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03.11.2016

Rallye International du Valais - ERT-TER - 2016

Après plusieurs années d’ambitions mondiales, le Rallye International du Valais fait un pas en arrière. Trop de manches WRC en Europe, et un désaccord avec le promoteur du Championnat d’Europe, fait ainsi revenir le RIV en Coupe d’Europe, renommée depuis peu ERT - European Rally Trophy. Il intègre également une nouvelle promotion, le TER - Tour European Rally, composé de 4 manches, pour 2 de plus l’an prochain.

Plaque RIV 2016b.jpgPour nous, un petit retour en arrière ne change pas notre travail. Par contre, faut-il encore pouvoir le prévoir… La date annoncée comme quasi garantie lors du débriefing, a été modifiée la semaine suivante, puis discrètement changée 1 mois plus tard à l’ASS, sans info de notre côté, jusqu’à ce que j’en fasse la remarque, car ce n’est pas des plus pratique pour ceux qui doivent poser leurs congés avant les Fêtes, sans compter que dans certaines entreprises, il est difficile de changer ses choix après coup… De plus, la réduction de 3 à 2 jours de course pour des raisons techniques et financières, identité que défendait l’organisateur, nous a été annoncé bien plus tard, pouvant entraîner là aussi des contraintes de notre côté. Considération ou communication, je vous laisse choisir.

A l’heure de la relance des responsables, on me confirme donc que toutes les ES du jeudi sont supprimées, ainsi que la mienne du samedi à Bruson... La remise au programme de l’ES du Val des Dix est à attribuer, ainsi que celle de Champex, son responsable se retirant. Mais une autre chose m’est proposée ; le titulaire devant reprendre une autre fonction, on aimerait que je roule dans le peloton de tête, pour effectuer le contrôle des ES (fermetures, panneautage, postes,…) suite à ma bonne expérience du terrain. En gros, une sorte d’adjoint au commissaire général. D’entrée de jeu, j’ai bien compris à la façon de me présenter le tout, que l’on me voulait pour ce contrôle. Du coup j’ai dit pourquoi pas, mais que la priorité devait être donnée aux ES, et que c’était ma préférence. Après un week-end de réflexion et de discussions avec des personnes directement impliquées par ces changements, j’ai décidé de la décliner tout en proposant un remplaçant ; le job serait une nouvelle expérience, accompagné d’une personne expérimentée et appréciée, mais bien qu’un peu plus "cool" que le montage d’une ES, quelque chose ne m’en donnait pas plus envie que cela… Au final, une autre personne a bien été trouvée pour la mission, et un des éligibles s’étant tourné vers une autre fonction, je me suis tenu à disposition pour reprendre la nouvelle ES, restant ainsi dans mon activité pure ; l’ES du Val des Dix se faisant le vendredi, qui n’avait plus été effectuée depuis 2005, plus loin, mais préférant repartir de zéro, que reprendre une ES actuelle. Malheureusement, les contacts d’attribution se sont fait sans réelle transparence, et moi qui pensais aborder ce sympathique nouveau défi avec mon adjointe habituelle, on lui a proposé de reprendre l’autre ES le samedi, car elle perdait la sienne du jeudi. Si elle, me l’a rapidement confirmé, de l’autre côté pas, la manière m’a donc un peu déçu, car j’aurais probablement proposé autre chose si les discutions avaient été plus ouvertes et moins "à la bourre"... Je perds donc une excellente adjointe, avec qui tout fonctionnait merveilleusement bien, non seulement depuis 3 ans au RIV, mais également 5 ans au Chablais, car partante en DC l’an prochain sur ce dernier. Double coup dur dans une période où j’avais déjà l’esprit ailleurs, et en plus d’une météo vraiment pas top, ma 13e saison ne commençait décidément pas très bien. Enfin voilà… depuis mes débuts en tant que responsable d’ES en 2008, après 2 ans sur les Cols comme adjoint, ma 1ère comme Chef d’ES au Sanetch ainsi qu’adjoint sur Nendaz la même année, suivi de 5 éditions à la tête de Bruson, direction le Val des Dix… seul… le moral moyen...

Après plusieurs semaines de réflexion, j’ai proposé en début d’été à 2 personnes de se joindre à moi, étant toutes les deux adjointes sur une des ES supprimée du jeudi, sachant d’office qu’une d’entre elle ne serait pas souvent là avant le montage suite à son travail. Notre ES de 11km750, reliera Euseigne à Mâche en passant par le lieu-dit Leteygeon, que nous avons découverte avec ma 1ère adjointe, en compagnie du Chef d’ES de 2005, soit le Commissaire Général actuel. Et comme il y a un pied à terre, il a ainsi pu nous donner plein de petites infos, notamment les personnes y vivant à l’année. Lors de la 1ère séance, dont l’ambiance ne connait pas de réchauffement climatique, j’ai reçu le dossier sécurité qui est, mise à part les postes, vide, car c’est à nous de le compléter…  c’est nouveau, y.c. pour les ES habituelles (parait-il de notre volonté, probablement une mauvaise interprétation de nos remarques), et au vu du délai accordé, ce n’est pas vraiment un cadeau, car avec les courses, l’agenda est déjà bien rempli. 2e passage donc sur le terrain effectué en 2h, pour faire une 1ère liste matériel, d’abord seul pour avoir une vision perso, avec comme prévision, 300 piquets et 65 panneaux sécurités, en plus des 34 panneaux officiels, puis un 3e passage avec mon adjointe pour contrôler le tout et confirmer le lieu du rendez-vous commissaires. Lors de l’entrevue pour finaliser le dossier, nouvelle directive FIA, l’AES avancée sera placée non plus à 100m, mais à 200m. A la seconde séance, mon ex-adjointe m’a demandé de rejoindre son équipe du samedi, pour remplacer un des siens qui ne pourra finalement pas être là, alors que j’avais de toute façon prévu d’aller sur son ES comme commissaire. Les effectifs quant-à-eux ont comme de coutume de la peine à décoller, mais c’est de pire en pire : à J-40, ils ne sont que 30… alors que le vendredi compte 5 ES, soit une de plus… A J-17, ils sont 89, et toujours insuffisant, puisque sur les ES du vendredi, seuls les postes SARA principaux sont couverts, et encore… pas tous à deux.

Durant les bordiers, effectués en 2 fois, tout c’est bien passé, malgré que la vallée contienne une multitude de quartiers et mayens aux accès séparés. J’ai également fait la rencontre avec un des responsables des autorisations cantonales, et ce n’est pas la joie, même pour les cyclistes, et dans tous les cantons. Une visite bordiers a également été effectuée sur Champex, occasion de voir la situation d’un chantier débordant sur la chaussée au milieu de la station.

Les cordes, 6e passage sur l’ES, ont été montées le lundi soir, soit la pose de 4 piquets qui seront remplacés par la suite par des balises de chantier, 8 petits panneaux de poste, et 2 flèches directionnelles… sur 4 commandées, alors qu’elles manquaient déjà l’an passé… très utile les débriefing… Comme à la base il n’y en avait pas du tout dans mon matériel, j’ai tout de même réussi à en obtenir au moins 2, car ayant une échappatoire masquée avec accès public. Considération ou sécurité, je vous laisse choisir.

Badge RIV 2016.jpgJeudi, montage de l’ES avec ma 1ère adjointe et la PCi, puis ma seconde adjointe devant nous rejoindre en début d’après-midi avec son ami. Alors que j’avais prévu de le faire en 2 groupes, car que 2 responsables présents le matin, eux l’on prévu en 3 groupes, chose qui m’embêtait vu que c’est du nouveau pour nous, et que nous devons baliser selon les directives d’allégement, évitant aux spectateurs de rester en bord de piste derrière une banderole ; et non, on a beau être en 2016, les banderoles ne retiennent toujours pas une voiture de course. On l’a tout de même fait en 3 groupes, moi à l’arrière, pouvant ainsi corriger en cas de besoin. Si les hommes de la PCi ne comprennent pas bien pourquoi l’on déplace leur travail de parfois quelques mètres insignifiants pour eux, alors qu’ils prennent référence exacte sur un dossier allégé, dont les éléments sont une base et non un emplacement précis, nous devons impérativement travailler selon notre expérience du terrain, tout en anticipant les choses dont ils n’ont pas connaissance… pas toujours facile de leur faire comprendre la chose. Un montage assez rapide, et somme toute assez simple à faire, malgré une zone public impossible à créer correctement au vu de l’étroitesse de l’endroit, et devant garder de la marge suite à une enfilade rapide précédant la zone. Nous avons aussi reçu une liste de 20 commissaires s’étant inscrits ces derniers jours, et répartis sur les ES, pour de mon côté, obtenir l’ajout de 2 DC français ayant répondu au SOS du blog. Au retour, petit arrêt sur la sortie du shakdown où la radio mentionne des petits soucis de public, j'ai donc fait un détour par le départ pour voir si le Chef d'ES avait besoin d'un coup de main, qui ne s'est pas avéré nécessaire, mais j'ai remplacé le starter quelques instants. 

Vendredi, tour de piste à 6h45 pour contrôler que rien n’a bougé, il fait -1,5°C au point haut du parcours, alors que les panneaux sont givrés depuis bien plus bas. Le rendez-vous commissaire est à 7h30, avec un effectif de 18 personnes, dont une s’est excusée la veille. La couverture est donc de 2 personnes par table et SARA, plus 3 personnes pour couvrir seulement 2 des 11 sécu. Le chauffeur du bus lui sera conservé au départ pour la cale, et va être d’une excellente collaboration. En 9 ans de responsable d’ES, je n’ai pas souvenir d’avoir eu autant de vide, mais le minimum est bel et bien assuré. A cela s’ajoute une 20aines de PCi, dont 2 ont été déplacés sur des postes vides par la DC. En plus d’un canal radio séparé, ils tiendront cette année un mouchard de passage. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui a annoncé un abandon dans le premier du matin.
La journée va plutôt bien se passer, si ce n’est une mise en place un peu longuette, l’ambulance arrivant à contre sens, alors que partent des voitures VIP dont on n’était pas au courant… ainsi que des tentes sans toiles, dont la responsable a magnifiquement corrigé l’erreur en moins de deux. A côté de cela, 3 interruptions prévues pour les bus scolaires, le soleil durant la pause de midi, et un second abandon du dernier concurrent constaté par la Medical Car en toute fin de journée. Mais également un problème public dont je n’ai pas eu complètement connaissance, et dont la DC, a semblerait-il dû faire intervenir un motard pour mettre de l’ordre ; une situation que l’on n’aime pas apprendre après coup, tout comme certaines photos ou vidéo sur le net… mais au moins, cela n’a pas entraîné d’incident. Après un tour de piste de contrôle, rien n’a été oublié, et aucun dégât n’est constaté, mais à voir les traces, il y en a un qui s’est fait une belle frayeur au point sommet du parcours…

Samedi en tant qu’adjoint sur Champex, rendez-vous à 6h15 pour la finition, car il manquait une 30aine de panneaux d’interdiction ; dommage que les changements voulus depuis 2-3 ans ne soient toujours pas complètement opérationnels. Retour à 7h45 alors que la distribution du matériel est déjà en cours. Pour ma part, j’ai été placé à Champex-Lac, à la jonction entre le rectiligne traversant la station, et le début de la berge du lac, avec un collègue ainsi que le dispositif de sécurité intermédiaire, y.c. l’équipe des plongeurs. Avec un petit -3°C au matin, et un soleil jusqu’à 15h45, le décor était magnifique. S’il a eu moins de monde à gérer que je ne pensais, c’est tout de même un endroit difficile à tenir.

Au final, j’ai passé un excellent RIV, et cela faisait longtemps. La chance peut-être d’avoir eu une ES le 1er jour et ainsi, avec des problèmes limités, et un second jour où je n’étais pas la tête, mais juste les bras. Un soulagement au terme d’une épreuve à changements, et d’une 13e saison qui aura été un peu spéciale, mais dont mon entourage des courses est, toujours, un plus pour la motivation, même si certains m’ont manqué durant ces journées.

Pour 2017, l’organisateur a annoncé une inversion des étapes du vendredi et du samedi, avec de possible changement de parcours… et peut-être un nouveau dirigeant. De quoi encore une fois chambouler nos habitudes pour les préparatifs.
Bon rétablissement à notre Directeur de Course, qui suite à son malaise, a subi une grosse intervention, et a besoin d’un maximum de repos.

www.riv.ch
www.terseries.com
www.inforallye.ch

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Dates provisoires 2017 : > cliquez ICI <

Les cours "piste" et "spécialisation rallye" devraient avoir lieu respectivement les 11 février et 11 mars 2017. Il s’agit de dates provisoires.
Pour ce qui est de la "spécialisation rallye", une modification devrait intervenir, je vous en ferai part prochainement.

27.10.2016

Fête de le Châtaigne Fully 2016

Affiche Chataigne 2016.jpgSuite à un appel public de renfort, je m’étais engagé l’an passé auprès de l’organisation de la Fête de la Châtaigne à Fully, ce dernier recherchant du personnel pour le parcage et la circulation des quelques 40’000 visiteurs attendus. Ayant effectué plusieurs missions du genre avec le service du feu, je m’étais annoncé uniquement pour les deux matinées, matchs de hockey obligent, mais en donnant une préférence à la circulation, soit une mission très active et où il faut être à l’aise, héritant ainsi de l’entrée principale de la Fête, et plus particulièrement de la gestion du trafic, bien que le gros étant détourné par les arrières du village, facilitant ainsi la circulation des bus navettes et horaires, qui devaient se croiser entre eux et la route elle-même, dans un espace assez restreint et parfois au même instant. Avec moi, une sécuritas, ainsi que deux collègues, permettant aussi d’assurer une présence à la porte des bus dès leur arrivée, avec un renfort le dimanche.

La mission a été rondement menée, et surtout reconnue par l’organisateur et la police municipale, qui selon leur dire, n’avait jamais vu aussi peu de confusion et colonne dans le secteur. Pour leur montrer que j’avais apprécié, je leur avais fait part d’une réclamation ; comme quoi nous nous étions embêté, et qu’il n’était pas nécessaire de détourner le trafic hors village. Un des responsables un brin soulagé m’avait lâché un large sourire, espérant pouvoir à nouveau compter sur moi en 2016. C’est donc naturellement que je m’y suis réengagé cette année, et contrairement à certaines organisations, on nous a même directement refait la demande par e-mail ; une excellente preuve de confiance et d’organisation.

Cette année, j’ai effectué les 2 jours complets, soit de 8h à 18h30, en demandant si possible le même endroit, qui a été validé, puis… modifié pour le dimanche, car une autre personne a dû être déplacée… J’ai bien évidemment accepté le changement, même si la seconde mission ne me plaisait pas trop. Le samedi s’est donc fait à l’entrée principale, et le dimanche deux zones plus loin avec un contrôle d’accès pas très évident. Sur le coup de 13h et comme prévu, car étant avec un sécuritas, on m’a replacé à l’entrée principale en renfort.

Un bon week-end ensoleillé sous l’influence du foehn, avec une mission circulation que j’apprécie particulièrement, malgré la fatigue de deux grosses journées, où il faut constamment gérer et anticiper les priorités entre navettes, bus horaire, véhicules, piétons, et feux de chantier au carrefour précédent, accompagné de personnes avec qui tout roule, et notamment la sécuritas habituée du lieu, avec qui la collaboration est excellente. Occasion aussi de revoir quelques personnes que je n’avais plus revues. Les dates 2017 sont d’ores et déjà dans l’agenda, en espérant que l'organisateur puisse, au vue de leur satisfaction, nous garantir la place pour cet endroit.

www.fetedelachataigne.ch

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Dernière participation :

Rallye Inter. du Valais : à suivre…

05.10.2016

Slalom de Drognens 2016

Après l’impasse sur les Paccots suite à 2 matchs de hockey, soit la 1ère non-participation à une manche romande des 3 CS depuis Bure 2014, le Slalom de Drognens n’était pas prévu au programme, et pour cause, la semaine était réservée au WRC en Corse. Malheureusement, l’organisateur a revu ses invitations, et après 6 années de collaboration avec les Helvètes, 15 avec les motards Belges, les groupes étrangers semblent avoir été écartés, et ce sans aucun avis, ni réponse aux demandes d’info… Si la raison est compréhensive, la manière quant-à-elle est extrêmement décevante. Sans même savoir s’il nous reste un espoir dans le futur, l’an prochain semble de toute façon râpé, puisqu’il a été avancé tout comme dans les années 80 et 90 au printemps, tombant sur le week-end du Crité. Cinq jours de congé qu’il faudra donc reprogrammer et que je déteste prendre pour "rien", alors que j’ai refusé des demandes d’organisateurs cet été justement à cause du manque de jours… tout en serrant les vacances d'été...

ACAF.jpgSamedi, la nuit a été courte, suite à un match la veille, finissant bien évidemment aux prolongations... Je suis donc au portail, cette fois-ci avec un collègue qui espérait depuis quelques temps passer un week-end avec moi, alors que sa copine prend gentiment mais sûrement ses marques aux côtés de Grand-Maman au frein. En poste à 6h40, la dernière obscurité s’en va, et nous laisse découvrir l’excellente nouvelle, soit le drainage de la coulée d’eau sortant du pierrier, qui avait créé une hécatombe cet été. Mieux encore, la conduite n’a pas été dirigée vers la grille inférieure à la corde, mais vers la canalisation passant dans l’échappatoire, en passant par le coin de verdure, évitant ainsi de toucher à la piste proprement dit. La coulure quant-à-elle est encore bien visible par sa teinte sur le bitume, et cela pourrait peut-être faire ressortir un peu de gras en cas de pluie. Et pluie, il y aura… mais le poste a retrouvé tout son calme. Le matin a passé à vive allure, et il était déjà 11h lorsque j’ai regardé la montre. L’après-midi par contre, a été sans fin, et surtout mouillé.

Affiche Drognens 2016.jpgDimanche matin, la pluie est toujours présente, et le manque de luminosité va obliger un report des départs d’une demi-heure. Entre pluie, soleil et fraîcheur, on notera un acte aussi stupide que dangereux pour les autres, d’une BMW en manche sous conduite tirant le frein à main (si si j'ai bien dit BM') et finissant en tête à queue. En 1ère manche essai, une mise en travers à 90° d’une formule, qu’il a fallu manœuvrer pour le faire repartir, au moment où arrive le suivant, à qui je fais signe de continuer, ce dernier secouant la tête… C’est sûr que quand on se fait drapeauter et qu’on ne voit rien, forcément on n’est pas content, mais 5 secondes avant et sans drapeau, il aurait aussi secoué la tête mais pour d’autres raisons… Encore un à qui cela ferait du bien de faire une journée avec nous… Une Lancia partant tout droit dans l’échappatoire, et 2 véhicules arrivant tout juste à ce mettre en sécurité sur la place au sommet de la rampe, telles ont été les maigres interventions du week-end. Sans oublier un type venant sur la piste pour retirer des feuilles mortes, alors que la course était relancée, en disant qu’il les avait balayées à midi et qu’il n’aimait pas voir ça sous les slick… En même temps rouler avec des slick à ce moment-là… (demandez l’avis d’Egli…). Il aurait mieux fait d’aller au Mickhausen, il se serait amusé comme un fou…

Fin d’une saison piste romande, qui n’aura eu qu’une seule manche complètement sèche… et qui me fait dire, et ce n’est pas mon habitude…, enfin fini !!

Historique WRC :  > cliquez ici <

www.acaf.ch

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Prochaines participations :

Fête de la Châtaigne - Fully – 15-16 octobre (circulation)
Rallye Int. du Valais – 21-22 octobre 

07.09.2016

Slalom de Genève 2016

Le Slalom de Genève s’annonçait comme la 1ère manche officielle complètement au sec, pour autant que la pluie ne prenne pas d’avance dimanche soir. Enfin !

Contrairement aux courses au Jura, le départ c’est fait samedi matin, car ne souhaitant pas trop affronter la circulation valdo-genevoise du vendredi soir, et j’ai plutôt bien fait au vu des infos routes… Debout donc à 3h45, avec le grand plaisir de retrouver sur l’autoroute, le génie du service des routes vaudoises : les ralentisseurs de parking de supermarché en zone 60km/h, qu’il faut éviter de prendre à plus de 40… En gros, le même effet qu’un radar, mais sponsorisé par les fabricants d’amortisseurs. Je retrouve donc pour la 3e année consécutive le poste 13, soit le portail au fond de la rampe pour l’accès au P49, avec sa chicane à 3 portes dont la 3e décalée, suivi de la somptueuse porte en diagonale, et d’une dernière afin de rediriger les pilotes dans le droit chemin. Point positif, les numéros des concurrents sur la vitre avant, très pratique. Le point négatif, des extincteurs au… CO2… que selon moi, ni les pilotes, ni les moteurs n’apprécieraient en cas d’utilisation… Après 10 concurrents, le cône du portail a déjà volé à 4 reprises, moment où je décide d’entreprendre une petite statistique, tout comme à Chamblon. En même temps, les départs étant donnés toutes les 45 secondes, suite à une zone du parcours effectuée dans les deux sens, j’ai largement le temps de remettre le cône en marchant, tout en les notant, et les chiffres ont vite grimpés. Autre mission pour moi, la gestion de la remontée des voitures depuis le parc d’arrivée, une affaire qui roule parfaitement, malgré quelques soucis de liaison radio, récurrents de course en course, qu’il serait bien de régler avant que cela n’entraine un accident.

Plaque Genève16.jpgDimanche, le réveil va être plutôt étonnant. Pour un rendez-vous de 6h le samedi, allongé à 6h30 le dimanche, sachant qu’il faut 10 minutes pour rejoindre Palexpo, nous nous sommes fait expulser de l’abri PCi par un commissaire, gardien de la clef pour l’occasion, à… 5h30 ! Sympa le collègue… j’ose espérer ne jamais l’entendre se plaindre d’un manque de commissaire, parce que lui n’a en tout cas pas vraiment le tact de l’accueil… Le soleil lui est toujours de la partie, et pour ma part, même à l’ombre, l’air est très lourd. Le collègue prévu avec moi n’est pas présent, je serai donc tout comme la veille seul en poste, pas grave au vu de l’écart entre les départs. Et de l’action, il va y en avoir par les deux co-leaders du championnat, en débutant par la Dallara durant la 1ère manche essai, partant de l’arrière à la hauteur de la 3e porte, se retrouvant quelque peu en face du montant du portail, avant de redresser. Caché dans l’angle arrière d’une cabine de caisse pour Palexpo dans l’axe d’arrivée des voitures, car difficile de se mettre ailleurs, je fais un pas en arrière par sécurité sans être vraiment en danger vu la trajectoire, mais entend subitement le cône percuter le plexiglas de la cabine, puis rebondir devant moi. Une belle marque à 1m20 de haut, à 15m de son emplacement initial… En 2e manche essai, c’est au tour de la Polo, dont le travers sera beaucoup plus prononcé, percutant ainsi la 3e porte, ainsi que la 4e au niveau du portail. Une récupération in extrémiste, lui évitant les glissières provisoires. Et puis, il y a cette formule, qui va tenter le passage à fond de la chicane précédente au milieu de la rampe, percutant les 2 cônes de gauche et grimpant sur l’un deux, la voiture décolle légèrement et la moustache se tord, mais il continu tout de même. D’autres ont essayé, avec succès ou non, mais je suis comme toujours, et encore plus là, sur mes gardes, car ceux qui y parviennent arrivent très vite.
En début d’après-midi, il fait 29°C à l’ombre et très lourd. Plus tard, alors que le ciel commence à se teinter de trainées noires, entre deux concurrents, je range quelques affaires personnelles inutiles dans la voiture au cas où, puis reprend ma position, quand soudain… un concurrent ayant passé la rampe à fond, atteint l’entrée de la chicane sans avoir encore freiné, c’est sûr, il ne passera pas comme les autres… alors que j’entame ma procédure d’évacuation d’urgence,  il passe la 1ère porte en commençant à taper sur les freins, là c’est sûr, il ne passera pas, et ne relâchera sûrement pas le pied, donc je me retourne et décampe vers l’arrière, entend un gros choc, puis… glisser la cabine qui n’était pas fixée, mais juste posée sur des carrelets en bois. Je me dis subitement que si la voiture est en train de suivre la cabine, je suis plutôt mal… et puis d’un coup, plus rien, je m’arrête et me retourne, tout en stoppant les départs. La cabine est déplacée de 10m, la voiture immobilisée sur le trottoir après avoir percuté la bordure et le candélabre, ce dernier à qui je n’avais plus pensé, et qui du coup m’a été salvateur. Tout s’est passé bien évidemment en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je prends contact avec le pilote et annonce qu’il est ok, alors que plusieurs collègues ont accourus, car n’ayant de visible que le sommet du candélabre et de la cabine, craignant ainsi pour moi. Etre attentif et réactif, en ayant un chemin de fuite, sont les règles indispensables d’un commissaire en poste, et cela se confirme une nouvelle fois. Contrairement à Bière, la peur a surgit l’espace d’une fraction de seconde, à l’entente du glissement de la cabine, mais la réaction a été parfaite, suivi d’une décompression qui a pris quelques minutes. Le pilote quant-à-lui… le même à qui j’ai fait peur à Bière (chacun son tour :-) a été assez content de ne pas taper plein centre, le moteur n’ayant selon lui pas grand-chose. Son erreur, ne pas avoir réussi à rétrograder alors qu’il était en fond de 4… Heureusement seul en poste, tout a été percuté par la cabine, le calepin méchamment griffé, et l’arrière de la tête crépi d’absorbant, sont les éléments visibles qui montrent que l’espace aérien de Cointrin n’était pas occupé que par des avions ce jour-là…

Côté statistique, c’est 141 (!!!) cônes qui ont dû être replacés, dont 109 uniquement pour celui à la hauteur du portail. A noter tout de même que j’ai demandé à la DC pour l’an prochain, pour des raisons d’équités sportives, que ce cône soit légèrement déplacé, afin qu’il ne soit plus à cheval sur le rail, permettant ainsi de gagner en stabilité, car sur les 40 cônes que je n’ai pas comptés, n’étant pas déplacés de plus de 5cm, soit la largeur d’un marquage standard, 36 (!) concernaient ce même cône du portail.

www.slalom-de-geneve.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Drognens – 1er-2 octobre
Fête de la Châtaigne Fully (circulation)  – 15-16 octobre
Rallye Int. du Valais – 21-22 octobre

01.09.2016

Alpine Challenge by RdCh 2016

Ma 2e participation à l’Alpine Challenge (repris par le Rallye du Chablais depuis cette année) est ma 4e insertion dans le monde de la régularité, que ce soit sur route ouverte ou fermée, après celle de 2011, ainsi que le Gstaad Classic en 2009 et 2011. Il représente aussi mon 50e rallye.

Plaque AlpineCh-30.jpgEn 2011, je n’avais participé que le vendredi en tenant un DES, car c’était le même week-end qu’un slalom. Cette année, pour la 6e édition, je me suis annoncé pour les 3 jours auprès des responsables chronos, histoire de passer de bons moments avec eux, en guise aussi de remerciements pour les bonnes collaborations tout au long de la saison en rallye moderne. On m’a également proposé une place de responsable d’ES, ou plutôt de ZR (Zone de Régularité), mais j’avais déjà pointé chez les chronos. Un rallye de navigation et/ou de régularité c’est quoi ? Je ne suis pas un spécialiste, mais on trouve très vite des infos sur le net, et en gros, tout comme un rallye moderne, il faut aller d’un point A à un point Z, tout en respectant les points de passage, mais le parcours n’est pas connu avant le départ, et le road-book, peut être fait avec différents types de fléchés (métré (standard), non métré, droit, allemand, partiel, décomposé, cartographique, muet, codé, cases inversées, photo, horloge, et autres… voire même, si non c’est pas rigolo, plusieurs de ces types combinés). Pour bien visualiser, consultez les manuels sous "concurrents" du site internet de l’organisateur. En régularité, les ZR sont comme des ES, mais où le chrono est remplacé par une vitesse moyenne à respecter, parfois à choix (lente, moyenne ou rapide), qui peut même variée durant la ZR. Les postes que l’on trouve, sont des CH, des DES, des postes chrono intermédiaires secrets pour le contrôle des moyennes, des fins de zone (fin de la ZR), et des CP (humain ou matériel : à tampon, pince, lettre à relever, question,…), qui bien évidement sont là pour prouver votre passage, même que des fois… vous ne deviez pas y passer.

Autocollant AlpineCh.JPGVendredi matin à Villars, centre du rallye, prise des consignes et du matériel, avec une petite formation puisque c’est la 1ère fois que je vais l’utiliser, soit 3 min 59, mais avec la fourniture d’un mode d’emploi maison, apparemment rien de sorcier, malgré que je serai finalement seul pour cette 1ère journée. Sur tout le week-end, je serai au 2e des 3 contrôles intermédiaires, donc seul le vendredi, à 2 le samedi, et à nouveau seul le dimanche. Au programme de vendredi 1 ZR à l’ombre à Champéry, un dîner en terrasse avec un collègue, et une seconde ZR à Ollon en plein soleil, puis repas du soir en commun avec l’organisation et les concurrents. Samedi, 1 ZR à St-Tryphon, 1 aux Paccots, avec apéro en terrasse avec le même collègue, et une dernière au Sépey, le tout à l’ombre, avec au retour pour le souper, un méga orage avec grêle. Dimanche, 1 ZR sur le Col de la Croix dans la forêt et la fraicheur, puis du côté des Voëttes au-dessus du Sépey sur le versant opposé de la veille, à nouveau en plein soleil. La manifestation s’est terminée par un diner en commun et la remise des prix.

Un agréable week-end prolongé, dans une ambiance et un environnement extrêmement sympathique, et sous une météo grandiose, où les plus grands déplacements auraient été encore plus appréciés avec plus de concurrents. Une excellente aventure dans un nouveau domaine pour moi que sont les chronos, où la mise en place des cellules, et la mise en service de l’appareil se sont faites du premier coup, avec quelques bizarreries dimanche, mais rien qui n’ai empêché le travail. A refaire, malheureusement pas l’an prochain suite à un cumul.

www.alpinechallenge.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Genève –  3-4 septembre
Slalom de Drognens – 1-2 octobre
Fête de la Châtaigne - Fully – 15-16 octobre (circulation)

24.08.2016

Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers 2016

La Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers, représente mon 8e déplacement au Jura de la saison. Après 2 éditions bien mouillées, le samedi s’annonce à nouveau humide, mais le dimanche ensoleillé, même si la piste risque de prendre du temps à sécher.

Vendredi, comme de coutume, petit passage sur le poste et vers le chemin où l’on y laisse nos véhicules, pour voir si les emplacements sont prêts à nous accueillir très tôt le lendemain. Cette année, il y aura toujours 3 manches d’essais, mais plus que 2 manches courses, les organisateurs d’entente avec la FIA, ont anticipé un changement de règlement intervenant pour 2017. Une bonne chose, mais qui signifie que le droit à l’erreur n’est plus permis pour les concurrents. Pour nous, une adaptation des horaires de rendez-vous pourrait se faire : actuellement 4h45 le samedi, 6h en poste le dimanche.

Wet Race.jpgSamedi, ma collègue et moi sommes confirmés à notre poste habituel, soit le 28, le dernier avant la sortie de la forêt. Plusieurs feux jaune en pavé à leds ont été ajoutés, dont 1 au poste précédent le nôtre, où le plancher est à 4m au-dessus de la route. Sur le chemin, une voiture tessinoise avec 2 dormeurs, qu’il a fallu surveiller, puis demander d’aller en zone public de l’autre côté de la forêt, car se déplaçant toujours plus, en signalant qu’il fallait prévoir d’aller ailleurs le lendemain. La journée va être plutôt rapide à résumer. 1ère manche essai sur le sec, avant une petite pluie, d’un passage en mode feu d’artifice d’une formule réglée un poil bas, suivi d’une grosse averse lors de la descente du 2e groupe, et ainsi une pause pour permettre un changement de pneu. 2e manche sur une route détrempée, et retour de la pluie pour les formules, avec un ciel soudainement très sombre, il est 19h… à non 14h. 3e manche toujours sous la pluie, avec le passage d’un concurrent soudainement en manque d’accélération, il parviendra à se mettre en sécurité plus haut malgré un câble des gaz hors service. Un samedi plutôt calme, qui n’inspire rien de bon pour le lendemain. A noter que 2 commissaires ont quitté la manifestation au terme de la journée, ne respectant ainsi pas leur engagement, pour des sautes d’humeur pas très dignes pour des licenciés ; acte lâche et égoïste.

Affiche Rangiers 2016.jpgDimanche, la route est évidemment bien mouillée, mais le ciel s’annonce bleu, mise à part quelques passages nuageux poussés par le vent, et du coup, comme souvent aux Rangiers, il pleut une 2e fois… vive la tonnelle de jardin sous les branches d’arbres en bois de forêt. Après la pose d’un drapeau pour une casse à la sortie de la forêt, tout va s’enchaîner… La R5 lance-flammes part en glisse dans la compression avant notre poste, et percute la double glissière, le parechoc enfoncé contre le pneu et le radiateur percé, elle partira sur le plateau. Une multitude d’interventions va avoir lieu, et notamment le changement d’une glissière sur la zone du départ effectué en 40min, et chez nous, un pilote s’arrêtant gentiment sur la place en herbe suite à une casse moteur, mais il est trop tard pour laisser passer les suivants sans signalisation. S’en suivra également un intervalle afin d’organiser le remplacement d’un commissaire, devant quitter le poste précédent pour un imprévu, et c’est ma collègue qui y est allée, avant que le responsable trouve une autre personne n’étant pas gêné de rester seul. Fin de la 1ère manche du 1er groupe à… 12h25 ! Dans le 2e groupe, vilain cliquetis d’un concurrent, qui juste après avoir passé devant nous, voit son pot d’échappement se transformer en torche, puis un gros bang, une vilaine fumée noire et de grosses flammes sous la voiture, avant de disparaitre de notre visuel, alors que j’ai déjà stoppé les départs et avisé les postes suivants d’un probable départ de feu. Fin de la 1ère manche course à… 13h50 !!! avec un gros nuage gris et une petite pluie au passage des derniers.
La 2e manche va être heureusement moins agitée, et le temps rattrapé. Alors que plusieurs se sont fait balancer en sortie de courbe sans conséquence, un concurrent s’arrête chez nous car drapeauté plus bas, gêné par un caillou en pleine trajectoire. Plus tard, un bout de courroie est éjecté sur la piste, le pilote là aussi pourra se mettre en sécurité plus haut. Fin du 1er groupe à 15h55. Tout roule tellement bien qu’à 17h15, c’est quasi fini, moment où malheureusement l’avant dernier parti s’en va méchamment jouer au flipper aux Grippons, impliquant une dernière interruption de 55min, heureusement sans grand mal pour le pilote, rapidement pris en charge aussi grâce au déplacement de la ligne de départ de 11m afin que le dispositif puisse partir au-delà des cellules.

Fin déjà, et malheureusement, d’une saison Côte microscopique, la seule discipline qui n’atteindra pas cette année le chiffre 50. Ayant 2 matchs de hockey le week-end des Paccots, je dois faire la part des choses vis-à-vis de mes collègues de la cabine chrono, car les laissant déjà pendant Drognens, où contrairement aux Paccots, j’y ai un poste fixe avec mission particulière. Ha oui… Drognens, et non le Tour de Corse WRC… car en France, l’organisation a une nouvelle fois déçu, et avant même que ça commence…

Un bon week-end de course malgré les aléas et un réseau radio pas top, où je commence gentiment à m’habituer à ce coin de forêt complètement fou. Un secteur qui laissera malheureusement un vide et une grande tristesse, d’une personne qui aimait justement ce milieu des courses et cette nature, une battante des plus sympathiques.

A Gaby

www.rangiers.ch

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Prochaines participations :

Alpine Challenge (by RdCH) –  26-28 août
Slalom de Genève –  3-4 septembre
Slalom de Drognens – 1-2 octobre