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21.07.2019

Giro Valle d'Aosta 2019

Le dernier passage en Valais du Giro Ciclistico della Valle d’Aosta, course UCI U23 disputée principalement en Italie avec une étape en France, remonte à 2014. Une journée incroyablement chaude durant laquelle j’avais effectué 3 postes, d’une course très bien organisée sur le terrain, et c’est véritablement celle qui m’a donné l’envie d’en faire d’autres, et où j’avais reproduit la fameuse palette de la FMV’s, outil que j’avais eu pour la 1ère fois dans les mains, et incroyablement pratique.

Affiche Giro Aosta 2019.jpgSous l’impulsion des Mondiaux Aigle-Martigny 2020, le parcours valaisan de cette 4e étape, organisée par un comité d'Orsières, est une nouvelle fois LA journée de cette épreuve, tracé entre un mixte de la dernière édition, et du grand rendez-vous de l’an prochain. Avec un départ d’Orsières, passage par Champex (cat.2), la Petite Forclaz (cat.3), Martigny, Saxon, Chamoson, Riddes, le Col du Lein (cat.1), Vollèges, le Col des Planches (cat.1), Martigny-Bourg, Bovernier, et final à Champex (cat.1). 128 km, 4460m positive, pour une durée moyenne de 4h, sous à nouveau, une belle chaleur. Le chef sécu avait une priorité pour moi, la même qu’il y a 5 ans, soit la surveillance du passage à niveau au fond de la descente du Col des Planches en arrivant sur Martigny-Bourg. Si l’horaire est fait pour éviter que la tête de course ne soit gênée, la fin le sera probablement, car en 2014, le balai avait passé 1h après. Avant cela, mon 1er poste est juste à côté, soit le rond-point du sommet du Bourg que les cyclistes traverseront en ligne presque droite. Entre deux… rien… d’officiel.

Avec une présence souhaitée dès 11h45, j’y vais comme de coutume avec un peu d’avance, histoire de pouvoir placer mon véhicule, et prendre possession de la zone en l’observant attentivement. Le rond-point comporte 6 accès, j’ai donc pris assez de signalisation avec moi, et j’ai bien fait, puisque les 13 cônes de moyenne taille que j’ai, ont tous été utilisés. Avec moi, un motard de la FMV’s, ancien responsable des escortes. Il est par contre aller voir son collègue apparemment seul au rond-point du fond du Bourg, chose pas idéal là-bas, lui certifiant qu’avec ma signalisation je peux gérer seul si besoin. Mais il est tout de même revenu, son collègue ayant eu l’aide d’un ami de passage, auquel il a pu fournir un équipement de réserve. Chez nous, le motard fera donc en sorte que tout le monde prenne l’ouvrage par la droite, soit LCR, et moi ferai le directionnel en sortie car elle n’est pas tout à fait rectiligne. Avec une prévision de passage à 12h30, c’est arrivé avec un gros quart d’heure de retard, décalage peut-être prévu pour éviter que la tête de course ne passe plus tard dans l’horaire des trains. Dans la circulation gênée, une seule ronchon, l’ancienne présidente de la section valaisanne du TCS, qui après avoir voulu devancer le 1er véhicule arrêté avec son 4x4, a même eu le toupet de lancer un « Commencent à faire chier ces cyclistes »… mdr ! Bref, une fois tout ce petit monde passé, avec déjà quelques attardés, je récupère mon matériel et décide d’aller donner un coup de mains sur Riddes où j’étais il y a 5 ans, bien que cela n’est pas prévu, mais le timing le permet tout juste, ce qui en plus m’évitera d’attendre sans rien faire pendant 2h30. En partant je croise mon responsable qui me donne un lunch, et m’avertira plus tard pour la prévision horaire au passage à niveau. Mais pas le temps de trainer, il est déjà 13h.

Photo1657b.jpgArrivé à Riddes vers 13h15, à la sortie du village côté aval, il n’y a encore personne, alors que c’est quasi l’heure du passage rapide. Je place des cônes pour couvrir un accès, et d’autres devant un ilot, que les coureurs devront éviter juste derrière un virage, et donc pas super au visuel. Déjà la voiture avancée arrive, le retard aurait-il été comblé ?... Puis arrive enfin le groupe de motards, 2 sont lâchés chez moi ; un fera le 1er directionnel, la course arrivant du chemin de la gare et débouchant sur l’axe principal, un second pour la sécurité de l’ilot, vu qu’ils en ont plus l’habitude, et moi je prends le second directionnel 100m plus loin pour les envoyer à gauche en direction d’Ecône. D’autres véhicules de sécurité arrivent, je vais donc rapidement à ma place, alors que me dépasse déjà le motard de la police cantonale, qui s’arrête et me demande si c’est bien moi au carrefour, rassuré, car en fait… ils arrivent déjà !! De la folie !! Il est 13h25, le retard a été complètement repris, et les véhicules de sécurité ont perdu leur avance. Derrière, quasi personne, les attardés ont soit raccroché, soit abandonné, avec cette impression bizarre qu’il avait moins d’accompagnants, comme les motards, que lors du 1er passage. Une fois cette mission éclair finie, je me baisse pour retirer les cônes de fermeture, alors que manque de peu de me percuter la tête, un cycliste standard remontant la colonne de voitures arrêtées par la gauche comme si de rien n’était… Je ne me suis pas gêné de lui dire ce que je pensais. Les plus dangereux dans une course cycliste ? Les voitures des équipes, et les cyclistes civils. Je reprends mon matériel et redescend sur Martigny, où là le timing est moins serré.

Sur place avant 14h, 2 motards sont déjà vers le passage à niveau. On s’organise pour qu’un reste au niveau des voies pour signaler le danger, alors que le second renforcera et bloquera le rond-point en contre bas. Pour ma part, je serais plusieurs dizaines de mètres avant le passage à niveau pour d’une part faire ralentir les coureurs lancés en pleine descente, car il y a le cumul des rails et du gros virage juste derrière, et au besoin, les faire stopper si les barrières venaient à se fermer. Si l’horaire moyen est tenu, soit 14h56, je risque d’avoir du job, car les trains sont au 57 et 08, avec une fermeture d’environ 2 minutes ; reste à savoir si le retard pris dans les montées sera comblé dans les descentes… A 14h20, soit 20 minutes avant l'horaire rapide, j'avertis le centre de gestion du trafic que nous sommes en place. A l’heure de passage, le responsable m’appelle et m’annonce un retard de 20 à 25 minutes, soit à l’horaire lent, ouf pour le train. Entre temps, gros coup de mou, la chaleur est pesante, en ayant peut-être trop bu d’un coup… j’essaie de rester le maximum à l’ombre en patientant. A 15h20, passage de la course, comme des bolides ! avec l’aide supplémentaire d’un motard italien, un commissaire technique qui pénalisera ceux qui ne respecteraient pas la signalisation ferroviaire, et avec comme prévu, pas mal de groupes d’attardés jusqu’à 15h48, soit, juste avant le train. Pico bello !

Cette course est plaisante, car bien organisée, et avec un bon dispositif aussi bien devant que dans le peloton, malgré que ces U23, dernière catégorie avant les Elites, n’en ont que faire des horaires et des courants contraires de la plaine du Rhône ; ils foncent ! Seul bémol, un bus de "fin de course" qui colle comme pas possible aux derniers véhicules, donc pas forcément facile à voir, et certains motards se sont fait avoir, en hésitant de quitter leur poste, perdant ainsi du temps pour aller sur leur prochaine mission.

www.girovalledaosta.it

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Prochaines manifestations :

27-28.07 – CCôte Ayent - Anzère
     01.08 – Cyclosportive des Vins du Valais
     10.08 – GP Caisses à Savon Champéry
17-18.08 – CCôte St-Ursanne - Les Rangiers

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