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27.08.2014

Slalom de Genève 2014

Le Slalom de Genève, 2e édition, et cette année en Championnat Suisse, représente ma 1ère participation à une course sur le canton, et ainsi le dernier des romands qu’il me manquait. Malheureusement, j’ai annulé ma participation le samedi, car j’avais le cours annuel de la Ligue Nationale de hockey sur glace, destiné aux responsables de club, pour le programme sur lequel nous effectuons la feuille de match officielle. Les effectifs du slalom n’étant pas complet, j’ai tenu mon engagement du dimanche, en faisant le trajet directement depuis Berne en fin de séance.

Genève-logo.jpgSamedi, j’arrive donc à Palexpo sur le coup de 14h30 à l’endroit où la piste passe de la halle à l’extérieur, tout prêt du départ. Après 5 voitures, la série est terminée et le Directeur de Course s’approche de moi. Il me demande si je suis bien là le lendemain, car ils ont décidé de me changer d’emplacement, pour me mettre avec un collègue qui est seul sur un poste important. Lui répondant simplement que je suis là et libre, ni une ni deux, je suis réquisitionné et emmené sur place par une loco. Le poste est au fond d’une rampe, avec une chicane à 3 portes, dont la dernière est décalée sur la gauche, suivie d’une porte en diagonale et en dévers à la hauteur des rails d’un portail, finissant sur la droite avec une nouvelle porte unique. Le tout est très proche de la route ouverte, délimitée par des vaubans, un serocs et des plots en béton, avec deux personnes de la sécurité, spécialement là pour éviter que les gens ne stationnent sur la zone. Côté piste, on a largement le temps de remettre les cônes en place, puisque certaines zones de la piste se croisent ou sont utilisées dans les deux sens, les départs sont donc donnés environ tous les 45 secondes. La météo est bonne, mais elle va se dégrader avec de gros nuages gris et du vent légèrement frais, mais cela reste sec. Côté cônes, ça vole assez régulièrement.

Dimanche matin, il a plu pendant la nuit, mais la journée s’annonce excellente. Le poste étant à l’ombre des arbres, il fait plutôt frais, mais l’après-midi sera très chaude ; un extrême à l’autre un peu brutal. Niveau événements, chez nous, seul David Frioud (E1 - 106 GTI) s’est fait peur en se retrouvant en travers au milieu de la chicane. Entre les manches, j’ai également aidé au retour des voitures pour s’engager sur la piste depuis le parc d’arrivée, où certaines formules ont dû être poussées pour redémarrer (et moi je ne suis pas tombé…). Malgré un dépannage un poil long le matin, dû à des moyens d’intervention inadaptés, l’horaire a été largement tenu, vu le peu de concurrents inscrits en NATional…

Un bon week-end dont je ne regrette pas le déplacement, surtout du fait que j’ai pu travailler le samedi, et sur un poste où l'on n’a pas le temps de s’ennuyer, et en attendant le prochain concurrent, on peut toujours regarder de l’autre côté du grillage, les bolides d’un autre type qui eux, consomment plus de carburent et font plus de bruit.

www.slalom-de-geneve.ch

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Prochaines participations :

CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 20 et 21 septembre
Slalom de Drognens – 27 et 28 septembre
Rallye de France WRC Alsace – 2 au 5 octobre

 

25.08.2014

Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers 2014

La Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers, avec les deux Valaisannes, sont les 3 seules courses, hors rallye, auxquelles j’ai participé sans interruption pour la 10e fois cette saison. Elle est de plus, ma 40e Course de Côte officielle. Et aussi étonnant que cela soit, j’en suis également très exactement à 40 officielles au niveau des slaloms, et des rallyes. Vous ajoutez 40…et 1 manifestions hors ASS, et vous avez le total de mes activités. Et toutes ces manifestations, cela en représente 40…et 1 différentes.

Affiche Rangiers 2014.jpgVendredi, en arrivant, je me déplace vers mon poste, que j’occuperai avec ma collègue habituelle ; le 28, soit le dernier avant la sortie de la forêt. Un poste que nous allons retrouver pour la 4e fois après 3 ans passé sur des postes alentours. Il va donc falloir s’y refaire, car à cet endroit, il fait très froid, et le soleil en direct n’arrive que très tard dans la journée. Mais il en vaut la peine, car c’est un passage extrêmement impressionnant et ultra rapide, dans un secteur où si ça sort, la signalisation aux autres pilotes est primordiale. Le poste est ok, j’ai juste fait un peu de nettoyage sur le chemin où nous mettrons les voitures, car des mini-arbustes y poussent chaque année, cela évite ainsi d’arracher les plastiques sous la voiture. Puis, visite traditionnel des parcs, qui sera plutôt courte, car le pré principal est quasi vide. Le peu ayant pris place, ont dû être sorti au tracteur, du fait d’un terrain très humide. Les pilotes ont été placés de l’autre côté du Doubs en quartier industriel. La soirée sera rythmée aux passages successifs de grosse pluie, et de ciel bleu.

Samedi, le rendez-vous est à 5h à la Caquerelle, il fait 10°C. Le brouillard est présent uniquement à partir de l’arrivée. Le nouveau Président nous salue, le nouveau responsable sécurité nous donne les instructions ; il y aura notamment des observateurs FIA en voiture et à pied, afin de contrôler que tout fonctionne. Arrivés en poste, avec sur-pantalons et multicouches, nous nous installons à la lampe frontale sous une fine pluie. Une fois tout bien installé, il fait jour, et froid… S’assoir car le week-end va être long pour les jambes, ou rester debout pour rester chaud… dilemme… Sur une route détrempée, la course commence enfin, ou presque… et pourtant, pas de brouillard, pas de problème radio, pas de problème chrono, juste la 1ère intervention pour… la voiture sécurité, tombée en panne 3 postes avant le nôtre, victime semblerait-il de siphonneurs. A chaque passage de voiture, un courant frais ne nous fait pas trop de bien. La 1ère attention sera pour Fabrizio Lovacco (E1 – Lancia Delta S4), montant au ralenti ; bien de côté, il sera dépassé après notre poste par son poursuivant. Dans les formules, on trouve plein de téméraires en pneus slick. Les quelques interventions du matin ont retardé l’horaire, y.c. la sortie de l’ambulance pour la chute d’un spectateur. En 2e manche, repasse Lovacco en mode rapide, avec une grosse glisse de l’arrière en sortie de virage. Puis ce sera un gros nettoyage de piste sur le bas du parcours, avant que ne sonne 13h30, fin de la… matinée, et donc la reprise de l’après-midi avec 15min de retard, et bien évidemment sans pause, que nous avons fait pendant les interruptions et la redescente des voitures.
Lors du 3e essai, Joan Liechti (IS – Kadett C-city) est annoncé comme ayant perdu de l’huile. Il débouche de notre visuel avec une grosse fumée et une grosse perte de puissance. Lui faisant signe, il s’arrête chez nous afin de rester dans un endroit visible. Je contrôle le dessous de la voiture, qui perd chez nous du liquide de refroidissement. Une fois les 2 poursuivants passés, le pilote sort du véhicule et ouvre le capot, dont une flamme s’échappe, probablement dû aux vapeurs d’essence ; un bref coup d’extincteur sera utile. Le soir au parc, il n’a rien trouvé, la voiture chauffe tout simplement ; ça promet pour le lendemain… mais il me remercie de ne pas en avoir mis partout. Après ça, la pluie revient, mais le soleil réapparaitra pour la dernière série.

Dimanche, nous allons directement en poste pour 6h, il fait jour, très frais avec un léger vent pas du tout agréable, et comme la voix en a déjà pris un coup (vive l’été), je rajoute une veste office de 6e couche. Encore plus humide, le brouillard est présent. Après 10 voitures, la course est interrompue de 8h à… 9h30 ! Entre temps, nous avons fait quelques aller-retour pour se réchauffer, et moi de sortir le bonnet ; j’adore cette forêt ! A 11h, le soleil est enfin là et on en profite durant les interruptions, car il n’est présent qu’en face ou au milieu de la route. Début de la 2e série de la 1ère manche à… 11h45 ! Pause de midi oublie-moi… Sur le coup de 12h20, un long crissement de pneus se fait entendre 2 postes avant en entrée du secteur, suivi d’un puissant impact, un nuage de poussière de paille, la voiture apparaissant en chandelle, traversant la piste en vrilles, s’écrasant sur la glissière, et disparaissant en tonneaux contre les arbres. Effrayant ! Dan Blaho (N – Evo X) vient d’effectuer une sortie qu’on ne voit qu’en vidéo, la plus grosse pour moi au niveau du visuel. A peine la voiture immobilisée, je descends sur place et demande les secours de suite après la confirmation de l’arrêt des départs. Sur la piste, bottes de paille explosées et blocs de rocher. Personne n’intervient avant que la suivante soit arrêtée, car c’est un endroit dangereux ; une courbe en dévers ultra rapide et sans visibilité. Ensuite tout le monde s’y met ; prise de contact avec un pilote en état de choc, déblayement de la piste et déplacement des véhicules pour faciliter l'accès des services de secours, puis balayage complet, remplacement des bottes et des glissières, et récupération des pièces éparpillées. Une intervention intensive qui m’a fait enlever des couches pour la 1ère fois du week-end, d’environ 30 à 40 minutes [edit JF : 60 selon la DC..., comme quoi...] , et qui restera gravée autant, mais quand même différemment, que celle d’Eric Berguerand au même endroit il y a 7 ans déjà... Les traces de frein sont impressionnantes, surtout par rapport à où elles commencent, à croire que quelque chose a bloqué dès le début à l’entame du virage... Le job en finition par les ‟ponts et chaussées‟ avec la glissière, j’échange deux mots avec une autre collègue un peu marquée par l’événement, puis je rejoints mon poste, l’estomac vide, et surtout, la boule au ventre… Difficile de manger après ça… Début de la 2e manche course… 14h35 ! qui se finira à 18h ! Les voitures redescendent sans que l’on ne connaisse la suite du programme. Le speaker a soit disant déjà annoncé que c’était la fin, alors que pour la Centrale la 3e manche est toujours à l’ordre du jour, de quoi poser des problèmes de sécurité avec les spectateurs. 45min plus tard, et après une nouvelle intervention de l’ambulance pour un spectateur, l’avis est officiel, la 3e manche est annulée, mais il faudra attendre 19h30 pour être libéré, car 2 voitures sont encore à descendre au parc fermé, et cela sur route fermée. Une situation que l’on connait sur cette course, mais qui dérange quand même un peu, surtout pour 2 voitures…

Une course qui restera principalement pour la sortie de dimanche midi, pour l’avoir vu en direct, avec tout ce qui s’est passé durant les 2 premières minutes… Malgré cela, et malgré n’avoir obtenu des nouvelles du pilote que le lundi soir (il a été libéré par le médecin qu'après quelques heures seulement), j’ai très vite récupéré. Probablement que les expériences vécues ces dernières années m’ont renforcé, et c’est tout bonus pour la suite.

> www.rangiers.ch <
> Championnat d'Europe <

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Prochaines participations :

Slalom de Genève – à suivre…
CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 20 et 21 septembre (à confirmer)
Slalom de Drognens – 27 et 28 septembre (à confirmer)

 

13.08.2014

Course de Côte Massongex - Vérossaz 2014

La Course de Côte Massongex-Vérossaz, c’était Doudou, avec qui j’ai fait connaissance en poste en 2006, c’était Ernst, parti en 2008, et dès à présent, ce sera aussi Yves-Alain, adjoint DC au poste précédent.

Je suis avec un collègue habitué, mais qui n’est jamais venu à Massongex. Le poste est le 1er dans la forêt après Le Moulin, avec le camion et le véhicule des constructions, mais cette année, pas de second plateau, ce qui permet d’avoir plus de place au cas où un véhicule en panne s’arrêterait. Les effectifs commissaires sont bons, ceux des pilotes déçoivent une fois de plus.
 
Affiche Massongex 2014.jpgSamedi, la matinée sera humide, mais la pluie ne va pas tenir très longtemps, par contre, la piste aura besoin d’un certain délai pour sécher, surtout dans les passages en forêt. L’après-midi elle, sera assez chaude en plein soleil ; l’ombre des arbres est donc bien appréciée. Le seul incident de notre secteur, sera l’arrêt de Benjamin Devaud (E1 - Golf) lors d’une manche essai au virage du dessus, étant bien visible et sur le côté, nous n’avons mis qu’un drapeau fixe en signe de pré-signalisation, le temps qu’il soit mis en sécurité dans un chemin.
Le soir, l’organisateur a eu la bonne idée de nous offrir à choix, grillade ou raclette. Entre temps, la saison de hockey a débuté sans moi, avec un blocage informatique, et une panne de chrono... vive l'humidité...
 
Dimanche matin, c’est couvert, mais sec. Et là aussi, la température va bien argumentée grâce au foehn le matin, et tenir jusqu’au soir sans précipitation. Côté piste, c’est assez calme, mise à part quelques interventions ci et là, mais qui ne déstabiliseront pas l’horaire. Benjamin Devaud, remis de sa panne de la veille, tentera de nous faire du 2 roues au poste précédent suite à la corde toujours munie de son caillou. Mais c’est bien Guillaume Henchoz qui nous ferra la 1ère petite frayeur en 2e essai, en tapant lourdement sur les freins, puis sur le frein à main pour éviter de partir tout droit dans notre épingle ; une grosse trainée de gomme bien visqueuse, qui montre que la journée va être dur pour les pneumatiques. En fin manche, LA frayeur du week-end, avec Christian Balmer (E2-SS – Tatuus) qui va faire un tête à queue au poste précédent, puis l’arrière de la voiture se laissant quelque peu couler en direction du talus aval, là où Geninasca et Bérard entre autre, avaient fait les bucherons. Par chance, la pirouette est parfaitement maitrisée, et il n’aura qu’à se laisser aller pour se mettre en sécurité au poste sans gêner personne ; le second favori du week-end et du Championnat a eu chaud.
Lors de la 3e manche essai, celui qui pour moi effectue les passages les plus impressionnants à ce même endroit, va nous faire une courbe d’anthologie tout en glisse, et sans le moindre geste brusque, soit Arnaud Maeder (A/ISA – Saxo) ; pas forcément voulu, mais grandiose. Plus tard arrive Ronnie Bratschi (E1 – Evo 8 EGMO), et le malchanceux de la saison va devoir une fois de plus abandonner. Au freinage, un bruit sourd, suivi du cliquetis de trois pièces éjectés sur la piste. Arrêté en sortie de virage, double jaune pour les avions suivants, soit Nicolas et Ianniello. Après l’avoir mis en sécurité, il a fallu nettoyer la route, car il y a des trainées de graisse, probablement venant de sa transmission.
Les manches courses vont bien se passer, ou du moins chez nous. En fin de 2e, nous aurons droit à un ravitaillement en eau fraiche bienvenu, car il fait très chaud et les réserves s’épuisent.

Un bon week-end, dont on espère que les organisateurs trouveront les quelques petits plus, qui encourageront les pilotes à venir plus nombreux à cette manche du Championnat Suisse.

Forza Aurélie !

www.massongex-verossaz.ch

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Prochaines participations :

CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 16 et 17 août
Slalom de Genève – (23 et) 24 août
CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 20 et 21 septembre (à confirmer)

05.08.2014

Mémorial Orsières - Champex 2014

C’est en début d’année que j’ai appris la mise sur pied d’un Mémorial de la course moto Orsières - Champex, courue en 1947, puis de 1962 à 1974 comme manche du Championnat Suisse, soit il y a tout juste 40 ans. Une course extrêmement appréciée non seulement des pilotes, mais également du public, faisant des km à pied pour aller voir cet événement à la fois rare, et un peu fou à l’époque.

Affiche Champex 2014.jpgOrganisé par le Moto-Club ainsi que l’Amicale Routière des 2 Dranses, c’est à la démonstration d’Orsières que j’ai pris connaissance de la date. L’idée est de le faire chaque 2 ans en alternance avec celui de Grône-Loye. Et cela a remis encore d’une année, mon projet de participer une fois à l’ensemble du Championnat Suisse des Slaloms en Romandie. Mais avec un engagement le 1er Août de 10h du matin, à 2h le lendemain matin avec le service du feu, pour la protection des feux d’artifices, la chose était reportée dès l’annonce du déplacement de la date du Slalom de Bure.

Le lundi, je me suis rendu comme promis sur place pour voir l’emplacement des postes avec les organisateurs. Mise à part 3 petites adaptations, tout semble assez bien prévu pour un parcours d’environ 6km, qui débutera sur l’ancienne route, et comptera 29 postes ainsi que 3 feux tournants. 3 ou 4 postes seront un peu à l’étroit, sur un mur ou au bout d’une glissière, du fait que certains virages n’ont pas beaucoup de place, mais l’organisateur souhaite un maximum de postes à vue, et de courbes sécurisées, contrairement à Grône, où nous nous étions d’ailleurs dédoublés de nous-même l’an passé avec mon collègue par acquis de conscience. Et il est vrai qu’avec les voitures un peu plus modernes, le risque est quand même plus élevé, car beaucoup confondent démonstration et défouloir, sans penser plus loin que le bout de leur nez. Dans le cas où l’effectif ne suffirait pas, et comme on est en Mémorial, j’ai proposé de supprimer quelques postes où la route est large, et de placer par exemple un triopan en entrée de virage, pour signaler une zone non couverte, avec évidemment avertissement lors du briefing pilotes.

Dimanche, tous les postes sont couverts. Petit hic, il manque un véritable briefing, car plusieurs commissaires sont des gens de la région, et n’y connaissent pas forcément grand-chose. Manque peut-être dû à l’absence du responsable initial, et de l’inexpérience du repreneur. Je suis en poste au frein, on me veut là-haut pour gérer et quittancer la sortie des véhicules, ainsi que celle des bus horaire. C’est une fin de courbe à gauche masquée par un talus. A la sortie du parcours, des motards escorteront les véhicules jusqu’au lac, pour les encolonner en attendant la redescente, tout en les escortant ensuite jusqu’au parc à Orsières. Du coup, entre les manches, je dois également gérer l’accès au parcours, car personne de fixe n’est prévu. L’absence également de panneau d’arrivée, m’obligera à mettre à tous les concurrents un drapeau jaune fixe pour leur montrer que c’est la fin de parcours, il faudra même mettre un agité à quelques-uns, pour bien leur signaler la chose. Le parcours lui, a vu l’installation d’un bon nombre de glissières, balles et bottes de paille, ainsi que de banderolage. Un travail énorme et rassurant, mais qui détonne avec le terme Mémorial. On veut donc visiblement éviter tous soucis avec les voitures plus récentes, voire plus venues pour faire un autre type de spectacle.
Sous la pluie, la 1ère montée va bien se passer. Elle me laisse tout de même sur ma faim… les véhicules anciens dont on avait l’habitude de voir à Grône, ont laissé leur place à des voitures de compétitions allant jusqu’à moins de 10 ans… Le seul incident, sera la perte de maitrise de la 1ère voiture à la 2e montée, soit une Doodge Challenger R/T 440 de 1970, dont l’avant va s’écraser contre le talus en touchant une grosse pierre. Le commissaire du poste précédent, un local que je connais, regarde… sans réagir, alors que la voiture est en travers et que le radiateur se vide complètement sur la chaussée déjà détrempée. Il va falloir lui demander de faire ralentir les suivants, oui mais… avec le drapeau c’est mieux… et… agité s’il te plait. C’est juste une parenthèse pour confirmer qu’un briefing était nécessaire. Après un coup de balai, oui mais alors un, parce que les balais rouge de Barbie venant d’Anzère ne sont pas très solide… j’en redonne quelques-uns, avec un manche réduit à 60cm, histoire que le liquide ne se propage pas plus loin, puis fait signe aux voitures arrêtées de continuer. En fin de manche, j’ai rappelé à 3 pilotes qu’après la chicane du frein, c’est route ouverte avec du public, donc que c’est stop gaz. Par contre pour certaines motards, c’est cause-moi toujours tu m’intéresses… La chicane serait peut-être à revoir pour cette catégorie. Après le brouillard et la pluie, la pause de midi sera faite plus bas vers des amis commissaires sous une fin d’accalmie, car la 3e manche sera à nouveau mouillée. La 4e par contre, se fera sous le soleil, et sur une route quasi sèche.

L’affiche de la manifestation dévoilait en avril une voiture ; une erreur corrigée au 2e tirage, avec l’ajout d’une moto, la moindre des choses vu que la course l’était 100% à l’époque. Si tout c’est bien passé dans une bonne ambiance, reste à ne pas confondre, à mon goût, « Démonstration d’Orsières » et « Mémorial Orsières - Champex », avec son lot de véhicules et de façon de rouler pas vraiment dans l’esprit de l’événement, et de plus, posant des contraintes de sécurité.

www.amcorsieres.ch

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Prochaines participations :

CCôte Massongex - Vérossaz – 9 et 10 août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 16 et 17 août
Slalom de Genève – (23 et) 24 août

Course de Côte Ayent - Anzère 2014

Le Championnat Suisse de la Montagne s’est installé en Valais sous une météo bien plus négative qu’annoncée. Un week-end qui aura semblé long… très long…

Samedi matin, le pavillon s’est monté sous une petite pluie. Je suis en poste avec un commissaire français habitant le Mans. Il s’agit d’un collègue de poste des 24h de notre responsable du jour, officiant ensemble et venu en soutient. Ils seront également deux autres sur le poste précédent. Il m’accompagnera ce jour, et ira le lendemain au miroir, histoire de voir du pays :-) Cette année, je reprends à nouveau le poste 11 aux Flans, l’ancien intermédiaire, avec toujours la présence perturbante d’une ambulance, dont on ne sait pas trop si elle a le droit de sortir en cas d’urgence…

Affiche Anzère 2014.jpgDès la 1ère manche essai, le brouillard s’installe, et il va créer de nombreux arrêts des départs, car sur chaque secteur tour à tour, on y voit par moment quasi rien… la visibilité varie de 100 à 50m, puis d’un coup à 10m… et après avoir stagné 5 à 10 minutes, en 5 secondes, plus rien à 300m. La folie ! En 2e manche, le brouillard s’en va, mais la pluie redouble, et verra se créer de petites coulées aussi bien transversales aux changements d’inclinaisons de la chaussée, que longitudinale où la route est bien marquée par les ornières. Et c’est là que va se faire avoir Eric Berguerand (E2-SS – Lola FA99), alors que les formules effectuent leur 1ère montée retardée juste avant midi. Déjà parti en glisse à la ré-accélération 500m avant, il part en aquaplaning à la hauteur du panneau des Flans, là où Willener était parti en tonneaux en 2010. Il percute le talus et un piquet sur la gauche, longe le bord supérieur du talus, fait coucou de très près aux 2 commissaires, et surtout leur fou la chiasse, et redescend 40m plus loin, en finissant contre le talus opposé à droite, la moustache et une roue arrachées. Pour nous, que le bruit, le temps de nous déplacer pour venir en aide au poste qui est le précédent, le pilote est déjà dehors en train de constater les dégâts. Après l’évacuation du véhicule, on tentera de faire un barrage pour canaliser dans une grille, une des ornières qui est à cet endroit hors trajectoire. Nous constatons vite que la mini-digue d’absorbant ne fera pas effet longtemps, je l’ai donc faite en récupérant de la paille d’une des bottes cassée, en la colmatant avec de la terre, et cela à bien fonctionner ; les traces d’eau sont toujours présentes, mais nettement moins grandes. De retour au poste, nous mettrons comme d’autres un changement d’adhérence, car la pluie s’est encore intensifiée, et le virage des chalets comporte une grosse coulée. Il faudra également canaliser le mini-torrent qui débouche du chemin en terre de notre poste, car il s’écoule sur la piste. La pause de midi quant à elle, est tout simplement supprimée. Fin des E2… 13h30.
Lors de la 1ère manche course des REGionaux, c’est calme, pas grand monde ne prend vraiment de risque. Sauf… Sergio Kuhn (Reg L4 – 206 RC), qui lui passe les Flans comme si c’était sec. Mais dans la montée des chalets, il se fait attirer vers l’extérieur, pose les deux roues gauches dans l’ornière inondée, et effectue ce qu’il ne fallait pas faire ; un coup de frein. La voiture part subitement en glisse sur la droite, le nez en frontal dans la glissière, qui recule méchamment. La voiture ayant été déplacée, cela entrainera malheureusement plus de nettoyage, le liquide s’étant éparpillé. Par la suite, un pilote va encore nous faire gagner du temps : monsieur a été gêné, et demande de pouvoir aller faire le plein pour refaire sa manche… mais bien sûr… A 15h, la pluie se calme enfin, et la 2e manche se termine à… 17h, alors que la 3e est annulée.

Dimanche, il fait frais, mais c’est sec. Je suis en poste avec un nouveau commissaire qui avait commencé avec non moins que l’AutoCross de Bure. Il faudra attendre 10h pour que le soleil fasse enfin son apparition. Période qu’a choisi Stephan Burri (IS – 106) pour s’arrêter de lui-même en sécurité chez nous, ayant un problème moteur… Thomas Andrey (E1 – Lada Samara) pour sa part, est passé un peu près d’une botte de paille, et y a laissé un de ses rétroviseurs. Visiblement pas très, voire du tout endommagé, je le lui ai ramené et posé dans la voiture lors du retour du matériel, alors que le parc fermé ouvrait à l’instant. L’après-midi s’est passé sous un soleil généreux, mais la journée a donné une impression, tout comme samedi matin, de très long, car en l’absence d’incidents, et pour éviter que la manifestation ne se termine avant 15h, les départs ont été donnés pratiquement à la minute.

Reste un élément, et qui concerne également d’autres courses, mais qui est plus marqué à Anzère : le fait de voir passer des pilotes partant en guerre, alors que l’on sait qu’ils devront s’arrêter d’office plus tard, pour autant qu’ils y arrivent… Ni la Direction de course, ni la CSN ne souhaitent changer ce fait, qui pourrait améliorer grandement le bien des commissaires intervenants, des pilotes, que des mécaniques, et cela malgré une proposition leur ayant été fait par écrit. Mais comme on dit, après l’accident… c’est trop tard. Bien que le slalom de Bure ait instauré 2 drapeaux rouges tenus par des commissaires de confiance depuis en tout cas 7 ans, il parait que pour certains, cela n’est pas faisable… Comprenne qui pourra, ou… qui voudra. Oui, ça fait 3 ans que je le dis, et il faut croire que ça en vaut la peine, surtout quand tu entends le poste 22 du miroir demander à la radio, que les concurrents soient drapeautés bien plus bas pour justement éviter sur une zone extrêmement rapide… un sur-accident…

www.ayent-anzere.ch

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Prochaines participations :

Mémorial Orsières - Champex – à suivre…
CCôte Massongex - Vérossaz – 9 et 10 août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 16 et 17 août