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04.10.2017

Slalom de Drognens 2017

Le Slalom de Drognens s’annonçait lui aussi automnal. Si le samedi a été bien mieux que prévu, le dimanche n’a pas été aussi bien qu’annoncé. Mais on ne va en tout cas pas s’en plaindre.

Samedi, nous sommes deux au portail. La journée va être assez calme, mais va débuter par un drame… un piti zozio coincé dans un pare-choc va terminer son voyage chez nous au moment du freinage… Plus tard, une BMW arrive trop vite et part dans le talus herbeux, s’arrêtant à quelques millimètres des pierres. Après une marche arrière et deux calages, il pourra reprendre la piste, alors que le suivant sera ralenti aux drapeaux. Il y aura aussi une panne directement mis en sécurité dans l’échappatoire, des séances de drift sur les places, et quelques gouttes de pluie.

Affiche Drognens 2017.jpgDimanche, la journée aura été bien plus mouvementée. Un quart d’heure avant le début des hostilités, et encore dans la pénombre et la brume des pluies de la nuit, arrivent derrière nous 2 chevreuils. Probablement entrés par le portail de la pré-grille, ils longent le grillage en y frottant la tête afin de trouver une ouverture. A notre proximité, ils repartent en arrière, mais j’y garde un œil. Et en effet, ils reviennent. Je les suis donc afin de les canaliser pour qu’ils retrouvent leur chemin. Arrivés au portail, ils butent contre les angles, tels des aveugles… et manque de chance, l’un part en direction de l’entrée principale, l’autre revient contre notre poste. Je le suis une nouvelle fois, et parvient à revenir au même point, mais nouvel entêtement dans les angles. Je tente alors de l’attraper, mais il s’enfuit encore, cette fois en direction des cantines, en traversant la piste du côté de la station-service. Les collègues n’y feront rien non plus, appelant l’organisateur à l’aide. Finalement, annoncé revenant sur le même point de base, j’y retourne. Il est alors couché dans l’herbe, le palpitant à 200km/h… pas de bon augure pour un animal sensible au stress. Nouvelle tentative pour l’attraper, et nouvelle fuite, mais en trouvant finalement la sortie. Prévenu, le garde faune n’a pu que constater le décès du premier suite au stress, et devait pister le second, car ses chances de survie n’était pas bonnes. Dommage de ne pas pu les avoir attrapés, car ils n’étaient pas grands, mais bien agiles. Après cela, avec déjà un peu de retard, les manches essais ont débutée dans le brouillard, avec des interruptions, et une fois dissipé, le soleil est arrivé, mais pas pour très longtemps, laissant place à un ciel couvert et frais. Puis, alors que la piste est encore bien mouillée, c’est la grosse tuile… enfin… fuite ; une perte de liquide sur les places va demander un gros nettoyage, car avec l’eau, il s’est dispersé, passant par endroit de 20cm à 3-4m de large. Essence ou autre qu’importe, c’est extrêmement glissant, et l’intervention est indispensable. Constatant une situation qui va durer, les collègues sont déjà au travail, mais les plus jeunes d’entre eux ont besoin qu’on les aide, car ces situations ne sont pas toujours évidentes à prendre en mains lorsque l’on n’y est pas habitué. Voilà encore un sujet qui mériterait d’être abordé durant le cours commissaire, mais a-t-on encore suffisamment de temps pour le faire ?...

- Poudre de béton grise : pour les petites surfaces, à bien balayer car nocif pour certains moteurs. Gros inconvénient, cela ne pompe pas, mais crée plutôt une croute qui peut être encore plus glissante qu’avant.
- Sable à chat blanc : à mettre en trainée pour les taches en écrasant, et en quantité pour les grosses flaques en laissant pomper, puis à enlever complètement, avant de remettre du neuf.
- Sable fin rouge : un peu idem, mais pour les taches à mettre en projetant avec la main, sans en mettre trop. Le surplus pouvant être repris pour la suite s’il n’est pas humide.
Dans tous les cas, on peut tester rapidement sur 50 cm : mettre, écraser, enlever/balayer, et constater. Puis y aller gaiement…

Bref, après cette séance de physique à la queue-leu-leu, on peut enlever une couche d’habit. Par contre mettre des changements d’adhérence durant la manche sous conduite qui suit, et les faire tous enlever de suite après, même le premier en début de zone… je trouve ça assez bof… Le public lui est présent en nombre pour dire que nous sommes en automne, où contrairement de l’édition estival, c’est en principe bien plus calme. Plein de monde aux cantines, et plein de monde voulant passer le portail pour aller sur la butte. Le drift y est probablement pour quelque chose, mais la séance du matin va être annulée, suite à l’horaire. La pause de midi sera légèrement réduite, mais sans que l’on soit véritablement à la bourre pour manger à la salle. Alors que les interventions se multiplient ailleurs, ça sent la fin de saison niveau mécanique, et disant à mon collègue que ça fait longtemps que le poste 9, la chicane dans la cuvette avant le portail, n’a plus été le théâtre d’un incident. Début d’après-midi, nouvel optimiste en Porsche, qui arrive bien trop vite, et part lui aussi dans le talus herbeux, sans pouvoir véritablement freiner. Alors que je pense qu’il va logiquement se laisser téléporter directement sur la place du haut, coup de folie et bien inutile puisque la porte est manquée, il donne un coup de volant sur la gauche, et traverse carrément l’empierrement ! Heureusement pour lui, il n’y restera pas pendu, et n’heurtera pas directement de pierres, car sur cette trajectoire, elles sont toutes rondes et aucune plus hautes que les autres. Pour moi un petit nettoyage, et pour lui une suite comme si de rien n’était. Plus tard, une Golf passe la chicane du 9 à Mac 12, et percute avec l’arrière la 3e porte, partant ensuite dans l’herbe, en tapant dans la 1ère grille, passant par-dessus la 2e, et tapant à nouveau la 3e, se dirigeant alors pile dans ma direction, mais avec le montant du portail entre deux… la seconde la plus longue du week-end !… Une fois à nouveau sur le bitume, il parvient à reprendre la bonne trajectoire, avec un gros bruit de frottement au sol. La voiture passe alors devant nous avec encore une bonne vitesse, percute les cônes directionnels de l’échappatoire et s’immobilise devant le public. C’est alors que je constate que la roue avant gauche est brisée, et la jante arrière également touchée. Une chance inouïe d’avoir pu garder la trajectoire dans l’herbe mouillée, d’avoir pu la corriger par la suite, et surtout, d’avoir pu s’arrêter avant la banderole… Grazie il quadrifoglio ! De là, tout a été bien plus calme, et la dernière manche débutée à 16h45, finira à 18h15.

Fin de la saison piste sur un gros coup de chaud, et quelques discutions ont déjà eu lieu afin de voir s’il faut modifier cette zone public. En 5 ans à cet endroit, soit 10 manifestations, 3 événements auraient pu avoir des conséquences, pas énorme, mais 2 sérieux en 3 ans ça fait réfléchir. Mais même en cas de modification, le risque zéro ne sera pas supprimé, car chaque incident entraine des situations différentes.

Pas de site internet (problèmes)

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Prochaines participations :

Fête de la Châtaigne Fully – 14-15 octobre (circulation)
Rallye Inter. du Valais – 27-28 octobre

22.09.2017

Course de Côte Châtel-St-Denis - Les Paccots 2017

La Course de Côte Châtel-St-Denis - Les Paccots représente la fin de la saison Montagne, qui fût évidemment bien trop courte. Une 10e participation qui s’annonçait à nouveau très automnale…

Logo Paccots-Fondue2.jpgSamedi, le rendez-vous est à 11h avec le traditionnel repas de midi offert par l’organisateur. La météo est fraîche, et elle le sera encore plus dimanche matin. Comme ma participation n’est pas régulière à cause du hockey, je n’y ai pas de poste fixe. Pour cette année, je suis au 13, soit le 1er pont à mi-parcours dans le long bout rapide, avec le commissaire habituel, qui cette fois n’est pas accompagné. Le pont et la glissière qui précèdent sont protégées par des planches, avec entre deux, un bout de mur, et en face, une place où j’ai pu y mettre ma voiture en la cachant dans la zone d’ombre de la glissière. « Ça passe très près mais il n’y a jamais rien eu ici »… Lui répondant : « Ouais mais cette année je suis là… ». Si la 1ère manche a été la seule vraiment sèche, les incidents ont été rares. L’endroit lui, est tout de même impressionnant du fait de notre position très proche de la piste, et m’a fortement rappelé la grosse sortie que j’avais vécue en 2014 au pont du poste 18… La seule intervention, a été la pose d’un changement d’adhérence, suite à l’arrivée de la pluie, et enlevé peu de temps après, la piste séchant rapidement sur notre zone. En soirée, fondue sous cantine.

Affiche Paccots 2017.jpgDimanche, le rendez-vous est à 6h, et à 5h30, tout le monde est déjà sorti des abris… Mais ils vont où ? En poste, il fait 6°C. J’ai cumulé les couches, et étonnement, je peux encore assez bien bouger. La journée va être une succession de passages pluvieux, jusqu’à… 13h45... Pluie bien marquée cette fois, avec une interruption de 15 minutes pour que les pilotes puissent se ré-équiper. Ça sèche, ça mouille, ça sèche, ça mouille, ça sèche… La petite frayeur du jour a été une formule 3000 qui a pris la corde à la glissière du bas, mettant ainsi les 2 roues dans la rigole en béton. Alors que la 1ère série effectue sa dernière redescente, que je salue aux drapeaux, une chose que ne n’avait pu faire depuis bien longtemps, c’est la grosse averse, les drapeaux sont soudainement très lourds et difficile à faire croiser… Puis l’attente, la DC fait une montée, puis une deuxième, et malgré que cela se calme, la décision est prise de mettre un terme aux hostilités. Ouf, pour tout le monde.

Le drapeau de changement d’adhérence a été un objet utile ce week-end, mais malheureusement, pas tout le monde n’est bien sensible à son usage en lien avec la météo. Alors petit rappel de principe, de mon propre point de vue :

- Pluie légère, gouttes éparses : le drapeau n’est pas forcément nécessaire, mais il faut bien observer, et aviser la Centrale, ainsi les pilotes auront l’information au départ. Par contre, une zone en béton est plus sensible, il est donc préférable de mettre un drapeau.
- Pluie, sol mouillé : le drapeau est nécessaire si vous êtes où le sol change d’adhérence, en montrant si possible le ciel du doigt. Bien évidemment avertir la Centrale. Si le lieu du début de la, ou des zones pluie se décale, les drapeaux doivent suivre le mouvement.
- Pluie généralisée sur tout le parcours : le drapeau n’est plus nécessaire. Il est préférable de le mettre uniquement en cas de traverses d’eau ou d’ornières (eau déplacée en frottant le pied), si non les pilotes ne sauront plus différencier le niveau de danger.
- Présentation : fixe (toujours), il est donc préférable de le tenir avec les mains et non de le poser sur un support, car il pourrait se fondre dans le visuel arrière, ou s’agiter avec le déplacement d’air ou le vent. Le montrer avec le manche à l’horizontal, en tenant le tissu sur le bas. Faites en sorte qu’il soit à hauteur du visu du pilote.

www.ecuriedeslions.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Drognens – 30-1er octobre
Fête de la Châtaigne Fully – 14-15 octobre (circulation)
Rallye Inter. du Valais – 27-28 octobre

30.08.2017

Downhill Verbier 2017 & Rétro Inter. Ollon - Villars 2017

De retour depuis 2015 à Verbier et organisée tous les 2 ans, la Coupe Suisse de Downhill (descente VTT)  a à nouveau pu compter sur ma participation. Si j’avais pris part uniquement au dernier jour lors de la dernière édition, j’espérai effectuer les 3 jours cette année, mais c’était sans compter qu’à la sortie des dates, il y avait cumul avec une inscription déjà effectuée ailleurs. Je m’y suis donc déplacé que le vendredi pour le 1er jour, où plutôt la 1ère après-midi, synonyme d’essais libres.

Affiche Downhill 2017.jpgVendredi donc, seuls 15 postes sur 40 sont couverts, les problèmes de bénévolat d’extérieur touche tout le monde, et encore plus en semaine. Je suis placé sur les hauts de la station au double poste 11-12 pour la traversée de route au restaurant du Mayentset à 1900m, en plein soleil, d’un parcours allant des Ruinettes à Médran, que les concurrents sont en train de reconnaitre à pied. La mission est surtout de siffler chaque passage de coureurs, pour les avertir s’ils sont suivis, ainsi que les postes suivants, et bien sûr bloquer la route si besoin. A notre disposition, un drapeau jaune et un rouge, un sifflet, ainsi qu’une radio sur les postes principaux, ainsi qu’un peu de signalisation perso que j’avais pris au cas z’où. Avec une ouverture officielle de piste à 14h, le secteur en aval jusqu’au poste 19 a dû être fermé par mes soins vers 14h50, suite à une mauvaise chute demandant l’intervention d’une ambulance. Les coureurs ont donc été déviés, avec mon allemand et anglais d’écolier, par une autre piste jusqu’à… 16h10 ! Par la suite, un concurrent s’est littéralement étalé devant moi en loupant un virage, et chutant d’environ 2m de haut sur la route en terre. Me montrant tout de suite qu’il allait prendre son temps pour se relever, était déjà une bonne nouvelle, car conscient de ce qu’il venait de faire. Heureusement plus de peur que de mal, il a repris la piste après quelques minutes de pause. A noter que pour un parcours de 2km300 d’un dénivelé de 573m, le vainqueur cette année est descendu en 4min09. 

Tout comme en 2015, j’ai beaucoup apprécié, malgré que c’était encore plus court… et j’espère vraiment pouvoir faire une fois les 3 jours complets.

www.verbierbikepark.ch/ixs_swiss_cup
www.ixsdownhillcup.com

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La rétro internationale Ollon – Villars, 7e du nom, est une montée historique de démonstration d’une course officielle auto et moto disputée entre 1953 et 1971. Mise sur pied en 1998 et effectuée tous les 3 à 4 ans, je n’avais jamais eu l’occasion d’y participer. Elle est cette année dédiée, avec un t-shirt, au pilote Suisse Herbert Müller, #210 en 1971 sur ce tracé, et décédé en course en 1981. Pour ma 10e participation à une rétro circuit/côte, c’est surtout la 1ère que je dispute sur 2 jours.

Affiche Villars 2017 b.jpgSamedi, le rendez-vous est en zone industrielle. Le briefing et la prise du matériel se fait de 7h à 7h30, avec un contrôle radio bien plus tard, et un départ à… 10h. Un décalage un peu large, probablement du fait que certaines personnes ont plusieurs casquettes et ont besoin ainsi de temps. Dans les commissaires, beaucoup de visages inconnus, sans savoir s’il s’agit d’habitués à cette rétro, ou de nouveaux. Et pour ces derniers, je suis un peu déçu de la façon dont le briefing a été effectué, car s’ils venaient à s’intégrer dans les courses officielles, les explications et la gestion de course ont été un peu légères, et ils risqueraient fort de procéder de la même manière, et ainsi se créer des problèmes de sécurité, de se faire mal voir, et de ne plus vouloir revenir. De plus que, les responsables sont des personnes officiant aussi dans les courses officielles, et que la logique voudrait que l’on mette en avant les différences, afin de ne pas s’autodétruire au sein du milieu. Pourquoi faire juste et logique en manche officielle, et pas en rétro ?...

Pour ma part, avec un collègue que je ne connais pas, je suis placé sur la fin du parcours, soit juste avant l’entrée de Chesières, où je dois installer une chicane afin de faire ralentir les pilotes après la longue ligne droite venant d’Huémoz, en l’installant afin que les motards ne puissent tricher. Sur la droite, une zone pour l’hélicoptère non fauchée et pas vraiment dégagée, où l’organisateur est passé pour faire retirer le public, et donc moi, demandé de remplacer le banderolage vert par du rouge, puisque le principe avait l’air d’avoir été établi ainsi. En face sur la gauche, une longue zone public avec cantine, et en face de la chicane, le panneau de bienvenue de la station, en parti caché par… une roulote WC, donc oui, un poil en trajectoire… Après un aller-retour d’une voiture sécurité, le drapeau rouge prend la piste, on se met donc en bordure avec le drapeau jaune en triangle. Et la surprise est de taille… le drapeau rouge passe à Mac 17, suivi de près les uns des autres, avec une série de voitures sportives modernes… suivi plus normalement des concurrents eux-mêmes. Et notre chicane ne va pas être très appréciée, car disposée en montée en 2x 8m, certains moteurs déjà bien chauds, vont avoir de la peine à la reprise. Une voiture va d’ailleurs s’arrêter, le niveau d’eau aillant subitement dépassé la hauteur du couvercle ; il a été poussé de côté sur le parking spectateur. Après le passage du drapeau vert, qui tout comme le rouge roule bien évidemment LCR…, suit le même cortège de bolides… encore une logique, qui au passage, n’est pas des plus rassurante quand vous êtes en train de gérer les déplacements de public. Après la pause casse-croûte fourni par l’organisation, on nous a demandé de passer les chicanes de 8 à 10m. L’après-midi, c’est un concurrent actif sur les courses officielles qui cale tout comme d’autres derrière la chicane, mais lui ne repartant pas, et n’étant pas très doué pour les marches arrières, j’ai dû faire appel au public pour la repousser sur la route, avant de la mettre sur le parking. Une décision exceptionnelle du fait que j’avais plusieurs 100aines de mètre de visu et que personnes ne pointait à l’horizon, si non une interruption de plusieurs minutes aurait été demandé pour faire venir un véhicule de dépannage.

Dimanche, je suis seul, mon collègue m’ayant informé la veille d’un imprévu. L’heure de rendez-vous est la même, alors que l’on a déjà le matériel ; heureusement qu’il fait beau… Sur place, je double les housses des bottes de paille de la chicane, qui ont été bien amochées la veille ; elles seront bien mieux traitées ce jour. Le matin, 2 voitures calent mais repartent de suite, mais l’après-midi, coup de chaud, car ce qui devait arriver… 3 formules passent en même temps, tout comme durant les 3 autres manches du week-end, mais cette fois pas dans le même ordre. La 1ère touche la botte de sortie, qui part en toupille et est percutée par le véhicule suivant. Fendue en 2, elle vient se coincer contre la route arrière. Le pilote s’arrête brutalement alors que je signale déjà l’incident au 3e véhicule ; oui, le drapeau a toujours été en main et c’est tant mieux. Je déplace les bottes pour faciliter le passage, puis retire la gênante, alors que le pilote tente toutes les 3 secondes de remettre une vitesse, avec à chaque fois un gros crissement qui fait mal aux dents… N’ayant plus de concurrent en vue à drapeauter, je me place alors devant lui, son visage est rouge pivoine et ses yeux plissés de rage, lui faisant alors signe de prendre son temps, et paf, du 1er coup après une 10ains d’essais, la vitesse passe, et le pilote s’en va. Sécurisé par le poste précédent, j’effectue un gros balayage des amas de paille en trajectoire, puis replace les bottes, et pose un changement d’adhérence, le temps qu’une 10aines de véhicules finissent le travail. Une fois la trajectoire 100% dégagée, j’ai fini le balayage des abords entre les véhicules. En fin de journée, nous avons aidé au démontage du parcours, en démontant les bottes de paille.

Ce fût une très belle manifestation avec un superbe plateau que l’on ne voit pas sur les autres rétros, alors on essayera d’oublier le reste, en espérant une amélioration pour 2020.

www.ollon-villars.com

A Martin Wittwer #530

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Prochaines participations :

CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 16-17 septembre
Slalom de Drognens – 30-1er octobre
Fête de la Châtaigne Fully – 14-15 octobre (circulation)
Rallye Inter. du Valais – 27-28 octobre

25.08.2017

Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers 2017

Cette édition des Rangiers s’annonçait un peu particulière, car correspondant à 2 dates anniversaires : la disparition subite d’une amie commissaire l’an passé, ainsi que les événements d’il y a 10 ans ; ma plus grosse intervention médicalisée, toujours bien présents dans mon esprit, et dans ma façon d’agir. Et comme si on voulait que je n’y pense pas trop, les choses ont pris une nouvelle tournure, sans que je m’y attende.

Logo Rangiers.jpgLors du Critérium Jurassien de ce printemps, j’ai reçu une information, qui s’est confirmée comme une demande de la Direction de Course ; passer comme Chef du secteur 6 de la Combe, le responsable actuel rejoignant justement la DC. Si quitter un endroit tranquille, spectaculaire, et au frais, bien que parfois un peu trop, pour un autre face au public, bien qu’éloigné, et disons-le clairement, visuellement moins intéressant mais plus étendu, la proposition ne m’a pas fait réfléchir longtemps, car la confiance étant significative je l’ai acceptée, en avertissant d’entrée de jeu ma collègue de poste, qui appréciait tout autant que moi le poste 28 pour les mêmes raisons, avec qui je fais équipe depuis 2006. Pour cette 13e participation, nous sortons donc de la forêt, toute fraîchement re-bitumée, pour reprendre le poste 31, le dernier des 4 postes DC du parcours, à l’occasion de ma 50e Course de Côte du Championnat Suisse.

Vendredi, après ma participation à l’Alpine Challenge sous un soleil de plomb, la sortie d’autoroute à St-Ursanne change du tout au tout ; il fait sombre, et c’est le déluge. Je monte sur la parcours, afin de voir le secteur, et surtout mon nouveau poste. A la sortie de la forêt, c’est l’étonnement, car la zone du camping est très en avant, et jusqu’au fond vers la glissière. Au 31, je profite juste d’une mini accalmie pour poser les barrières vauban afin de bloquer le chemin où seront les véhicules de 3 postes et ceux d’intervention, soit l’ambulance et l’adjoint de DC, plus les ponts et chaussées sur le chemin d’en face.

Affiche Rangiers 2017.jpgSamedi, les effectifs commissaires sont bons, mon secteur, allant du 25 au 31, soit le dernier secteur de forêt jusqu’à la fin du plat de la Combe, sera ainsi bien couvert, avec 16 personnes pour 7 postes, dont 3x 2 personnes seront à leur poste habituel. Dans les nouveautés, un lunch par jour nous est offert, et surtout, le parcours compte dès à présent 8 feux, sous forme de pavé à Leds ; une bonne aide au travail et parfaite au niveau du visuel, mais dont certains pilotes ont tendance à attendre de voir un drapeau pour vraiment ralentir, prudence donc. Au rendez-vous, on me remet un cartable, contenant la liste des commissaires à répartir, un dossier sécurité, les drapeaux, et les radios. La journée s’annonce belle, avec une possible averse, dont l’heure varie selon les supports météo. Dès son arrivée en poste, j’ai discuté avec l’adjoint DC concernant l’utilisation du drapeau rouge, que nous utilisons bien évidemment en cas de sortie du dispositif d’urgence, mais aussi, selon les cas, pour bloquer les concurrents avant l’épingle du Petit Susten, étant donné que nous avons de la place et du visuel pour faire tourner les voitures en cas de re-départ, mais cela bien évidemment que le dimanche. Chez nous, un pilote s’arrêtera suite à une crevaison lente, qui lui a valu une petite frayeur au moment de freiner pour se mettre en sécurité. Le reste a été une pré-signalisation pour sécuriser l’épingle. La pluie quant-à-elle, est belle et bien apparue, mais n’a pas fait long. Le timing a par contre été retardé suite à divers pannes et sorties. Le soir, récupération des radios afin que le fournisseur puisse les remettre en charge, souper, et dodo.

Dimanche, passage au rendez-vous pour reprendre les radios, et les distribuer directement sur les postes. Et la journée va plutôt être mouvementée… Les ponts et chaussées vont devoir intervenir 3 fois pour remettre en état les glissières. De notre côté, l’arrêt d’une formule pour un problème moteur, et la pose de 3 drapeaux rouges. La 1ère manche a duré jusqu’à 14h, la seconde a été longue aussi, avant de bien se terminer. Une journée qui a pris fin à 20h10, suivi du retour du matériel des commissaires du secteur, que j’ai ramené au responsable, avant de reprendre la route à 21h15, moment où les 1ers concurrents rejoignaient leur assistance, de nuit… Si un commissaire français était un peu fâché de cette fin tardive, car pas mal de route à faire, les autres sont revenus avec le sourire, et l’envie de revenir. Reste encore à comprendre pourquoi sur certaines vidéos internet, on voit des commissaires assis à des endroits où cela roule à plus de 200km/h…

Un grand merci à la DC pour leur confiance, sur un poste qui change, mais que j’ai bien apprécié au vu des nouvelles missions qui s'y rapportent.

www.rangiers.ch
www.cem-ehc.eu

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Prochaines participations :

Downhill - Verbier – à suivre…
Rétro Inter. Ollon - Villars – 26-27 août
CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 16-17 septembre

24.08.2017

Alpine Challenge by RdCH 2017

Plaque AlpineCh 2017.jpgRepris depuis l’an passé par l’organisateur du Rallye du Chablais, l’Alpine Challenge, un rallye de régularité sans rapport direct avec les bolides bleus ou jaunes, avait annoncé sur le podium de l’an passé à Villars, que les dates 2017 seraient avancées d’une semaine suite à une autre manifestation sur la station, correspondant ainsi malheureusement aux dates des Rangiers. Du coup, j’ai tout de même décidé de m’y proposé à nouveau à l’équipe chrono, mais que pour le vendredi, pour autant que l’heure de fin me donne la possibilité de partir au Jura avant la fin de l’après-midi, et donc sans même le souper, ni le logement, car le rendez-vous du samedi matin est tôt, et les journées y sont souvent longues.

Malgré que les dossiers aient tardé à venir, ma participation s’est donc confirmée. Pour chaque ZR (Zone de Régularité), j’ai ainsi reçu l’itinéraire pour rejoindre le DES, les horaires officiels de mise en place et de passage, la carte de la ZR, les photos des postes (le DES, les 3 points de chrono et l’AES), ainsi que le road book de la ZR. Avec cela, je me suis confectionné un petit aide-mémoire pour avoir le temps nécessaire et celui à disposition pour passer d’un point à un autre.

Affiche AlpineChallenge 2017.jpgVendredi, la prise du matériel est à Villars, et pour cette journée de prologue, je suis sur la ZR 1 et 4. La 1ère est à 10 minutes. Sur place, au frais dans la forêt, pas de cellule à installer, car cette année, on fait avec la poire, et là, c’est pas top… un endroit un peu serré en sortie de courbe masquée, du coup, en restant dans la voiture, je ne voies pas les numéros. En me mettant en retrait c’est ma voiture qui me les masque, alors j’ai décidé de me mettre en arrière, en prenant un point de repère pour le déclenchement. Une fois la mission terminée, j’ai rejoint les autres commissaires et nous sommes partis sur la ZR suivante, avec un arrêt repas sur le trajet.
La ZR 4 est sur la région de Chexbres, en suivant les cartes et non les points GPS donnés, sinon on aurait plongé dans le lac à Montreux… Ca a parfois du bon de ne pas être connecté en permanence ;-) En poste sur la route descendant à Epesses, l’endroit est idéal car sur un chemin partant en contre bas, caché derrière les murets longeant la route. De plus, la vue est magnifique, et le soleil s’en donne à cœur joie. A la fin de cette seconde mission, j’ai remis le matériel aux collègues et suis directement parti sur le Jura. Une édition un peu courte pour moi, mais le plaisir d’y avoir participé, sachant de plus que le vendredi, il n’est pas facile de trouver du monde. Merci les chronos, en espérant que 2018 soit plus favorable.

www.alpine-challenge.ch

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Prochaines participations :

CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – à suivre...
Downhill - Verbier – 25 août
Rétro Inter. Ollon - Villars – 26-27 août
CCôte Châtel-St-Denis - Les Paccots – 16-17 septembre

13.08.2017

GP Caisses à savon Champéry 2017

Le Grand Prix de Caisses à Savon de Champéry, organisé par l’office du tourisme, représentait pour moi une toute nouvelle discipline, la 17e, nommée aussi Speeddown. Etant sur un cumul l’an passé, j’ai pu ainsi la découvrir cette année.

Logo Champéry jaune.jpgSi ce jour de course est le 1er ensoleillé d’une semaine maussade, l’air est un peu frais ; nous sommes à plus de 1000m, et la veille il a neigé à 2000, je me suis donc équipé avec une petite couche supplémentaire. Le poste est un virage serré, précédé d’une partie bosselée avec une petite chicane de ralentissement, et suivi d’un long bout droit. Sur le haut, le passage des piétons est difficile, car démuni de trottoir, mais sur le bas aucun soucis. En arrivant au poste, nous avons participé au montage complet de la piste, car cela n’avait pas encore pu être fait. Les bottes de pailles et les séparateurs de voies en plastiques ont été entassés sur les trottoirs, mais sans être disposés. L’organisateur transportant encore du matériel, nous avons donc commencé le montage, sans pour autant savoir vraiment comment… Bien sûr qu’avec notre expérience, le travail a été effectué avec réflexion, mais même avec de gros tas de bottes, il n’y en avait pas assez pour tout protéger, notamment toutes les barrières à tubes au-delà du trottoir ; il a donc fallu établir les priorités. Nous avons également confectionné une échappatoire sur le poste. L’ensemble n’est pas trop mal, mais les dangers n’étant pas 100% protégés, cela laisse tout de même une certaine appréhension, même si l’organisateur n’a pas fait de remarque lors du contrôle. De là, nous avons enlevé deux couches, car il faisait soudainement chaud. A noter qu’en visionnant des photos des deux années précédentes une fois rentré, cela ne correspondait pas trop. La pause de midi quant-à-elle, s’est faite sur la piste entre 2 manches, avec livraison de pizza.

Niveau participation, elle n’est pas très élevée, avec moins de 20 engins, effectuant 1 manche de reconnaissance, puis 2 manches chronométrées. Si le concept est assez sympa à vivre, le timing a lui aussi eu un peu de peine à suivre, avec des coupures qui ont cassé le rythme, incitant surtout le public et les touristes à bouger, y.c. dans les ruelles sans séparation. Les gens, aussi bien en déplacement qu’à notre poste, n’étaient pas du tout conscients des risques d’une sortie de route, même des véhicules les plus lents. Pour ce qui est des incidents chez nous, 4 à 5 têtes à queues, dont 2 ayant percuté avec le nez, les bottes que nous avions mises à l’intérieur du virage contre le trottoir. Un autre véhicule prenant la courbe trop large, est passé en mode bobsleigh contre les séparateurs plastiques, faisant étonnamment se lever une personne en mode j’ai rien à craindre sur mon escalier en sortie de virage. Cela a même fait reculer des gens qui étaient déjà en sécurité.

Petite journée sympathique sous une météo chanceuse, clairement à refaire, en espérant un mieux au niveau de la "cadence man !", et de la préparation, puisqu'ils disent eux-mêmes que la sécurité est une priorité. Par contre, il se pourrait aussi que le mois d’août 2018 soit passablement chargé, alors on espère que…

A Jacques (Au Colonel)

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Prochaines participations :

Alpine Challenge by RdCH – 18 août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 19-20 août
Downhill Verbier – 25 août
Rétro Ollon - Villars – 26-27 août