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07.05.2019

Critérium Jurassien 2019

C’est exceptionnellement début octobre que j’ai appris le programme de mon 15e Critérium Jurassien, mon chef d’ES ayant croisé par le fruit du hasard un membre du comité, et quand il y a modification, cela est appréciable, plutôt que sur le fait accompli de la 1ère séance... surtout qu’en 11 ans dans les responsables d’ES du Crité, je n’ai eu qu’une seule fois une ES plus ou moins identique 2 ans d’affilé. Pour mon 60e rallye, retour sur une ES classique à 3 passages, que nous avions déjà effectuée.

Plaque Crité 2019.jpgEn effet, après 3 ans dans les Franches-Montagnes, et surtout la Super ES l’an passé, retour en Ajoie, avec l’ES de Vendlincourt, que j’avais déjà exploitée en 2011, 2012 et 2015 dans 3 versions différentes. J’y étais également en 2004 lors de ma 1ère ES en terres Jurassiennes lors de la Ronde du même nom, qui faisait à l’époque Damphreux - Cœuve - Alle, et dont le carnet du programme n’a toujours pas fini de sécher… L’ES de cette année est un copier-coller de la dernière édition, soit de Vendlincourt à Alle, si ce n’est un départ reculé de quelques 600m, soit 10km250. Notre équipe de 3 Valaisans est la même pour la 7e année consécutive, mais tout ne s’est pas passé aussi facilement pour les autres ES. A la 1ère séance fin janvier, la répartition des responsables est dévoilée, et comme de coutume au Jura, sans que les concernés aient été mis au courant… grinçage de dents pour celui qui est prévu sur la Super ES, tout comme nous l’an passé. Par contre, bien que l’ES de Cornol n’est pas reprise, les responsables ont été convoqués, sans être mentionnés sur le programme 2019... A la question de sa responsable, la réponse a été « t’inquiète pas, on a toujours besoin de monde »...... Par la suite, nous lui avons proposé de se joindre à nous, car de plus surpris que malgré les sollicitations, nous n'avions pas de nouvelle de notre 3e collègue. Plus tard, on apprend un gros couac, le responsable d’une ES ne sera pas présent, et ses adjoints non plus… C’est alors l’équipe de la Super ES qui a accepté de changer, eux-mêmes remplacés par notamment un chef d’ES fraîchement licencié, dont nous lui avons proposé une assurance expérience à ses côtés, soit notre renfort, en essayant de nous entre-aider entre les deux ES si le timing le permettait. Une situation qui aurait probablement pu s’arranger plus vite, si les responsables étaient contactés plus tôt… mais dans cette histoire, il y a malheureusement un autre point négatif qui n’a pas été réglé… soit un adjoint, un ancien qu’on venait de remotiver, convoqué à la 1ère séance mais non prévu au programme et mis aux oubliettes, et que l’on n’a pas revu… Depuis le temps que l’on dit que cette façon de faire ne va pas… ECHEC !!!

Au niveau préparatif, il avait été ordonné au dernier débriefing, suite à une vidéo sur le net, de ne plus poser de piquet métallique, utilisés malheureusement par certains responsable d’ES, pas de la façon pour laquelle ils étaient prévus, soit uniquement les cordes dans les terrains difficiles : leur prise de libertés excessive aura ainsi péjoré tout le monde. On attendait donc de savoir si l’organisateur allait proposer une fois pour toute une solution, car le problème des cordes en est véritablement un, lorsque l’on voit, entre autres, que certains pilotes mettent les 4 roues hors-piste. Elément confirmé lors de la 1ère séance : des balises de chantier vont être mises à disposition. Face au scepticisme de certains jurassiens qui ne font que le Crité, nous leur avons confirmé que c’était une solution déjà utilisée au Valais et ayant fait leurs preuves depuis plusieurs années, même en WRC, pour autant qu’elles soient posées avant les recos.

Lors de la visite sur le terrain début mars, pas de grande surprise, c’est du connu ; le CH est à l’autre bout du canton, le départ en plein vent, et le choix des chicanes n’est pas tout à fait ce que l’on avait prévu, avec un rajout où il n’y en avait pas, dont l’utilité est plus une contrainte vue sa configuration, alors qu’une autre n’y sera pas alors qu’on l’attendait pour des questions de sécurité… Les propositions ou conseils sont inutiles, rien ne changera, on fera donc avec, et après le repas du midi offert, retour en se demandant où est l’utilité des 490km du jour…

Le week-end précédent, nous passons au matériel le vendredi en milieu d’après-midi pour décharger le complémentaire fourni par les autres rallyes, et prendre celui que nous avons besoin pour effectuer le montage des cordes, durant lequel nous constatons la conformité des rumeurs… les balises ne sont pas posées et ne le seront que le jeudi, veille du rallye, et nous devrons être présent avec le livreur pour les poser… Ce n’est doublement pas ce qui avait été prévu… Le soir, dernière séance, puis le lendemain, 1ère journée des reco débutée par un grattage de vitres. En fin de journée, retour à domicile suite à une autre manifestation le dimanche.

Jeudi, après 2h30 de route, je prends le bus habituel à Bassecourt, puis à 11h nous chargeons le matériel à Develier. Après une pause de midi à Alle, nous montons l’ES, en laissant pour le lendemain, les panneaux de postes, ainsi que les banderolages du 1er km qui est en plein vent. Point positif, en étant 3 responsables plus 3 aides, nous avons réussi à atteindre le STOP, même en "sacrifiant" une personne pour la pose des balises ; le gros est donc fait. Le logement pour nous, ainsi que pour l’équipe de la grande ES, est à St-Ursanne, nous mettant hors ambiance, mais évitant ainsi des km supplémentaires et des heures perdues.

Affiche Crité 2019.jpg

Vendredi, nous continuons dès 9h30, mais avant cela, j’ai dû faire un détour au matériel pour y récupérer les extincteurs, qui n’étaient pas dispo la veille. La pause de midi, alors que tout est prêt, se fait avec une grillade. Le rendez-vous commissaires est à 15h à Alle, où nous devons jongler avec la répartition, car il y a des absents dont nous n’avons aucune nouvelle... A 16h30 nous préparons le DES et à 17h, je prends l’ES pour le contrôle des fermetures de route et voir si les postes sont opérationnels. Les motards ayant déjà fait une bonne partie du job, alors qu’habituellement ils ne font que les extérieurs, j’ai eu assez vite fait, puis suis retourné au DES où j’officierai comme starter. Là se sont invités 2 contrôleurs techniques, qui, comme à chaque fois, au lieu de faire leur travail avant la tente, l’ont fait dessous, nous gênant quelque peu. Malgré cela, j’ai également fais les miens, soit du pur doublon, perturbant donc également les équipages, mais qui m’a permis de remarquer des éléments qu’ils n’avaient pas vus, comme une sangle de casque non attachée, prise à l’intérieur de la combi. Bref, 1ère ES, et évidemment pas mal d’oubli de la part des équipages ; il faut être attentif et rapide pour signaler les erreurs d’équipement, sans trop stresser la personne. L’ES, durant laquelle il ne faisait pas très chaud, et dont il est très rare que je mette des gants, s’est terminée vers 21h15, j’en ai alors fait le tour pour un contrôle rapide et ouvrir d’éventuels accès principaux, avant de charger le matériel rendu par les commissaires n’étant pas là le lendemain. Nous avons ensuite été manger, puis direction le dortoir avec mise en charge des radios.


Samedi, après une nuit de moins de 4h, le réveil sonne à 3h15, pour une longue journée qui s’annonce encore plus fraîche, mais heureusement sèche. Les commissaires sont majoritairement les mêmes que la veille, mais là encore, des absents non annoncés… En escortant des commissaires tout en rejoignant le départ, je m’attends à avoir une fermeture de route compliquée, car les motards ont ré-ouvert tous les chemins secondaires et de forêt sans exception. Sur le DES, un homme solitaire mais heureux, l’ancien président du comité, ravit d’être sur le terrain et selon ses mots, lui permettant d’observer plein de choses. Mais pas le temps de papoter, à la fermeture débutée à 5h30, alors que l’herbe et les banderoles sont blanchies par le givre, le 1er km a duré plus longtemps que la vielle, où après 1km400, effectué en… 15 minutes (!), j’ai non seulement réexpédié les motards arrivant à contre-sens, mais me suis déjà fait rattrapé par la 1ère voiture officielle, que je n’avais pas vu la veille. A 7h15, durant les VHC, il fait -1°C… Peu après 9h, à peine la voiture balai partie, la 1ère officielle est à nouveau là pour le passage suivant. Le vent se lève à nouveau… bonheur… malgré les multiples couches habituellement efficaces, la bise traverse tout… En fin d’ES, tour de celle-ci pour reprendre tout le matériel et effectuer quelques balayages, constatant que certains guignols ont retiré ou déplacé des éléments de cordes… et remarquant pas mal de dégâts dans les cultures… A 15h30 nous sommes au matériel pour redonner le tout, rendre le bus, et… aller donner un coup de main sur la Super ES dont la fermeture est à 17h, où ça sent l’hiver : timing parfait grâce à la bonne collaboration des commissaires pour le démontage.

Nous sommes placés avec mon collègue à la hauteur du centre commercial de la zone industrielle. Placement des balles de pailles, et création d’un accès public avec ce que l’on trouve sur place, car les vaubans demandés l’an passé n’ont pas été remis, ce qui nous a valu une remarque du propriétaire, suite à l’utilisation d’un container et 2 chevalets en bois plus utilisés depuis longtemps ; dure dure la vie de bénévole. L’inconvénient étant que ces éléments sont vites déplaçables par le public, devant en plus des commerces de boissons… A 17h30 le poste est prêt, moment où nous profitons pour pique-niquer, pour ce qui est mon 1er repas du jour… mise à part tôt le matin quelques morceaux de lapin en chocolat de la part de notre adjoint DC du départ, et croissant livré sympathiquement par ses filles, ainsi que quelques tranches de pain d’épice toujours sous la main, et appréciables dans ces conditions. En plus des vaubans, les interdictions de parquer suggérées pour la 1ère partie du parcours au débriefing l’an passé, n’ont pas été mises, ce qui a engendré des annonces sur la radio cantonale RFJ avec menaces d’annulation si… Est-il encore vraiment nécessaire de faire 360km pour chaque séance et débriefing, si l’on ne tient pas compte de ce que l’on y dit ? Pour ma part, j’ai également dû me déplacer pour la surveillance public, qui pose un gros problème en ces lieux, où nombre sont "enfermés" à l’intérieur, et que l’on ne peut faire traverser suite au manque de visuel et de personnel, donnant de plus l’envie à d’autres de rejoindre le centre de la boucle. Autre soucis, le signalement d’incidents, de plus de nuit, qui pourrait également poser problème durant le prochain Rallye du Valais, car certains pilotes n’en ont strictement rien à foutre lorsqu’on leur signale une voiture en difficulté… Faut-il en arriver à une disqualification (quasi) complète d'un podium pour que les esprits changent ?!... Fin de Super ES en queue de poisson par à nouveau des problèmes de chronométrage, après une journée de plus de 19h de travail dans des conditions météo sèches mais usantes… Par la suite, repas à la cantine de fête, et direction le dodo après la remise des prix, pour un retour dimanche après un déjeuner tardif, et par un trajet autoroutier longuet...

3 semaine plus tard, en plus du débriefing et à la place de mon collègue absent, retour du matériel des 2 autres rallyes avec le bus du Chablais, pour livraison le lendemain matin après une courte nuit. Lors de la séance, rien de particulier, quelques remarques et peu de dialogue… si ce n’est de possibles changements de parcours suite aux problèmes rencontrés.

Mon Crité c'était, sans compter ceux du bus de l’organisateur, plus de 1800km cette année ; ils seront réduits l’an prochain.

www.criterium-jurassien.ch

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Prochaines manifestations :

Tour du Léman Juniors – à suivre…
Slalom de Bière – 18-19 mai
Rallye du Chablais – 31 mai - 1er juin

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