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07.09.2016

Slalom de Genève 2016

Le Slalom de Genève s’annonçait comme la 1ère manche officielle complètement au sec, pour autant que la pluie ne prenne pas d’avance dimanche soir. Enfin !

Contrairement aux courses au Jura, le départ c’est fait samedi matin, car ne souhaitant pas trop affronter la circulation valdo-genevoise du vendredi soir, et j’ai plutôt bien fait au vu des infos routes… Debout donc à 3h45, avec le grand plaisir de retrouver sur l’autoroute, le génie du service des routes vaudoises : les ralentisseurs de parking de supermarché en zone 60km/h, qu’il faut éviter de prendre à plus de 40… En gros, le même effet qu’un radar, mais sponsorisé par les fabricants d’amortisseurs. Je retrouve donc pour la 3e année consécutive le poste 13, soit le portail au fond de la rampe pour l’accès au P49, avec sa chicane à 3 portes dont la 3e décalée, suivi de la somptueuse porte en diagonale, et d’une dernière afin de rediriger les pilotes dans le droit chemin. Point positif, les numéros des concurrents sur la vitre avant, très pratique. Le point négatif, des extincteurs au… CO2… que selon moi, ni les pilotes, ni les moteurs n’apprécieraient en cas d’utilisation… Après 10 concurrents, le cône du portail a déjà volé à 4 reprises, moment où je décide d’entreprendre une petite statistique, tout comme à Chamblon. En même temps, les départs étant donnés toutes les 45 secondes, suite à une zone du parcours effectuée dans les deux sens, j’ai largement le temps de remettre le cône en marchant, tout en les notant, et les chiffres ont vite grimpés. Autre mission pour moi, la gestion de la remontée des voitures depuis le parc d’arrivée, une affaire qui roule parfaitement, malgré quelques soucis de liaison radio, récurrents de course en course, qu’il serait bien de régler avant que cela n’entraine un accident.

Plaque Genève16.jpgDimanche, le réveil va être plutôt étonnant. Pour un rendez-vous de 6h le samedi, allongé à 6h30 le dimanche, sachant qu’il faut 10 minutes pour rejoindre Palexpo, nous nous sommes fait expulser de l’abri PCi par un commissaire, gardien de la clef pour l’occasion, à… 5h30 ! Sympa le collègue… j’ose espérer ne jamais l’entendre se plaindre d’un manque de commissaire, parce que lui n’a en tout cas pas vraiment le tact de l’accueil… Le soleil lui est toujours de la partie, et pour ma part, même à l’ombre, l’air est très lourd. Le collègue prévu avec moi n’est pas présent, je serai donc tout comme la veille seul en poste, pas grave au vu de l’écart entre les départs. Et de l’action, il va y en avoir par les deux co-leaders du championnat, en débutant par la Dallara durant la 1ère manche essai, partant de l’arrière à la hauteur de la 3e porte, se retrouvant quelque peu en face du montant du portail, avant de redresser. Caché dans l’angle arrière d’une cabine de caisse pour Palexpo dans l’axe d’arrivée des voitures, car difficile de se mettre ailleurs, je fais un pas en arrière par sécurité sans être vraiment en danger vu la trajectoire, mais entend subitement le cône percuter le plexiglas de la cabine, puis rebondir devant moi. Une belle marque à 1m20 de haut, à 15m de son emplacement initial… En 2e manche essai, c’est au tour de la Polo, dont le travers sera beaucoup plus prononcé, percutant ainsi la 3e porte, ainsi que la 4e au niveau du portail. Une récupération in extrémiste, lui évitant les glissières provisoires. Et puis, il y a cette formule, qui va tenter le passage à fond de la chicane précédente au milieu de la rampe, percutant les 2 cônes de gauche et grimpant sur l’un deux, la voiture décolle légèrement et la moustache se tord, mais il continu tout de même. D’autres ont essayé, avec succès ou non, mais je suis comme toujours, et encore plus là, sur mes gardes, car ceux qui y parviennent arrivent très vite.
En début d’après-midi, il fait 29°C à l’ombre et très lourd. Plus tard, alors que le ciel commence à se teinter de trainées noires, entre deux concurrents, je range quelques affaires personnelles inutiles dans la voiture au cas où, puis reprend ma position, quand soudain… un concurrent ayant passé la rampe à fond, atteint l’entrée de la chicane sans avoir encore freiné, c’est sûr, il ne passera pas comme les autres… alors que j’entame ma procédure d’évacuation d’urgence,  il passe la 1ère porte en commençant à taper sur les freins, là c’est sûr, il ne passera pas, et ne relâchera sûrement pas le pied, donc je me retourne et décampe vers l’arrière, entend un gros choc, puis… glisser la cabine qui n’était pas fixée, mais juste posée sur des carrelets en bois. Je me dis subitement que si la voiture est en train de suivre la cabine, je suis plutôt mal… et puis d’un coup, plus rien, je m’arrête et me retourne, tout en stoppant les départs. La cabine est déplacée de 10m, la voiture immobilisée sur le trottoir après avoir percuté la bordure et le candélabre, ce dernier à qui je n’avais plus pensé, et qui du coup m’a été salvateur. Tout s’est passé bien évidemment en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je prends contact avec le pilote et annonce qu’il est ok, alors que plusieurs collègues ont accourus, car n’ayant de visible que le sommet du candélabre et de la cabine, craignant ainsi pour moi. Etre attentif et réactif, en ayant un chemin de fuite, sont les règles indispensables d’un commissaire en poste, et cela se confirme une nouvelle fois. Contrairement à Bière, la peur a surgit l’espace d’une fraction de seconde, à l’entente du glissement de la cabine, mais la réaction a été parfaite, suivi d’une décompression qui a pris quelques minutes. Le pilote quant-à-lui… le même à qui j’ai fait peur à Bière (chacun son tour :-) a été assez content de ne pas taper plein centre, le moteur n’ayant selon lui pas grand-chose. Son erreur, ne pas avoir réussi à rétrograder alors qu’il était en fond de 4… Heureusement seul en poste, tout a été percuté par la cabine, le calepin méchamment griffé, et l’arrière de la tête crépi d’absorbant, sont les éléments visibles qui montrent que l’espace aérien de Cointrin n’était pas occupé que par des avions ce jour-là…

Côté statistique, c’est 141 (!!!) cônes qui ont dû être replacés, dont 109 uniquement pour celui à la hauteur du portail. A noter tout de même que j’ai demandé à la DC pour l’an prochain, pour des raisons d’équités sportives, que ce cône soit légèrement déplacé, afin qu’il ne soit plus à cheval sur le rail, permettant ainsi de gagner en stabilité, car sur les 40 cônes que je n’ai pas comptés, n’étant pas déplacés de plus de 5cm, soit la largeur d’un marquage standard, 36 (!) concernaient ce même cône du portail.

www.slalom-de-geneve.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Drognens – 1er-2 octobre
Fête de la Châtaigne Fully (circulation)  – 15-16 octobre
Rallye Int. du Valais – 21-22 octobre

01.09.2016

Alpine Challenge by RdCh 2016

Ma 2e participation à l’Alpine Challenge (repris par le Rallye du Chablais depuis cette année) est ma 4e insertion dans le monde de la régularité, que ce soit sur route ouverte ou fermée, après celle de 2011, ainsi que le Gstaad Classic en 2009 et 2011. Il représente aussi mon 50e rallye.

Plaque AlpineCh-30.jpgEn 2011, je n’avais participé que le vendredi en tenant un DES, car c’était le même week-end qu’un slalom. Cette année, pour la 6e édition, je me suis annoncé pour les 3 jours auprès des responsables chronos, histoire de passer de bons moments avec eux, en guise aussi de remerciements pour les bonnes collaborations tout au long de la saison en rallye moderne. On m’a également proposé une place de responsable d’ES, ou plutôt de ZR (Zone de Régularité), mais j’avais déjà pointé chez les chronos. Un rallye de navigation et/ou de régularité c’est quoi ? Je ne suis pas un spécialiste, mais on trouve très vite des infos sur le net, et en gros, tout comme un rallye moderne, il faut aller d’un point A à un point Z, tout en respectant les points de passage, mais le parcours n’est pas connu avant le départ, et le road-book, peut être fait avec différents types de fléchés (métré (standard), non métré, droit, allemand, partiel, décomposé, cartographique, muet, codé, cases inversées, photo, horloge, et autres… voire même, si non c’est pas rigolo, plusieurs de ces types combinés). Pour bien visualiser, consultez les manuels sous "concurrents" du site internet de l’organisateur. En régularité, les ZR sont comme des ES, mais où le chrono est remplacé par une vitesse moyenne à respecter, parfois à choix (lente, moyenne ou rapide), qui peut même variée durant la ZR. Les postes que l’on trouve, sont des CH, des DES, des postes chrono intermédiaires secrets pour le contrôle des moyennes, des fins de zone (fin de la ZR), et des CP (humain ou matériel : à tampon, pince, lettre à relever, question,…), qui bien évidement sont là pour prouver votre passage, même que des fois… vous ne deviez pas y passer.

Autocollant AlpineCh.JPGVendredi matin à Villars, centre du rallye, prise des consignes et du matériel, avec une petite formation puisque c’est la 1ère fois que je vais l’utiliser, soit 3 min 59, mais avec la fourniture d’un mode d’emploi maison, apparemment rien de sorcier, malgré que je serai finalement seul pour cette 1ère journée. Sur tout le week-end, je serai au 2e des 3 contrôles intermédiaires, donc seul le vendredi, à 2 le samedi, et à nouveau seul le dimanche. Au programme de vendredi 1 ZR à l’ombre à Champéry, un dîner en terrasse avec un collègue, et une seconde ZR à Ollon en plein soleil, puis repas du soir en commun avec l’organisation et les concurrents. Samedi, 1 ZR à St-Tryphon, 1 aux Paccots, avec apéro en terrasse avec le même collègue, et une dernière au Sépey, le tout à l’ombre, avec au retour pour le souper, un méga orage avec grêle. Dimanche, 1 ZR sur le Col de la Croix dans la forêt et la fraicheur, puis du côté des Voëttes au-dessus du Sépey sur le versant opposé de la veille, à nouveau en plein soleil. La manifestation s’est terminée par un diner en commun et la remise des prix.

Un agréable week-end prolongé, dans une ambiance et un environnement extrêmement sympathique, et sous une météo grandiose, où les plus grands déplacements auraient été encore plus appréciés avec plus de concurrents. Une excellente aventure dans un nouveau domaine pour moi que sont les chronos, où la mise en place des cellules, et la mise en service de l’appareil se sont faites du premier coup, avec quelques bizarreries dimanche, mais rien qui n’ai empêché le travail. A refaire, malheureusement pas l’an prochain suite à un cumul.

www.alpinechallenge.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Genève –  3-4 septembre
Slalom de Drognens – 1-2 octobre
Fête de la Châtaigne - Fully – 15-16 octobre (circulation)

24.08.2016

Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers 2016

La Course de Côte St-Ursanne - Les Rangiers, représente mon 8e déplacement au Jura de la saison. Après 2 éditions bien mouillées, le samedi s’annonce à nouveau humide, mais le dimanche ensoleillé, même si la piste risque de prendre du temps à sécher.

Vendredi, comme de coutume, petit passage sur le poste et vers le chemin où l’on y laisse nos véhicules, pour voir si les emplacements sont prêts à nous accueillir très tôt le lendemain. Cette année, il y aura toujours 3 manches d’essais, mais plus que 2 manches courses, les organisateurs d’entente avec la FIA, ont anticipé un changement de règlement intervenant pour 2017. Une bonne chose, mais qui signifie que le droit à l’erreur n’est plus permis pour les concurrents. Pour nous, une adaptation des horaires de rendez-vous pourrait se faire : actuellement 4h45 le samedi, 6h en poste le dimanche.

Wet Race.jpgSamedi, ma collègue et moi sommes confirmés à notre poste habituel, soit le 28, le dernier avant la sortie de la forêt. Plusieurs feux jaune en pavé à leds ont été ajoutés, dont 1 au poste précédent le nôtre, où le plancher est à 4m au-dessus de la route. Sur le chemin, une voiture tessinoise avec 2 dormeurs, qu’il a fallu surveiller, puis demander d’aller en zone public de l’autre côté de la forêt, car se déplaçant toujours plus, en signalant qu’il fallait prévoir d’aller ailleurs le lendemain. La journée va être plutôt rapide à résumer. 1ère manche essai sur le sec, avant une petite pluie, d’un passage en mode feu d’artifice d’une formule réglée un poil bas, suivi d’une grosse averse lors de la descente du 2e groupe, et ainsi une pause pour permettre un changement de pneu. 2e manche sur une route détrempée, et retour de la pluie pour les formules, avec un ciel soudainement très sombre, il est 19h… à non 14h. 3e manche toujours sous la pluie, avec le passage d’un concurrent soudainement en manque d’accélération, il parviendra à se mettre en sécurité plus haut malgré un câble des gaz hors service. Un samedi plutôt calme, qui n’inspire rien de bon pour le lendemain. A noter que 2 commissaires ont quitté la manifestation au terme de la journée, ne respectant ainsi pas leur engagement, pour des sautes d’humeur pas très dignes pour des licenciés ; acte lâche et égoïste.

Affiche Rangiers 2016.jpgDimanche, la route est évidemment bien mouillée, mais le ciel s’annonce bleu, mise à part quelques passages nuageux poussés par le vent, et du coup, comme souvent aux Rangiers, il pleut une 2e fois… vive la tonnelle de jardin sous les branches d’arbres en bois de forêt. Après la pose d’un drapeau pour une casse à la sortie de la forêt, tout va s’enchaîner… La R5 lance-flammes part en glisse dans la compression avant notre poste, et percute la double glissière, le parechoc enfoncé contre le pneu et le radiateur percé, elle partira sur le plateau. Une multitude d’interventions va avoir lieu, et notamment le changement d’une glissière sur la zone du départ effectué en 40min, et chez nous, un pilote s’arrêtant gentiment sur la place en herbe suite à une casse moteur, mais il est trop tard pour laisser passer les suivants sans signalisation. S’en suivra également un intervalle afin d’organiser le remplacement d’un commissaire, devant quitter le poste précédent pour un imprévu, et c’est ma collègue qui y est allée, avant que le responsable trouve une autre personne n’étant pas gêné de rester seul. Fin de la 1ère manche du 1er groupe à… 12h25 ! Dans le 2e groupe, vilain cliquetis d’un concurrent, qui juste après avoir passé devant nous, voit son pot d’échappement se transformer en torche, puis un gros bang, une vilaine fumée noire et de grosses flammes sous la voiture, avant de disparaitre de notre visuel, alors que j’ai déjà stoppé les départs et avisé les postes suivants d’un probable départ de feu. Fin de la 1ère manche course à… 13h50 !!! avec un gros nuage gris et une petite pluie au passage des derniers.
La 2e manche va être heureusement moins agitée, et le temps rattrapé. Alors que plusieurs se sont fait balancer en sortie de courbe sans conséquence, un concurrent s’arrête chez nous car drapeauté plus bas, gêné par un caillou en pleine trajectoire. Plus tard, un bout de courroie est éjecté sur la piste, le pilote là aussi pourra se mettre en sécurité plus haut. Fin du 1er groupe à 15h55. Tout roule tellement bien qu’à 17h15, c’est quasi fini, moment où malheureusement l’avant dernier parti s’en va méchamment jouer au flipper aux Grippons, impliquant une dernière interruption de 55min, heureusement sans grand mal pour le pilote, rapidement pris en charge aussi grâce au déplacement de la ligne de départ de 11m afin que le dispositif puisse partir au-delà des cellules.

Fin déjà, et malheureusement, d’une saison Côte microscopique, la seule discipline qui n’atteindra pas cette année le chiffre 50. Ayant 2 matchs de hockey le week-end des Paccots, je dois faire la part des choses vis-à-vis de mes collègues de la cabine chrono, car les laissant déjà pendant Drognens, où contrairement aux Paccots, j’y ai un poste fixe avec mission particulière. Ha oui… Drognens, et non le Tour de Corse WRC… car en France, l’organisation a une nouvelle fois déçu, et avant même que ça commence…

Un bon week-end de course malgré les aléas et un réseau radio pas top, où je commence gentiment à m’habituer à ce coin de forêt complètement fou. Un secteur qui laissera malheureusement un vide et une grande tristesse, d’une personne qui aimait justement ce milieu des courses et cette nature, une battante des plus sympathiques.

A Gaby

www.rangiers.ch

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Prochaines participations :

Alpine Challenge (by RdCH) –  26-28 août
Slalom de Genève –  3-4 septembre
Slalom de Drognens – 1-2 octobre

02.08.2016

Johannis Grand Prix Chamoson - - Cyclosportive Valaisanne

Après avoir effectué plusieurs mémoriaux auto-moto, j’ai eu l’envie d’aller voir ce que cela donnait avec uniquement des motos, bien que, également présents, c’est un peu plus les side-cars qui m’ont motivés à participer au Johannis GP à Chamoson, pour ma 200e manifestation, la 10e 100% moto.

Affiche GPJohannis 2016.jpgDimanche donc, je suis au poste 7 que je rejoins avec le collègue du 6, car il n’y a pas trop de place pour les voitures. Du coup, j’ai balancé ce que je pouvais dans un sac, avec priorité aux habits de pluie. Sur place, on constate que la pose d’une seconde voiture est tout de même faisable. Une épingle dont la pente de sortie est bien plus inclinée. La pluie ne va pas tarder, mais les feuillus vont m’être assez bénéfique. Equipé du gilet des escortes de la FMVS, et en tant que non motard, ça donne assez envie, étant donné que je fais aussi de la sécu sur route ouverte pour quelques manifestations cyclistes locales. La 1ère montée va être assez calme, route mouillée oblige, avec quelques tâches d’essences et autres liquides par-ci par-là, mais rien de glissant. La 2e montée se fait sous le soleil, et un chevreuil en a profité pour se glisser juste après le passage d’une moto. En avance sur l’horaire, probablement dû à quelques motards n’ayant pas voulu prendre la piste par cette météo, l’organisateur a lancé une montée supplémentaire avant midi, qui s’est faite avec un mixte de route sèche et humide. A son terme, nous avons mangé en commun à la salle de fête.

L’après-midi, j’ai donc pris la voiture au poste, bien qu’il fallait encore pouvoir sortir du parc, vu que le chauffeur d’une camionnette ne s’est pas gêné de bloquer plusieurs voitures, sans même laisser un numéro sous la vitre… Arrivé donc sur place dans les derniers, la 4e montée s’est faite sur une route complètement sèche, avec des vitesses nettement plus rapides, et l’enfilade avec cassure du poste précédent était assez sympa à voir, tout comme l’impressionnante reprise de certaines machines sur la rampe entre mon poste et le suivant. Alors que le soleil tape fort, j’arrive à avoir un coin d’ombre sous les branches, tandis que ma radio commence à biper… elle ne sera d’ailleurs jamais changée, mais tiendra jusqu’au bout. Puis un side-car est contraint de s’arrêter pour un probable problème de bougie. Après quoi, un passage nuageux fera à nouveau place à un beau soleil. La fin de la 5e montée verra un ciel de plus en plus menaçant. Alors que l’organisateur s’interrogeait sur une 6e montée, la pluie faisait un bref mais bien réel retour, alors que les samaritains étaient appelés pour un coup de chaud d’une concurrente à l’arrivée. Fin de manifestation, redescente à la salle, où il a fallu attendre un peu la responsable, mais la journée c’est très bien passée. Je ne suis pas un mordu de motos, mais cela change, et la présence des side-cars était ma motivation.

A noter qu’à la base, Chamoson devait avoir lieu le samedi, suivi (peut-être) le dimanche de Champex, en alternance 1 année sur 2 avec Grône. Champex n’ayant pas fixé la date (?), Chamoson a reculé au dimanche, voulant éviter le cumul avec la Rétro de Bière organisée le samedi. Champex ayant ainsi, et aussi d’autres contraintes de date, la 2e édition a été fixée au 4 septembre (nouveau site : www.memorial-oc.ch). Ils sont toujours en quêtes de commissaires.

www.johannisgp.ch

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CyclosportiveVS.pngLe lendemain lundi, jour de Fête Nationale, j’ai participé pour la 2e année consécutive à la Cyclosportive Valaisanne, occasion d’effectuer de la sécurité en pleine circulation, chose que j’apprécie particulièrement. Le responsable m’a placé au même endroit que l’an dernier, soit la traversée d’une épingle à Venthône, sur la route entre Sierre et Montana. Un poste que j’ai à nouveau tenu seul, car ayant avec moi un peu de signalisation, et la palette que j’ai copié des escortes de la FMVS, le tout aidant grandement la manœuvre, surtout sur des routes fréquentées, et où à cet endroit, la visibilité n’est pas immédiate. Si ce n’est pas une course, il faut tout de même faire comme si, au niveau arrêt de la circulation, parce que dès que les participants voient qu’un carrefour est surveillé par du personnel de sécurité, pour eux c’est une garantie de pouvoir passer, et qu’ils soient en groupe ou en solo, les "merci" ou "bonjour" sont quasi continus. Un agréable moment au soleil où je suis arrivé comme de coutume pour ce genre de sécurité, avec une bonne avance pour m’installer, et la tête de course emmenée par Steeve Morabito en avait aussi, soit 20min sur l’horaire de base.

www.lacyclosportivevalaisanne.ch

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Prochaines participations :

CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 20-21 août
Alpine Challenge (by RdCH) – 26-28 août
Slalom de Genève – 3-4 septembre

30.07.2016

Course de Côte Ayent - Anzère 2016

La Course de Côte d’Ayent-Anzère est malheureusement la 1ère de la saison, sous un week-end qui s’annonce en partie pluvieux le samedi, et orageux le dimanche. Pour rappel, La Berra (début juillet) et Massongex (début août) ont été annulés.

Anzère2.jpgSamedi je retrouve pour la 10e année le poste intermédiaire des Flans. Suite à la rénovation de la fin du parcours, un poste a été supprimé, ainsi qu’un autre en contre bas pour des raisons de sécurité. Le nouveau plan de sécurité a été validé pour 5 ans, l’intermédiaire ne contenant ainsi officiellement plus de S+R, mais une dépanneuse… fantôme, et toujours une ambulance, qui n’a pas le droit de sortir en urgence car pas de drapeau rouge. Le cas d’un "toit" dans le dernier secteur donne donc toujours la possibilité aux pilotes suivants de s’envoyer inutilement en l’air avant même avoir vu le 1er drapeau jaune, alors que l’on pourrait en arrêter 2 à 3 à l’intermédiaire : pour la Xe fois, stupide ! Et d’après les échos, certains pilotes n’apprécient pas non plus la chose. Peut-être que le jour où… mais ce sera trop tard… Comme l’a dit le Directeur de course lui-même au briefing commissaires, "à Anzère on ne fait pas comme les autres" : merci on avait remarqué. Les effectifs commissaires sont par contre excellents, la moyenne de 2 personnes par poste étant dépassée. De notre côté, nous sommes 4, et tout le monde va avoir l’occasion de mettre la main à la pâte. A leur arrivée, les ambulanciers vont avoir de la peine à écouter mes consignes pour placer leur véhicule, car trop en avant. Afin de pouvoir conserver au moins une place de parc concurrent en sécurité, je l’ai faite reculer, tout en coupant, mais également pour nous, quelques branches d’arbuste, parce que oui, ces gens veulent, en cas de pluie, pouvoir regarder la course depuis l’intérieur du véhicule… … …
Entre deux arrêts de concurrents pour des pannes, dont l’un s’est fait tirer par le camion (très sécurisant si le pilote à un problème durant le tractage), le brouillard va faire son apparition, avec même une légère bruine, mais trois fois rien, contrairement à ce qui était annoncé. Alors que le retard s’accumule, la pause de midi va être balayée, tout comme les nuages, probablement grâce au traditionnel balai des voitures DC (ils sont tout de même montés à 4 lors de la 1ère intervention). À 12h20, légère fuite d’huile, mais bien glissante, extrêmement mauvaise dans notre zone où l’appui est au combien important. Nettoyage donc, encore habillé en mode "froid", alors que le soleil va commencer à taper d’un coup pendant le job… En début d’après-midi, nouvelle fuite, cette fois du liquide de refroidissement d’un bon mètre de largeur. Pose du drapeau de changement d’adhérence à la va vite pour le suivant, se faisant méchamment déporté contre le chalet du bord de piste… chaud patate, heureusement sans dégât, suivi d’un double jaune par mes collègues précédents, et d’un très long nettoyage d’une surface glissante comme du verglas. Après un 3e arrêt pour panne, la dernière manche des formules a été repoussée au lendemain matin.

Affiche Anzère 2016.jpgDimanche, grand beau, mais la fin d’après-midi devrait être moins radieuse, surtout que la journée commence déjà avec du retard. Nous sommes deux commissaires de plus, car le responsable ne sait plus trop où les mettre, surtout vis-à-vis des véhicules privés, et même du temps où il y avait les S+R au poste, on a jamais été autant. A l’arrivée des ambulanciers, je leur ai demandé de reculer plus que la veille, pour avoir 2 places libre, important en manche course pour gagner du temps : que dalle ! Ils ont même été à téléphoner à leur chef pour approbation… ridicule pour des professionnels de la sécurité. Ayant une autre solution en cas de besoin, j’ai laissé tomber, mais elle demanderait tout de même un bref arrêt de course. Après discussion entre nous des interventions du jour précédent, gros passage en glisse d’un jurassien, étant contraint de faire le sanglier sur la bordure… grosse frayeur aussi bien pour nous que pour lui, qui heureusement a tenu la pédale, si non le poteau électrique n’aurait peut-être pas apprécié… Un coup de balai entre deux voitures a tout de même été nécessaire afin d’enlever quelques cailloux et morceaux de goudrons. Plus tard, c’est le choc à l’entrée du hameau. J’envoie mes collègues avec les balais, attendant les infos à la radio concernant l’état du pilote vis-à-vis des ambulanciers, avant de me déplacer pour donner un coup de main. Le concurrent a perdu l’arrière à la sortie du mini-S et taper le mur. Le moteur se vidant sur la piste, un nettoyage a dû être effectué à plusieurs reprises, afin que l’absorbant face son effet jusqu’au bout, et n’en face plus justement. Le nettoyage suivant aura lieu au terme de la descente des formules, dont l’une nous a aspergé la piste d’huile. Comme le 1er de samedi matin, pas grand-chose, mais très glissant, et sur la trajectoire de l’appui. Et puis une nouvelle sortie en contre bas, annoncée de suite comme sérieuse. Même principe, et à mon arrivée, la voiture est sur le côté, le pilote debout à l’ombre. Allant vers lui, il me dit qu’un cardan a lâché, avant qu’il ne s’écrase contre le coin du mur, et de partir en tonneaux. Un gros choc, et de multiples pièces à ramasser. Une fois le médecin à ses côtés, pivotage de la voiture avec les collègues de la zone afin de pouvoir la remettre sur ses… 3 roues, sans qu’elle ne touche la glissière, ni ne bouge une fois à plat, avant que le camion ne la charge. A noter que les S+R, postés au départ, n’ont pas été engagés… on se demande à quoi ils servent si on ne les utilise même pas lors d’une annonce de grosse sortie, alors qu’en Suisse-Alémanique, ils sont en renfort sur quasi toutes les interventions. En fin de 2e manche, alors que la pause de midi a à nouveau été balayée, une formule arrive au ralenti, je la mets donc en sécurité, mais son pilote me dit s’être arrêté car ayant vu le feu tournant en contre bas allumé. Après contrôle, le commissaire en question confirme qu’il n’est pas allumé, mais qu’avec le reflet du soleil, une confusion est effectivement possible. La DC n’en tiendra pas compte, manche donc foutue pour lui… Quand on sait qu’un pilote a été menacé d’exclusion pour non-respect d’un autre feu le même jour, je me pose quand même la question de la rigidité de cette décision… Il serait peut-être temps que les organisateurs se procurent des feux flash ou des pavés à led, bien plus compréhensibles au soleil. La dernière visite sera un pilote dont le moteur a cédé et a pu se mettre en sécurité chez nous, et par chance pour la place disponible, nous n’avons jamais eu 2 véhicules arrêtés en même temps. La journée s’est terminée juste avec quelques maigre gouttes de pluie, alors que l’orage était bien visible au sommet de la station, et dans la vallée d’en face. Si l’heure de fin a étonnamment été bonne, pour une course à "domicile", je suis tout de même arrivée à la maison à la même heure qu’après l’autocross de Bure… allez comprendre... Mise à part (tout) ça, ce fût un bon week-end, avec bien du travail.

"A Anzère on ne fait pas comme les autres", étonnant principe d’un Directeur de course, ancien et excellent pilote. Le blog non plus ne va pas changer, parce que son auteur travaille avant tout pour la sécurité, et donc pour les pilotes.

www.ayent-anzere.ch

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Prochaines participations :

GP moto Johannis Chamoson – 31 juillet
Cyclosportive des Vins du Valais – 1er août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 20-21 août
Alpine Challenge (by RdCH) – 26-28 août

20.07.2016

Autocross de Bure 2016

"On sent un certain raz-le-bol dans tes écrits", les mots d’une amie et fidèle du blog, échangés lors de la dernière manifestation. Comme un claquement de doigt ne peut pas changer grand-chose si personne ne fait rien plus loin, un week-end de libre, puis un week-end de piquet, suivi de l’Autocross de Bure tombant assez bien, histoire de se changer les idées. Après une année d’absence suite au cumul avec Massongex l’an passé, une manifestation qui fait du bien à la tête, pour autant que l’on y reste concentré à 100%, cailloux volants obligent. Après avoir passé les 50 slaloms, place à ma 50e manifestation "divers", soit hors des 3 catégories du Championnat Suisse.

Logo AutoCross Bure.jpgPour cette 6e participation, je retrouve mon poste habituel, soit le 4, une courbe à droite en monté goudronnée, juste après la ligne droite du départ, suivi d’une épingle serrée à gauche, puis d’une descente dans notre dos, que nous couvrons également suivant les événements, notamment pour le drapeau bleu. Bien que sur un talus, une visite d’un concurrent reste chose habituelle, tout comme ceux à remettre sur les roues en pleine course, pour autant que les conditions nous permettent de le faire avec sécurité. Et c’est pour cette raison de confiance qu’en 2009, la famille Gassmann m’avait invité à la manifestation, et mis à ce poste.

Affiche AutoCross 2016.jpgSamedi, je suis avec un des deux collègues de l’épingle, ma collègue habituelle ne pouvant être présente que le lendemain. Mais il ne restera que le matin pour les manches de qualification, avant de me laisser seul pour la 1ère manche course de l’après-midi, car l’épingle étant plus importante à gérer à deux. Impossible donc dès ce moment de quitter mon poste pour éventuellement remettre une voiture sur les roues, mais de tout le week-end, il n’y en aura pas chez nous. Et tant mieux, car je suis en pleine remise en état de mon dos et de ma nuque, dont l’ostéo semble avoir ciblé mes soucis. Le matin aura tout de même été assez mouvementé par la caillasse, la corde dans la montée large d’1m50 nous en ayant ramené un voyage sur la piste, alors que de l’autre côté dans la descente, les 4 roues motrices et les buggy les font voler. L’endroit est stratégique, il faut avoir l’œil partout, car aucun centimètre carré n’est sans risque. Le buisson, légèrement ébranché afin de mieux voir les autres postes, fait effet de protection contre les projectiles de la descente, mais nous masque cette dernière vis-à-vis des voitures en perte d’adhérence, par contre il nous permet d’avoir quasi toute la journée une belle place à l’ombre, dont s’était la 1ère course de l’année avec un soleil de bout en bout : enfin ! Avec les divers drapeaux rouges pour faux-départs et obstructions de la piste, il y avait 1h30 de retard à la pause de midi, ramené à 45min vers 17h, avant un nouveau drapeau rouge pour l’intervention des ambulanciers vers la cantine, pour la blessure d’un enfant, dont il faudra attendre l’héliportage. La journée se terminera à 20h, avec entre autre, la perte d’un échappement, à ne saisir qu’avec des gants doublés de gants de soudeur ou équivalent, ainsi que le montage de talus d’un concurrent, ayant subi un retour de volant dans un poignet, et un mini départ de feu, car le pot d’échappement touchant le sol dont l’herbe fauchée n’avait pas été ramassée.

Coupe3nations.jpgDimanche, tout comme l’après-midi du samedi, la corde s’est abaissée de 20cm et les cailloux ne bougent quasi plus, mis à part les plus gros que nous retirons du bitume dès que possible. Le temps est sec, la terre fine, et donc les arrosages de piste fréquents. Le spectacle est bien présent, même si l’intensité des courses n’est pas aussi vive que par le passé, avec moins de bagarres directes. A noter une belle nouveauté, l’ouverture d’une catégorie junior, ouverte aux 12-16 ans, après un cours de formation de 2 jours. Et ça y va !

Au final, un magnifique week-end, dont tout a passé très vite, trop vite, alors vivement juillet 2017.

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Prochaines participations :

CCôte Ayent - Anzère – 23-24 juillet
GP moto Johannis Chamoson – 31 juillet
Cyclosportive des Vins du Valais – 1er août
CCôte St-Ursanne - Les Rangiers – 20-21 août