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24.06.2016

Championnats Suisses de Cyclisme sur Route - Martigny

Après ma 1ère participation au Grand Prix Valloton l’an passé, je me réjouissais de pouvoir m’y réinscrire, car j’avais passé une super journée comme signaleur, à gérer un rond-point de route cantonale avec changement de direction. Il en a été tout autre pour son 50e, car s’offrant les Championnats Suisses de Cyclisme sur Route.

Affiche CS Cyclo 2016.jpgMalgré une manifestation à domicile et une envie de poste en pleine circulation, où je m’y sens très à l’aise, la priorité s’est tout de même dirigée vers le slalom de Chamblon, en étant bien évidemment un peu déçu du cumul. J’ai tout de même participé à ces Championnats le mercredi après-midi, pour le déroulement du contre-la-montre. Engagé avec l’équipe sécurité, je n’ai par contre pas été affecté à la piste, la mission étant tenue par les hommes de la PCi, manque de bénévoles aux grandes manifestations oblige, chose que j’ai constaté après coup, mais pensant que les endroits délicats seraient renforcés par des habitués. Pour moi, à moins de 100m derrière le départ, le contrôle d’un accès au parc de la presse, des officiels et des suiveurs VIP, véhicules qui tout comme leur chauffeur étaient dépourvus d’identification à leur arrivée. Même si la mission demandait une personne de confiance, qui montre néanmoins que l’on m’en fait beaucoup, je n’ai pas eu grand-chose à gérer, une présence humaine faisant pas mal d’effets sur un tel endroit, si ce n’est renseigner les automobilistes cherchant désespérément leur itinéraire pour rejoindre la gare, la poste, la banque, les villages voisins ou l’autoroute, la ville et sa "banlieue" étant coupée en deux sur la longueur, sans grande signalisation, même pour les parcs officiels. Une belle journée ensoleillée, mais pas ce à quoi je m’attendais. 2 fois 5h sous un soleil enfin retrouvé, avec une pause de 30min, au retour de laquelle, sans avoir été remplacé, j’ai retrouvé un accès complètement bloqué. Une rocade était éventuellement prévue en fin d’après-midi pour la course des Elites, plus en rapport avec la piste et ma fonction, mais elle ne s’est pas concrétisée. Fin de journée à 21h10, après l’arrivée du dernier concurrent, sans trop d’info, mais cet accès restait de toute façon physiquement fermé. La veille du week-end, pour la suite des courses, l’organisateur a relancé un appel aux renforts pour la sécurité. Sur la liste des bénévoles, l’effectif se compte sur les doigts d’une seule main (!). Tout de même étonnant qu’en ayant effectué plusieurs manifestions cyclistes depuis 2 ou 3 ans dans la région, aucune demande n’ait été reçue par courrier ou courriel, alors que les responsables sont quasi toujours les mêmes.

Il faudra donc patienter encore un peu pour avoir à nouveau les 2 pieds au milieu du trafic, et espérer pouvoir effectuer de la sécurité active et non statique. Bronzé, mais un poil déçu.

www.martigny2016.ch
www.vcmartigny.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Chamblon – 25-26 juin
Auto Cross de Bure – 16-17 juillet
CCôte Ayent - Anzère – 23-24 juillet

15.06.2016

Slalom de Romont 2016

Le Slalom de Romont s’annonçait très humide. Restons positif… on a survécu à Bière.

Affiche Romont 2016.jpgAvant même que je m’inscrive, la nouvelle responsable commissaire m’avait posté au portail à l’entrée des places, et ce pour la 7e fois de suite sans interruption Romont-Drognens confondus, avec un petit jeune plus grand que moi. Un endroit pas évident en été, mais au vue de la météo, le public devrait être discret, la gestion à 2 est tout de même nécessaire sur un poste à multi-tâches comme celui-ci. La matinée de samedi sera une succession de passages pluvieux, dont un très fort, et de moments ensoleillés, asséchant la piste. Du côté de la bordure en pierre à l’extérieur de la sortie du virage, les buissons ont été supprimés, et très vite, je constate qu’une rigole d’eau est présente sur la trajectoire extérieure, qui n’est pas forcément gênante avec les premières séries qui prennent le virage à la corde, mais les plus rapides élargirons pour prendre ensuite à raz la bordure, et donc se retrouver avant cela dans la coulée. Impossible de faire quoi que ce soit, car l’eau sort entre la bordure et le bitume, il faudrait donc creuser à 40cm, mais cela n’empêcherait pas l’eau de s’écouler plus bas et venir tout de même sur la piste. D’entente avec la DC, c’est une situation connue à cet endroit, et nous ne prenons aucune mesure particulière. Et puis… les événements vont s’enchaîner. En début d’après-midi, et après que 4 concurrents aient passé dans les cailloux, j’averti la DC que ça commence à devenir un peu chaud patate… On m’autorise alors à poser un drapeau de changement d’adhérence que je scotche sur le portail, mais ce qui n’empêchera pas une 1ère sortie avec roue arrachée, demandant l’intervention du camion. Le pilote a vu le drapeau, mais ne s’attendait pas à ce que cela soit aussi glissant, la coulure étant parallèle à la trajectoire, et de plus, l’eau n’étant pas très propre… Décision est donc prise de tenir le drapeau en main, soit jusqu’à la fin de la journée, ce qui n’évitera pas d’autres sorties. Et le bilan est assez fort, puisque 11 voitures vont sauter dans les cailloux, dont 2 ou 3 n’auraient de toute façon pas passé autrement même sans la coulure, et sur les 7 qui se sont arrêtés sur place ou quelques mètres plus loin en sécurité, 4 ont rejoint le parc en camion. Fin de la 1ère manche à 16h30, fin de la journée à 18h35. Restons positif… on a survécu à Bière.

Dimanche, la journée s’annonce plus clémente niveau météo, mais quelques légères averses viendront s’inviter. Comme ça "rigole" toujours, après discussion avec un membre de la DC, le bouche à oreille et les mises en garde ont été transmis dans les parcs, le drapeau ne sera donc pas remis. Par contre, sur conseil d’un pilote/responsable commissaire, j’ai montré la trace d’eau du doigt durant la manche sous conduite de la 1ère série. Le suspense n’aura pas duré longtemps… le 17e concurrent passe dans le pierrier et s’arrête sur la place au-dessus, le 3e à sa suite quant à lui, restera immobilisé sur la piste… Le drapeau sera donc bel et remis jusqu’au terme de la journée, que j’ai tenu moi-même de bout en bout, car ne souhaitant pas mettre en danger mon jeune collègue, qui n’est tout juste pas encore majeur, dont c’est sa 2e course, et en bord de piste sur un endroit à risque, où il est essentiel d’avoir des réflexes avertis. Il a par contre assuré à chaque fois le double-jaune. Les manches courses des Abarth s’étant faites le matin, la pause de midi en commun a été de 13h05 à 13h45, et pour les gens qui se sont pleins, elle aurait probablement été bien plus courte si nous avions dû prendre un pique-nique. Avec les averses, j’ai régulièrement balayé la coulure, car elle contenait des morceaux de gomme, qui rendaient la zone encore plus glissante à cause de la composition douteuse de l’eau… Le passage du portail aussi est devenu glissant, grâce aux spectateurs qui se tapaient les pieds après avoir passé dans la boue. Côté officiels, les nouvelles technologies semblent prendre le pas… on préfère donner pleins de conseils aux postes voisins par radio, soit en empêchant ceux qui en aurait besoin d’appeler au secours, que d’aller directement vers les concernés pour discuter en tête à tête, et ainsi se mettre d’accord et échanger ses conseils pour une meilleure gestion de la piste, dommage... Difficilement admissible par contre, d’entendre qu’une porte manquée non signalée en manche course n’inquiète pas plus que cela une commissaire… Il serait dommage que la Commission de Discipline de l’ASS doive faire une incursion dans notre milieu… Fin de la 1ère manche à 15h50, fin de la journée à 17h30, mais surtout des résultats tardifs suite à des prises de décisions du jury. De mon côté, un arrêt pour panne, un tête à queue d’une formule, dont j’ai bien cru qu’il allait déchiré son pneu contre une bordure de grille, car ayant voulu faire demi-tour un peu comme un sauvage, la formule suivante mise rapidement en sécurité suite à la gêne, mais surtout, avec un total pour le week-end de… 19 (!) sorties dans le pierrier, dont 6 des 10 qui ont dû s’arrêter, ont fait un tour en camion, la présentation du drapeau de changement d’adhérence en deux périodes d’une durée totale de… 13h ! et la coupe commissaire du samedi.

www.course-romont.ch

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Prochaines participations :

Champ. Suisse de Cyclisme sur Route, Martigny – 22 juin
Slalom de Chamblon – 25-26 juin
Auto Cross de Bure – 16-17 juillet

10.06.2016

Tour de cou - Prudence !

TourDeCou.jpg

Ca gratte, ça griffe, mais ça peut vous SAUVER LA VIE !

Particulièrement en slalom et course de côte, nous sommes régulièrement amenés à nous baisser pour observer ou pousser une voiture. Si votre tour de cou, sur lequel vous avez votre sifflet, licence ou autre, se croche ou se coince dans un élément de la voiture, et que celle-ci se met en mouvement où que vous trébuchez, vous encourrez un fort risque d'étranglement, voire plus...

Si vous travaillez SUR LA PISTE, prenez l'habitude de n'utiliser que des tours de cou avec sécurité (séparation plastique dans la nuque).

Slalom de Bure 2016

Après le Crité, je me suis vraiment posé la question de si j’allais participer au Slalom de Bure, un slalom pas tout près, mais où l’on y trouve vraiment des gens sympas, et notamment, et nulle part ailleurs, tout plein de pilotes, navigo ou autres venant donner un coup de mains comme commissaires. Une 4e participation, et pour une fois en 2 années consécutives, représentant mon 50e slalom.

Après mon gros coup de blues en fin de Chablais, et une semaine un peu physique avec le job, mais qui au moins m’a fait penser à autre chose, le déplacement au Jura du vendredi soir a été plutôt bof, avec un gros manque de motivation. Le dodo n’a donc pas tardé, car les rendez-vous sont les 2 jours à 5h30, tout en pensant que la journée du dimanche, y.c. le retour, sera longue.

Bure.jpgSamedi, je prends place au poste 5, soit la sortie de la 2e place en direction du très long droite qui contourne le fameux Mont dénommé Tcherteau. Une zone surélevée très sympa visuellement, avec une chicane à 5 portes, une 6e sur une bosse au niveau du poste, avec une sortie en léger dévers où il faut redonner plein gaz tout en finesse, suivi plus loin d’une chicane. Il s’agit également d’un accès d’urgence où s’y trouve 2 véhicules de dépannage, et à l’autre extrémité, au poste 20, également des véhicules de dépannage, ainsi que les S+R et un adjoint de DC. Avantages : une belle zone, technique, spectaculaire, et des voitures qui apparaissent directement lorsque la précédente n’est plus visible, et où il est possible de haubané la tonnelle. Désavantages : les cônes ne sont pas tout prêt, mais surtout, je suis précédé de collègues pas tout démerde, ce qui fait peur étant donné que ce sont des habitués. Mon collègue commissaire, un de leur compatriote français, m’a dit que nombre d’entre eux venaient en Suisse parce qu’ils ne sont plus du tout considérés chez eux. Maintenant à voir évoluer certains, je me demande qui du système français ou d’eux m’interpelle le plus… Franchement, ne pas entendre ni voir qu’un cône a été percuté frontalement… ne pas voir qu’il a glissé 20m plus loin… devoir le leur dire… s’apercevoir qu’ils ne comprennent pas… les voir se déplacer en marchant… et arriver devant le cône en question et ne rien faire… tu fais quoi ? Ben tu stoppes les départs, et tu vas leur dire un poil fâché de se réveiller, parce que les 6 concurrents qui n’ont rien compris en passant n’ont pas dû apprécier… Cela fait quand même 120 secondes pour remettre un cône… AU-SE-COURS !!! Tu n’as pas compris ce qu’implique une mission d’officiel, et qui plus est dans la sécurité, merci de reste chez toi, parce que si tu n’es pas considéré, à mon avis… y’a une raison… Je pense que même des commissaires novices qui ne l’ont jamais fait, ce seraient débrouillés tout seuls et de suite. On comprend mieux en voyant cela, que le responsable du cours commissaire veut un peu serrer la vis. Avec les dépanneurs, on a failli descendre avec la masse, mais je ne l’avais plus dans la voiture. Si c’est comme ça en manche course, on n’a pas fini avant 21h…
La tonnelle à peine montée, il pleut, puis le vent prendra sa place, laissant ainsi le soleil apparaitre. La matinée est longue, les trous nombreux et non expliqués. On y trouve aussi quelques Porschistes, qui nous font repenser à nos copines OPC Sybille et Vanessa, qui passaient les portes à 15km/h, même celles qu’elles loupaient... A 11h, branle-bas de combat, une OPC est partie en multi-tonneaux, et son pilote a été touché au visage, son casque n’étant probablement pas bien serré. Malgré le retard, la pause de midi en commun sera de 12h40 à 14h, et la fin de journée vers 18h30.

Dimanche, même configuration, mais sans la chicane du poste suivant, et du coup, tout le long droite n’est pas couvert du poste 5 au 8. En cas de panne, tu as plutôt intérêt à de suite coller à gauche… Le temps est couvert, mais le soleil va vite arriver. Et la plus belle figure libre sera l’œuvre de Ruth Scherrer (BMW 318is), l’amie d’Albin, qui pour ses 1ers pas en IS, nous a fait un superbe 270° en sortie de bosse, évitant de justesse le caniveau. Après 2 arrêts chez nous pour panne, un qu’il a fallu pousser et l’autre sorti seul, le vent va tomber, et la fin de la 1ère manche course va voir arriver la pluie, mais que vers les postes derrière le Tcherteau, du coup, on m’a demandé de poser un changement d’adhérence. Dans le pré, avec une marge de sécurité car en face de la sortie de la bosse, je baisse les yeux et vois un trèfle à 4 feuilles ; cool ! Puis un 2e… et un 3e… A partir du 6e, j’ai arrêté de regarder par terre… les symboles ne sont plus ce qu’ils étaient. Le circuit va bel et bien se faire arroser dans son ensemble, et notre 2e figure de style sera celle de Jean-Marc Salomon (Tatuus), dont c’est officiel, je ne suis pas le grigri à Bure. Malgré ses 3 victoires obtenues durant mes 3 participations, et déjà ennuyé par des problèmes électroniques durant toute la matinée, c’est devant moi qu’il va partir en tête-à-queue et s’immobiliser à 20m dans le pré, en évitant heureusement un gros rocher. Fin de journée à 18h sous un soleil retrouvé et une piste quasi sèche, avec un retour sans perdre de temps, le sourire au coin des lèvres. Si la fatigue n’a évidemment pas été comblée, ce slalom m’a bien changé les idées, l’esprit ainsi retrouvé, et l’estomac à nouveau d’attaque, après une semaine bien morose.

A noter que cette 47e édition pourrait être la dernière en l’état, car l’armée est en train de barricader toutes les zones des bâtiments de la place d’arme, qui ne devraient ainsi plus être accessibles. Un gros coup dur pour l’organisateur, qui devra soit réduire considérablement le parcours, tout en trouvant des alternatives pour ses propres infrastructures, ou trouver une solution ailleurs…

www.slalomdebure.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Romont – 11-12 juin
Champ. Suisse de Cyclisme sur Route, Martigny – 22 juin
Slalom de Chamblon – 25-26 juin

07.06.2016

Rallye du Chablais 2016

La 13e édition du Rallye du Chablais repartait sur des bases connues, mise à part… sa base justement, déplacée de Lavey à Aigle, une nécessité au niveau infrastructure.

Plaque RdCH 2016.jpgMa 40e manche du Championnat Suisse des Rallye en terre romande sans interruption, avec toujours en charge l’ES de Vernayaz dans sa 2e édition en mode inversé, s’annonçait donc identique à l’an passé. Mais comme la routine ne fait pas bon ménage avec la sécurité, 3 éléments ont été modifiés ; un léger renforcement de l’accès public au pont de Dorénaz, le rajout de glissières provisoires pour protéger le public à la Balmaz, ainsi qu’un nouveau poste sécurité sur le début de la partie terre, là où l’an passé, un concurrent avait plongé dans le canal dont le niveau était très haut. Cela reste un poste secondaire, c’est-à-dire qu’il peut être supprimé si les effectifs commissaires sont insuffisants, mais le but est de l’avoir officiellement, au cas où. En plus de tout cela, si ma 1ère adjointe habituelle reste à mes côtés, le second a été réquisitionné ; les équipes solides et conviviales doivent parfois éclater afin d’assurer toutes les ES… fort dommage. Un remplaçant nous a été donné, une équipe se composant toujours de minimum 3 personnes, car en cas de pépin de l’un d’entre nous, il faut bien assurer le coup.

Les effectifs sont un poil meilleurs que l’an passé, mais cela reste limite, car la répartition n’est pas évidente sur une ES avec de nombreux accès et zones techniques. Et quand on voit tout ce qu’offre l’organisation, grâce aux excellentes relations qu’il entretient avec ses partenaires, c’est Noël en été, et même que des fois il neige, c’est dire. Les postes prioritaires pourront être couverts, mais en séparant des commissaires. Si l’ES compte 7 postes obligatoires, dont celui de la Balmaz doit être doublé en personnel, 2 des 9 postes secondaires doivent être couverts, car il s’agit d’un accès public et d’une chicane. Il me faut donc un minimum idéal, sans compter les 3 tables, de 20 commissaires afin qu’ils puissent travailler à 2, toujours dans l’espoir de devoir en séparer le moins possible : on m’en attribue 16 en 9 groupes, et je dois garder un secrétaire pour le départ. Ce sera ju-juste…

Le montage des recos a été effectué cette année avec mon nouvel adjoint, puisqu’il habite sur place. Sur la zone du nouveau poste, j’ai posé un panneau humoristique (baignade interdite), histoire de rappeler simplement que l’endroit est délicat. Une image relayée sur le net, avec un autre panneau, celui-ci de prévention et bien usé depuis les années que je le mets, l’ES étant quasi 100% sur des chemins très fréquentés par les promeneurs et cyclistes, qui ne s’attendent pas à croiser des véhicules, et surtout pas à vitesse moyenne, voire plus… J’ai également marqué le "plan B", soit la nouvelle zone de départ, en cas de suppression de la 1ère partie, si le Rhône venait à ne plus pouvoir être navigable par le bateau des plongeurs. Cette année, j’ai d’ailleurs refait mon aide-mémoire, afin d’être prêt au cas où, car même si mon adjointe avait parfaitement assuré il y a 2 ans, il s’agirait cette fois de déplacer non pas la zone d’arrivée, mais celle du départ, il est donc impératif d’avoir un fil conducteur puisque je devrai moi aussi déménager.
Le samedi des recos, beaucoup de passages sous un grand soleil, mais également un grand vent… hé oui, en principe où il a des éoliennes… Un courant frais jusqu’en début d’après-midi, après quoi il s’est bien réchauffé, donc tenue allégée et crème solaire indispensable. Dimanche, rebelote, plus chaud, mais beaucoup moins de passages. Même si c’est parfois longuet, cela fait toujours plaisir de pouvoir côtoyer pilotes et navigos, où quelques échanges bien sympathiques se créent.
J’ai également eu l’appel de mes commissaires du CH qui ne pourront être présents. De là, si le commissaire général n’a pas de solution, il me faudra retirer 1 ou 2 personnes des postes pour faire le remplacement, pour autant que l’une d’entre elle, et c’est le cas de la personne que je voulais garder avec moi comme secrétaire, connaisse bien évidemment le boitier de transmission des pointages. De plus, 2 responsables d’ES du samedi ont accepté de venir en renfort, 1 commissaire m’a été attribué en plus, et finalement, ce sont les chronos qui m’ont trouvé une solution pour une 2e personne au CH, tout en ayant un aide au départ. Un énorme merci à eux, des gens formidables, une belle représentation de l’esprit conviviale et de la solidarité qui règne dans mon entourage, que j’apprécie particulièrement ! Du coup, j’ai pu refaire une 3e fois ma répartition commissaires, et ainsi la transmettre à la DC, en ne pouvant éviter que nous ne soyons, mon adjointe et moi, que 2 pour le DES… elle comme starter, et moi aux carnets, mouchards, et radio, une situation que j’avais déjà connues précédemment, mais qui ne me dérange pas, puisqu’autour de moi et à la Centrale, chacun remplis son rôle avec toute ma confiance.

Mercredi soir, prise du bus chez le loueur, et pose des vaubans à la zone de la cantine VIP de la Balmaz, sauf que… ils ne sont pas encore là… situation gênante, car si la cantine se monte avant, les haubans pourraient nous empêcher de fermer correctement les vaubans entre eux… Mais s’ils ont été oubliés, là c’est moche… très moche… Sur le parcours, 2 piquets de corde sont manquants sur des zones où il y a eu du fauchage, étonnant tout de même, car les moustaches de rubalise sont par terre sans avoir été déchiquetées, et si le machiniste avait retiré les piquets, où sont-ils ?… Entre les relevés sur le terrain pour le boulo, la météo qui change d’un extrême à l’autre, les imprévus et d’autres éléments qui me trottent dans la tête, la dernière période devient légèrement lourde.

Jeudi, montage avec mes deux adjoints. Débuté à 8h au local matériel, le travail se terminera vers 16h30, malgré la zone public de la Balmaz, où les vaubans ont pu être installé correctement, mais dont le pré ne pourra être préparé que le lendemain matin, car le foin a pris l’eau la veille, et ne peut être ramassé qu’en soirée. Avant de rejoindre la présentation officielle du rallye, petit apéro bien mérité au camping du Bois Noir pour un coucou aux tenanciers, des anciens collègues commissaires. Une journée éprouvante, les 250 piquets étant quasi tous passés sous ma masse, sous une météo à nouveau très lourde. Puis une mauvaise nouvelle, un commissaire absent pour cause de blessure. Nouvelle répartition donc au stylo avant d’aller au dodo, en espérant qu’il n’y ait pas d’autre surprise le lendemain.

Affiche RdCH 2016.jpgVendredi matin, finition de la zone en question, il ne nous reste que 8 piquets, qui seront précieusement conservés pour haubaner les tentes du CH et du DES. Le Rhône quant-à-lui est haut mais sans plus, pas très propre, mais ne contenant aucun objet flottant, de bon augure. Le rendez-vous commissaires est à 8h20, tout le monde est présent et à l’heure ; la journée commence donc très bien. Après les explications et transmissions des dossiers, ainsi que du matériel par mes adjoints, nous rejoignons le DES, où le vent est assez fort. Par chance, la 1ère équipe de contrôle de fermeture des routes est déjà là, et va nous aider à monter les 2 tentes. Mise à part quelques soucis de liaisons radio rapidement réglées, le 1er passage c’est très bien passé. Alors que l’équipe débute une grillade avec nos dépanneurs Grimenzards, j’ai fait un rapide tour de piste, relevant quelques piquets de cordes pour éviter qu’ils ne deviennent dangereux, et remonter la zone du poste supplémentaire, car les panneaux de danger ont été retirés, et le banderolage rompu et déplacé. A mon sens, cette zone est un peu plus dangereuse dans ce sens qu’avant. Elle mériterait une présence, mais faut-il encore pouvoir le faire. Et l’intuition de la DC va plutôt nous être bénéfique. On m’a demandé s’il y avait possibilité de déplacer un commissaire pour le couvrir. Et le destin a été bon, puisque un renfort venait uniquement en fin d’après-midi, initialement prévu à la Balmaz avec les, seulement, 3 commissaires et 2 motards belges déjà en place, il a donc été replacé sur le nouveau poste. Et on peut dire que l’on a eu beaucoup de chance. Après une sieste bien venue à l’ombre de la tente du DES, les affaires reprennent, et au moment où part la H0, le public afflue sur la zone terre, ce qui va nous obliger à neutraliser la H1 sur la ligne. Après 9 minutes et le contrôle d’un motard belge, la situation est gérée, mais une sortie de route va intervenir plus tard au même endroit, un équipage ayant percuté un arbre et fini sur le toit. A croire certains média présents également le matin, le public présent au 1er passage aurait pu avoir bien des soucis. Je suis donc satisfait d’avoir fait rajouter ce poste et soulagé que la situation du lieu ait été surveillée, et dès à présent clarifiée, il faudra le considéré comme un point noir pour l’an prochain. Reste que cette ES, comme déjà dit, demande un bon nombre de commissaires, mais pas seulement des teneurs de mouchards, mais bien des gestionnaires de public, qui doivent intervenir de suite afin d’éviter d’être dépassés. Malheureusement, il en faut aussi sur les autres ES… Si une sortie de route est un événement fréquent, un pilote qui s’en prend à des commissaires qui, en plus, n’y sont pour rien en est une autre, et je tiens malheureusement à le souligner. Gesticulées, insultes, menaces de bloquer le parcours, et refus de quitter le STOP mettant ainsi en danger les équipages qui suivent. On leur dit toujours de rester calme face à des équipages insatisfaits de leur ES, mais ils ont été bien trop gentil, face à une telle attitude inadmissible. Fort dommage que les précisions ne soient pas remontées en temps voulu. Le démontage de l’ES s’est fait assez rapidement, les commissaires ayant parfaitement joués le jeu. Au matériel, nous sommes arrivés 2 équipes en même temps, nous nous sommes donc aidés l’une et l’autre pour finir au plus vite.

Samedi, après 5 ans comme adjoint sur la super spéciale, on m’a déplacé dans l’équipe de l’ES de Bex. Le but étant d’avoir une personne de plus, car un des adjoints est incertain. Dans le passé, on m’avait mis sur la super spéciale pour relancer aux affaires un ancien Chef d’ES, qui maintenant est bien rôdé. Pour ma part, j’avais effectué plusieurs missions différentes, en commençant par les carnets au DES, puis la sécurité dans la zone entre le CH et le DES, puisqu’elle croisait l’accès public, une sécurité mobile sur le parcours, et l’an passé, les quittances de passage au "Y" de sortie, tout en effectuant à chaque fois le contrôle du parcours et le suivi des dépannages entre les deux passages. Des missions différentes que j’avais bien appréciées.
Sur cette ES de Bex, dont j’ai fait la tournée des bordiers avec ma cheffe, nous avons terminé le montage par la pose des panneaux le matin même. Pour le déroulement de l’après-midi, on m’a réservé la zone public de Lavey, où l’affluence a été assez légère, probablement dû au fait que le centre du rallye n’est plus dans le secteur. Comme il s’agit d’un endroit rapide avec un très gros freinage, la zone est sensible. Tout a été fait, et complété pour éviter un maximum de surprise. L’observateur FIA nous a demandé de ne pas laisser au milieu de la route, le vauban sur lequel nous avions fixé la grande flèche directionnelle, afin d’éviter qu’en cas de collision, elle ne glisse au fond de l’échappatoire. Je l’ai donc décalé contre le bâtiment, et effectué des allers-retours de banderole afin que les équipages aient un bon visuel. Un seul d’entre eux a traversé les banderoles, que j’ai immédiatement remises, et un autre s’est retrouvé en travers du carrefour, face à la borne hydrante. Côté public, respectueux et calme, mise à part 2 personnes du milieu qui n’ont pas bien montrer l’exemple, en se tenant trop près du bord de la chaussée d’une partie sinueuse, puis la traversant juste avant le passage d’un concurrent. L’un deux est venu me voir le soir, je lui ai alors dit que je ne lui en voulais pas, mais qu’il fallait faire attention car plus tard, un très jeune enfant a fait de même en voulant venir recherche un ballon qui avait roulé dans le champ. J’ai dû le ramener à sa mère, qui n’avait rien fait pour le retenir, et qui à mon avis, n’a pas bien compris les risques qu’elle lui a laissé prendre, malgré mes explications. Sans oublier, 2 tapes amicales dans la main du garçon, et un grand sourire, car ce n’est pas lui le fautif. Une fois la voiture balai passée, démontage du poste, y.c. une bonne longueur de filet à enrouler, pendant que mon collègue passait un méga coup de balai, puis réception du matériel et rangement du bus, avant les premières goûtes de pluie, suivi de son déchargement au local.

Mise à part un gros point noir à régler sur l’ES, tout c’est très bien passé, et ce fut pour moi une très belle édition, sous un beau soleil. Les retours de l’observateur FIA sont apparemment excellents, et l’organisateur a remercié lors du débriefing le travail des commissaires, qui sont en première ligne, et est très confiant pour sa participation à la Coupe d’Europe l’an prochain (ERT - European Rally Trophy).

Cette 13e saison, dont ce chiffre ne m’a jamais porté préjudice, va bel et bien laisser des traces indélébiles... et pas qu’au Chablais... Une annonce qui, cumulée à la fatigue de la semaine, a résonné comme un coup de massue, et m’a affecté durant plusieurs jours. Après la réquisition de mon excellent 2e adjoint, celle qui en était ma 1ère depuis 5 ans, va continuer sa progression en DC, laissant ainsi un très grand vide à mes côtés. Au-delà d’une excellente collaboration, d’un esprit soudé et d’une totale confiance, c’est également tous ces moments de détente, même en pleine ES qui vont rester. Une complicité qui m’apportait énormément, et qui va me manquer… terriblement...

Merci Sarah

www.rdch.ch
www.inforallye.ch

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Prochaines participations :

Slalom de Bure – à suivre…
Slalom de Romont – 11-12 juin
Champ. Suisse de Cyclisme sur Route, Martigny – 22 juin
Slalom de Chamblon – 25-26 juin

23.05.2016

Info calendrier

Gros coup dur pour le Championnat Suisse de la Montagne et pour la Romandie !
Après la Berra, c'est au tour de Massongex de disparaître du calendrier 2016...

[Edit JF] : Le Rallye du Gothard est remplacé par le Mt-Blanc > inforallye.ch <

> Programme et inscriptions <