avons, cette fois-ci, acceptée.
www.fetedelachataigne.ch
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23-25.10 – Rallye Int. du Valais
08.11 – Corrida d’Octodure
19:02 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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24.09.2025
Course de Côte Châtel-St-Denis - Les Paccots 2025
Après 3 annulations et 2 participations uniquement le dimanche, retour à la Course de Côte Châtel-St-Denis - Les Paccots sur 2 jours. Et oh grande surprise, l’été n’est pas tout à fait fini. En 15 participations ici, je n’ai jamais été plus de 2x au même poste.
Samedi, repas en commun, où juste avant, 2 commissaires viennent me demander des conseils (mention viendra dans le bilan d’après RIV). Pour la mise en place, je suis accompagné d’une collègue, et nous héritons du 10, soit le S de l’arrêt de bus, que j’avais déjà couvert 1x, ainsi que le précédent, l’année où la glissière avait été violemment décelée, puis 1h plus tard, sautée par une formule… Depuis, le virage a été refait, et il se passe bien plus vite. Le poste est muni d’un drapeau rouge, raison pour laquelle on m’y a mis, mais c’est très particulier, car le poste précédent en a également un, ainsi qu’une signalisation lumineuse. Le but, que le 9 protège le virage, et les deux postes pour gérer les gênés en cas d’événement sur le haut du parcours. La configuration de notre poste est par contre assez compliquée, car depuis la place, aucun visuel sur le parcours amont, et depuis le mur en entrée de poste, un talus à descendre, la difficulté à poser le matériel pour l'avoir à portée de main, et un très mauvais visuel pour les pilotes, raison probablement du dédoublement du drapeau rouge. A noter que cette gestion du rouge, est la 7e pour moi cette saison, soit, l’ensemble des manches du CSS et du CSM Romand. Si le poste est complètement à l’ombre, la météo du samedi a été top, tout comme le déroulement, où seul un véhicule a frôlé de très (très) près les pneus.
Dimanche, nous sommes 3, et si la matinée a été fraiche sans plus, on a tout de même profité dans un trou de forêt, de presque 10 min d’un soleil se voilant rapidement, en devenant jour blanc, avec une averse non prévue à 13h au moment de la reprise. La journée s’est à nouveau très bien passée, avec seule frayeur, un concurrent ayant fait un travers avant de frôler de très (très) près le mur en sortie, mais une journée dure à tenir, probablement des restes de n’avoir pas été en forme dernièrement (parait qu’il y a du Covid qui tourne, en tous les cas symptômes idem ces 2 dernières semaines) et nous avons eu droit au drapeau vert à… 16h15 ! Retour du matériel à 16h25, et énorme rincée à 16h30 qui a tenu durant plus de 2h, soit jusqu'à l’arrivée au domicile.
Fin de la saison piste par mon 800e jour d’activité, dont les chiffres de CCôte auraient été un record, si… Une fin bienvenue, où nombre doivent se remettre en question (ah non, j'ai dit après le RIV...).
www.ecuriedeslions.ch
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11-12-10 – Fête de la Châtaigne Fully (circulation)
23-25.10 – Rallye Int. du Valais
21:01 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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18.09.2025
Gurnigel Bergrennen 2025
La Gurnigel Bergrennen est une étape particulière depuis 3 ans dans mon planning, car c’est la seule où je n’y comprends que très peu dans les communications, et en plus en pur Bernois, c’est mission impossible. J’y ai été accepté, après avoir obtenu leur confiance, et surtout y être accompagné par une personne bilingue, afin de pouvoir officier en bord de piste ; aviser me serait possible, mais pas répondre aux questions, et là-bas, on est strict. Un week-end qui s’annonce automnal, mais du côté positif.
Samedi, je suis donc au même poste que l’an passé, mon collègue vient sur mon secteur aux Rangiers, et moi l’accompagne ici. En ce 1er jour, nous ne serons que les deux, car l’autre collègue a décidé de ne plus venir à ce poste pour raison de santé physique, étant derrière une grosse glissière de chantier rajoutée pour l’occasion. Je suis ainsi astreint à la signalisation, et au nettoyage, dans le cas où cela serait possible afin d’éviter une gêne pour le suivant. Petit inconvénient, le poste précédent, une plateforme en échafaudage collée à la glissière, a été déplacée un peu plus bas et coté amont, et n’a donc plus aucun visuel sur l’entre-poste avec nous, vu qu’il y a un virage ; le collègue en a fait la remarque, et un feu a été rajouté. Alors qu’il fait moins de 10C°, on s’attend à avoir du travail, car le bitume est ici pas mal lisse, et nous ne sommes qu’au 4e poste d’un parcours déjà bien tortueux sur le bas, et pourtant… ce n’est qu’au milieu du 2e essai que la glissière a été percutée par la roue arrière d’une… baignoire, déguisée en karting surpuissant, à moins que cela ne soit l’inverse, finissant en tête à queue, heureusement n’ayant aucune autre démo directement derrière, si ce n’est la DC. La journée a été calme, malgré un pare-chocs juste tapé, et 2 coups de balai à la corde. A noter que l’organisation est revenue sur son ancien format du samedi, avec 3 manches essais pour les NATionaux, 2 pour les REGionaux, ainsi que les 2 manches courses de ces derniers. Fin de course à 17h45 sous quelques gouttes, et fin de journée 30’ plus tard, en évitant de justesse une grosse rincée.
Dimanche, nous récupérons le collègue qui, comme l’an passé, ne vient que le second jour. Au programme, 3 manches courses pour les NATionaux. Il a plu toute la nuit, et nous nous mettons en poste pile quand cela s’arrête. Malgré cela, l’animation n’a pas été très importante, si ce n’est 2 gros tête-à-queue à notre hauteur, et une sortie dans le pré à l’intérieur de la courbe supérieure, ayant demandée un peu de nettoyage après le dépannage du véhicule. A noter tout de même le retour non prévu de la pluie en milieu de 1ère manche, avant de pouvoir enlever le surpantalon, et un soleil permanant dès 10h40, mais uniquement dès 11h45 sur notre poste, caché derrière une rangée d’arbres, avec les différences d’adhérence qui vont avec. Fin de course à 17h45, drapeau vert à 18h40, et fin du rangement des pneus (mission de notre équipe) peu après 19h, d’une journée que l’on pensait plus longue.
Un très bon week-end, et qui fait oublier temporairement les moins bien de la semaine.
www.gurnigelrennen.ch
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20-21.09 – CCôte Les Paccots
11-12-10 – Fête de la Châtaigne Fully (circulation)
23-25.10 – Rallye du Valais
20:23 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11.09.2025
Downhill Champéry 2025 - Mondiaux UCI
A l’occasion des Championnats du Monde de Mountain Bike "Valais 2025", réunissant pour la 1ère fois 8 disciplines de VTT en même temps, le Downhill a été attribué à Champéry. Une belle occasion à saisir et attendue de longue date, après l’annulation des Mondiaux sur route à Martigny en 2020.
C’est à Verbier en 2015 que j’ai découvert cette discipline sur le terrain, lors d’une manche comptant pour la Coupe de Suisse. En 2017, rebelotte, puis… plus rien, jusqu’en 2023, où la station retrouve la Coupe d’Europe, ainsi qu’en 2024. Cette même année, sont organisés à Champéry les Championnats d’Europe, attribution test en vue de l’organisation de ces Mondiaux. C’est ainsi ma 6e participation à cette discipline impressionnante, et encore plus selon les endroits couverts. Une autre possibilité était aussi d’aller la semaine suivante à Crans-Montana, pour les épreuves de Cross-Country Olympic (XCO).
En septembre 2024, le programme du Downhill annonce 5 jours de compétition, soit les entrainements dès le mercredi, et les courses dès le samedi. Fin novembre, le mardi est ajouté, annonçant une semaine au top ! De là… la grande question, y’a-t-il possibilité de loger sur place, ou vais-je faire tous les déplacements ? En janvier, contre coup… Massongex change de date ; alors que tout le monde évite le cumul avec les Mondiaux, eux sautent dessus… Que faire ?... Début mars, les inscriptions bénévoles pour être Marshal s’ouvrent avec 40 places par jour, mais pas tous en même temps. Quelques jours après, et une fois du mercredi au vendredi disponible, je me suis inscrit, puis ai gentiment abandonné l’idée du week-end, suite à l’absence de logement, et me disant que 4 jours serait déjà pas mal, en finissant par Massongex. 15 jours plus tard, surprise, un nouveau programme sort, sans le mardi ni le mercredi (!), sans aucune info aux personnes déjà inscrites, énorme déception. Vais-je à Crans-Montana pour compenser ? Finalement non, de plus les places sont parties très rapidement. Mi-mai, les inscriptions disparaissent… puis ressurgissent début juin avec des chiffres différents ; difficile à comprendre… Après plusieurs contrôles sur le portail des bénévoles, mon inscription est toujours active du mercredi au vendredi. Début août, soit 1 mois avant, et alors que les inscriptions sont complètes, nous sommes invités à une séance d’information facultative, et je constate que le mercredi a été retiré de mes engagements… toujours sans aucun avis (!). Fin août, la présentation nous a été envoyée par mail, et les programmes et horaires sont une nouvelle fois différents… Nouvelle autre déception, celle-ci rageante, Massongex est annulé… ; à futur, les priorités vont changer. Bien que regardant dans les plages d’inscriptions des Mondiaux si quelques choses d’intéressant était encore disponible, je n’en avais même pas l’envie… Joli mois d’août de m…
Jeudi, alors que le rendez-vous était à 5h45 pour un briefing à 6h30, la confirmation SMS de la veille stipule 5h pour un briefing à 6h…, et au lieu de finir le soir, la 1ère journée s’arrêtera déjà à 13h, car l’après-midi est réservé à la reconnaissance à pied pour les Elites… Arrivé en 2e au bureau des bénévoles, on me transmet mes affaires que je transferts dans mon sac, puis j’attends de 5h20 à 6h… ; t’es assez content quand tu t’es réveillé à 3h30… m’enfin… 6h05, départ en bus navette sur la zone du Grand Paradis, déplacement à pied jusqu’à la cantine au fond de la Fans Zone pour le café/croissant et toucher le lunch, puis à 6h35, retour où nous a déposé le bus, pour le briefing de 7h avec le chef de course et les commissaires UCI, soit 2h après mon arrivée... Comme on pouvait choisir l’un des 3 secteurs, et au vu de la météo annoncée, je suis retourné sur le même que l’an passé, afin d’être au sommet du fameux dévaloir, étant donné que c’est nettement moins poussiéreux cette fois-ci. Débutée à 8h20, la montée s’est faite à pied tout gentil, car mes jambes s’en souviennent encore, et le terrain ainsi que les marches des 100 premiers mètres sont glissants. 160m de dénivelé plus tard, je suis en poste vers 8h35. Installé au niveau du panneau de poste, le commissaire technique de l’UCI m’a déplacé d’une 10aine de mètres plus bas, afin que je sois sur un mini plat, mais surtout un peu plus proche de la piste. Avant même l’ouverture de celle-ci, le médical a été demandé pour un marshal qui s’est probablement fracturé un truc en tombant, et ici quasi pas d’accès, donc tout se fait à l’hélico. De là, la pluie s’est invitée, fine puis un peu plus, histoire que l’on s’habille complet, pour directement laisser place au soleil… et tu réenlèves tout… mais la piste est heureusement restée assez sèche. La journée est réservée aux entrainements des Juniors, Dames puis Hommes : la différence est déjà nette. Dans ce dévaloir pentu, je suis 1 poste plus bas que l’an passé, avec avant moi un rectiligne bosselé, suivi plus bas d’un enchainement de S, dont le 1er peut être coupé en direct. Comme il s’agit d’un passage à la fois technique et rapide, avec 3 trajectoires différentes possibles, il y a beaucoup de média et de membres d’équipes sur place. Bouchons dans les oreilles, je siffle chaque coureur pour l’avis au poste suivant, et pour que le pilote sache s’il est suivi ou pas. J’ai aussi remis 4 fois des piquets de délimitation de piste, enlevé quelques cailloux roulants, et sécurisé 2 coureurs qui étaient partis dans les filets. La journée s’est terminée à 13h15, retardée par la grosse chute d’un concurrent sur la zone finale, pour une reprise de la voiture 1h plus tard, sans m’attarder, car la journée du lendemain sera longue, et un peu déçu du déroulement jusque-là.
Vendredi, je monte pour la navette de 6h. J’apprends que certaines personnes auraient été rappelées la veille pour renforcer le dispositif. J’en ai donc profité pour demander au responsable des bénévoles, s’il y avait un besoin pour le lendemain : déçu oui, mais 1 jour et demi contre 5 voire 6 jours à la base, c’est un peu court… Il me dit qu’il y a déjà beaucoup de monde, mais va me redire. Monté au poste cette fois-ci en bus, le départ est avancé de 30 minutes, soit à 8h30, où la piste est boueuse puisqu’il pleut. Résultat, 14 chutes sur le secteur durant les essais des Juniors, dont plusieurs dans le filet, et une juste avant mon poste, où le pilote a tapé la roue avant, puis fait un saut périlleux dans les filets latéraux. Il a fallu également remettre un piquet, opération difficile au vu de l’état du sol… Après que le ciel se soit calmé, les qualifs Dames se sont bien passées, mais peu avant midi, la pluie a fait sa réapparition pour les Hommes, avec un bon coup de frais, et vue sur les sommets enneigés.
Après une pause d’1 heure, pendant laquelle j’ai reçu la confirmation pour prolonger d’1 jour, le soleil est bien présent, mais toujours avec un courant frais. Malgré 3 chutes, la manche d’essai des Dames Elites est plutôt calme, car peu nombreuses. Côté Hommes c’est tout l’inverse, avec 5 chutes, et 2 piquets à remettre, ainsi qu’un vol plané sur les fesses de ma part, dont l’atterrissage c’est heureusement fait sur un terrain démuni de caillou. Fin de journée à 17h30.
Samedi, 3e jour bonus, où des piquets à vis (ancrage plus profond et muni d’un ressort) ont été rajoutés ou remplacés, permettant d’éviter que les pilotes ne coupent des mini-trajectoires, et surtout ne les arrachent. Un gros travail a été fait sur la piste, pour bien la tasser, mais la terre reste élastique et pourrait être piégeuse dans les virages relevés. La journée commence par les essais Juniors avec 4 chutes, puis c’est la manche course, avec des départs distants de 1’30’’ à 2’ chez les Dames, et jusqu’à 3’ chez les Hommes, où un pilote va se faire éjecter par l’avant dans le virage, et dont le vélo va rester pendu dans le filet. Une fois décroché par la collègue du dessous et un membre du staff, le suivant va faire exactement la même erreur. Par la suite, il y aura encore 2 chutes de plus.
L’après-midi, place à une séance d’essai Elites non inscrite sur le programme. 2 chutes chez les Dames, avec notamment un drapeau rouge mis à Camille Balanche, qui est remontée de quelques dizaines de mètres pour refaire le passage, et 15 minutes d’interruption chez les Hommes pour un héliportage. Ont suivi leurs qualifications avec 2x 2 chutes, pour une fin de journée, et de présence pour ma part, à 18h.
Le changement de date de la Course de Côte de Massongex n’annonçait rien de bon, une fois de plus… Le mardi de la semaine précédente, alors qu’un SOS était lancé, on s’étonnait que je ne sois pas inscrit, alors que je l’avais fait… tout en ayant reçu une confirmation automatique… Combien sont-ils dans mon cas ? alors qu’officiellement on annonce 2 jours plus tard seulement, une annulation pour manque d’effectif. Si l’organisation regrette la situation et semble être conscient du problème des effectifs en baisse, a-t-on tout fait pour l’alléger au mieux ? puisqu’apparemment c’était tout de même faisable… ; souvenir d’une édition où l’on était 1 seul par poste le samedi. A moins qu’il y ait d’autre(s) souci(s), et que celui des commissaires "arrangeait" bien la chose…
J’aurai peut-être pu faire la journée du dimanche à Champéry, mais j’ai préféré assurer un autre engagement promis en fin d’après-midi. J’ai donc regardé les finales à la TV, qui en plus ont pris du retard, histoire de réaliser l’importance de notre engagement, en voyant le parcours défiler au complet, et cela finalement sans regret, après 3 jours tout de même intenses, et cette journée bonus du samedi qui m’a fait énormément plaisir.
www.valais2025.ch
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Prochaines participations :
13-14.09 – Gurnigel Bergrennen
20-21.09 – CCôte Les Paccots
11-12-10 – Fête de la Châtaigne Fully (circulation)
23-25.10 – Rallye Int. du Valais
20:15 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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