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02.07.2015

Slalom de Bière 2015

Le Slalom de Bière fêtait ses 50 ans ! Voiture en exposition à 50m de haut, une F1 en piste (si si, et pas seulement sous une tente), des démos, du drift,… et une casquette spéciale 50e. Show, et… chaud.

LogoBiere2015.jpgPour ma 10e participation en 11 ans, dont 1 fois en S+R et 1 en pré-grille, je me retrouve pour la 5e fois à l’entrée de la place. Le parcours du samedi voit le rajout de 2 chicanes ; sur la ligne droite avant la chaufferie, et devant les halles après la station-service. Avec moi, une petite nouvelle que j’ai connu au Crité ce printemps, et présente sur un autre slalom. Si elle connait donc le principe, en rigolant, on lui avait dit que si elle voulait être sur un poste où il y a quelque chose à faire, il fallait m’accompagner un week-end ;-)

Samedi
, le ciel est moutonneux, ce qui va nous permettre de monter le pavillon et préparer notre zone en étant encore bien dans le frais. Oui préparer, car l’endroit est important, vu qu’il s’agit de la barrière donnant sur le parc concurrent, où nous faisons donc sortir les différents dépannages. Mais c’est aussi une zone où le public est nombreux, débordant sur le couloir des véhicules sortant ou entrant à leur parc, un accès interdit de stationnement au public, car la glissière de séparation entre ce couloir et la piste, pourrait bouger en cas de choc. Depuis quelques années, un agent de sécurité y est en permanence les deux jours, ce qui nous a permis de réduire nos incessants allers-retours pour faire reculer le public. Le dimanche après-midi, c’est la traditionnelle cohue, et la gestion devient difficile, avec des risques de touchette concurrents-public, sur une zone déjà étroite. J’ai donc d’ores et déjà proposé une adaptation à l’organisateur pour 2016. Mais je pense que quoi qu’il arrive, je vais, tout comme je le fais depuis 5 ans avec la pose d’affiches d’interdictions personnelles, prendre les devants, car la situation devient limite…
Côté piste, c’est déjà la montée d’adrénaline en manche sous conduite, avec le camion-balayeuse qui nous a fait une variante, mais fort heureusement sans conséquence, il a donc fallu sortir le rouleau de banderole pour éviter une récidive, après lui avoir fait comprendre qu’il était nettoyeur au 1er degré, et non au 2e… Plus la journée avance, plus il fait chaud, et plus le vent de face se fait sentir, agréable, mais pas bon pour le pavillon. La matinée sera calme mis à part quelques cônes, pour lesquels je dois me mettre à l’opposé vis-à-vis de ma collègue, afin de lui en laisser, car avec l’habitude d’être seul en poste, je suis déjà en action alors que le cône lui bouge encore ;-) L’après-midi verra notre grosse sortie du week-end, puisqu’en L2, une Clio est sortie de la chicane à une vitesse très élevée, et n’a pas réussi à prendre le virage, pour s’écraser en semi-frontal contre la glissière provisoire, et la déplacer de plus d’1 mètre. Je stoppe les départs, et drapeaute les 7 suivants, soit pendant 2min30’’, et c’est long… en les plaçant pour ne pas qu’ils dérangent les véhicules de dépannage, pendant que la collègue a rejoint d’elle-même les autres pour débuter le nettoyage de la piste. Plateau pour la voiture, camion grue pour la glissière, balayeuse pour la piste. Durant la journée, il a fallu mettre une marque au spray fluo, car dans une porte, une plaque de béton est partie en morceaux plus gros qu'à l'habitude. A la dernière manche, démontage du pavillon, car les rafales de vent se sont transformées en fort vent continu. S’il n’est plus en très bon état, cela était nécessaire afin d’éviter qu’il ne s’envole et ne blesse des spectateurs juste derrière nous.

Affiche Bière 2015.jpgDimanche matin, le ciel est complètement bleu, avec un léger vent contraire, soit de dos cette fois. La journée sera lourde, avec en plus la réverbération du soleil sur le béton. Dans la 1ère manche essai, un véhicule perd une vis. Je la lui redonne alors qu’il rejoint son parc juste derrière nous. En regardant son tableau de bord : « Ha oui ! C’est à moi » ; une bonne chose de faite. 3 de plus ont été ramassées sur la piste de tout le week-end, pour autant de risques de crevaisons… En 2e manche essai, c’est Danny Krieg (E1 – A4 STW) qui s’est loupé au poste précédent, ramassant cônes et pneus, et terminant sur la bordure d’en face. Reparti il arrive au ralenti, je lui fais alors signe de savoir s’il souhaite s’arrêter ou pas, chose qu’il fera par sécurité. En bord de piste sur la place, en sécurité mais légèrement masqué, j’ai mis une botte de paille derrière le véhicule, au cas où un autre pilote voudrait également faire un arrêt. Apparemment pas de grosse casse mise à part le fond du pare-chocs avant rappé. Peu après, c’est Roland Zulauf (E1 – Civic) qui s’arrête en bout de glissière avant le poste, laissant une trainée d’huile de boite. On l’a immédiatement poussé avec le collègue du poste précédent pour le passer derrière la glissière par un mini-échappatoire. De là a commencé un gros nettoyage de piste, car il a de l’huile sur… 8 postes… L’après-midi sera calme, mis à part le fait d’être quasi tout le temps au soleil, car le public nous masque la vue, et la zone est importante en cas, comme précédemment, de panne, de perte de pièce ou cône, car le poste précédent n’a pas de visuel. L’ombre du bras de l’autogrue a fait du bien, mais pas longtemps. Les interruptions sur le reste du parcours, auront également permis au Président d’organisation et son invité, d’effectuer quelques séances de Drift sur la place, qu’il a fallu évidement sécurisé.

Merci à ma collègue avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir, une personne visiblement intéressée et consciente du pourquoi elle est là. Un week-end assez calme, mais tout de même une « jolie » intervention pour son apprentissage. Par elle, j’aurais également appris que l’ASS n’attribue la 1ère licence, non plus après le 1er cours, mais après le 2e de validation. Le principe de formation édité sur le blog a donc été mis à jour. Il a également été rajouté, suite à une simple discussion entre un responsable commissaire et un responsable de l’ASS, que les personnes présentent sur une course avec une licence autour du cou, et refusant une demande d’aide pour compléter les effectifs commissaires, peuvent en cas de dénonciation, en subir le retrait. Et en ces temps où les effectifs peinent, c’est tout à fait correct.

Le week-end s’est terminé par un brillant hommage à notre collègue Renato. Drapeau noir précédent le vert, avec haie d’honneur aux drapeaux, et sur la place avec 3 postes c’était vraiment beau. Une fois passé, en me retournant, j’y ai vu une épouse très émue, que j’ai aussitôt été embrassée. Bravo aux initiants !

www.slalom-de-biere.ch

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Prochaines participations :

4-5 juillet – Course de Côte La Roche - La Berra
11-12 juillet – Course de Côte Massongex - Vérossaz
25-26 juillet – Course de Côte Ayent - Anzère

24.06.2015

Slalom de Chamblon 2015

Le Slalom de Chamblon a connu une nouvelle sueur froide : les inscriptions commissaires ont eu beaucoup de mal à rentrer. Sur un nombre idéal de 50, il n’y en avait que 27 le week-end précédent. Suite à un appel relayé par la > page FB du blog <, le chiffre est monté à 35 en 24h, puis 42 au final, permettant tout de même d’effectuer le parcours dans sa totalité. En plus des différents messages de la responsable, celui du blog a été partagé à plus de 64 reprises (car je ne les vois pas tous), pour plus de 5500 personnes touchées. Merci à vous. C’est donc 15 réponses positives qui ont ainsi pu être récoltées, merci à eux ! Mais ne pas oublier que la situation n’est pas toute rose non plus pour les autres courses à venir… Pensez-y !

Seul slalom que je n’ai jamais loupé en 10 ans, et surtout seule course où je n’ai jamais changé de poste, je retrouve donc le 10, la fameuse chicane en descente derrière la bosse, où il ne faut pas avoir peur de faire des allers-retours entre la piste et le poste qui est à 2m en dessus de celle-ci. La statistique de l’an passé, qui avait vu 74 cônes déplacés, a d’ailleurs été reconduite, histoire de voir si c’était effectivement une année calme, ou si cette impression était due au fait que l’on était 2 en poste.

Gilet Chamblon.jpgSamedi matin, je suis seul, car les effectifs ne permettent pas de trop de faire différemment, mais cela ne me dérange pas, car en 10 ans, je ne dois y avoir été accompagné que 3 ou 4 fois. Le lieu, les variantes et risques sont connus, et je suis conscient de l’ordre des priorités à donner en cas d’incident, indispensable à cet endroit. La seule fois où j’ai connu des soucis, était du fait que la radio était parasitée, et que je n’entendais plus arriver les voitures de derrière la bosse : une situation résolue après échange de la fréquence avec la DC. Le reste, c’est sport, très sport, mais c’est le job, et le poste me plait, car c’est rare de voir une chicane d’en haut. Le ciel est couvert et frais, mais je me suis très vite réchauffé, en replantant quasi tous les piquets de la limite public dans le pré derrière mon poste, ceux-ci ayant été planté d’à peine 15cm, et tombant par l’emprise du vent sur les banderoles. Côté botte de paille, c’est l’inverse, c’est plutôt le réchauffement climatique, car il manque celles pour signaler les grilles, et les manches reco étant déjà annoncées partantes, j’en ai récupéré une moins importante pour marquer la 1ère grille, car malmenée chaque année. Une autre me sera amenée plus tard. Mon collègue du bas aussi va se réchauffer en agitant les bras, car lui aussi, chaque année, a le plaisir de signaler à certains que la piste ne tourne pas à gauche, mais à droite… Il y en aura 5 (!) le samedi, dont 2 en manche course, et 2 le dimanche malgré l’ajout d’un cône couché au sol. A 10h, le soleil pointe enfin ; les bataillons de scarabées sautent alors sur tout ce qui est jaune, et les escadrons d’hirondelles font du raz motte. La 1ère cabriole sera l’œuvre d’une Mini, partie en glisse derrière la chicane et pouvant repartir après un petit tour dans le pré. A noter l’excellent comportement des Loco qui ont parfaitement tenu leur rôle, aussi bien samedi que dimanche, ça change d’il y a 2 week-end…
Les stat des manches essais sont dans l’esprit de 2014, et celles des manches courses seront un peu plus élevées, avec notamment 4 cônes de suite (!) en L2… et 3 en L3. En temps normal ce n’est pas trop un souci, mais là pas vraiment le temps de remonter le talus entre deux, il faut donc mémoriser les numéros… c’est chaud ! J’ai même attendu 20min pour récupérer un rétroviseur en bordure de bitume, trop en contre bas pour avoir le temps d’aller le chercher en étant seul. En 2e manche essai, la botte sera belle et bien percutée de plein fouet, mais par chance pas de casse vis-à-vis de la grille, je l’ai donc à nouveau échangée et demandé une autre.

Affiche Chamblon 2015.jpgDimanche au réveil, il pleut, mais cela va vite se calmer à l’heure du rendez-vous, pour reprendre légèrement une fois en poste. Avec moi un aide bienvenu, même si le dimanche est en principe nettement plus calme que le samedi. A 9h, la trajectoire est déjà séchante, soleil discret, vent frais jusqu’à midi. La stat du dimanche matin va plus que doublée sur 2014, merci les OPC… A noter qu’en 2e manche essai, un rallyman à pot de yaourt va perdre la maitrise avant même la 1ère porte en la percutant, ramassant la 2e, et montant le talus de travers… Il a failli nous faire peur… De la chance pour lui, car il n’a pas été loin de partir en tonneau(x). Du coup, comme si le fait de descendre et remonter le talus tout le week-end n’était déjà pas assez fatiguant, il nous y a fait plein de trous…
L’après-midi sera nettement plus calme, avec seulement 1 cône. Malheureusement avec tout de même plus d’une heure de retard sur l’horaire, qui nous a fait terminer tout comme la veille, après 18h30.

Et la statistique alors ? 21 de plus que 2014, soit 95 cônes ! Si l’on tient compte des 4 puis 3 de suite, et de 4 doubles, cela fait 86 descentes de talus, pour autant de remontées...

www.ecuriedunord.ch

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Prochaines participations :

27-28 juin – Slalom de Bière
4-5 juillet – Course de Côte La Roche - La Berra
11-12 juillet – Course de Côte Massongex - Vérossaz

11.06.2015

Slalom de Romont 2015

Le Slalom de Romont s’annonçait chaud, il l’aura été dans tous les sens du terme… Ici, tu sais d’office que le lundi sera pénible. D’un autre côté tu gardes espoir en te disant que tu as déjà fait Bure, donc tu es déjà dans le coup et rodé. Mon œil…

Romont.gifSamedi
, posté pour la 5e fois de suite (y.c. avec Drognens) au portail, la matinée sera comme de coutume fraiche, grâce aux arbres. La mise en place sera faite très rapidement, car la journée s’annonce chargée. Manque de chance, des problèmes radio vont nous retarder d’une 20aine de minutes. Suite à un effectif limité, la responsable commissaire est en poste, et comme moi, seule ; de mon côté, ce n’est pas des mieux s’il y a des interventions, car cela rendra difficile la gestion de la traversée public, mais le samedi n’est encore pas trop encombré. Et l’animation ne va pas tardée, car le cône extérieur devant la bordure a été resserré, et il n’aura pas fallu 10 voitures, pour que celui-ci se fasse emmené jusqu’au bout de la 2e place… Dans cette même 1ère manche essai, un concurrent arrive bien trop vite et tape le talus herbeux, laissant une garniture, redonne plein gaz, passe sur le cône, et frotte la bordure… pas fute-fute le garçon. Entre temps, on m’a appris la triste nouvelle du décès d’un collègue commissaire, des suites d’une courte maladie… :-(
En 2e manche essai, une voiture tombe en panne dans la montée vers la place, elle parviendra tout juste en haut, puis sera poussée en sécurité par la collègue du poste suivant. En 2e manche course, un concurrent frotte la bordure en y laissant de ses gentes, une belle trace orange… c’était au poil. La journée a été très chaude, les interventions minimes, le public présent mais sans plus, les pensées… ailleurs…

Affiche Romont 2015.jpgDimanche, il fait un peu plus frais, car un léger courant est présent, et une averse est prévue dans l’après-midi. Cela n’empêche pas que, dès que le soleil a eu grimpé sur la pointe des arbres, il ne s’est pas gêné de nous arroser de ses rayons. Côté effectif, les 2 postes des chicanes supprimées sont équipés de feux tournants, ce qui permet de repositionner ces commissaires. On m’a attribué un collègue de poste, qui roulait le samedi, lui laissant la radio pour la journée. Et là aussi, cela va commencer très fort. Arrivant trop vite, Yann Rohrbach (N/ISN – 106 1.6) va taper sur les freins tout en essayant de braquer, la voiture finit à quelques centimètres des cailloux par-dessus le cône, la roue avant droite dans l’herbe, la gauche sur la bordure. Etant aux drapeaux, j’envoie mon collègue pour stopper les envies de marche arrière du pilote, car la roue bien que droite, est visiblement défaillante. Bien vu, roue désarticulée, et cardan coulant à flot. Le nettoyage sera fait avec le super absorbant nommé béton… et du côté des constructions, ni absorbant normal, ni pelle… espérons donc qu’il n’y ait pas de casse plus conséquentes dans la journée… Par contre leur ‟délicatesse‟ d’envoyer du ciment sous la voiture à coup de 1/3 de bidon à moyennement été apprécié par le pilote, qui est venu se plaindre d’avoir dû nettoyer plus que prévu… Désolé tu n’es pas au bon guichet. Du côté de la chicane précédente, dans la cuvette, sa court après les cônes, mais aussi après les pièces, une voiture étant sorti de la chicane un peu en travers, elle a passé par-dessus une grille et y a laissé des morceaux de son fond plat, dont un jusque chez moi. Plus tard, c’est Michael Kuster (E1 – A.R. Alfasud Sprint) qui a percuté le 3e cône d’un bruit violent. Le disque du numéro de porte collé en guise de phare, je lui ai ouvert l’échappatoire, et nous avons ensuite ramassé plus d’une 20aines de morceaux de fibre et autre grilles éparpillés sur la piste, et le plus vite possible, pour éviter que les suivants ne roulent dessus. A côté de cela, il faut rappeler à l’ordre bien du public qui ne sait toujours pas à quoi sert une banderole qui barre un accès. Je tenterai de créer des affiches avec des logos pour la prochaine fois ; l’espoir fait vivre.

En 1ère manche course, Stephan Burri (E1), notre cascadeur des derniers Paccots (qui pour rappel s’était méchamment envoyé en l’air avec sa 106 MLP sous mes yeux), sort de la chicane et voit sa roue arrière gauche dépasser sa nouvelle Polo. Le portail me masquant une partie de la vue, je me déplace drapeaux en mains pour être en face de l’objet, mais m’aperçois rapidement que ce dernier arrive à grande vitesse, impossible donc de l’arrêter, et me décalant, je décide de ne pas lui donner de coup de pied latéral, car sa trajectoire stable jusque-là, pourrait en étant changée à cette vitesse, créer un rebond inattendu et encore plus dangereux. Alors qu’elle est déjà à ma hauteur, je me retourne face au public et hurle une mise en garde. Je vois alors la foule s’écarter en créant un couloir au font duquel, je n’y vois plus qu’une seule personne assis sur une chaise !… Vision dantesque ! Heureusement attentive, ou alertée par les cris, elle parviendra à éviter l’objet in extrémis. La roue, dont la trajectoire n’a subi fort heureusement aucune modification, finira sa course de quelques 180m (!) dans la zone interdite crée avec des filets, en dessous du virage du menhir. D’un soulagement énorme d’avoir évité le pire, je me déplace pour drapeauter les suivants en leur faisant signe de ne pas rester sur la zone, afin de ne pas gêner le dépannage, mais ils n’ont pas tout compris et l’on largement quittée… Bref, une fois fait, je me retourne vers le pilote qui attend à côté de sa voiture, qui de son accent bernois et parfaitement bilingue, me dit avec un énorme sourire : ‟Salut ! C’est encore moi !‟. Gros éclat de rire qui fera relâcher la pression :-) Le dépannage va être long, car le coffre ne permet pas d’y mettre deux personnes pour faire contrepoids, car tout est en carbone, et la lame avant, frottant au sol au levé de grue, le véhicule étant en plus à la montée, ne peut pas être retirée car rivetée au fond plat… Une solution sera trouvée en la prenant par les gentes, avec une variante vers la roue manquante, et en mettant une demi-planchette en guise de cale à l’arrière restante, car la carrosserie dépasse largement la roue, créant ainsi un risque de briser le tour de roue évidemment lui aussi en fibre. En fin de manche, alors que le ciel devient gris, le public s’amasse au portail pour traverser. A la chicane, la formule de Roger Rey (E2-SS), qui par chance porte le dernier numéro, laisse échapper une fumée bleue qui me fait instantanément dire ‟Ha non !‟, avec la confirmation à son passage devant moi. Je dis alors au collègue, porteur de la radio, de le faire stopper par les prochains postes, car il laisse une trainée d’huile. Sorti 2 postes plus loin, on a évité le pire, mais il y en a quand même sur 9 (!) postes… Et comme si cela ne suffisait pas, malgré mes gestes de tout arrêter, il a encore fait des boucles dans l’échappatoire, et a regagné le parc comme si de rien n’était… par la zone public ; attitude décevante et incompréhensible… Bref, entre temps, la piste a été nettoyée au mieux juste avant la grosse averse, qui a rendu la piste très glissante. La 2e manche, sous drapeau de changement d’adhérence, aura donc été une manche test, dont tout le monde n’a pas souhaité.

Un gros week-end comme souvent à Romont, mais dont les interventions directes, n’avaient pas été aussi nombreuses depuis quelques temps, et pas prêt d’oublier cette frayeur du dimanche…

A Renato

www.course-romont.ch

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Prochaines participations :

20-21 juin – Slalom de Chamblon
27-28 juin – Slalom de Bière
4-5 juillet – Course de Côte La Roche - La Berra

02.06.2015

Slalom de Bure 2015

Après 4 ans d’absence, j’ai enfin pu retourner au Slalom de Bure, pour ma seulement 3e participation, après 2008 et 2010, les dates étant souvent coïncidentes avec le rallye du Chablais. Bien évidemment, j’ai effectué le trajet le vendredi soir, car cela aurait impliqué un réveil à 1h45 samedi matin… et avec le cumul de 2 journées au bord de la piste, la rentrée du dimanche soir aurait été très difficile. Le logement est dans un gîte au village voisin.

Bure.jpgSamedi matin, le temps est couvert, et le vent va être présent toute la journée, puis le soleil va bien réchauffer l’air, mais les nuages sont également régulièrement de la partie, il est donc difficile d’enlever des couches. Je suis avec un collègue français au poste 21, la chicane au milieu du rectiligne avant la place de lavage, où il n’est pas possible d’y laisser la voiture, car les prés ne sont pas fauchés. Je savais ce slalom très rapide, et je vais en avoir la confirmation de très près. Largeur de piste 9m, largeur de porte 4m50, profondeur de chicane 2x… 20m ! Enorme ! A droite, un pré en dévers contre le bas, à gauche l’inverse, mais avec une grosse rigole créant un vide d’1m entre la bordure de route et le talus, et quand ça tape, ça peut faire mal, et… ça a fait mal… En 1ère manche course des L4, c’est une Saxo VTS jurassienne qui est partie de l’arrière déjà en sortant de la 2e porte, et la correction l’a entrainée en gros dérapage les deux roues dans l’herbe, avant de traverser la piste en travers, pour percuter le talus en frontal, éjectée en l’air et finissant sur le toit. Un gros choc, surtout pour une voiture sans arceau… dont le pilote en est ressorti seul par le coffre. Quelques belles contusions garanties ces prochains jours… Malgré une grosse journée au niveau concurrents, elle s’est terminée à 17h30, au vu du peu d’intervention, avec pour nous une dizaine de cônes, dont 1 qui nous a été sauvagement dérobé par un parechoc.

Dimanche, le rendez-vous est conservé à 5h30, et l’horaire avancé comme la veille d’une demi-heure. En poste, changement de collègue, avec un ancien compétiteur, actif actuellement dans les voitures officielles du Crité. Voyant les appels de renfort, il a répondu présent, effectuant ainsi son 1er slalom en tant que commissaire. Et à Bure, un pilote ou un navigateur dans cette fonction est affaire courante : bravo !!! Ici, beaucoup de Français, des gens du coin, mais les habituels de la saison romande se comptent sur les doigts d’une main ; pas facile les courses ‟décentralisées‟. Il y aura bien plus de déconnades que de travail, puisque nous n’avons remis que quelques cônes ayant glissés sans même être pénalisés. Le timing, là aussi par peu d’intervention, aura été aisé : fin de la matinée à 11h15, la DC n’ayant pas prévu de 3e manche facultative. Sous un beau soleil, mais toujours dans le vent, une panne tout de même en 2e manche course, pour une boite de vitesse bloquée. J’ai ainsi fait signe au pilote de se plaquer contre le bord avant la chicane pour ne pas gêner les suivants : si le 1er a tout de même ralenti et repris le départ, le 2e n’en a pas fait de cas.

cone double.jpgCôté cônes justement, l’ASS n’a toujours pas répondu à ma demande de précision sur ce qu’est un cône pénalisé ou non. Et à voir samedi matin, il était déjà mentionné 3 versions différentes, dont celle de certains organisateurs suisses-alémaniques, qui apparemment mettent un point au centre du carré (si visible = pénalité), bien plus que du 50%, et encore plus que la directive du week-end, qui voulait que cela compte dès que la moindre partie dépassait de la marque, qui a mon avis et au vu du texte de la bible, est la règle à appliquer. Mais mes exemples avec simples cases à cocher reviendront peut-être comme mes précédentes demandes… dans 3 ans… En attendant, les cônes, les marques, et les façons de pénaliser, diffèrent de partout, et l’équité sportive n’est donc pas respectée…

Petit clin d’œil à Jean-Marc Salomon qui apparemment apprécie ma venue au Jura, puisque depuis 2005, il a obtenu 3 victoires, soit à chaque fois que j’étais là ;-)

www.slalomdebure.ch

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Prochaines participations :

06-07 juin – Slalom de Romont
20-21 juin – Slalom de Chamblon
27-28 juin – Slalom de Bière

28.05.2015

Rallye du Chablais 2015

Pour mon 45e rallye, mon 37e du Championnat Suisse, le Chablais annonçait la couleur avec comme invité Yvan Muller, multiple Champion WTCC, remplaçant son co-équipier Alsacien indisponible. Une 12e édition qui s’annonçait donc probablement avec une belle affluence public. Alors que certains ne l’ont pas vu, nous, deux fois ;-)

Plaque RdCH 2015.jpgPour ma part, le dossier 2014 a été mis sur le photocopieur, sauf que la secrétaire s’est plantée… aussi bien l’ES d’Evionnaz que la Super ES de Collonges, ont été imprimées en mode miroir… Après une ES disputée telle quelle pendant 3 ans, dont la 1ère partie n’avait pas subi de modification depuis la 1ère édition du rallye en 2004, c’est la révolution ! L’ES se fera à l’envers, soit dans une, sauf erreur, 6e version, histoire de changer cette ES de mise en jambe, enchainant parties rapides et carrées. Si le terrain est connu, tout doit être ré-analysé ; corde, équerre, public. Pour l’organisateur, chicanes et protections lourdes, sans oublier le plan B… en cas de problème avec le Rhône. L’ES perd ainsi 250m, car il est impératif d’avoir une zone tampon avant le CH, vis-à-vis de la route cantonale. Un joli petit casse-routine également pour mon équipe inchangée, dont l’ES reste la 1ère du rallye, et la seule en plaine le vendredi.
Pour Collonges, avec un départ sur la berge et une rotation dans le bon sens, comme disent certains, cela permettra d’avoir une zone de sortie moins cassante, mais modifiera la gestion des parkings et des accès public. Côté responsables, une personne passe sur une autre ES, mais sa remplaçante connait déjà les lieux, ce qui donnera 4 personnes à 100% et moi en plus le samedi. Comme il n’y aura plus de contact direct entre les concurrents et le public sur la zone de départ, je risque de me retrouver sur le parcours, soit pour le Y de sortie, soit pour le CH de sortie, ceci se décidant peut-être au dernier moment selon les effectifs commissaires. La visite sur le terrain avec le responsable d’ES et celui des infrastructures, nous a fait constater les quelques inconvénients sécurité de cette boucle inversée. Idem pour moi sur l'ES de Vernayaz quelques jours auparavant.

Sur le dossier, les postes sécurités ne changent pas, mais il y a quand même des éléments quantitatif à revoir, et de plus, les éléments de ralentissement ne seront définitifs que juste avant les recos, car il faut les avoir sous la main pour décider de comment les poser, afin qu’ils jouent leur rôle, et ne créent pas un danger supplémentaire. En espérant que l’emplacement du CH et du DES ne soit pas mis à mal par la météo, car prévu en plein couloir venteux, au milieu des prés entre les deux éoliennes… Le dossier est passé de 29 à 19 pages ; seuls les postes y sont dès à présent mentionnés, tout le reste qui sont principalement des accès est à faire selon les coutumes. Durant la tournée des bordiers, le constat est que le long de la route en terre côté Evionnaz, le canal est à son niveau maximal, et même le bas-côté opposé s’est transformé en étang. Côté panneaux de fermeture de route, 2 annoncent le rallye le… 27 mai ; petit bricolage donc avec scotch et couteau suisse. Nous bénéficieront de 3 nouveaux type de signalisation : des flèches directionnelles en bâches, bien plus visible, qui seront ajoutées à certains endroits chauds, bien que si la route est très large, pas évident à poser ; des panneaux d’interdiction public double face, un poil petit, mais très pratique pour créer des zones et non plus des limites avec de la balise, bien que selon les endroits l’ancienne méthode reste nécessaire ; et des avis de sortie d’urgence, idem qu’en France, ainsi plus d’excuse, si ça gêne, on pousse ! Pendant ce temps, du côté du Val d’Illiez, c’est le stress, car suite aux intempéries, une ES va devoir être modifiée avec l’accord des autorités. Mes commissaires uniquement sécurité, avec les 2 supplémentaires annoncés en dernière semaine, seront 16 pour 15 postes, dont 4 groupes de 2. En supprimant les 5 postes qui ne sont que rarement couverts, j’arrive donc pas trop mal à assurer les 10 restants et indispensables, y.c. en étant bien sur la zone de la Balmaz, en espérant qu’il n’y ait pas d’imprévu. Dans le lot, très peu ont déjà fait cette ES et plusieurs me sont inconnus, voire peut-être nouveaux, la répartition n’est donc pas évidente, sur une ES avec bon nombre d’accès public et zones techniques.

Le jeudi des recos, dans une température estival, tour de piste pour voir comment ont été posés les éléments lourds (une chicane en moins, mais le rajout de 3 secteurs de ralentissement et des protections de terrains privés), et faire le compte des piquets qu’il faudra planter le lendemain pour les cordes et les flèches directionnelles. En discutant avec le gérant des cantines de la Balmaz, malgré qu’il est prévu de poser 2 balles de protection, il ne souhaite pas installer celle côté Vernayaz, car étant en pleine trajectoire dans cette version ; pour lui, il prend également des responsabilités en cas d’incident, il a de la peine à trouver des bénévoles, et il ira aider à gérer celle de Collonges le lendemain, donc bien assez occupé. Une bonne nouvelle pour moi, mais cela pourrait créer des mouvements de personnes d’un côté à l’autre. Autre élément encore à gérer, le bistro du rendez-vous habituel est toujours fermé, sans délai et téléphone coupé, il faudra ainsi trouvez une autre enseigne et avertir les commissaires du changement.
Le montage des cordes s’est donc fait le vendredi, sous la flotte ! et le vent !! Après avoir juré sur le premier km et demi, j’ai réussi à canaliser mon énergie ;-) et faire abstraction (aussi facile à dire qu’à faire…). Pas sûr que le siège de la voiture sèche en une nuit… Dans cette configuration, il y a eu tout de même plus à faire qu’habituellement. Arrivée en bout d’ES, la pluie s’est évidemment arrêtée, mais bien plus vite que ce qu’il était prévu.

Durant les recos, samedi la neige n'est pas loin, forte bise le matin, puis l’air s’est bien réchauffé avant que le ciel ne se couvre, avec une bonne affluence de 133 passages. Dimanche, comme les ES, l’inverse ; le matin température agréable sans vent mais couvert, puis soleil et fort courant l’après-midi, alors que l’affluence n’a été que de 44 passages, le temps a plutôt passé long. Samedi, il a fallu préciser un dessin du roadbook, car un ralentisseur portait à confusion chez plusieurs équipages, et dimanche matin, refaire un banderolage pour remplacer une balle de foin ayant été trainée sur 30m (plus loin t’arrivais pas ?) probablement par un véhicule agricole selon les traces. Il faudra donc tenter de la remettre le jeudi à mains… en faux plat montant et légèrement déchirée, c’est pas gagné… L’occasion de profiter aussi d’une dédicace sur une casquette Citroën, de la part de notre dernier concurrent dimanche soir, celui de la star du rallye… Sandra Arlettaz ;-) Côté météo, ce n’est pas folichon, mais à voir l’évolution, cela pourrait être mieux que prévu…

Mercredi soir, mise en place des vaubans sur la zone VIP à la Balmaz, et constatation qu’une grosse cassure a été re-goudronnée sur le parcours… une bonne idée mais un peu tardive et ennuyeuse, car après les reco, dans un gros freinage, probablement avec de la pluie, et avec du public en face… cette zone ne me plait déjà pas vraiment… Pour certaines choses, on sait assez dire ‟c’est du rallye‟…
Jeudi, montage, heureusement bel et bien avec mes 2 adjoints, ce qui n’était pas forcément assuré pour raison personnelle, mais sans autre aide. Avec un nouveau parcours, pas de temps à perdre ; prise du matériel à 8h, avec à chaque zone cette remise en question face à une nouvelle configuration, avec une fin de montage à 17h30, y.c. la remise en place de la balle de la chicane de la forêt ; merci à mon adjoint pour avoir eu une idée qui nous a grandement facilité la tâche. Sur la zone du goudronnage, le rajout d’un signal de danger, et une zone public inchangée à l’idée du montage initial, puisque la météo s’annonce finalement sèche. Le soir, apéro de présentation, avec une belle rétro des 40 ans du Championnat Suisse des Rallyes.

Affiche RdCH15.jpgVendredi matin, rien n’a bougé, mise à part la balle de la berge, qui a été avancée de 25 cm, peut-être touchée par le camion des barrages lourds, que nous décidons de ne pas remettre en place. Le Rhône quant-à-lui est calme, et aucune précipitation n’a eu lieu sur le Haut-Valais, malgré les incertitudes de la DC. Au rendez-vous de 8h30, 3 commissaires sont manquants, dont 2 excusés ; pas de chance, ce sont ceux qui devaient être avec des novices. Etant sur des postes sans trop de risque, je décide de ne rien changer. Au DES, le montage des tentes va pouvoir se faire sans que le vent ne soit déjà trop conséquent, mais il va gonfler assez rapidement, de quoi bien agité le matériel, qu’un motard de la sécurité belge nous a spontanément aidé à haubaner, étant donné que nous n’étions que 2, avec mon adjointe pour tenir le poste, accompagné d’une personne des chronos. Pour ma part, carnets, mouchard et annonces radio en ‟en one to one‟, et attaché à la laisse de l’antenne ; peu de manœuvre donc, et il a même fallu écrire 3 rapports en même temps... mais le casque sur les oreilles permet de rester concentré. Le seul incident déclaré, est la disparition d’une voiture sur la terre, et déjà dans ma tête une idée d’amélioration… Durant la pause, vu sa durée, tour de piste pour faire un petit état des lieux, et de constater qu’effectivement elle aurait passé au canal dans le virage du rocher, j’ai donc remis en état le banderolage de sécurité puisque installé pour les reco. Constat également que le vent a été violent, car des piquets de cordes se sont déplacés d’ 1 mètre de leur trou initial... certains photographes ont encore sévis… de quoi ravir les propriétaires des terrains… Un coucou aussi à ma commissaire de la chicane de l’autoroute, qui apparemment, bien que seule et un peu à l’étroit, apprécie beaucoup le poste. Le 2e passage se fera sans aucun souci, mise à part qu’en fin de journée, de nombreuses voitures arrivent avec des pointages à 2 minutes d’écart... ça devient longuet… Après rangement du DES, je rejoints les commissaires pour leur remettre les prix souvenir et les libérer, pendant que mes adjoints effectuent le ramassage du matériel, que nous amènerons directement au local, en ne gardant que les tentes et quelques panneaux pour la Super ES.

Samedi, départ vers cette dernière, sur laquelle je suis adjoint pour la 5e année, pour terminer le montage de la zone du STOP, préparer le montage des tentes, et aider à l’accueil et la mise en place des commissaires. Une équipe pour le CH de sortie ayant été trouvée, j’ai effectué les quittances de passage sur le Y de sortie, et de constater que la corde n’ayant pas été piquetée, la route est rapidement devenue caillouteuse… que nous avons libérer des plus gros morceaux de temps à autre. A noter 3 incidents, dont le 2e est une sortie sur le poste précédent, pendu sur le bas-côté après avoir taper un rocher. L’équipage repart, aidé par des spectateurs, en étant au préalable sorti du véhicule pour le contrôler, mais après 1m seulement, perd la roue arrière et continu, pour s’immobiliser vers le départ, et tant mieux ainsi, car la perdre dans la descente rapide et bosselée ou en bord de zone public, n’aurait été agréable pour personne… Excellente gestion des commissaires sur place qui n’ont mis aucun drapeau, mais uniquement fait des gestes claires puisque cela passait, évitant ainsi des rapports et temps forfaitaires. A la pause, tour de piste pour ramener la roue à son propriétaire, contrôler la piste, et par la même occasion, éjecter sans compromis un photographe placé derrière la chicane, dans l’axe des traces d’une précédente sortie, se disant protégé derrière un arbre d’un diamètre de… 20cm… et sans chemin de fuite… faut pas abuser non plus. En fin de 2e passage, rangement du matériel depuis le CH de sortie jusqu’au Y de sortie, et de constater que tout le reste a déjà été retiré. Super boulot qui nous a permis de finir rapidement, et à 21h le bus était propre et de retour chez son propriétaire. C’est pas souvent qu’on arrive à finir aussi bien les 2 jours de suite.

Dimanche, dernière ronde avec arrêt à chaque poste, pour la recherche des derniers piquets, ainsi qu’observer aussi bien les traces de roues que de pieds dans l’herbe, histoire de savoir quoi améliorer l’an prochain, en croisant même le chemin d’un serpent non identifié… La vision des caméras embarquées aussi est précieuse, elles montrent de belles choses, mais également ce que l’on n’aurait pas voulu voir… L’accès public me gênant le plus est celui coté Dorénaz, il faudra donc le préparer différemment. De plus, une demande a été faite pour rajouter un poste sécurité sur la terre dans le secteur de la sortie de route, mais faut-il encore que les effectifs commissaires permettent de le couvrir.

Un grand Merci à mon équipe avec qui j’ai eu à nouveau beaucoup de plaisir. Cette édition a été excellente, comme souvent au Chablais. On peut donc mettre les bras au repos jusqu’en octobre, et commencer à chauffer les cuisses… ;-)

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Prochaines participations :

30-31 mai – Slalom de Bure
06-07 juin – Slalom de Romont
20-21 juin – Slalom de Chamblon 

13.05.2015

Tour de Romandie 2015

Pour ma 5e participation au Tour de Romandie, ma 10e course cycliste sur route, deux choix se présentaient. Soit m’engager avec le service du feu pour la traversée de la ville, mais les inscriptions n’étaient pas assurées, car cela dépendait si le dispositif de base de l’organisateur était suffisant ou pas, et cela a d’ailleurs été annulé. Ou alors attendre l’habituelle demande aux commissaires de piste par le responsable sécurité, le même qu’au RIV, car il le fait généralement pour couvrir certaines descentes, comme celle du Col des Planches l’an passé. Pour cette édition, il a besoin de 20 personnes sur le secteur de Vérossaz, pour couvrir la descente entre Les Giettes et Daviaz. Vu que c’est un samedi, je me suis engagé avec ce dernier.

Affiche TdR15.jpgDe là, on peut atterrir n’importe où, aussi bien dans un village, que perdu dans la forêt, et ce genre de planton n’attire pas les foules. Pour ma part, je préfère effectuer le job des quelques 170 motards de la sécurité, en gérant un carrefour ou rond-point, avec en plus, du directionnel pour les concurrents, être actif quoi, mais voilà… la sécurité demande de tout, et je ne suis pas motard. Mais je me rattrape en effectuant des courses en local, comme le mois passé avec le Grand Prix Valloton. Après être partis de Fribourg, les coureurs effectuent les Mosses, les Giettes, le Fays (la petite Forclaz par l’ancienne route du Col), et Champex, soit 4 passages de 1ère catégorie. Le rendez-vous avec le groupe est à 14h au point haut des Giettes, auquel j’accède en sens inverse depuis Massongex, et de constater qu’il n’y a pas de dégât dû aux intempéries de la nuit précédente, mais tout de même bon nombre de traversées d’eau, et de secteurs mouillés et sales, sans compter ces virages très serrés ; une descente qui s’annonce donc périeuse, avec de multiples panneaux « épingle » et bloc d’isolation installés. Le matériel nous est amené par deux amis motards de la FMVs, et le groupe est pris en charge par un responsable d’ES rallye. Le passage des coureurs est prévu entre 15h30 et 15h45, avec une fermeture de route 10 à 15 minutes avant la tête de course. Mon emplacement est le 387e (!) poste du dossier de sécurité de l’étape, le 1er accès 300m après le sommet des Giettes, un chemin donnant sur des habitations dans… la forêt. Alors qu’habituellement dans ce genre d’endroit je ne vois pas même un écureuil, sort un bordier en voiture 30 minutes avant, et plus tard d’autres à pied pour venir voir le Tour. Le passage se fera à l’horaire lent, soit dès 15h45, puis l’air se rafraichi, et quelques gouttes tombent. Avant même la queue de la course, arrive un automobiliste que j’arrête sur le côté, alors qu’il a quitté une place en terre en suivant une voiture d’équipe isolée, qui ne ressemble pas vraiment à un balai, malgré ses dires… A sa suite, un groupe de papy à vélo puis 2 jeunes du coin avec à leur suite, les derniers coureurs. Malgré une bonne gueulée, tous n’ont pas respecté mes consignes, et c’est une moto avancée qui les a éjectés à coups de klaxon.

TdR15final.jpgUne fois le balai passé, je prends la route à sa suite, après avoir rendu la chasuble officielle à un collègue, pour regagner l’autoroute, et aller au rond-point de la Porte d’Octodure pour y donner un coup de mains spontané, tout comme je l’avais fait l’an passé. Le timing le permet tout juste, car l’horaire prévoit un décalage d’1 heure entre Les Giettes et la redescente du Col de la Forclaz, alors qu’il faut un temps de trajet de 30 minutes plus le quart d’heure de course. Par chance, j’arrive en même temps qu’un groupe de motards, du coup, on m’autorise à traverser le tunnel du Mont-Chemin, qui est déjà fermé à la circulation dans ce sens. Erreur ou volontaire, cette fermeture a été effectuée bien trop tôt à mon sens, d’au moins 20 minutes, tout ça de circulation en direction de l’Entremont bloquée en ville pour rien, et doublement, puisque qu’après le passage du 1er balai, ils ont été à nouveau stoppés quelques centaines de même plus loin pour le 2e passage… Clairement stupide, puisque le parcours ainsi dessiné en traversant le centre de Martigny-Croix, devait à mon sens justement éviter que l’axe du Gd-St-Bernard ne soit coupé 2 fois ou trop longtemps. Arrivé sur place, soit de l’autre côté du tunnel, la tête de course est tout juste en train de traverser Martigny-Croix en parallèle à quelques 100m de là. Après prise de contact avec un agent de la Cantonale, je mets ma veste pluie vue que celle-ci s’amplifie, et je donne un coup de mains pour gérer la zone, car ces 100m sont vite bouchonnés, il faut donc faire signe aux automobilistes, palette en main, de passer par le tunnel, pour ne pas bloquer le secteur. Je prends également contact avec le chef du groupe des motards de la zone qui est une connaissance, à qui j’offre ma disponibilité, et il en est très content, car la sortie des stations-services n’est pas encore bien couverte, et il y a pas mal de monde, poste que j’occuperai dès le passage de la moto de fermeture. La coupure va durer assez longtemps, les retardataires étant de plus en plus distancés.

Fin de mission vers 17h15, un peu humide… mais en ayant été doublement utile, et surtout un peu plus actif sur le 2e poste.

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Prochaines participations :

22-23 mai – Rallye du Chablais
30-31 mai – Slalom de Bure
06-07 juin – Slalom de Romont