05.06.2026
Rallye du Chablais 2026 - EHRC, ERT --- Karting Levier 2026
Pour sa 22e édition, le Rallye du Chablais a décidé d’innover, en lançant un 3e jour de compétition, organisant ainsi une épreuve le jeudi soir. Pour l’occasion, il retrouve le Championnat d’Europe des Rallyes Historiques (nouvellement séparé en 3 catégories), avec les véhicules de 1992 à 1999, et ouvre également la régularité sportive aux énergies nouvelles (ENRS). Au niveau du visuel, il effectue un léger rafraichissement de son logo, et sort (enfin) une nouvelle plaque rallye.Au terme de la dernière édition, et après plusieurs années où le plaisir et la motivation pour les montages ont progressivement disparus, je souhaitais me retirer des Responsables d’ES, mais j’ai accepté de rester pour la transition avec mon adjointe. Ainsi, après 2008 et 2009, je repars pour un 3e Chablais comme Adjoint, par contre non plus sur l’ES de la Comballaz qui est retirée, mais sur celle de Panex, la petite nouvelle qui ouvrait l’édition précédente. Se déroulant toujours le vendredi, le montage se fera donc la veille, mais avec ce jeudi soir, une mission particulière, puisque je réitère comme Starter sur la Super ES, remise au goût du jour après 2 ans d’absence ; après avoir fonctionné sur Vérossaz et Collonges, voici Leysin. Pour ce qui est du samedi, reprise d’une table tout comme au Crité, avant de partir le soir même en France pour une autre compétition le dimanche.
En séance, j’ai senti une impression de déjà vécu ailleurs. Avec l’évolution des directives de la FIA, dont on ne sait pas trop si ce sont des obligations ou des bonus, vu que les 2 rallyes FIA romands n’ont pas les mêmes, ici aussi, on ne donne plus des informations, mais des justifications ; ça en dit beaucoup. Pour ce qui est de Panex, l’ES sera réduite suite à des restrictions de l’Etat de Vaud. Pour la Super ES, la configuration du départ est particulière, avec un virage en angle négatif, et une absence de visuel déjà constatée sur les vues internet. On cherche ainsi une solution avec un feu ou une palette de signalisation ; je ne serai donc pas maître à bord et dépendrai d’une tierce personne, chose dont j’espérai à ne jamais être confronté, car la mise en application est délicate.
A J-27, visite sur place. L’ES de Panex est assez étroite, et en cas de sortie, soit ça bloque, soit on va rechercher assez bas. La zone public quant-à-elle, n’est pas faite pour être mise en avant, car peu de place, et surtout beaucoup de ronces. Sur la Super ES, et surtout sa zone de départ, bien que mon visuel soit court, celui de la personne qui me fera le relais est bon, je suis donc en partie rassuré, mais reste à connaitre le temps qui sépare les deux zones de sortie et de départ, où seront rajoutées 2 chicanes de ralentissement, car idéalement il faut au moins 10 secondes. De plus, je ne sais pas si je pourrai rester à gauche du véhicule, ou s’il faudra me mettre exceptionnellement à droite. Pour les avants préparatifs, ils ont été minçolets, étant sur une autre épreuve durant les bordiers, et sur une autre manifestation durant les reconnaissances, que je manque ainsi une 2e fois en 22 éditions. Je n’ai donc participé qu’à une entrevue avec ma cheffe pour la liste matériel, et au montage des reconnaissances le vendredi après-midi, durant lequel, nous avons à nouveau constaté un écart avec la réalité du terrain.
En seconde séance, en plus d’un sermon limite école primaire, on nous annonce la venue de Michelle Mouton, déléguée sécurité à la FIA, qui serait assez stricte. Vue qu’elle en était jusqu’à pas longtemps la responsable en WRC, c’est assez logique, mais élément intéressant, elle aurait été surprise par l’ampleur des montages prévus, ce qui voudrait dire que, oui on est bon en Suisse, mais que… contrairement à ce que l’on nous dit, ce n’est pas une obligation de faire ainsi, mais un choix de l’organisateur qui doit ensuite l’assumer… par nous… qui sommes au bout de la chaîne, mais que l’on écoute que pour ce qui arrange depuis 6 ans.
Jeudi, nous avons effectué à 4 le montage de l’ES de Panex, soit 4 km 600, entre Huémoz et Plambuit. La prise du matériel s’est faite à 9h, avec l’ajout de matériel encombrant non prévu. Il fait déjà chaud, et cela s’est ressenti dès le début avec le balisage de la zone CH-DES bien plus grande qu’habituellement avec ses 250m. Si la suite est en grande partie en zone forêt, le final AES-STOP a été épuisant. A 16h, alors qu’il reste une 15aines de piquets à poser ainsi que quelques panneaux, j’ai laissé les collègues pour rejoindre la Super ES de Leysin, qui ouvre le rallye avec une boucle autour du centre sportif, d’environ 1 km 800 à effectuer 4 fois, pour y fonctionner comme Starter, pour la 5e fois au Chablais. Il fait aussi chaud en altitude, mais par chance le DES est à l’ombre d’un bâtiment. Petits changements, en Super ES de manche FIA, le départ n’inscrit plus de temps sur le carnet, j’ai donc demandé au CH d’en informer les équipages à l’avance, et les Historiques Helvétiques devront attendre que leurs homologues Européens soient tous sortis pour s’élancer ; malheureusement pour le spectacle, ils ne sont que 2. Plus tard, au moment d’envoyer la 1ère moderne, j’ai eu la bonne idée d’attendre vraiment jusqu’au bout, car la voiture 0 a effectué un tour de trop. A noter que mon binôme munie d’une palette de chantier (vert-rouge), a parfaitement respecté mes consignes avec une concentration sans faille, ce qui a permis d’effectuer les départs de façon optimale, et ce jusqu’à la dernière moderne, les Régularités Sportives ne pouvant bien évidemment pas s’engager sur une telle ES.
Vendredi, diane 3h15, avec seulement 3h de sommeil. Notre ES est la 1ère du jour, le rendez-vous commissaires est à 5h, alors que ma cheffe m’a épargné le tour de contrôle. Alors que nous devrions avoir 19 commissaires, 2 sont excusés sur place par leur accompagnant, 4 sont absents et inatteignables, et 2 se sont perdus, mais ramenés par un commissaire général ; la répartition doit donc être une nouvelle fois modifiée, et 2 postes sur 7 ne seront ainsi pas couverts. Je fonctionne comme starter, et j’y ai trouvé 3 casques non attachés, 3 harnais mal mis, 1 boucle de Hans non clipsée, 2 portières et 1 goupille de capot mal fermées. Le pull n’a été lâché qu’à 12h, moment où le soleil est arrivé sur le poste, alors que pour la suite, j’étais à l’ombre d’un arbre, conditions donc au top. Par contre, les nouvelles voitures ont des aérations sur le capot très mal placées et gênantes, car en faisant le contrôle de sécurité par l’avant, y.c. l’annonce des 30 secondes, on a tendance à se faire brûler les yeux par la chaleur. Malgré un retard de 8 minutes suite à une rectification de sécurité, ainsi qu’un contrôle de public mal placé, l’ES s’est parfaitement déroulée. Le second passage a lui été perturbé par des sorties de modernes sur d’autres ES, nous avons ainsi laissé 2 minutes entres les premiers concurrents, avant d’avoir deux trous de 18 et 11 minutes. A 16h30, en compagnie d’une collègue, nous avons suivi le balai pour le démontage complet depuis le STOP, perturbé à cet endroit par des bordiers, car il est difficile de croiser avec le bus. Fin du démontage à 19h25, et du retour du matériel à 21h15.
Samedi, diane 3h50, 4h30 de sommeil. Je suis commissaire sur l’ES 10-13 de Muraz qui ouvre la dernière journée avec 18 km 010, et fonctionnerai au STOP avec une collègue, qui l’avait déjà faite l’an passé par une météo exécrable. C’était déjà une envie d’en faire depuis quelque temps, et l’expérience du dernier Crité a été très bonne. Par contre, le matériel du prestataire est conséquent (mallette PC, imprimante, génératrice, jerricane, enrouleur,…) et doit être pris par les commissaires la veille. L’ES m’est bien connue pour y avoir été Chef durant 2 éditions, mise à part que la zone d’arrivée a été prolongée pour éviter un afflux de spectateurs, et que l’AES ne soit en plein virage. A la mise en place, les cordes sont déjà bien entamées, et les problèmes dus au public et déjà connus, n’ont pas été gérés à l’avance. Alors que ma collègue remplissait mouchards et carnets, je lui passais ces derniers tout en suivant un mouchard de sécurité, et annonçait les voitures passées par groupes de 10 à la DC. Il a aussi fallu régulièrement balayer, car en s’arrêtant, les voitures déchargeaient de la caillasse. Si le 1er passage s’est bien déroulé, il a fallu rassurer un équipage, qui en panne, a réussi à repartir de justesse sans avoir été aidé par l’organisation, et donc toujours en course. Le second, sans surprise, a été un peu plus mouvementé ; 1 VHC sorti tout droit en face de nous après l’AES, heureusement sans tonneau, un trou de 18 minutes, 4 crevaisons, dont 1 pneu avec des trous comme si on lui avait tiré dessus…, avant une sortie en début d’ES demandant une précaution médicale. Au vu du nombre de véhicules restant, la suite a été neutralisée, et nous avons commencé le démontage, avant d’avoir la validation que l’évacuation de la voiture avait été effectuée. Le retour au DES a été un peu plus long que d’habitude, par une route complètement caillassée, tout en croissant difficilement des véhicules encombrant de l’organisation. Fatigué de ces 3 jours, y.c. par la chaleur régnant en plaine, j’ai ramené les mouchards et rapports à la DC, puisque le balai n’a pas pu effectuer l’ES. A 20h15, avec une énergie retrouvée, départ pour une 10e manifestation sur territoire Français.
Dimanche, nouvelle découverte avec la piste de karting de Levier, à l’occasion de la 3e manche du Championnat Suisse, pour une 6e participation en tant que responsable de la pré-grille. Précédemment, la manche avait lieu le week-end des Rangiers, mais avait été retirée l’an passé. Comme la piste est très appréciée, j’avais l’envie d’y aller, et comme c’est la manche étrangère la plus proche, et encore plus en partant d’Aigle, je n’ai pas hésité longtemps à m’inscrire. Après donc Wohlen et Mirecourt, je découvre Levier et ces spécificités : la pré-grille est situé après la ligne de départ, et la moitié de la piste n’est pas visible car bombée. Ma zone est grande, et les différents sas techniques clairs, avec un balcon pour les mécano ; une bonne infrastructure. Petit hic… la participation est en baisse.
Après une manche d’essai libre où il faut surtout contrôler la conformité des transpondeurs, et des numéros de départ, il faut tout au long de la journée contrôler qu’ils arrivent à l’heure, l’équipement de sécurité des plus petits, l’absence de caméra et de mécanique, et d’assistance au départ pour 2 catégories, tout cela sous un soleil tapant fort, et sans abri pour moi ; l’hydratation est importante, tout en profitant que les histokart (hors CSK) partent de l’autre côté des box, donc pas sous mon contrôle, pour aller aux toilettes. Après une 2e manche dédiée aux qualifications, place à la 1ère manche course, au début de laquelle, soit à 10h30, décision a été prise d’annuler la pause de midi aux vues des conditions météo attendues en milieu d’après-midi. En 2e manche, soit dès 12h, le ciel se charge et la température redevient agréable, mais surtout, dès cet instant et jusqu’en fin de manche finale, les mécanos ont parfaitement joué le jeu, chaque série ayant débuté avec 20 à 30 minutes d’avance, pour un dernier drapeau à damier à 15h, alors que la première averse tombait à 15h30, étant en bordure d’un très gros orage que l’on voyait à l’horizon. Fin d’un superbe week-end que j’ai bien fait de prolonger.
Depuis quelques années, le travail des responsables d’ES a bien changé. Alors qu’il fallait avoir une excellente vision de la sécurité avec réflexion et logique, tout cela ne semble plus être une priorité, il faut "juste" faire comme certains médias sportifs, qui passent leur temps à faire du copier-coller, sans que l’on sache si le match était bien, ou que le score reflète ce qui s’est passé. A côté de cela, on veut en plus nous redonner d’autres missions avancées. Si l’on dit avoir atteint les limites du bénévolat, est-ce la bonne solution pour cultiver la motivation ? Ainsi, et malgré une très bonne ambiance d’équipe et au-delà, après 50 manches du CSR dans les Responsables d’ES, soit 25 comme Adjoint et 25 comme Chef, tout en ayant doublé les missions à 6 reprises, je vais continuer en tant que commissaire, par la tenue de postes où il manque du personnel formé, et ainsi me détacher de tous ces préparatifs et montages, tout en restant à disposition comme Starter sur les Super ES. J’en suis désolé pour les Commissaires Généraux qui peinent à clore leurs contingents de responsables d'ES, mais cela fait plusieurs années que je sensibilise, malheureusement certaines choses ne se stabilisent pas, et s’empirent ; pour combien de temps je ne sais pas, mais il est temps. Le Chablais aura ainsi été ma 1ère comme Adjoint en 2008, ma 1ère comme Chef en 2010, et à ce jour, ma dernière comme Chef en 2025, et ma dernière comme Adjoint en 2026, en ayant collaboré durant ces 19 années, directement avec 54 (!) responsables d’ES, dont seulement 13 le sont encore, dont 1/3 partiellement.
www.rdch.ch
> EHRC <
> ERT <
> TER <
motorsport.ch/fr/karting
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Prochaines participations :
13-14.06 – CCôte la Berra
20-21.06 – Slalom Chamblon
04-05.07 – AutoCross Bure
11-12.07 – UCI Gran Fondo & Gravel Suisse Villars
25-26.07 – CCôte Anzère
21:48 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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26.05.2026
100e Develier - Les Rangiers 2026
Dès l’écho de l’organisation d’un 100e Anniversaire de la 1ère Course de Côte des Rangiers, l’intérêt d’y participer a été immédiat, pour autant qu’il se déroule sur plus d’un jour ; un mémorial comme il n’y en a plus beaucoup. L’officialisation d’une organisation sur 1 jour et demi est tombée fin janvier, j’ai donc confirmé ma présence à ce week-end supplémentaire au Jura, malgré qu’il suive directement celui du Slalom de Bure, et qu’il soit sur les recos du Chablais, et le Marathon du Valais.
C’est donc le 16 mai 1926 que la 1ère édition se dispute entre Develier et le Col des Rangiers, sur une route encore en terre de 7 km 600, réduite de quelques 100aines de mètres par la suite, pour 11 éditions jusqu’en 1951. D’abord réservée aux membres de l’ACS locale, elle accueillera par la suite des Nationaux, puis des Internationaux juste avant-guerre, voire même des motards. Le tronçon emprunté étant l’axe principal Nord-Sud, l’organisateur est contraint de faire une nouvelle pause et de trouver un nouveau tracé, qui sera donc la route actuelle entre St-Ursanne et Les Malettes, réduit à 4 km 750, et cela dès septembre 1955, après quoi il évoluera plusieurs fois pour atteindre 5 km 180 à ce jour. Fixée au mois d’août depuis 1964, la course fait partie du Championnat d’Europe depuis 1972.
Samedi, la météo est grandiose pour un tel événement. Le rendez-vous étant seulement à 10h30, je suis parti le matin même, un peu raplapla suite à un virus. Après la prise du matériel et un briefing, repas offert, descente à pied jusqu’au "Fritz" pour découvrir le contenu du parc concurrents, et déplacement en poste avec ma collègue habituelle des Rangiers, avec qui j’ai fait quasiment l’ensemble de mes 19 éditions ; il était donc évident d’effectuer ce mémorial avec elle. Au programme de ce premier jour, 2 montées, histoire de reconnaitre le parcours et repérer les ralentisseurs. Notre poste est le 10, soit la première grande épingle droite à mi-parcours. Un excellent poste, car même si le petit S de ralentissement n’est pas visible, nous les voyons passer à vitesse réduite sur toute la courbe, puis accélérer sur la ligne droite qui suit, et comme le parc est au Col, c’est aussi l’occasion de bien les voir lors de la descente. Bonus, en y arrivant à 13h30, nous avons de l’ombre naturelle. Le soir, après avoir patienté au soleil telle une saucisse d’Ajoie sur le grille, nous avons été conviés au banquet. Débutés à 20h30, les premiers discours se sont fait sous un chahut épuisant, après quoi le buffet d’entrées a été ouvert à 21h. A 21h30, nous avons décidé de rentrer car nous étions éteints, et nous avons bien fait, car le plat chaud n’a suivi qu’à… 23h.
Dimanche, le rendez-vous est à 6h30. Après un café-tresse au restaurant du Col, nous avons rejoint notre poste, qui est encore à l’ombre des arbres. Une fois au soleil, la tonnelle a été installée, et nous a accompagnés jusqu’à ce que des rafales de vent nous gênent dans le suivi de notre activité, mais l’ombre naturelle était à nouveau là. Nous avons également profité de ce coin de nature super calme qui fait un grand bien. En face de nous sur un chemin de randonnée, quelques spectateurs, et quelques VTTistes qu’il a fallu rediriger. Côté événements de piste, pas grand-chose pour nous, si ce n’est 2 pannes qui se sont arrêtées au poste suivant, une crevaison sans arrêt à sécuriser, et des quittances de passage pour des véhicules plus lents avant le départ des suivants. La journée s’est déroulée en 3 montées, dont les véhicules étaient séparés en 3 catégories (tourisme, compétition fermée, et compétition ouverte), dont la fin retardée, a un peu dégarni le dernier plateau des formules.
Fantastique week-end historique, auquel on pourra dire : j’y étais !
En rentrant, j’ai découverts que le chiffre 7 avait été une nouvelle fois à mes côtés, puisque cela représentait la 70e manifestation à mon actif, et le 700e jour sur une manifestation automobile.
3e week-end Jurassien 2026, validé :-)
memorial.rangiers.ch/fr
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Prochaines participations :
28-30.05 – Rallye du Chablais
31.05 – CS Karting Levier
13-14.06 – CCôte La Berra
20-21.06 – Slalom Chamblon
04-05.07 – AutoCross Bure
21:42 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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20.05.2026
Slalom de Bure 2026
Cette édition du Slalom de Bure est ma 4e d’affilée, et suite aux cumuls du passé, c’est une première ici. La météo s’annonce incertaine, mais après 4 manifestations sur 5 au soleil, la belle série risque de s’arrêter, les Saints de Glace étant au rendez-vous.
Samedi, la pluie annoncée en milieu de matinée, nous a laissé le temps de nous mettre en place, puis nous a fait la mauvaise surprise de s’inviter plus longtemps que prévu, soit jusqu’à 11h. Placé comme ces dernières années au poste 11, soit le premier des deux intermédiaires, je suis en poste avec une collègue qui n’avait plus participé à un slalom depuis de nombreuses années, ainsi que l’équipe de dépannage et celle de la patrouille S+R. L’événement du jour aura été le concurrent qui a perdu la maitrise en sortie de chicane précédente, et après un 1er coup de raquette, nous en a fait un second, nous incitant vivement à nous déplacer au-dessus du talus derrière nous, avant que le pilote ne puisse poursuivre, sans casse ni balayage ; ce n’est pas une première ici, et j’y suis toujours prêt, tout en ayant averti d’entrée de jeu ma collègue que cela pouvait arriver. Après le repas en commun à la cantine, l’après-midi, pose d’un drapeau rouge suite à une gêne, avant un retour de quelques gouttes vers 16h, pour une fin à 18h suite à quelques interventions.
Dimanche, après une nuit un peu meilleure que la précédente, suite à un manque de savoir vivre en communauté de certains, il fait très frais, mais le soleil va vite nous réconforter, bien que le ciel se soit ensuite voilé, et le vent levé, pas de quoi enlever beaucoup de couche. Si la matinée a à nouveau été au top, l’après-midi a commencé avec 10 minutes d’avance, et l’on s’est dit : mauvaise idée. Après seulement quelques voitures, la course est interrompue, le service médical ayant été demandé suite à un malaise d’un commissaire. De là, nous avons conservé un retard de 30 minutes. Chez nous, quelques cônes sans plus, et un pilote arrivant sans combattre ni passer les chicanes, je lui ai donc fait signe qu’il pouvait se mettre en sécurité chez nous, ce qu’il a fait car ayant un problème de frein, et ne voulant pas gêner son poursuivant. L’après-midi a ensuite été une succession de bons coups de soleil, et de passages nuageux.
Très chouette et assez calme 2e week-end Jurassien 2026, validé :-)
A noter que l’essence, qui était vis-à-vis du Valais, il y a des années, meilleur marché sur Neuchâtel et équivalent au Jura, est tout le contraire de nos jours, avec une différence d’environ 26 ct entre le Jura et chez moi, où c’est même plus cher que certaines stations d’autoroute !! Le partenaire du RIV est 10 ct de moins que les autres, soit comme dans le Chablais, le partenaire du Chablais quant-à-lui, est le plus cher et le premier à augmenter. Après les arnaques aux faux neveux, aux faux banquiers, et aux faux policiers, voici les vrais pompistes profiteurs !
www.slalomdebure.ch
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Prochaines participations :
23-24.05 – Mémorial Les Rangiers
28-30.05 – Rallye du Chablais
31.05 – CS Karting Levier
13-14.06 – CCôte La Berra
20-21.06 – Slalom Chamblon
20:57 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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02.05.2026
Tour de Romandie 2026
Ma 8e participation au Tour de Romandie s’est effectuée au coude Rhône, à l’occasion de la 1ère étape de cette 79e édition. Ma dernière à Martigny était en 2011 (2021 ayant été mis sous cloche), pour sécuriser la sortie des véhicules après le prologue, et ma dernière participation était en 2017, au prologue à Aigle. Il s’agit de ma 50e manifestation cycliste toute catégorie confondue, la 20e UCI.
Comme l’étape se déroule en boucle, et donc avec plusieurs passages, c’est pour cela que je me suis inscrit auprès de l’organisateur local, le Vélo Club Excelsior, 85 ans d’existence. La mission du jour est la sécurité dite fermeture éclair, soit tout bloquer à mesure que le dispositif de fermeture de route avance, en gérant un passage public ou véhicule en ville ; c’est donc du planton, mais actif. Au programme, 3 boucles d’environ 45 minutes au départ de Martigny, passant par Charrat, Fully, Dorénaz, Lavey, La Rasse (col de cat.3), Vernayaz, puis un dernier tour d’1h30 en passant par Riddes, Ardon, Ovronnaz (col de cat.1), Saillon, Dorénaz en coupant directement sur Vernayaz, et le final aux abords du centre-ville. Les effectifs ayant été assez vite atteints, les instructions et plans de base sont arrivés à J-20.
Pour une caravane publicitaire à 12h40, et un départ à 13h30, le briefing avec le responsable sécurité du TdR est à 12h. Alors que les emplacements précis nous ont été transmis à J-6, ils ne correspondent pas du tout aux plans transmis précédemment, qui étaient basés sur le centre-ville, alors que là ils sont élargis, étant ainsi prévu pour ma part à l’entrée de Martigny, devant le Zanzibar, juste avant le carrefour pour Salvan, dans le but de bloquer des accès de traverse, et stopper tout véhicule débordant ou venant à contre sens, dès le visuel avec la fermeture de tête arrivant de Vernayaz. En gros, moins intéressant que prévu, car en plus entre deux carrefours tenus par la police, donc ça devrait être calme. Comme le parking bénévole est à la Place de Rome, et le rendez-vous à la salle du Midi à côté de l’église, je n’avais pas prévu de prendre mon véhicule, mais avec un poste aussi loin, et vu la mission, je l’ai tout de même pris par précaution, avec de la signalisation, et j’ai bien fait…
Pour un 1er passage à 14h15, la police municipale a fermé l’entrée de la ville à 12h50 déjà, 200m avant mon emplacement, laissant tout de même passer les camions, car la route de déviation ne le permet pas. La mesure était dû à ce que le montage des panneaux publicitaire puisse être effectué en sécurité, car avec le vent, cela n’a pas été fait plus tôt. A 13h30, nuages et fraicheur au lendemain d’une nuit pluvieuse, m’ont fait mettre la veste. Une fois le 1er passage terminé, je suis descendu voir l’agent, qui a eu fort à faire précédemment, afin d’être coordonné sur la re-fermeture, alors qu’il n’avait pas les même infos que nous. Comme il est seul, et qu’un collègue est sur un emplacement barricadé par un chantier, donc pas utile, j’ai proposé à ce dernier d’échanger nos postes afin de venir en aide à l’agent, car le carrefour est complexe et avec un passage à niveau. Je suis donc resté avec pour la suite.
Lors du 2e passage, le soleil est de retour, et j’ai constaté qu’aucun signaleur n’était prévu sur l’ilot latéral du passage à niveau, un rétrécissement signalé uniquement par un matelas au sol, non visible pour les viennent ensuite, et comme les coureurs arrivaient vite et large, j’ai pris l’initiative d’effectuer la chose, puisque j'avais ma palette et que l'agent surveillait l'accès. Au passage du peloton, le visuel m’a confirmé que la décision était la bonne ; quand tu fais office d’ "obstacle", leur regard est impressionnant ! Je l’ai ainsi fait pour 3 passages, avec entre deux, la gestion avec l’agent, du carrefour et du contre sens selon l’avancé de l’horaire. Au 3e passage, retour de la fraicheur et de la veste, et avec le vent, les mains sont limites. Durant le 4e et dernier passage, et entre les groupes de poursuivants, il a fallu stopper un véhicule agricole qui s’était engagé d’une zone verte quelques 500 mètres avant, alors qu’arrivait justement un groupe ; le motard d’escorte m’a ainsi fait un geste de remerciement, lui évitant une gestion délicate vis-à-vis de ce qui le suivait. Comme prévu, cette dernière fermeture a duré un peu plus longtemps que les précédentes, au vu des attardés, mais tout s’est bien passé. A noter que la voiture balai a été contrainte de s’arrêter quelques 10aines de mètres avant nous, bloquant tout une série de motards d’escorte en fin de mission et de véhicules civils, la faute à une voiture d’équipe qui s’est arrêtée pour… un besoin pressant…
Un bon après-midi, qui m’a finalement permis d’être plus actif que prévu, et dans la circulation, avec une nouvelle fois, de la chance avec le temps. Petite pause, avant un bel enchainement.
www.tdr.ch
www.vcmartigny.ch
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Prochaines participations :
16-17.05 – Slalom de Bure
23-24.05 – Mémorial Les Rangiers
28-30.05 – Rallye du Chablais
31.05 – CS Karting Levier
13-14.06 – CCôte La Berra
19:32 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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30.04.2026
Slalom de Bière 2026
Le Slalom de Bière, double manche du CS depuis l’an passé, a une nouvelle fois ressemblé à une manche de 24h, et même plus…
Samedi, alors qu’on annonce un week-end beau et chaud, 5h30, il fait 4°C… et ça pique, même les bottes de paille sont givrées. Il faudra attendre 9h45 pour enfin se sentir bien. Je suis en compagnie d’une collègue au poste 11, soit l’intermédiaire, repris l’an passé, car ayant eu un besoin de changement, qui s’est avéré positif. Ce poste demande une attention particulière, car muni d’un drapeau rouge, et parce que les interventions ne sortant plus sur la place (ouverture à contre sens), mais viennent jusqu’à nous pour quitter le parcours, y.c. le ramassage des pénalités, les ravitaillement, ou autres. A mi-premier essai, un concurrent arrive, tout en constatant que le pilote donne de petits coups de volant, et en passant la chicane, il dérive pour s’immobiliser dans l’herbe assez étonnamment… Un problème qui aurait pu lui couter très cher, puisque l’écrou central s’est dévissé, et la roue n’était pas loin de quitter le navire. Le timing qui était bon, a pris 20 min de plus, pour se reprendre au fil des séries, permettant une pause réduite à 30 min. L’après-midi s’est bien déroulé jusqu’à l’avant dernière série, avec l’incendie d’un véhicule.
Dimanche, il fait 1 petit degré de plus, avec une impression de mieux, mais cela ne va pas durer, car dès le lever du soleil, le vent là accompagné et va tenir toute la journée, provoquant à de nombreuses reprises, la chute de bottes de paille protégeant des signaux ou candélabres, ou créant un danger avec certaines banderoles, comme celle de l’échappatoire que j’ai supprimée et remplacée en demandant des cônes supplémentaires. La chaleur ne se fera sentir qu’à partir de 11h30. Côté course, la journée sera bien plus mouvementée, avec en fin de 1er essai, un retard de 50 min. Pour ma part, j’ai profité d’une de ces interruptions (quasi 3 de suite) pour me mettre à l’abri derrière une lignée d’arbres, tellement le vent me soulait déjà… Plus tard, un pilote nous a fait un gros tête à queue dans la chicane, idem que celui vécu l’an passé, qui a nécessité un drapeau jaune.
Après la pause de midi qui a été sucrée, le retard de 25 min va progressivement reprendre l’ascenseur pour atteindre 1h35, avant de se réduire à nouveau. De notre côté, 1 seul drapeau rouge, le second n’ayant pas pu être mis à temps, suite aux mauvaises liaisons radios, alors que toutes les autres interventions se sont déroulées avant notre poste.
Fin de 2 journées de… 14h chacune… soit à 19h30, en rentrant directement à la maison, usé par le vent, et certaines communications et réflexions radios, pesantes, encore malheureusement.
La 2e plus grande place d’arme de Suisse prévoit, elle aussi, selon les articles trouvés, un gros programme non seulement de rénovation mais également d’extension, qui devrait influencer très fortement le slalom, vis-à-vis des infrastructures, et de la piste. Si le 60e semble assuré en 2027, il se pourrait par la suite, qu’il soit contraint de prendre une retraite anticipé…
www.slalom-de-biere.ch
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Prochaines participations :
29.04 – Tour de Romandie (à suivre…)
16-17.05 – Slalom de Bure
23-24.05 – Mémorial Les Rangiers
28-30.05 – Rallye du Chablais
31.05 – CS Karting Levier
20:59 Écrit par JF dans Commissaire de piste | Lien permanent | Commentaires (0) |
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